Les écritures… ou, le Dieu en papiers.

Mes livres d’histoires sont aussi des écritures. Les livres de français et de mathématiques de mes enfants sont aussi des écritures. Les récits d’Omer et le Coran sont aussi des écritures. Les romans et bandes dessinées sont des écritures également.

 

Non mais c’est quoi ce langage absurde des évangéliques concernant la Bible? Oui, ce sont des écritures, mais le terme en lui-même est ridicule. La Bible, c’est une bibliothèque remplie de mots et de papiers. C’est aussi un livre rempli d’histoires à la fois merveilleuses, mais plusieurs sont sombres également. On ne peut certainement pas affirmer, avec honnêteté intellectuelle, que les histoires scabreuses d’éradication de peuples, commandé par Dieu, soient des contes pour enfants. Les viols, les meurtres, les génocides, les punitions de Dieu ou découper en 12 parties une femme juive violée toute la nuit soient des  » écritures  » dignes de mentions. Mais on défendra la fidélité des              » écritures  » pour imposer, convaincre, manipuler quiconque d’assez naïf pour emboîter le pas des aveugles conducteurs, bible en mains, qui prêchent dans les rues ou dans les bâtiments, qu’ils appellent faussement  » église « , que les  » écritures  » sont non-questionnables.

 

Le terme  » les écritures  » renferme cette notion inviolable d’innérrence biblique ou à tout le moins, d’infaillibilité biblique, ullo sine errere, ou ullo errere pour les amateurs de latin ou de conciles de Vatican II, ou de la convention de Chicago de 1978 sur l’innérrance biblique. Par  » écritures « , on veut distinguer la Bible de tous les autres ouvrages en lui donnant un caractère de sainteté, d’où le nom  » Sainte Bible « . Cette appellation doit rappeler aux adeptes de ne jamais questionner la Bible ni son caractère divin. Or, ce n’est pas par des terminologies que l’on détermine le caractère divin de la Bible et son auteur principal, mais seulement par la foi offerte par Dieu dans sa grâce.

 

Ainsi, les  » écritures  » ne sont pas questionnables lorsqu’on lui confère le sacre de champion de sainteté et de vérité, s’imposant ainsi comme un argument d’autorité de manière intellectuelle et balayant du revers de la main toute question relative à sa véracité, comme s’il y avait un interdit, une omerta, un tabou qu’il fallait éviter à tout prix. La mise en contexte des mots de la Bible deviennent alors secondaires, car les mots sont saints et donc, littéraux. Il y a une dévotion crasse et puérile des adeptes évangéliques devant les  » écritures « , qui n’ont rien de saintes en soi. Or, la foi véritable ne se repose pas sur de l’intellectualisme ni à la déification d’un livre rempli de mots et de papiers, mais bien sur une révélation personnelle de la personne de Dieu. C’est ainsi que prend tout son sens les mots imprimés sur le papier. Mais les mots et le papier en soi ne sont rien d’autres… que des mots et de papier.

 

Les défendeurs de la fidélité scripturaire (en voilà un autre mot à proscrire de notre langage), semblent totalement aveugles au contexte générale de ce qu’ils défendent de manière littérale. Il y a ici une cruelle forme d’immaturité et de méconnaissance de la personne même de Dieu, se vouant corps et âmes à défendre la vérité qu’ils croient détenir.

 

CONCLUSION

La Bible est un merveilleux témoignage du passé, mais pas du présent ni de l’avenir. Les traductions ne sont que des mots et du papier. Même les originaux sont et seront toujours que des mots et du papier. Il n’y a pas une aura magique qui transcende de la Bible. Ce ne sont ni les mots ni le papier qui sont saints, ni ne transforment la personne intérieure de celui ou celle qui en lis les mots imprimés noir sur blanc. Le Dieu en papier ou le Dieu en personne? Des millions d’âmes n’auront jamais lu ou n’auront jamais été capable de lire un seul mot de la Bible. Si la Bible est l’autorité suprême, alors il y a du soucie à se faire pour ces millions d’individus. Fort heureusement, Dieu se révèle personnellement et son son action à lui seul, sans aucune aide ni intervention humaine. La Bible témoigne, mais elle n’est pas Dieu.

 

Alors dehors les termes comme  » les écritures « .

 

 

Patrick Galarneau

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Publié par

lafoisansreligion

À la fin de l'année 2013, c'est avec un feu de plus en plus ardent sur mon cœur que le Seigneur suscita en moi un désir de le servir d'une manière particulière. Ma présence sur le net n'est pas nouvelle et ce que je fais n'est pas nouveau. Toutefois, c'est en 2014 que s'est matérialisé ce projet de "La Foi Sans Religion", qui consiste en des enseignements de mise en contexte; des mises en gardes contre les faux bergers; des avertissements contre les faux ministères; des dénonciations sur les œuvres mauvaises et enfin, des exhortations sur ce site, sur facebook, sur youtube et sur les différents réseaux sociaux. Tous ces éléments servent à l'édification de l'Église. Je suis un des nombreux outils que le Seigneur utilise. Je travaille en collaboration avec tous ceux et celles qui œuvrent pour lui d'un cœur droit et vaillant et je félicite tous ces ministères diversifiés à travers le monde qui servent, à leur manière, le corps de Christ pour son édification et pour affermir la foi des uns et des autres. Je suis très préoccupé par l'actualité internationale, religieuse et politique. La majorité de mes contacts sont français et africains. Il est donc normal que je sois préoccupé par la politique internationale. Vous pouvez aussi consulter ma page facebook. Je vérifie les profils avant d'accepter de nouvelles demandes d'amitiés et ce, afin d'éviter les nombreux faux profils qui pleuvent sur ce réseau. Ma chaîne youtube porte le même nom que ce site: "la foi sans religion", où vous pouvez consulter les différents sujets que j'aborde.

Une réflexion sur “Les écritures… ou, le Dieu en papiers.”

  1. Dire « les écritures », c’est toujours mieux que de dire « la Parole » en parlant de la Bible, car la Parole qui a été faite chair ne peut en même temps être du papier. La Bible n’est la Parole que si elle est transformée en quelque chose de vivant en nous, par le St-Esprit.

    Concernant les textes parlant de meurtres etc. Paul dit clairement que ces choses ont été écrites pour notre instruction, et que c’est spirituellement qu’on les comprend. Les guerres, ce sont nos batailles intérieures : nous avons à lutter contre les principats, contre les autorités, contre les pouvoirs de ce monde de ténèbres, contre les puissances spirituelles mauvaises qui sont dans les lieux célestes.

    Paul n’hésitait pas, sans transition, à comparer (Galates 4) Agar à la Jérusalem d’en-bas et Sarah à la Jérusalem d’en-Haut, manière de faire qui à l’époque était tout à fait naturelle, et que nous avons perdue 2000 ans plus tard.

    Le jardin où se trouvent Adam et Eve, c’est notre coeur. Eve, c’est notre âme, qui influence notre esprit, Adam, afin qu’il décide de lui-même ce qui est bien et ce qui est mal (arbre de la connaissance) plutôt que de s’en remettre à l’Arbre de Vie (Christ). Au jardin de Gethsémani (pressoir à huile) l’Esprit de Dieu seconde notre esprit pour l’amener à dire : « non pas ma volonté, mais la Tienne ».

    Les noms de lieux : lorsque les princes d’Israël sont menés de Jérusalem (lieu de Paix) à Babylone (lieu de confusion), ces princes, c’est nous, et ces lieux symbolisent des états de notre coeur.

    Nous pourrions encore citer les noms de personnes, les changements de ces noms en cours de récit, les grands événements (p.ex. le passage à sec de la mer par le peuple guidé par Moïse), les gestes hautement symboliques (p.ex. l’acceptation par Abraham – père des hommes de foi – du sacrifice de son fils), etc.

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