Mais que nous reste-t-il?

C’est la question que de nombreux croyants me posent sur la toile, principalement sur Facebook et Youtube. Si tout est accompli, que reste-t-il aux croyants d’aujourd’hui? L’autre élément évoqué, mais dans la forme affirmative, est celle-ci:

« Nous n’avons donc plus rien à espérer »

Mais celle qui me rend vraiment perplexe, c’est cette affirmation d’un état d’esprit de suicide spirituel:

« Alors, ne nous reste plus qu’à jeter nos Bibles. Elles ne servent plus à rien, elles sont devenues des livres d’histoire ».

 

POURQUOI ATTENDRE CE QUI EST VENU

Pourtant, n’avons-nous pas déjà cette espérance qui vit à travers nous? Et si nous répondions à ces questionnements et affirmations l’une après l’autre…

« Nous n’avons donc plus rien à espérer »

Au contraire, l’espérance est dans le coeur renouvelé du croyant. Attendre un retour de Christ, c’est la même chose que les judaïsants qui attendaient un Messie déjà venu. Les judaïsants vivaient d’espoir. Ils espéraient la venu du Messie et ce, encore bien des années après la crucifixion de Jésus. Ils attendaient un Messie. Ils n’ont jamais dit qu’ils ne voulaient pas de Messie, ils ne voulaient pas que ce soit celui qui a été présenté par Dieu, via l’Elie qui préparait le chemin du Christ, Jean-Baptiste.

Mais ça va beaucoup plus loin:

Ils ont tué tous leurs prophètes, et ils ont tué l’Elie qui a préparé le chemin du Christ, conformément aux écritures. Les juifs savaient que l’Elie devait venir préparer le chemin d’abord, mais ils ne l’ont pas reconnu, comme leurs ancêtres n’ont pas reconnu leurs prophètes. Alors, s’ils n’ont pas reçu les messagers, pourquoi recevraient-il le Seigneur? En réalité, les judaïsants préféraient vivre dans une interminable attente, dans un espoir à venir d’un libérateur qui allait les délivrer de ce que eux ont choisi de se libérer. Ils désiraient répéter les exploits du temps de Moïse. Or, le sauveur devait les libérer de leur état de péché. C’est une compréhension spirituelle et non charnelle. La délivrance sous Moïse était physique, alors que celle de Christ était d’ordre spirituelle et éternelle. Les judaïsants en sont demeurés au sens charnel et physique, car ils ont refusé de croire avec les yeux de la foi, comme leurs ancêtres.

Quel espoir leur reste-t-il? Non seulement cela, mais Dieu a mis fin abruptement à tous leurs faux espoirs d’un Messie à venir en détruisant le Temple qui devait (et a accueilli) accueillir le Messie. C’était une brisure complète qui a semé l’émoi des judaïsants. Et puis, ils ont été tués, fait esclaves et complètement dispersés à travers le monde, perdant leur patrie, la Judée et tout ce qu’ils ont connu et fait leur renommée.

Les apôtres et les disciples, eux, avaient espoir que le Seigneur reviendrait. Cela ne peut être d’actualité de nos jours. On ne peut pas citer l’espoir du temps des apôtres et la transposer de nos jours, comme si rien ne s’était encore produit. Il y a une coupure spirituelle et historique qui se sont opérées entre « avant la destruction du Temple », et « après la destruction du Temple »

Le croyant d’aujourd’hui agit comme le judaïsant du temps des apôtres. D’abord,

  • il persécute ceux et celles qui ont bien saisi les accomplissements prophétiques réalisés jusqu’au début des années 70 de notre ère. Il les traque partout où ils se trouvent, afin de les exposer aux yeux et à la connaissance de tous à l’ignominie et l’ostracisme. C’est exactement ce qu’on fait les judaïsants avec ceux qu’ils ont chassé de « leur peuple élu ». Mais la réalité, c’est que ce sont les judaïsants qui ont été chassés de la promesse et donc, du peuple élu.
  • Il se sent appelé spécialement comme le gardien de la seule vérité, comme le judaïsant qui méprisait le croyant hébreu et pour cela, le croyant hébreu fut chassé partout en Israël et on l’a pourchassé de ville en ville pour le traquer. Le croyant d’aujourd’hui est donc en mission contre le Diable qui contrôlerait ceux et celles qui affirment que l’espérance est déjà accompli en nous, que le Christ a accompli tout ce qui fut prophétisé en Mt.24 ou du prophète Daniel ou Apocalypse. La réaction de ce type de croyant actuel, c’est celui d’alerter le monde entier pour que le monde entier le chasse de chez lui. De nos jours, c’est de chasser le croyant né de nouveau qui croit à un accomplissement complet des écritures, puis de le traquer chez lui. C’est exactement ce qu’on fait les judaïsants.

 

« Alors, jetons nos Bibles »

La Bible n’est pas un livre d’espoir, mais un puissant témoignage de ce que Dieu a accompli à travers l’histoire, certes, mais aussi à travers un peuple, des peuples, et des millions de vies, encore de nos jours. Le simple fait que Dieu ait tout accompli devrait être un puissant témoignage sans égal pour quiconque a reçu cette foi en notre Seigneur Jésus-Christ. Au contraire, c’est plutôt le doute qui côtoie la foi dans le cas où Christ n’ait pas tout accompli ses promesses qu’il a fait, il y a 2 000 ans. Pourquoi Dieu s’est-il fait silencieux tout au plus, 400 ans, avant d’envoyer un autre prophète après Malachie, et qu’aujourd’hui, il serait silencieux depuis déjà 2 000 ans? Les douleurs de l’enfantement durent quelques mois, pas des millénaires. Les douleurs de l’enfantement étaient pendant la préparation de la révolte juive devant Rome. Le règne de Christ a enfin accouché lorsque Christ est revenu pour rendre son jugement sur les méchants, en l’an 70, ces méchants qui ont rejeté la promesse, le Messie et Dieu fait chair.

Cette espérance vit maintenant en nous. Elle n’est pas à venir. Ce qui est très encourageant, c’est que tout ce que Dieu a dit, Dieu l’a fait. Tout ce qu’il a dit, il l’a accompli. La confiance que nous avons en Christ se résume à ces mots: Dieu fait ce qu’il dit. Dans nos relations avec nos proches, n’est-ce pas rassurant et apaisant lorsque l’on peut compter sur quelqu’un de fiable, qu’il fait tout ce qu’il nous a dit ou promis?

 

« Que nous reste-t-il »

La vie éternelle, le témoignage que Dieu fait tout ce qu’il dit. Voilà ce qui est encourageant. Et l’Église, elle, rend témoignage que tout ce que Dieu dit, il le fait. Tout ce qu’il a dit, il l’a accomplit. Ma confiance n’est donc plus qu’une confiance en une personne, mais une foi que j’ai reçu de lui, par sa merveilleuse grâce.

 

 

Patrick Galarneau

 

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Attention à la démonisation.

Dans le dernier article, je mettais en garde les alarmistes, ceux et celles qui crient au loup. Nous devons agir avec prudence. Et puis, quel est le véritable motif de celui ou celle qui crie au loup, surtout s’il s’agit de croyances secondaires à la foi? Doit-on choisir nos combats? Je le pense.

 

Il y a longtemps que je ne souligne plus vraiment les différences de convictions. Sur mon profil facebook, j’engage le débat sur différents sujets. J’y vais parfois de déclarations qui peuvent en choquer quelques-uns. Les réactions virulentes proviennent, pour la plupart des cas, de gens ayant une foi coulée dans le béton des bases de la connaissance biblique. Autrement dit, de personnes demeurant dans ce qu’il y a de plus élémentaire, comme l’enfant qui croit qu’il nous faut se limiter à 2+2 =4. Ainsi, ces croyants demeurent au stade de l’enfance, mais pas nécessairement à cause de leurs croyances et convictions « basic », mais de leur attitude et leurs comportements belliqueux et surtout, réfractaires aux connaissances nouvelles qui, croiront-ils, s’opposent à ce qu’ils ont reçu préalablement. Or, les connaissances nouvelles ne font que bâtir la maison sur les fondements de ce qu’ils ont appris. Donc, l’enfant qui demeure au lait spirituel n’a pas tort dans ce qu’il croit, mais pour continuer son apprentissage, il ne devrait pas s’en prendre à ceux et celles qui peuvent le faire avancer plus loin dans la connaissance de la personne de Dieu, au contraire, il devrait faire preuve d’ouverture et apprendre. On ne peut pas se limiter à habiter une fondation sans mur et sans toit. Nous devons construire autour et abriter ces fondations et ces murs. Tel est la démarche que devraient suivre les croyants qui désirent progresser. Les autres, ils continueront à s’entretenir entre eux dans leurs dénonciations puériles. Nous, avançons 😉

 

Donc, vous comprendrez que ce n’est pas constructif de mépriser ceux et celles qui croient:

  • la trinité
  • l’enlèvement
  • le retour physique de Jésus
  • le parler en langue
  • le décisionnalisme
  • la perte du salut
  • le millénium
  • la fin du monde à venir
  • les 5 ministères
  • ect…

Ces éléments ci-haut sont ce qui a été répandue dans le monde évangélique comme du lait dans un orphelinat. Certains des éléments mentionnés ci-haut ne sont pas tous mensongers. Il y a des vérités parmi ces éléments, mais ils sont seulement « basic ». Le problème, c’est que beaucoup de croyants en sont demeurés là, devenant dépendant à vie de leurs pasteurs, de leurs autorités religieuses ou leaders d’église. Or, nous sommes justement appelés à devenir autonomes spirituellement. Ce qui induit donc que l’enfant, le croyant en manque de maturité en l’occurrence, est appelé à voler de ses propres ailes, à lire et comprendre seul, puis à demander de l’aide quand il en a besoin, et non à chaque fois pour se faire dire quoi penser et quoi croire. L’enseignant au primaire ne veut pas que les enfants demeurent accrochés et dépendants de lui, mais il demeure disponible pour quiconque en aurait besoin. Le croyant est appelé à maturer et non à stagner, tout comme l’enfant en démarche d’apprentissage scolaire.

 

Les pasteurs et dirigeants d’église sont aussi en cause dans le véhicule de la connaissance. Nous sommes appelés à être formés adéquatement, pas à être entretenus dans la passivité de l’auditeur du dimanche matin. Mais si le pasteur lui-même n’a pas les outils pour lui-même aller plus loin dans la connaissance de la personne de Dieu, comment peut-il alors la transmettre à ceux et celles qui le suivent? Les masses ressembleront toujours à leurs dirigeants. Pour beaucoup, la connaissance = élite qui se croit au-dessus des autres. Mais le misérabilisme spirituel n’est pas du tout encouragé dans l’ancien comme le nouveau testament. Au contraire, à maints endroits dans la Bible, il est fortement encouragé à apprendre davantage. Ce n’est pas qu’un signe d’intelligence, c’est un signe de motivation à la fois intrinsèque qu’extrinsèque. Et dans ce dernier cas, c’est Dieu qui place cette motivation toute spéciale dans le coeur du Croyant. Autrement, nous ne serions que des religieux qui répète inlassablement les mêmes bases du christianisme, sans aller plus loin.

 

Il est temps que chacun prennent ses responsabilités!

 

 

Patrick Galarneau

L’avènement du fils de l’homme, Partie 1 (Mt.24.27)

24:27 Car, comme léclair part de lorient et se montre jusquen occident, ainsi sera lavènement du Fils de l`homme.

Dans plusieurs passages, on constate aisément la promptitude avec laquelle Christ reviendra. En fait, il reviendra avant la fin de cette génération (v.34). C’est aussi cette génération de juifs qui seront punis par Dieu. D’un côté, il y aura ceux qui seront retirés des tribulations de Jérusalem, et de l’autre, les méchants qui ont rejeté Christ, leur Messie. Ils se sont donc retirés de la promesse, du rassemblement des élus (Hé.10.25-39). Oui, en refusant, en rejetant et en tuant le Messie, ils se sont évincer eux-mêmes du peuple élu. Les élus se sont ceux et celles qui ont cru à la promesse, par la foi démontrée en Christ de ces croyants hébreux, qui ont dû faire face aux railleries, le mépris et les insultes de leurs frères de sang, eux qui ont quitté le judaïsme pour suivre Christ.

Donc, Christ doit revenir très rapidement, car c’est comme l’éclair. Ça se fera très rapidement et sans délais.

 

Mathieu rapporte un élément intéressant au chapitre 10 de son évangile et le voici:

Mt.10.23 Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n’aurez pas achevé de parcourir les villes d’Israël que le fils de l’homme sera venu.

Ce passage démontre la promptitude avec laquelle le fils de l’homme reviendra. En fait, les disciples auront parcouru beaucoup d’endroits en Israël, alors que certains auront parcouru le monde, mais il s’agit ici d’une expression ou une hyperbole pour exprimer que Christ reviendra très rapidement. C’est aussi ce qui explique la grande tristesse des croyants de Thessalonique, en 1.Thess.4 et 5, alors que l’apôtre Paul doit les consoler. En effet, les croyants de Thessalonique réalisaient que Christ n’était toujours pas revenu, alors que plusieurs des leurs sont morts. Et voilà que bien des années se sont écoulées depuis la résurrection de Jésus, et aucun signe qu’il reviendrait. Paul utilise sa compassion et sa bienveillance pour les encourager et même, les rassurer sur la présence des croyants décédés, qu’ils ont côtoyé et aimé, et que ces derniers les précéderont. Les vivants, eux, ne vont pas devancer les morts. D’ailleurs, voici un texte de Mathieu à ce sujet:

Mt.16:28  Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point, quils naient vu le Fils de l`homme venir dans son règne.

Le règne du fils de l’homme ne pouvait pas être autre chose que la destruction du Temple et de Jérusalem. Son règne est devenu chose évidente, car si le Temple est debout, tous peuvent encore croire et espérer un Messie. Or, le fils de l’homme est revenu dans son règne et il fut manifeste ce jour-là. Il y a eu des éléments précurseurs:

  • sa mort
  • sa résurrection
  • la pentecôte
  • l’évangélisation à grande échelle dans le monde romain et au-delà

Et le point culminant fut la destruction de Jérusalem et du Temple, ce qui confirmait la fin d’Israël, mais la fin de la promesse messianique et de l’élection spécifique de la nation d’Israël. Maintenant, avec cette destruction, tout oeil le verra assis à la droite du Père. Bien entendu, ce n’est pas au sens littéral, mais au sens spirituel, imagé. Les juifs de partout dans le monde romain se sont lamentés et ont « vu » le fils de Dieu, toujours de manière imagée, car ce sont les impacts de la destruction du Temple sur l’imaginaire collectif qui a fait saisir ce qui se produisait. Ainsi, les juifs n’avaient plus aucune espérance, puisque le Christ devait venir dans le second Temple (Da.9.24-27), et qu’ils ont rejeté ce Messie en le crucifiant. Il ne leur restait donc plus qu’à attendre le jugement terrible, puisqu’ils ne pouvaient pas faire crucifier Christ à nouveau pour le sacrifice de leurs péchés, une fois qu’ils se sont rendus compte de l’évidence, suite à la destruction du Temple et de Jérusalem (Hé.10.25-30).

 

Nous avons aussi la prophétie de Malachie, environ 400 ans avant Jésus-Christ:

Ma.4.5  Voici, je vous enverrai Elie, le prophète, avant que le jour de l’Éternel arrive, ce jour grand et redoutable.

Dans le cas de cet Elie, il s’agit de la puissance d’Elie avec laquelle Jean-Baptiste allait exercer son ministère, le plus grand de tous les prophètes: préparer le chemin du Christ! Cet Elie, qui est Jean-Baptiste, a été traité de la même manière qu’à été traité le prophète Elie, et c’est ainsi qu’ils traiteront Jésus, puisque l’assassinat d’Elie est le présage de ce que Jésus subira lui aussi. Le prophète est le messager. En tuant le messager, ils allaient aussi tuer celui qui a envoyé le messager. La mort de Jean-Baptiste était donc un signe avant-coureur que le Messie allait être rejeté et tué.

 

 

En conclusion, je reviendrai ultérieurement sur certains aspects à aborder, tel que, le fils de l’homme.

 

 

Patrick Galarneau