Le journal d’un hérétique

Non, je ne fais pas dans l’auto-dérision ni dans le sarcasme. C’est juste un titre humoristique. Les uns seront réconfortés par ce titre et se diront « voyez, lui-même reconnaît ses hérésies » et se moqueront. Moi je me dis « tant mieux », ça alimentera leurs conversations et qui sait, il mettront peut-être ma photo sur un mur pour en faire une cible au jeu de fléchettes. Ce sera trop d’honneurs! 🙂

Les autres prendront ce titre avec légèreté et comprendront que je fais du second degré. Alors, voici la confession de foi d’un hérétique pour les uns, et d’un croyant né de nouveau pour les autres. Et pour ajouter l’insulte à l’injure, je ne mettrai pas ou peu de versets pour justifier mes positions. J’en ai un peu marre que tous les croyants se justifient par des versets pris hors-contexte, je ne veux pas non plus m’y sentir obligé. Il s’agit du fruit de nombreuses années de recherches et de réflexion (oui, l’homme a encore le droit de réfléchir, et non faire de la dictée mécanique).

 

1-  Je crois au salut définitif. La perte du salut est l’une des pires, sinon la pire de toutes les hérésies que j’ai connu. Je ne crois pas à la peur de Dieu pour être son enfant.

2- Je crois en un seul Dieu, qui s’est manifesté de multiples manières, qui est venu en chair et a mené une vie d’homme pour mourir à notre place. La trinité n’est ni une doctrine ni une hérésie, mais un concept grec, qui fut adapté pour le monde grec.

3- Il n’y a plus de dons des langues (c’était pour l’époque des apôtre avant le jugement sur Jérusalem)
4- Les prophètes n’existent plus (la prophétie s’est terminée avec l’accomplissement final de Christ à la croix. Sa résurrection a confirmé la fin prophétique)
5- La prophétie a été accomplie et abolie. Jésus n’est pas venu pour abolir, mais en l’accomplissant, il l’a rendu caduque, tant la loi que la prophétie.
6- Jésus est revenu physiquement à sa résurrection (bien franchement, si vous ne croyez pas que c’est un retour, je vous met au défi de ressusciter lol)
7- Jésus est revenu en gloire (en l’an 70, il a jugé son peuple et la Judée, Jérusalem, le Temple, Israël: ils ont été détruit et n’ont plus jamais existé)
8- La perte du salut est une abomination (la pire de toutes les hérésies)
9- Il n’y a plus d’apôtre (ce temps devait être de courte durée et octroyé à des personnes de l’entourage directe de Jésus)
10- Les ministères sont morts en l’an 70 (le ministère pastorale, apostolique, prophétique, évangéliste, sont morts.)
11- Le seul ministère qui est encore viable, et c’est celui que l’on méprise ou néglige le plus, c’est celui de docteur: l’herméneutique et l’exégèse sont non seulement utiles, mais vitaux pour la compréhension des écritures anciennes, nous qui sommes loins de la culture des écrits et des événements bibliques. Croire le contraire, c’est refuser la Bible dans son entièreté.
12- Les visions sont à prendre avec la plus grande prudence: elles servaient dans des temps très particulier en Israël, et non pour s’exposer devant des caméras ou flatter son égo sur les réseaux sociaux ou dans une grande assemblée.
13- Les miracles ne sont pas ministériels, mais uniquement de Dieu. Alors, les soirées de miracles, c’est du spectacle. Dieu fait ce qu’il veut, quand il veut et avec qui il veut. Il n’a pas besoin de caméras ni de gens de notoriété pour exercer ses miracles. Il peut aussi les opérer loin des regards. De plus, les miracles étaient des moyens pour attester la véracité du témoignage de Christ, à une époque où les écrits étaient soit absents, soit indisponibles. Les miracles n’arrivent pas sur commande parce qu’on le veut et le décide.
14- Je crois que Christ est revenu, qu’il a tout accompli (le plus long moment de silence prophétique, ce fut de 400 ans: c’était entre Malachie et Jean-Baptiste. Alors, quand Jésus dit qu’il revient bientôt, ce n’est pas une parole en l’air: il revient bientôt, pas dans 2 000 ans.
15- Je crois donc que Dieu est vérité, qu’il a fait tout ce qu’il a dit. Je crois à tout ce qu’il a accompli, son retour est accompli.
16- Je ne crois pas que le baptême sauve, ni même qu’il soit utile pour l’identification au salut: Le baptême est une coutume juive qui existait bien avant Christ. Ce n’est plus d’actualité. Tout ce que nous faisons, c’est du judaïsme. Mais il n’y a rien de mal à le faire.
17- Il n’y a pas de « accepte Jésus dans ton coeur ». C’est une fausseté. C’est Christ qui t’accepte dans son coeur, pas le contraire.

 

18- je crois que tous peuvent vivre leur foi librement, sans obligation, sans pression coercitive, sans être harcelés ni intimidés à cause de sa croyance

 

19- je crois à la complémentarité homme-femme et non l’égalité. Oui à l’égalité des droits, de la valeur humaine et de la considération égale du féminin au masculin. Mais la complémentarité représente une plus grande valeur libérale du genre féminin, car cette complémentarité respecte l’intégrité des valeurs et des qualités intrinsèquement féminines et masculines, plutôt que de chercher à uniformiser les deux genres pour l’égalité unilatérale envers le genre masculin.

 

20- je crois à la pleine et entière liberté de la femme dans tous les domaines de la vie. Je crois que la religion est un frein à la liberté de choix personnel de la femme. Aucun prétexte religieux, politique, philosophique, dogmatique ou idéologique ne devrait enfreindre la liberté individuelle, particulièrement celle des femmes, puisque ce sont toujours les femmes qui ont subi cette discrimination, sous le seul prétexte qu’elles sont des femmes.

 

21- je crois à l’entière inspiration biblique sans pour autant être innérantiste. Je ne souscrits pas à la déclaration de Chicago de 1978, qui est plutôt réactionnaire au concile de Vatican II. Je crois que Dieu a parlé, et que ses écrivains ont retranscrit ses paroles, avec les concepts et les particularités linguistiques de la langue de transmission. L’écrivain rédige avec sa personnalité, sans pour autant en altérer l’inspiration.

 

22- Je crois en l’Église comme étant les élus que Dieu a choisit à travers le monde, pour la composer. Je crois que Dieu ne fait pas de distinction de religion, de race, de dénomination religieuse pour toucher qui il veut.

 

23- Je crois que le seul à qui doivent les croyants, c’est à Dieu. Il n’y a aucune obligation d’engagement envers un groupe religieux ou une autorité religieuse. Chacun fait comme bon lui semble, selon sa foi.

 

24- Je crois au rassemblement entre les croyants, mais sans les structures hiérarchique. Je crois donc à la complémentarité entre les croyants, dans des rapports relationnels égalitaire, sans domination-soumission, mais plutôt, la soumission réciproque. Je crois aussi que ceux et celles qui se rassemblent n’ont pas l’obligation de le faire absolument, mais aussi, il n’y a pas de jour précis pour se rassembler. Les croyants ont le loisir, à mon avis, de se rassembler avec qui ils veulent, selon les affinités.

 

 

C’est à peu près ça 😉

 

 

 

Patrick Galarneau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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