Le fils de l’homme

Comme je n’ai pas l’intention de rédiger un livre sur le sujet, Je vais aller droit au but. Car voyez-voyez-vous, je trouve très agaçant lorsque l’on désire connaître la réponse sur un sujet très particulier, et que l’auteur du sujet tourne autour du pot en passant par Rome pour se rendre à Milan, mais en prenant l’avion pour faire le tour de globe pour s’y rendre, alors que c’est à côté.

 

Alors voilà, je n’ai rien à vendre donc, voici:

Dans l’ancien testament, le terme « fils de l’homme » se rapporte généralement aux descendants d’Adam. Comme le nom « Adam » est un générique, nous parlons alors de « homme ». Les Psaumes sont remplis de ce terme:

Ps.107.21 Qu’ils louent l’Éternel pour sa bonté, Et pour ses merveilles en faveur des fils de l’homme!

Ps.115.16 Les cieux sont les cieux de l’Éternel, Mais il a donné la terre aux fils de l’homme.

Nous constatons donc ici que les fils de l’homme se rapporte au genre humain. Mais qu’en est-il de Jésus?

Je pense que le terme va plus loin que simplement «descendant d’Adam». Dans plusieurs passages, nous relevons ce terme dans des situations et des circonstances favorables, alors que, par opposition, nous constatons que celui qui n’est pas fils de l’homme, est fils de la perdition.

Favorable

Ésaïe 56:2

Bienheureux l’homme qui fait cela et le fils de l’homme qui le tient ferme, qui garde le sabbat pour ne pas le profaner et qui garde sa main de faire aucun mal !

Jean 12:23

Et Jésus leur répondit, en disant : L’heure est venue pour que le fils de l’homme soit glorifié.

Hébreux 2:6 (citation de Psaumes 144.3)

mais quelqu’un a rendu ce témoignage quelque part, en disant : « Qu’est-ce que l’homme que tu te souviennes de lui, ou le fils de l’homme que tu le visites ?

 

Défavorable

Jean 17:12

Quand j’étais avec eux, moi, je les gardais en ton nom. J’ai protégé ceux que tu m’as donnés et aucun d’entre eux n’a été perdu, sinon le fils de perdition, afin que l’Écriture soit accomplie.

2 Thessaloniciens 2:3

Que personne ne vous séduise d’aucune manière, car [ce jour-là ne viendra pas] avant que soit arrivée l’apostasie et qu’ait été révélé l’homme de péché, le fils de perdition,

De la même manière, si nous regardons du côté des personnages d’Abel et Caïn, les deux étaient des fils, mais le premier était un fils de l’homme, alors que l’autre était un fils de perdition.

ABEL

Matthieu 23:35

[C’est] pour que retombe sur vous tout le sang juste versé sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l’autel.

Luc 11:51

depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie qui périt entre l’autel et la Maison. Oui, vous dis-je, il en sera demandé compte à cette génération.

Hébreux 11:4

Par la foi Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que [celui de] Caïn, et par ce sacrifice il a reçu le témoignage d’être juste, Dieu rendant témoignage à ses dons ; et par elle, étant mort, il parle encore.

Hébreux 12:24

et à Jésus, médiateur d’une nouvelle alliance ; et au sang d’aspersion qui parle mieux que [celui d’]Abel.

 

CAÏN

1 Jean 3:12

non comme Caïn qui était du Méchant et qui tua son frère. Et pour quelle raison le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises et que celles de son frère étaient justes.

Jude 1:11

Malheur à eux, car ils ont suivi le chemin de Caïn, et se sont abandonnés à l’erreur de Balaam pour une récompense, et ont péri dans la révolte de Coré.

 

C’est celui qui pratique la justice de Dieu qui est déclaré comme un fils de l’homme, alors que, encore une fois par opposition, ce sont les fils de la perdition qui périssent. Voyons ici un passage de 1Jn.3:

3.7Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste.3.8Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les oeuvres du diable.3.9Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu.3.10C’est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, non plus que celui qui n’aime pas son frère.3.11Car ce qui vous a été annoncé et ce que vous avez entendu dès le commencement, c’est que nous devons nous aimer les uns les autres,3.12et ne pas ressembler à Caïn, qui était du malin, et qui tua son frère. Et pourquoi le tua-t-il? parce que ses oeuvres étaient mauvaises, et que celles de son frère étaient justes.3.13Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait.

Jésus est celui qui représente la justice de Dieu. Il est donc l’archétype du terme «fils de l’homme», représentant ainsi tous les justes avant lui, ainsi que ceux et celles qui seront rendus justes par la foi après que Christ eut offert son corps comme une offrande d’agréable odeur à Dieu, une offrande qui est le sacrifice ultime pour justifier les pécheurs pour quiconque reçoit cette foi par la grâce, en Jésus-Christ. Le terme «fils de l’homme» se distingue donc de «fils de Dieu», car il représente la lignée des justes depuis Abel, avec son sacrifice, alors que la lignée de Caïn est celle de la perdition. Quiconque périt dans ses péchés ne peut donc être ensuite déclaré «fils de Dieu», alors que Christ est le premier engendré, l’héritier qui, par son sacrifice ultime, rend justice à tous les justes avant, pendant et après lui et deviennent «fils de Dieu», donc, des héritiers du royaume. Dans le cas de Christ, la désignation de «fils de Dieu» s’étend dans une signification encore plus grande: Chef suprême. Tel est le titre de l’héritier, comme nous le constatons dans la culture juive, mais aussi dans les cultures antiques et pré-antiques.

(NOTES: Mais Jésus-Christ est non seulement fils de Dieu, mais il est Dieu fait chair. Nous le verrons dans un autre article traitant expressément de ce sujet).

Et cela se justifie très bien, puisque nous sommes des co-héritiers du royaume de Dieu avec Christ:

  • Romains 8:17Et si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers — héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ — si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui.
  • Hébreux 11:9Par la foi il séjourna dans la terre de la promesse comme dans [une terre] étrangère, habitant sous des tentes avec Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse.

 

Le fils de l’homme ne se résume donc pas au générique, mais à une signification bien plus glorieuse.

 

 

Patrick Galarneau

Publicités