L’apôtre Patrick Isaac et l’art d’être un manipulateur!

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http://www.journaldemontreal.com/2018/01/30/des-fideles-le-craignaient

 

‘‘Si tu parles mal d’un homme de Dieu, tu peux attraper le cancer de la bouche’’.

« On y croyait à ces menaces », a relaté une ancienne fidèle ayant passé plus de 10 ans au sein du groupe.

 

Lorsque je constate que les manipulateurs religieux ont beau jeu, qu’ils attirent des gens comme Céline Dion attire des spectateurs dans un amphithéâtre plein à craquer, j’ai envie de déverser tout mon fiel amer sur les adeptes de tels abrutis! Ça me donne l’impression que ce qui attire les adeptes à être des adeptes, ce sont les désirs de leur propre égo. Autrement dit, les adeptes avaient un intérêt personnel de convoitise, un bonbon alléchant que le gourou fait miroiter si seulement ils acceptent de le suivre lui.

 

C’est d’ailleurs ce qui se produit dans la mouvance évangélique élargie. Combien d’hurluberlus font grand bruit avec de la poudre jetée aux yeux des plus vulnérables? Ils sont nombreux et pas seulement en Afrique. Ils sont tout aussi nombreux en Amérique qu’en Europe et partout ailleurs. Mais voilà, ça se passe à quelques rues de chez moi. D’ailleurs, je réfléchis sur la possibilité de m’y rendre très prochainement pour m’enquérir de ce qui s’y passe, live.

 

HOMME DE DIEU… ou plutôt, MANIPULATEUR!

Voyez-vous ce que produit le système religieux? On créé du «Star-System» à saveur religieuse. L’homme le plus puissant de l’église ou d’une fédération, c’est le même homme qui possède aussi un pouvoir de parole quasi ou totalement exclusif. Hasard? Bien sûr que non. Le privilège de parler aux masses est un grand et puissant pouvoir dont le petit peuple ne peut pas se payer. Si le gars en avant le dit, alors, pourquoi je ferais autrement que ce qu’il dit. Le néophyte est impressionné par le pouvoir de l’homme en avant. C’est lui qui parle, il a certainement été choisi par Dieu tout spécialement. Lorsqu’il prononce une parole, c’est parole d’évangile. Le néophyte n’y voit que du feu. Plus il assiste à ces réunions, plus il soumet son raisonnement au niveau d’un enfant. Il se laisse subjuguer par l’effet provoqué par le manipulateur, mais encore, par l’effet de masse. Car ne nous y trompons pas: si la salle est vide, et que seulement une dizaine de personnes assistent aux réunions du dimanche de l’église du gourou manipulateur, l’influence n’est pas la même. Plus il y a de gens, plus l’influence fait son oeuvre dans l’esprit mal affermi du néophyte. Vient ensuite le resserrement de l’étau sur le néophyte qui, ne se contentant pas de subir l’influence du gourou, prend les devants pour s’engager dans une assemblée où, enfin, il a vu le Saint-Esprit à l’oeuvre, selon son ressentit. Les promesses de prospérités y sont pour beaucoup dans ce ressentit. On n’attire personne avec du vinaigre. Le manipulateur doit promettre quelque chose d’intéressant pour attirer les naïfs. Évidemment, ça demeure abstrait et théorique.

L’homme de Dieu, lui, ne cherche pas à s’attirer les éloges. Il ne cherche pas non plus à ce qu’on le distingue des autres par des titres aussi pompeux que:

  • apôtre
  • prophète
  • pasteur
  • homme de Dieu

Voyez-vous, en Christ, il n’y existe plus aucune hiérarchie ecclésiastique.

 

LES CHIENS DE GARDE ET LA NATURE DU GOUROU

Eux, ce sont les ardents défenseurs du gourou. Le gourou s’entoure de lèches-culs à la langue bien brunâtre, ceux dont ils ne doutera ni de leur fidélité ni de leur coefficient supérieur en docilité et de naïveté. On a l’impression d’avoir un remake de Christ entouré de ses apôtres et disciples, mais en version « pervers-narcissique ». Le gourou est toujours très entouré. Il a à sa disposition des « bodygards » dès qu’il apparaît publiquement. D’abord, ça impressionne, puis ça donne l’impression que le ministère du gourou est particulièrement attaqué par le méchant Diable, qui veut détruire le « Puissant Homme de Dieu ». Son ministère est le plus élevé et le gourou est la sentinelle des sentinelles, le veilleur de foi. Le gourou mise beaucoup sur les apparences, ce qui flash aux yeux, afin d’étendre son influence sur ceux et celles qui croiseraient son chemin. Il faut laisser une impression… IMPRESSIONNANTE!

Le gourou n’est jamais disponible. Il a des secrétaires, des anciens, des diacres et parfois, même des attachés de presses pour rencontrer les naïfs à sa place. Et encore, il faut prendre rendez-vous. Ça, c’est la tâche des chiens de garde, qui ne sont rien de plus que de parfaits lèches-culs sans estime ni dignité. Ils ont perdu toute forme d’estime et de valeur personnelle au profit de celui à qui ils lèchent le derrière et trouvent même que c’est un privilège de nettoyer le derrière du gourou avec leur langue, en montrant la patte au gourou par une obéissance servile aussi crasse qu’aveugle. Le gourou aime être aimé. Mais plus que cela: il veut être vénéré et adoré, qu’importe qu’il dise ou affirme que c’est pour Christ.

 

CONCLUSION

Ma femme, qui est une grande compatissante et le cœur sur la main (les mauvaises langues diront que les contraires s’attirent), m’a surpris en me balançant la phrase suivante:

« Ils méritent de s’être faits arnaqués, tellement ils sont naïfs». Bizarrement, cette phrase aurait dû venir de moi, mais j’éprouve tout de même une grande tristesse pour ces gens. Cependant, ma femme a sans doute raison. Car voyez-vous, un aveugle ne peut pas voir, même si on lui indique le chemin. Il y aura encore un culte dimanche matin dans une salle remplie de naïfs incorrigibles, prêts à défendre leur gourou en disant:

« Le Diable utilise les médias et les faux chrétiens de notre assemblée pour détruire l’homme de Dieu. Mais Dieu fera justice et vengera Apôtre Patrick Isaac ».

Malheureusement pour eux, et heureusement pour l’ensemble du Québec, Patrick Isaac est un pauvre abruti dont Dieu est en train de lui faire justice, et venger tous ceux qu’il a arnaqué.

 

 

Patrick Galarneau

 

 

 

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Car il s’élèvera de faux Christ Mt.24.24

Mt.24.24Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus.24.25Voici, je vous l’ai annoncé d’avance.24.26Si donc on vous dit: Voici, il est dans le désert, n’y allez pas; voici, il est dans les chambres, ne le croyez pas.

 

Il s’élèvera de faux Christ. Cette seule indication devrait suffire à comprendre que la prophétie de Jésus ne concerne rien d’autre que Jérusalem et son Temple, ainsi que la génération de juifs qui ont crucifié Jésus.

Pourquoi:

1- Le Christ ne peut être que juif, de la tribu de Juda

2- Le Christ doit absolument paraître dans le second Temple (Da.9.26-27)

3- Le Temple doit donc être encore en place

4- La loi mosaïque doit être encore en vigeur

5- La Judée n’existe plus dès la fin de l’an 70

Ces cinq éléments ci-haut nous oblige à considérer la dispensation comme une vulgaire arnaque. Mais plus que cela: les dispensationnalistes cherchent à donner une autre signification au mot «génération» au verset 34, évoquant la possibilité que le mot puisse vouloir dire autre chose. Soudainement, les dispensationnalistes, reconnus pour être des fondamentalistes littéralistes (un des trois piliers du fondement de la doctrine de la dispensation), ne voit pas ce verset comme littérale, mais allégorique.

Or, le mot ne donne pas le sens au texte, c’est le texte qui donne un sens au mot. Ainsi, en prenant note des cinq éléments mentionnés ci-haut, le texte donne le sens littéral du mot «génération». Une exégèse honnête ne peut faire autrement, car les cinq éléments ci-haut nous imposent des limites, à la fois temporelles, géographiques que culturelles. Nous sommes donc limité à ceci:

  • en Israël (existence limitée)
  • en Judée (existence limitée)
  • pendant la loi mosaïque en vigueur (existence limitée)
  • le Christ qui doit être issus de la tribu de Juda (disséminée après la destruction de Jérusalem)
  • pendant la période où le Temple est encore debout (détruit en l’an 70)

Lorsque Jésus prononce ses prophéties aux apôtres et disciples, nous sommes dans les années 30. Peut-être 32 ou 33. Une génération dans la culture hébraïque s’étend sur une période de 40 ans. La destruction du Temple et de Jérusalem ont eu lieu entre l’an 70 et 73. Jésus a dit que cette génération ne passera pas sans que tout cela n’arrive. D’autres versions sont plus explicites: «Cette génération ne mourra pas toute sans que tout soit accompli». Le mot «génération» prend un sens précis et limité dans son usage d’abord, puis dans son interprétation à l’intérieur du contexte: d’abord interne, puis confirmée par le contexte externe.

 

CONCLUSION

Je reviendrai ultimement sur les deux versets, car il y a beaucoup de matériel, même si je les ai abordé dans d’autres articles précédents. Ce qui se confirme de plus en plus à mesure que l’on étudie ce passage, c’est que la dispensation est une erreur, volontaire ou non, et que les prophéties de Jésus sont précises et bien ciblées, à la fois temporelles, géographiques que du gentilé (Israël, la Judée et Jérusalem.

 

 

Patrick Galarneau

 

L’intercession des élus Mt.24.22

Mt.24.22 Et, si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés.

 

Souvenez-vous de ce qui s’est produit à Sodome. Bien que Abraham ait « négocié » avec Dieu en intercédant pour une population dans la dépravation la plus exécrable, La cité, ainsi que Gomorrhe et les villages avoisinants, furent détruits et anéantis. Le décret de Dieu est irrévocable, mais à cause des élus, Dieu sauve un reste et/ou réduit le temps des douleurs. Abraham pria pour les ennemis de Dieu au lieu de souhaiter leur fin.

 

Souvenez-vous de Ninive, alors que Jonas, entêté, a averti les gens de cette cité des calamités qui allaient survenir, si toutefois ils ne se repentaient pas. Les gens de Ninive ont non seulement reçu favorablement les avertissements de Dieu via Jonas, mais ils se couvrirent la tête pour exprimer leur honte, une honte qui allait simultanément mener vers la repentance. Le décret de Dieu est tout de même irrévocable et sans appel. Résultat: Ninive fut détruite 40 ans plus tard. Mais le juste intercède auprès des ennemis de Dieu, au lieu de souhaiter leur destruction. Bien entendu, c’est à contrecœur que Jonas se rendit à Ninive, mais au final, et malgré l’entêtement de Jonas, le prophète ne peut faire autrement que d’intercéder pour les pécheurs, pas pour espérer leur destruction. Voilà une leçon pour les prétendants à la prophétie.

 

Maintenant, alors que les élus hébreux sont persécutés et faussement accusés par leurs frères de sang, n’ont-ils pas eux-mêmes intercéder pour leurs frères de sang, comme l’apôtre Paul l’a si bien exprimé aux croyants de Rome, dans sa lettre à leur intention au chapitre 12? Vous avez sans doute compris que je fais référence à la destruction de Jérusalem et de son Temple. À cause des élus, ce temps sera abrégé. Les croyants hébreux furent enlevés de la cité de Jérusalem avant que le Seigneur entre en jugement contre le peuple qui a, non seulement rejeté celui qui fut promis depuis des siècles, voir des millénaires, mais ils ont échangé un innocent (Jésus), pour un meurtrier afin que Jésus soit mis à mort par crucifixion. Encore une fois, le décret de Dieu est irrévocable et sans appel. Le temps était arrêté, fixé à un moment précis que seul lui connaît.

 

CONCLUSION

Ce qui est malheureux, c’est que le christianisme, en général, est à l’opposé de ces bons sentiments contre les ennemis. D’abord, on refuse de croire que ces événements se soient déjà produits. On espère que ces prophéties soient à venir. Pourtant, il n’y a aucune espèce d’indication que nous soyons concernés d’une manière ou d’une autre. Plus que cela: on souhaite le retour de Christ pour qu’il nous venge des méchant. On s’isole et on se distingue comme le petit reste privilégié et persécuté. On soupire après la venue de Christ. On évangélise les gens en leur disant qu’ils doivent accepter Jésus dans leur cœur pour éviter sa colère et on dit aux croyants d’être prêts, afin de ne pas manquer l’enlèvement. Toute cette manipulation est orchestrée par la peur et la culpabilité. Mais le décret de Dieu n’est pas de notre ressort. Encore moins les accomplissements prophétiques qui, faut-il le rappeler, se sont déjà produits.

 

Notre espérance n’est plus à venir, elle est déjà présente.

 

 

Patrick Galarneau