Rechercher la paix…

Bonjour à toutes et à tous,

 

Lecteurs assidus… ou de passage, c’est selon, j’aimerais vous partager ma vision simpliste d’une vie en Christ.

Je ne vais pas utiliser un langage issus du Patois de Canaan (ce n’est déjà pas mon genre de le faire de toute manière), mais vous parler simplement.

 

Je suis bien avec moi-même, sans tout ce brouhaha des églises évangéliques contemporaines, où on se bombe le torse sur l’estrade à prêcher à des centaines de personnes avec une palette bien garnie de diverses rhétoriques, dans le seul but de convaincre son auditoire à recevoir généreusement des messages, trop souvent à l’eau-de-rose, édulcorés, teintés d’une psychologie digne du reader’s digest (ou indigeste), pour ensuite retourner à mes verts pâturages (selon certains) ou encore, dans ma crassitude de vie insignifiante et sans intérêt (selon d’autres).

Je préfère le calme et l’introspection, à une vie en apparence chrétienne, chargée de relations en superficie et en marge d’une véritable relation avec Dieu. On peut concilier les deux, me diront certains. Peut-être. Mais je préfère écouter de la musique classique, étendu sur mon divan un dimanche après-midi, afin de me reposer et faire le vide d’une autre grosse semaine de travail, me préparant pour la semaine suivante. Je préfère passer du temps avec ma femme et mes enfants, à faire des activités familiales, rire, jouer avec mes enfants, car le temps passe si vite, inexorablement. Puis, on se réveil un beau matin, ils sont adultes, loin de la maison, font leur vie, ont leurs projets, et nous ne sommes plus leur support, ni leur épaule sur laquelle poser leurs petites têtes, ni nos bras accueillants avec lesquels ils trouvent réconfort, ni les personnes avec qui ils veulent passer le plus de temps. L’enfance ne dure pas suffisamment longtemps pour que je n’en profite pas, mais surtout, pour que je ne leur fasse pas profiter de ma présence active.

M’investir auprès de ceux et celles qui me sont proches avant même de respecter un rituel dominical, est-il plus constructif, si j’ai le choix entre les deux? Quelles sont mes priorités? Quelles sont les priorités de ma famille? Mes enfants ont-ils le désir de se lever tôt un 6ième jour dans la semaine, pour se rendre dans un endroit où, faut le dire sans cachette, est surtout consacré pour les adultes en âge d’écouter un homme à cravate, palabrer pendant 45, voir, 60 minutes et pendant ce temps, on parachute nos enfants à l’école du dimanche où on éduque nos enfants sur Jésus, alors qu’on peut très bien le faire nous-mêmes à la maison, de manière tout aussi, sinon davantage, ludique et éducative. Déjà que mes enfants sont en contact plus longtemps avec le personnel de leur école et de leurs amis, faut-il encore leur imposer une autre forme scolaire le dimanche matin, malgré que ce soit moins contraignant, en apparence, car pour les enfants, la fin de semaine en est une aussi de repos et de décrochage.

Plutôt que d’avoir à me lever tôt le matin, presser les enfants à se vêtir, manger, se quereller avec eux ou avec ma femme pour ne pas arriver en retard à un rituel dominical qui, franchement, n’apporte rien de spécialement constructif sur différents plans. si l’on compare à l’investissement d’un parent avec ses enfants et son conjoint, je choisis la famille.

 

Mais plus que cela: si Christ a tout accompli, quelle est donc la raison pour laquelle je me rendrais dans un lieu que l’on appelle faussement « église », alors que l’on me sert du réchauffé, comme ces repas congelés que l’on achète dans des épiceries à bon marché? Vous me direz sans doute:  » ben moi, je vais communier « . Et moi de vous répondre:  » foutaise « . Avez-vous des amis avec des liens solides, à qui vous avez tellement confiance que vous pourriez leur céder votre compte en banque et qu’ils seraient disposés à le renflouer plutôt qu’à se prendre un petit salaire à votre insu? Si la réponse est NON, alors ne venez pas me parler de communier avec la masse, je ne vous croirai pas, mais pas du tout. Ma femme et mes enfants, par contre, je pourrais tout leur laisser aveuglément, que j’ai la certitude qu’ils prendront un soin jaloux de mes avoirs, car ils ont un si grand souci de ma personne!! Comprenez-vous pourquoi je fais passer ma famille avant tous ces aspects d’obscurantisme religieux? Non? Alors pas la peine de vous expliquer davantage. 😉

 

 

Patrick Galarneau

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