Perte du salut: l’hérésie monumentale, à cause d’une méconnaissance des écrits (part 2).

10.26Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,

10.27mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.

 

Mettons les choses au clair dès maintenant: l’auteur ne dit aucunement que celui qui pèche volontairement perd son salut. Il ne faut jamais oublier que toute la Bible est conséquente avec elle-même. D’abord, personne ne ravira les élus de sa main. Ça c’est une chose. Mais bien plus que cela: quand Dieu a prononcé ses oracles à l’intention d’Israël ou à l’endroit de peuples limitrophes d’Israël, c’était en lien avec des gestes répréhensibles que ces peuples ont fait. Autrement dit, si, par exemple, nous prenions le cas des oracles de Dieu sur Damas, en Ésaïe 17.1, comme me l’a suggéré un de mes contacts, nous ne pouvons faire de lien directe ou indirecte avec la situation de l’actuelle ville de Damas. C’est totalement incohérent.

Pourquoi:

Parce que Dieu est un éducateur qui passe son message directement aux fautifs, punissant les fautifs et ce, de manière cohérente aux gestes répréhensibles commis, et aux auteurs et à la génération suivante des auteurs de ces gestes répréhensibles. Ça n’a aucun sens de proclamer une malédiction sur un peuple pour des fautes commises par ce peuple, pour ensuite punir ce peuple seulement 2 000 ans plus tard. Dieu est cohérent et exerce sa justice de manière conséquente. Comment voulez-vous que les gens de Damas, aujourd’hui, comprennent le message éducationnel de Dieu après un temps aussi long? Et comment peut-on interpréter de nos jours une telle action de Dieu sur ce peuple, à partir d’une malédiction donnée par Dieu, pour la génération des gens de Damas de l’an 750 avant Jésus-Christ? Tout cela n’a aucun sens et serait totalement incohérent.

 

Ainsi, pourquoi les chrétiens pensent-ils être les sujets de ce passage et en particulier, de cette menace de perdre le salut, alors que cela s’adresse à la génération de juifs qui ont crucifié Jésus-Christ? Ce n’est ni conséquent ni cohérent. Le problème, c’est que le lecteur va lire un document ancien, qui lui est transmis via des traducteurs, et ne pas réfléchir aux conditions qui s’imposent d’elles-mêmes dans l’interprétation de documents aussi anciens. L’auteur de l’épître aux hébreux vise:

  • les hébreux de sa génération
  • les juifs qui demeurent sous la colère de Dieu

Voyez-vous, ça ne peut pas avoir de sens qu’un chrétien en l’an 2018 puisse avoir peur de perdre son salut, ou encore, son espérance ou son assurance. Le chrétien d’aujourd’hui ne peut pas pécher volontairement, ni même le croyant hébreu de l’époque de l’auteur. Il s’agit de la génération de juifs qui ont crucifié Christ. Au v.25, nous avons vu que les juifs qui ont refusé le messager en la personne de Jean-Baptiste, et qui ont crucifié Christ, se sont eux-même «retirés» pour se perdre. Ils étaient les élus, le peuple choisi, mais ils ont renié celui en qui ils affirmaient croire. Car s’ils avaient réellement cru, ils auraient reconnu le Christ parmi eux. Et le reconnaître signifie tout simplement accepter sa venue comme Dieu qui s’est fait homme. Mais ils ont volontairement péché après avoir reçu la connaissance de la vérité, c’est-à-dire, le Christ qu’ils avaient sous leurs yeux, dans leur génération à eux, selon la promesse qui fut faite par les prophètes depuis des siècles.

Parce qu’ils ont refusé son messager en la personne de Jean-Baptiste, les juifs allaient donc tuer l’héritier, le chef suprême (fils de Dieu) venu en chair et ce, en toute connaissance de cause, car ils ont vu et entendu le royaume de Dieu par la personne de Jésus-Christ. Ils ont été les témoins privilégiés des accomplissements de Jésus, en accord avec les prophéties et les promesses à son sujet. Les juifs connaissaient les écritures et ils ont constaté eux-mêmes la véracité de Jésus comme étant le Christ, le Messie tant attendu. Mais ils ont volontairement péché en reniant Dieu, par leur refus de le recevoir, demeurant dans un dénie crasse de ce que Jésus était dans son essence, ainsi que dans les accomplissements des prophéties à son sujet et par lesquels Jésus a fait des juifs des témoins privilégiés qu’aucune autre génération, ni avant ni après, n’a pu témoigner de manière aussi directe.

 

Et parce qu’ils ont refusé volontairement de le reconnaître comme le Christ, les juifs de cette génération n’a plus aucun moyen d’être rescapés de la condamnation éternelle, ainsi que du jugement directe qui les attends, comme cela se produira lors du retour de Christ dans sa gloire, en l’an 70 de notre ère, alors que, par les romains, Dieu a rendu son jugement sur Israël. Il n’y a donc plus aucun sacrifice par lequel ces juifs puissent être sauvés, ils ne peuvent pas crucifier Christ une seconde fois pour leurs péchés, puisqu’ils l’ont vu de leurs yeux, qu’ils l’ont entendu de leurs oreilles, et qu’ils ont connu ses faits et gestes en accords avec les écritures qu’ils connaissaient et dont l’évidence ne pouvait être niée, sauf par cette génération de la plus grande des mauvaise foi.

Et que dire de ce terme: «il n’y a plus de sacrifice pour les péchés».

Cette formulation appartient strictement aux juifs. Ainsi, l’auteur vise expressément les juifs de cette génération, car ce sont eux qui continuent à offrir des sacrifices perpétuels à Dieu, dans le pire de tous les affronts, car Jésus était venu pour les délivrer de leur état de pécheur une fois pour toute. En tuant le Christ, et en offrant encore des sacrifices pour les péchés, ils ont renié définitivement Dieu en niant sa venue par la personne de Jésus-Christ. Il ne leur reste donc plus que l’attente terrible du jugement, puisqu’ils ne peuvent pas crucifier Christ une seconde fois pour la rémission de leurs péchés.

 

Voilà ce qu’est le péché impardonnable, le blasphème contre le Saint-Esprit.

 

 

Patrick Galarneau

Publicités

Publié par

lafoisansreligion

À la fin de l'année 2013, c'est avec un feu de plus en plus ardent sur mon cœur que le Seigneur suscita en moi un désir de le servir d'une manière particulière. Ma présence sur le net n'est pas nouvelle et ce que je fais n'est pas nouveau. Toutefois, c'est en 2014 que s'est matérialisé ce projet de "La Foi Sans Religion", qui consiste en des enseignements de mise en contexte; des mises en gardes contre les faux bergers; des avertissements contre les faux ministères; des dénonciations sur les œuvres mauvaises et enfin, des exhortations sur ce site, sur facebook, sur youtube et sur les différents réseaux sociaux. Tous ces éléments servent à l'édification de l'Église. Je suis un des nombreux outils que le Seigneur utilise. Je travaille en collaboration avec tous ceux et celles qui œuvrent pour lui d'un cœur droit et vaillant et je félicite tous ces ministères diversifiés à travers le monde qui servent, à leur manière, le corps de Christ pour son édification et pour affermir la foi des uns et des autres. Je suis très préoccupé par l'actualité internationale, religieuse et politique. La majorité de mes contacts sont français et africains. Il est donc normal que je sois préoccupé par la politique internationale. Vous pouvez aussi consulter ma page facebook. Je vérifie les profils avant d'accepter de nouvelles demandes d'amitiés et ce, afin d'éviter les nombreux faux profils qui pleuvent sur ce réseau. Ma chaîne youtube porte le même nom que ce site: "la foi sans religion", où vous pouvez consulter les différents sujets que j'aborde.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s