Le fils de l’homme est celui qui rassemble ses élus

Mt.24.31Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu’à l’autre.24.32Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous connaissez que l’été est proche.24.33De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte.

 

Comparons Hé.10.25-30 à ce texte

Dans le premier énoncé du verset 31 du ch.24 de Mt., le « fils de l’homme » est celui qui enverra ses anges avec une trompette retentissante (figurative de l’appel au combat chez les romains ou de la venue d’un dignitaire romain), afin de rassembler (le terme grec dans le texte comparatif d’Hé.10.25 est EPISUNAGOGE, que l’on retrouve uniquement en Hé.10.25 et 2Thess.2.1) tous les élus des quatre vents (image pour illustrer un rassemblement des élus des confins de l’empire romain. Le vent est un élément physique que l’on ne voit pas, mais que l’on reconnaît sa présence, sans savoir d’où il vient ni où il va, mais c’est le fils de l’homme qui contrôle cet élément incontrôlable, ce qui démontre de manière figurative qu’il est le Dieu créateur).

 

Voici Hé.10.25:

10.25N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour (à noter que « notre assemblée » est mal traduit. Il s’agit de « rassemblement », puisque le terme grec est EPISUNAGOGE et non EKKLESIA).

Comme je l’ai déjà mentionné dans des articles traitant de l’épître aux hébreux, il ne s’agit pas d’abandonner notre église locale, ni même d’abandonner la foi. Sachons qu’encore une fois, l’adresse est faite aux hébreux, par un hébreux. L’hébreu qui quitte le judaïsme pour embrasser la foi en Christ demeure dans le « rassemblement », l’episunagoge, puisqu’il a « suivi » la promesse dans son accomplissement par le Oint, Jésus-Christ, la finalité prophétique. Un peu plus loin dans le chapitre, l’auteur précise que celui qui appartient à Christ n’est pas de ceux qui se retirent et qui regarde en arrière. Il est donc impossible que celui qui a été scellé dans la foi en Christ puisse se retirer (v.39). Au verset 38, l’auteur précise qu’il s’agit en réalité de ne pas délaisser notre sujet d’espérance.

Et quel est ce sujet d’espérance?

Si le juste vivra par sa foi (citation du prophète Habakuk ch.2.4), c’est qu’il a été justifié. Or, Israël fut appelé à être juste, mais a refusé celui qui le justifie éternellement. En ce sens, celui qui devait être justifié s’est retiré. Et dans ce cas, celui à qui fut promis le Messie, s’est retiré, d’abord en tuant le messager (Jean-Baptiste), puis l’héritier (Jésus-Christ). Il a ainsi commis l’irréparable, et c’est cette génération de juifs qui furent dans l’attente du jugement et voici la suite du texte d’Hé.10:

10.26Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,10.27mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.10.28Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins;10.29de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce?10.30Car nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, à moi la rétribution! et encore: Le Seigneur jugera son peuple.

Les juifs de cette génération ont reçu la connaissance de la vérité par la présence et les accomplissements de Jésus. Comme ils l’ont rejeté, il ne leur reste donc plus de sacrifice pour les péchés. Ils sont donc sous la condamnation éternelle d’un péché irréparable: le péché contre le Saint-Esprit, que seule, cette génération pouvait se rendre coupable (Mc.3). Et le Seigneur jugera son peuple: Israël. Remarquez encore une fois tous les éléments directes et indirectes de ce court texte qui identifient les juifs de cette génération, je les ai mis en gras. Tous ces éléments en gras sont des citations de l’ancienne alliance et sont dans la culture mosaïque. On ne s’en sort donc pas: il s’agit expressément des juifs, et des juifs de cette génération particulière.

 

CONCLUSION

Pour le croyant hébreu, lui, il sera rassemblé avec les autres élus, comme en fait foi cette vaste campagne d’évangélisation faite par les disciples et apôtres à travers le monde romain, afin d’annoncer la bonne nouvelle à tous les juifs d’abord, puis par extension, aux grecs et aux convertis juifs. Le croyant hébreu est donc épargné du jugement qui surviendra sur Israël. Ceux de Jérusalem purent trouver refuge dans le ville-refuge de Pella, tout juste avant la destruction de Jérusalem.

 

La suite pour bientôt.

 

 

Patrick Galarneau

 

Publicités

UNE PROPHÉTIE CONTEMPORAINE

Mt.24.31Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu’à l’autre.24.32Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous connaissez que l’été est proche.24.33De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte.

 

UNE PROPHÉTIE CONTEMPORAINE

Nous avons l’obligation d’analyser tous les écrits dans leur contexte respectif. Mt.24 n’échappe pas à cette règle. D’abord, les textes que nous avons sous la main sont des traductions. Cela signifie automatiquement et sans droit de regard des générations ultérieures aux apôtres et disciples, que ces textes ne furent pas adressés à nous. La plupart des écrits du Nouveau Testament ont été rédigé en grec, et certains textes, que l’on retrouve entre autre dans des passages de l’évangile de Mathieu, furent rédigés en araméen. S’ils ont été ainsi rédigés dans ces langues, c’est que ses auteurs ont voulu s’adresser directement à leurs contemporains. Il y a une nette distinction à faire entre les langues originale (émetteur directe vers le/les destinataire(s) directes), et les traductions (émetteur intermédiaire indirecte vers les destinataires indirectes).

L’émetteur direct veut atteindre des contemporains, donc, des destinataires directes. Ce sont donc eux qui sont directement visés par les textes. Et dans ce cas-ci, par ce que Jésus prophétise en Mt.24. Ceci est corroboré par l’écrivain de cet évangile, et voici quelques exemples:

Adresses directes (Mt.24.1-34)

  • 24.4Jésus leur répondit: Prenez garde que personne ne vous séduise
  • 24.6Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres: gardez-vous d’être troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin.
  • 24.9Alors on vous livrera aux tourments, et l’on vous fera mourir; et vous serez haïs de toutes les nations, à cause de mon nom.
  • 24.15C’est pourquoi, lorsque vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, -que celui qui lit fasse attention!
  • 24.25Voici, je vous l’ai annoncé d’avance.
  • 24.26Si donc on vous dit: Voici, il est dans le désert, n’y allez pas; voici, il est dans les chambres, ne le croyez pas.
  • 24.32Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous connaissez que l’été est proche.
  • 24.33De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte.
  • 24.34Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive.

Adresses indirectes (Mt.24.1-34):

L’adresse indirecte, ce sont tous les éléments périphériques qui identifient indirectement les destinataires directes. Il s’agit des éléments du contexte interne, vérifiés et authentifiés par le contexte externe. On peut alors parler du gentilé; de lieux géographiques; d’éléments culturels ou religieux; de notions temporelles qui identifient dans le temps des destinataires directes, des rois ou d’autres personnages contemporains qui ciblent indirectement les destinataires directes. Alors voici:

  • 24.2Mais il leur ditVoyez-vous tout cela? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée (le Temple de Jérusalem est visé. Il s’agit d’un lieu, d’un élément religieux et prophétique, et il est distingué dans le temps: depuis Néhémie jusqu’en l’an 70).
  • 24.5Car plusieurs viendront sous mon nom, disant: C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens (La notion de Christ appartient au gentilé d’Israëlites, et plus précisément de la tribu de Juda. Le Christ est limité dans le temps, car il doit venir lors du second Temple qui sera détruit en l’an 70. Il est donc impensable que de faux Christ soient évoqués au-delà de sa destruction, car sans Temple, aucun prétendant messianique ne peut s’y présenter).
  • 24.11Plusieurs faux prophètes s’élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens (Tant et aussi longtemps que le second Temple est debout, n’importe qui peut alors s’improviser prophète, car ce dernier sert principalement à préparer progressivement la venue du Christ, comme ce fut le cas pour Jean-Baptiste. La destruction du second Temple marque la fin de l’ère prophétique. La notion temporelle, culturelle et prophétique sont donc évoqués comme adresses indirectes pour ses destinataires directes).
  • 24.16alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes (le lieu géographique est évoqué, ainsi que la notion temporelle, puisque la Judée n’existe plus depuis l’an 73 de notre ère. Ainsi, nous avons encore un élément périphérique adressé à des destinataires directes);
  • 24.20Priez pour que votre fuite n’arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat (Le sabbat indique un élément à la fois culturel, religieux et temporel. D’abord parce que c’est une loi mosaïque, parce qu’il est pratiqué par les juifs, et le sabbat prend fin en même temps que la destruction de la Judée. L’élément du sabbat démontre que c’est aux juifs et hébreux que Jésus s’adresse directement).

 

Je m’arrêterai ici avec les exemples. Je reviendrai ultérieurement avec la suite du passage de Mt.24.31-33.

 

 

Patrick Galarneau

Le signe du fils de l’homme

24.30Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire.

 

SIGNE:

Il s’agit d’une manifestation de ce qui est prévisible, qui a été annoncé et qui sera reconnu par ceux et celles que cela concerne.

Nous l’avons vu dans l’article « Fils de l’homme » ce que ce terme veut dire. Pour faire un très bref résumé, le terme « fils de l’homme » signifie:

« Jésus est celui qui représente la justice de Dieu. Il est donc l’archétype du terme «fils de l’homme», représentant ainsi tous les justes avant lui, ainsi que ceux et celles qui seront rendus justes par la foi après que Christ eut offert son corps comme une offrande d’agréable odeur à Dieu, une offrande qui est le sacrifice ultime pour justifier les pécheurs pour quiconque reçoit cette foi par la grâce, en Jésus-Christ ».

Extrait de l’article: https://lafoisansreligion.com/2018/03/16/le-fils-de-lhomme/

 

Maintenant, nous verrons ce qu’est le « signe du fils de l’homme »

Le signe du fils de l’homme a souvent suscité la curiosité des eschatologues aguéris comme amateurs. Pourtant, c’est très simple: comme Jésus est le « fils de l’homme », que ce terme renferme les notions de « juste, justice », c’est tout simplement que la justice de Dieu sera effective simultanément, mais non sans avertissements préalables.

La très grande majorité des chrétiens d’aujourd’hui et même, depuis l’ère John Darby, père de la doctrine dispensationnaliste, croit que Jésus va apparaître dans le ciel sur un grand trône blanc en tassant les nuages pour que tous les gens de la Terre le voit dans sa gloire. Il tirera alors l’épée en arrivant sur un cumulus, une nuée blanche, afin de rendre sa justice sur le monde des hommes et ce, après que l’antéchrist, comme les chrétiens l’appellent de manière erronée, ait corrompu toute la Terre. Certains croient même qu’il y aura vraiment et littéralement 10 anciens rois de Rome qui sortiront de leurs tombes pour se joindre à ce prétendu anti-christ. Nous sommes dans les élucubrations les plus farfelues de ces esprits tordus.

 

Le plus grand problème qui se pose dans ce genre d’élucubrations, c’est qu’il n’y a aucun autre passage dans le Nouveau Testament qui évoque un « signe du fils de l’homme ». Et même les prophètes Ésaïe et Daniel n’ont pas ce terme, bien que Daniel évoque le jugement sur Jérusalem et les israëlites qui auront rejeté le Oint (Da.9.24-27). Mathieu est le seul à véritablement utiliser cette formulation et pourtant, on instrumentalise ce seul passage pour élaborer une hypothèse eschatologique (qu’eux appellent « théorie ») et bâtissent leur eschatologie autour de ce verset. Pourtant, si l’auteur insistait à ce point sur ce terme particulier, ne devrait-on pas le retrouver ailleurs et à maintes reprises?

 

C’est pourtant simple: le signe du fils de l’homme n’est ni plus ni moins que le jugement qui s’abat sur le peuple qui l’a rejeté. Mais alors, qu’en est-il de cette formulation « toutes les tribus de la Terre se lamenteront »? Évidemment, on croit inévitablement qu’ils s’agissent de la Terre entière, puis de tous les pays qui existent à l’heure actuelle. Or, le terme « Terre » signifie symboliquement Israël, alors que le terme « mer » signifie tout ce qui est en-dehors d’Israël. Et le simple fait que ce soit des tribus nous ramène encore une fois à Israël.

Mais il y a bien plus que cela: pour reconnaître le « fils de l’homme » et s’en lamenter, il faut l’avoir connu. Or, le monde romain n’avait que faire de la Judée et de ses fanatiques religieux. Les citoyens romains, les esclaves romains et tous ceux qui se trouvaient inclus dans cet empire hors-Judée ne savaient pas ce qui se passait en Judée et n’ont que bien peu appris sur Jésus et ses manifestations miraculeuses. C’était ni plus ni moins qu’un fait divers, comme nous qui voyons à la télé, les médias ce qui se passe dans un autre pays éloigné de nous, mais qui changeons de poste pour se délecter de divertissements abrutissant l’esprit des gens. Ce n’était pas le cas des juifs, des hébreux et des hellènes d’origine hébraïques et juives, puisque d’une part, ils sont concernés sur ce qui se passe à Jérusalem, cité abritant le Temple et espérance d’un Messie à venir, puis de l’autre part de l’évangélisation à grande échelle de la part de l’apôtre Paul et ses compagnons d’oeuvre et ce, jusqu’à environ l’an 67 de notre ère, alors qu’ils ont parcouru de l’Espagne jusqu’aux Indes, d’Europe du Nord jusqu’en Afrique. Et cette bonne nouvelle fut annoncée premièrement aux juifs et aux hébreux hellènes, passant par les synagogues des différentes cités de l’empire romain. Ce n’est pas sans raison que l’apôtre Paul et les autres disciples furent poursuivis et traînés devant les tribunaux romains par les judaïsants hors-Judée.

 

Ce signe du fils de l’homme, arrivé à son terme, est apparut en se manifestant de la façon suivante: lors de la grande révolte juive face aux romains, ces derniers ont investit Jérusalem, le Temple et détruisirent tout sur leur passage. Mais plus que cela: les juifs de partout dans l’empire, non seulement apprirent-ils cette terrible nouvelle, mais ils furent eux-mêmes persécutés, faits esclaves et tués par les romains. Que ce soit à Rome, à Alexandrie ou n’importe quelle cité de l’empire, les juifs subirent le terrible courroux romain entre les années 66 à 73 et ce, à travers tout l’empire. C’est dans cette période que le « signe du fils de l’homme » s’est manifesté. Le Temple détruit, les tribus (les 12 d’Israël) répandus sur toute la Terre (la terre connue, celle de l’empire romain), se lamentèrent et ont vu le « fils de l’homme », mais au sens spirituel et non charnel du terme. Ayons toujours à l’esprit que nous sommes dans le domaine spirituel et non charnel dans les termes. D’ailleurs, Jésus répondait de manière céleste à ses opposants qui, eux, étaient dans les notions terrestres, tant dans leurs questions adressées à Jésus que dans leur compréhension de ce que Jésus leur répondait.

 

CONCLUSION

Ainsi, ceux qui se lamentèrent, ce sont la génération de juifs, des contemporains de Jésus et des témoins qui leur rapportèrent cette bonne nouvelle messianique, qui se lamentèrent et qui ont vu, de manière imagée et symbolique, le « fils de l’homme » dans toute sa gloire. Car une fois le Temple détruit, tout ce que Jésus a fait, dit ou fut témoigné par les disciples dans et hors-Jérusalem, leur revint à l’esprit, comme une marque au fer rouge dans leur conscience. Ne leur reste plus que le jugement sévère, puisqu’ils ne pouvaient plus se repentir ni crucifier Christ une seconde fois (Hé.10.25-30). Une fois le Temple détruit, il y a un point de non-retour pour avoir l’occasion de se repentir à nouveau. Il fut trop tard. Voilà la fin des temps, le temps des prophètes, de la loi, des sacrifices perpétuels, de l’attente messianique, de la repentance et d’une alliance ancienne.

 

 

Patrick Galarneau