Antichrist: un terme qui n’existe plus de nos jours, mais qu’on insiste à faire perdurer.

Anti-Christ

 

D’abord, pour qu’il y ait un ou des anti-Christ, il faut nécessairement que cela se produise alors que le Temple de Jérusalem est encore debout. Sans le Temple, le terme n’a plus aucune signification ni aucun sens. Le Christ devait se présenter dans le second Temple (Da.9.24-27), pour ensuite être retranché et ne pas avoir de successeur (spirituel). Une fois le second Temple détruit, il n’y a plus aucune possibilité de se présenter comme étant le Christ.

Ce seul argument détruit à lui seul toute la doctrine de la dispensation. D’ailleurs, certains affirment connaître l’anti-Christ à venir. Ou encore, ils attendent sa venue pour le reconnaître et se préparer pour la guerre finale. Mais il y a plusieurs problèmes insolubles pour attendre un anti-Christ à venir.

Comme vous le savez sans doute, le Christ devait être donné au peuple élu, Israël. Il est venu pour Israël. Il devait être issus de la tribu de Juda, de la lignée de David. Alors, pour être un faux Christ, il faut minimalement certaines conditions, puisque si les faux Christ veulent s’autoproclamer comme tel, ils ne peuvent faire autrement que de remplir les conditions minimales.

 

D’abord, il faut être hébreux.

Parce que le Christ devait être issus de la tribu de Juda, il faut impérativement que le déguisement du faux Christ soit un hébreux, et circoncis. Cela va de soi. Plusieurs faux Christ se sont présentés au cours de ce seul 1er siècle. Et comme il n’y a pas de hasard, la Judée est composée de la tribu de Juda, d’où la Judée tient son nom. Ainsi, si le Christ devait venir de la tribu de Juda, il est aussi évident que l’anti-Christ et les anti-Christ soient de la tribu de Juda.

Il faut que le second Temple soit encore en service

Comme les prophéties le mentionnent très clairement, le Christ doit venir lors du second Temple. Or, si le Temple n’est plus debout, cela signifie que toutes tentatives de se présenter comme un Christ est voué à l’échec avant même d’y avoir songé. Alors, on ne peut plus utiliser le terme «anti-christ». L’anti-Christ est celui qui s’oppose à Christ, mais plus que cela, il doit être une copie qui ressemble à celle du vrai Christ.

 

EN RÉSUMÉ

Puisque la Judée n’existe plus, plus personne, et encore moins les non-juifs, ne peuvent postuler à l’emploi d’anti-christ. Nous devons être dans la période messianique, le Temple encore debout, appartenir à la tribu de Juda et avoir suffisamment de charisme et d’autorité pour tromper un grand nombre de judéens par le déguisement du juif possédant tous ces critères sélectifs.

 

 

Patrick Galarneau

 

 

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Perte du salut: l’hérésie monumentale, à cause d’une méconnaissance des écrits.

L’un de mes passages préférés dans toute la Bible, c’est Hébreux 10. Ce passage y renferme des richesses inestimables, comme tout le livre adressé aux hébreux d’ailleurs.

Ce livre en est un mystérieux pour beaucoup et ne suscite pas beaucoup d’intérêt pour sa lecture. Il y a en effet une difficulté de compréhension liée à la culture hébraïque et mosaïque. Il y a énormément d’éléments du Lévitique et disons-le, ce livre n’attire pas les foules.

 

Alors voici, verset par verset:

Hé.10.25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.

Dans plusieurs traductions, on a « assemblée » et non « rassemblement des élus ». Est-ce une traduction qui cache volontairement la vérité? Le grec dit « Episunagoge » et non « Ekklesia ». Le grec antique fait donc la distinction entre deux concepts plutôt différents et qui ont peu à voir ensemble. Comme la lettre s’adresse aux hébreux, l’auteur a une intention dirigée vers la culture hébraïque qui se scinde en deux groupes bien distincts:

  • les judaïsants qui ont abandonné le rassemblement des élus
  • les hébreux qui ont abandonné l’ancienne alliance

 

Mais avant d’aller plus loin, reprenons le mot « Episunagoge »

Le préfixe « Epi » qui signifie « au-dessus », et dans le contexte hébraïque de l’ancienne alliance, ainsi qu’en contexte du texte de ce passage, signifie ceci:

  • Dieu chapeaute ceux qu’il a rassemblé en un seul peuple, celui qu’il a choisit. Nous observons un « Episunagoge » semblable avec le roi Salomon, alors que des gens de partout en Israël et en périphérie, se rassemblèrent autour de lui pour entendre sa sagesse. C’est un des exemples les plus proches de ce que l’on peut saisir de « Episunagoge ». C’est donc un rassemblement autour d’une personne qui fait l’unanimité, pour quiconque se trouve sous sa férule.

Dans ce passage, et comme il est adressé à des croyants hébreux, l’auteur exhorte, encourage à demeurer dans le «rassemblement» et à ne pas s’en éloigner. Mais plus loin dans ce passage, l’auteur apporte une précision importante en ce qui concerne ceux et celles qui ont été scellés par le sceau de la grâce, au moyen de la foi:

10.39  Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.

L’auteur ne suggère pas que certains pourraient abandonner la foi, mais ils pourraient abandonner la course et se cacher des persécutions des judaïsants et des romains. N’oublions pas que l’épître a fort possiblement été rédigée alors que Néron était l’empereur, et que les troubles en Judée étaient de plus en plus persistants et en augmentant. La révolte se préparait et les croyants hébreux devaient choisir leur camp, sous peine d’être exécutés. Mais Christ n’est pas venu pour chasser Rome de la Judée. D’ailleurs, c’est par Rome que le Seigneur punira les méchants en Judée, comme l’a prophétisé le prophète Daniel, au chapitre neuf de son livre.

Les croyants hébreux sont fortement encouragés à tenir bon, à s’exhorter et s’encourager les uns les autres, pendant que ceux qui ont quitté la promesse et l’élection, eux, se perdent. Ceux et celles qui se perdent, ce sont les juifs qui ont fait crucifier Jésus et tué préalablement le messager qui a préparé le chemin de Christ. Les enfants de cette génération de juifs verront la colère de Dieu tomber sur eux, et sur le restant de cette génération encore en vie. Christ est devenu la pierre qui achoppe pour cette génération de juifs, car avant que Christ apparaisse, les juifs pouvaient se prévaloir de la promesse du Messie tant attendu. Or, ils ont manqué littéralement le bateau qui les aurait mené à bon port, au sens imagé, bien entendu.

Mais en tuant le messager, en rejetant le Messie, ils ont quitté «le rassemblement des élus» de leur propre gré. Et en ce sens, ils ne font plus partis du peuple élu et se perdent à cause de la pierre qui achoppe, cette pierre sur laquelle l’Église sera bâtit: Christ. Le croyant hébreux, lui, ne peux pas se perdre. Il peut fuir, mais il ne peut pas se perdre, car il est lié et scellé. L’auteur démontre aussi une certaine inquiétude au sujet de ces croyants hébreux, non pas qu’ils abandonnent la foi, mais qu’ils manquent d’espérance et d’assurance dans cette période de troubles intenses qui prévalaient à ce moment-là dans l’empire, et particulièrement en Judée. L’auteur prend pour exemple toutes les souffrances et l’ostracisme dont ils ont été l’objet dans les premiers temps, et à quel point ils étaient remplis d’assurance. C’était une façon de leur redonner courage et de regarder vers l’avant, et non en arrière de ce qu’ils ont connu dans le judaïsme, alors qu’ils ne subissaient pas ces persécutions et ces railleries de la part de leurs frères de sang. C’est ce qui explique l’intervention de l’auteur au verset 39 du même passage.

 

Mais le reste du verset devrait nous interpeller aussi:

« mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour ».

Dans la parole de Malachie 4.5, Il est annoncé qu’un prophète ayant la puissance d’Elie allait venir pour préparer le chemin du Christ. Pas exactement dans ces mots, mais nous savons, par rétroaction, que c’est bien cela. Voici le passage:

Malachie 4.5 Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, Avant que le jour de l’Éternel arrive, Ce jour grand et redoutable.

Il ramènera le coeur des pères à leurs enfants, Et le coeur des enfants à leurs pères, De peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit.

Nous savons que ce grand jour redoutable est arrivé. Le texte de Malachie démontre une anticipation des événements à venir. D’abord, par la naissance du Christ, le grand jour est arrivé, mais ce n’est pas un événement isolé qui détermine la notion de «grand jour redoutable». Il n’y a rien de redoutable dans la naissance d’un enfant qui devait être exilé en Égypte pendant un moment. Mais sa naissance implique bien davantage. Il s’agit ici du Dieu éternel fait chair, venu pour détruire la mort et la condamnation et donner la vie à quiconque croit.

Dans le verset 25 du chapitre 10 de l’épître aux hébreux, les croyants hébreux sont exhortés à s’encourager les uns les autres, en regardant vers «le jour». En fait, en regard d’un jour qui s’approche. Jésus avait dit «je reviens bientôt», et l’épître, tout comme Jésus, s’adressait aux hébreux de cette génération (Mt.24.34 = Hé.10.25.30). Le temps est court, bien que pour les disciples, il semble long à arriver à terme. L’auteur exhorte donc à regarder vers ce grand jour, celui où la délivrance aura enfin lieu. Ce jour, c’est celui où Christ reviendra en gloire pour juger son peuple. S’il est revenu physiquement de sa mort par sa résurrection, il devait retourner au ciel et revenir cette fois dans sa gloire et pour le jugement final sur Israël et tous ceux qui l’ont percé, rejetant et reniant la foi qu’ils affirmaient proclamer au Dieu d’Abraham, dont ils se réclamaient être les fils.

 

CONCLUSION

Il ne s’agit pas de quitter son église locale. La condamnation terrible qui attend celui qui a quitté le «rassemblement», la promesse et l’élection, ce ne sont pas des chrétiens qui risqueraient de perdre leur salut. Et encore moins pour avoir quitter leurs assemblées locales. Comme vous pouvez le constater, nous sommes très loin d’une idée aussi farfelue. Et si c’est coutume chez quelques-uns (Hé.10.25), l’auteur est diplomate. Le verset suivant explique le verset 25:

26 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés.

Mais j’y reviendrai dans le prochain article.

 

 

 

Patrick Galarneau