Il s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes Ph.2.7.

Je ne ferai pas d’exégèse sur ce passage, mais une simple réflexion… qui ne mènera peut-être nulle part, mais qui sait…

 

En réfléchissant à ce verset, je me suis rappeler des nombreuses disputes conversations que j’ai eu avec des trinitaires modérés extrémistes. Point de salut sans la doctrine de la trinité. En effet, il y a de nombreux passages qui démontrent une relation entre trois personnes distinctes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

 

De l’autre côté, vous avez les pondérés fascistes anti-trinitaires qui eux, croient que tous ceux qui adhèrent à la doctrine de la trinité sont voués à l’enfer. On a des Shora Kuetu de ce monde qui affirment de telles vérités sornettes.

 

Pour ma part, la trinité, qu’elle soit présente ou absente de la Bible, demeure un concept et non une doctrine ou une hérésie. Il est normal que la majorité des croyants croient que la trinité est justifiable, au nombre de passages qui tendent vers cette direction. Je trouve ridicule d’ailleurs qu’on reproche aux trinitaires d’y croire et de les condamner.

 

Ma position semble moins clair que les deux premieres. J’ai toujours affirmé que la trinité appartient à un concept grec, étant adapté à la compréhension de la génération d’hommes de l’époque de Jésus. Mais cela demeure encore abstrait. Comme vous le savez, les hommes et les femmes regardent avec leurs yeux et non avec la foi. Ainsi, ce qui est écrit serait à prendre au sens littéral. Quand bien même on fait valoir le genre littéraire dominant de cette époque, ainsi que les nombreuses figures de styles, pour la majorité, c’est du domaine de l’abstrait. Sans la foi, il leur faut du concret. Jésus adaptait d’ailleurs son message adressé aux gens de sa génération avec des images concrètes et connues des gens de son époque, d’où la nécessité des paraboles. Et cela, afin d’illustrer son propos. Mais comme un chat que vous voulez transformer en chien, le croyant en panne de foi comprendra votre propos de manière terre-à-terre, comme le chat qui regarde strictement et seulement votre main quand vous allez lancer un bâton pour qu’il s’empresse d’aller le chercher. Le chien, lui, ne s’attardera pas à votre main, mais à ce qu’il y a devant votre main et partira promptement à la chasse au bâton que vous avez lancé. Telle est le croyant qui croit par la foi et non par la vue et ses autres sens charnels.

 

Les explications, dans le but d’amener les croyants plus loin dans la compréhension de la personne de Dieu, ne mènent pratiquement à rien. Quand je lance un bâton pour que mon chat le récupère, il est encore là, assis à surveiller ma main. C’est la seule chose qu’il peut saisir. Il ne comprend pas pourquoi j’ai lancé un bâton, et il ne sait peut-être même pas que j’ai lancé un bâton. Alors, imaginez lui demander d’aller le chercher! Chez nombre de chrétiens, j’ai l’impression que l’on s’adresse à des chats. Ils attendent qu’on les nourrissent, mais toujours avec la même nourriture, chaque jour, chaque semaine et pour toujours. Ils vont aller dormir dans un endroit, puis, se réveiller pour aller dormir dans un autre endroit de la maison, question de changer la monotonie de leur vie. Mais soyez assuré, le chat n’est pas plus qu’une plante verte dans la maison, si ce n’est qu’il change de place à l’occasion, mais le reste du temps, il dort. Alors, ne lui demandez pas d’aller de l’avant pour courir après un bâton, ça ne lui est d’aucune utilité. Il fera sa petite affaire, se léchant l’entre-jambes sous vos yeux. Pourtant`à ses débuts de vie, il était fringuant. Maintenant, il croit avoir tout vu et tout compris. Alors, il se met à dormir partout. Sa seule distraction, c’est gratter sa litière pour enterrer sa merde 🙂

 

La trinité est un peu comme une litière à chat. Le chat est à l’aise dans sa litière, fait sa petite affaire et gratte toujours les mêmes graines sableuses pour en ressortir soulagé. Et c’est à recommencer. Le chien, au moins, fait ses besoins à différents endroits et on doit le sortir pour cela. C’est déjà ça 😉

La trinité n’est pas un mensonge, c’est seulement une formule simpliste où le croyant s’est assis confortablement dans sa litière et il ne va nul part ailleurs pour y faire ses besoins. Il retourne ensuite à sa lassitude de vie, roupillant d’un côté, puis d’un autre plus tard. L’enfant qui s’arrête à 2+2 =4, ne progresse pas. Il ne peut répéter pendant 30 ans que ça lui suffit, que son prof de mathématique lui a tout montré. La même chose s’applique avec Dieu. Beaucoup de croyants disent : «Dieu est mon enseignant, il m’a révélé ce qu’il avait à me révéler et ce qu’il m’a révélé est la vérité pure et simple». Ils se sont donc arrêter à 2+2 =4 et ne vont pas plus loin dans l’apprentissage de la personne de Dieu. Pire: ceux qui progressent et qui approfondissent leur connaissance de la personne de Dieu, ils les voient comme des mécréants qui ont dérivé de la foi véritable. Pourtant, ni l’un ni l’autre n’a tort. Le premier a raison de dire que 2+2 =4. Mais les mathématiques, elles, ne se limitent pas qu’à ça. Pour comprendre des problèmes complexes, il faut de la persévérance et accepter de recevoir des enseignements plus approfondis et ce, pour la progression de l’enfant. Sinon, il demeurera un enfant et ne deviendra pas adulte. Il ne pourra pas survivre dans un monde d’adultes. Le second a raison aussi, mais il voit parfois l’enfant comme un éternel immature qui a tort de croire que 2+2 =4. Or, la formule basic est vraie, mais elle ne suffit pas à régler la majorité des problèmes.

 

Alors, à quoi sert-il d’élaborer sur cela. Dois-je réellement ajouter mon grain de sel que voici: lorsque Christ s’est dépouillé, il n’a rien perdu de son essence divine. Il a volontairement pris la forme d’un homme, afin d’atteindre le monde des hommes. Mais plus que cela: il devait venir en tant qu’homme pour être reconnu comme le Dieu incarné. S’il s’était présenté dans toute sa gloire, les hébreux auraient été contraints de croire. Alors, lorsque Jésus dit prier son Père, qu’il ne fait pas sa propre volonté mais celui du Père, qu’il désire que le Père éloigne cette coupe de lui mais que sa volonté soit faite, et de nombreux autres passages… étaient-ce là les signes d’une distinction de trois personnes? À la vue, oui. Mais pas dans l’essence. Il s’agit d’une seule personne.

Pourquoi? Parce que si Jésus s’était présenté tel qu’il est réellement, il ne serait pas mis en croix pour le salut des uns et des autres. Il devait accomplir la loi et les prophètes. Ça, ce sont les signes qui manifestent sa personne divine. En parlant au Père, Jésus a fait la démonstration d’une véritable relation et non la pratique d’une religion; pas qu’il était une personne distincte du Père. Il lui fallait démontrer qu’il était Dieu, et non s’imposer comme Dieu. Dans le dernier cas, il n’aurait sauver personne. Si Jésus est Dieu fait chair, c’est qu’il est Dieu au préalable. Sa vie d’homme en fut une vraie, mais en comparaison avec son essence, sa vie d’homme est accessoire, mais d’une utilité capitale. Lorsqu’il s’est dépouillé, qui s’est dépouillé? N’est-ce pas Dieu? Et n’y a-t-il pas un seul Dieu? Tout l’ancien testament le dit: N’y a -t-il pas un seul Dieu?

 

CONCLUSION

Le fait que Jésus parle au Père, ce n’est pas le signe qu’il est distinct ou pire: qu’il n’est pas Dieu. C’est le signe qu’il doit d’abord être reconnu des hommes, par la foi, comme le Dieu du ciel qui s’est incarné. Il se parle à lui-même alors? Depuis quand comprenez-vous Dieu pour fomenter une doctrine sur une telle argumentation? Si les chrétiens admettaient enfin qu’ils ne peuvent tout saisir la personne de Dieu, ils cesseront peut-être d’élaborer des doctrines qu’ils ajoutent au salut. Car la faute des trinitaire, ce n’est pas de croire en trois personnes distinctes, mais d’en faire une condition au salut.

 

Simple réflexion à développer…

 

 

Patrick Galarneau

Publicités