Les chrétiens sont malheureux! (3e partie)

Au Québec, être heureux a signifié longtemps les victoires des Canadiens de Montréal, surtout dans les années 70′. En effet, le club de hockey Canadiens de Montréal aura été certainement la plus grande dynastie sportive, tout sports confondus, et pour cause! Cinq coupes Stanley d’affilée entre 1956 et 1960, six coupes Stanley en neuf ans (71′, 73′, 76′, 77′, 78′ et 79′) dont quatre d’affilée entre 1976 et 1979, puis 24 coupes Stanley dans toute leur histoire.

Pendant ces quatre années de leur domination totale sur le reste de la ligne nationale de hockey entre 76′ et 79′, les Canadiens de Montréal avaient cumulé une fiche impressionnante de 229 victoires, 46 défaites et 45 nuls en 320 parties. Pendant ces quatre années en séries de la Coupe Stanley (76′ à 79′), les Canadiens de Montréal on compilé une impressionnante fiche de 48 victoires et seulement 9 défaites pour remporter le précieux trophée à chacune de ces quatre années.

Au courant de la seule saison 76′-77′, les Canadiens de Montréal n’avaient subi que huit petites défaites sur 80 parties! Et selon les dires des anciens joueurs, lors de ces rares défaites, c’était un silence de mort qui régnait dans l’avion. Le peuple québécois était en colère. L’entraîneur punissait sévèrement ses joueurs. Et pourtant, le club aura été le meilleur de tous les temps! Nous ne reverrons pas de sitôt une telle domination. Même les Wayne Gretzky et Mario Lemieux de ce monde n’ont pu conduire leurs équipes respectives à une telle domination! Et pourtant, le Québec se flagellait et se frappait la poitrine lors des rares défaites de leur club favori!

Durant les années 70′, le Québec, et Montréal en particulier, était sur toutes les lèvres dans le monde. La frénésie du disco a vu le jour à Montréal (1973), avec son fameux club de la rue Crescent, le « Limeligth », qui accueillait les grandes vedettes internationales et qui permettait l’entrée de simples fans dans cette boîte de nuit prestigieuse. C’est à la suite de ce succès montréalais qu’est apparut le fameux club « Studio 54 » à New York, boîte de nuit copié sur celui du Limeligth de Montréal. Les jeux Olympiques de 1976 furent le point culminant pour Montréal et le Québec en entier. Les retombées économiques de cet événement ont grandement aidé l’économie local, sans compter la visibilité de Montréal à travers le monde pour attirer les touristes. Et malgré les crises pétrolières de 73′ et 79′, les québécois pouvaient boire leur essence tellement le prix du litre était dérisoire. Il n’y avait aucune crise économique en vue, il n’y avait pas assez d’individus pour le nombre d’emplois intéressants et disponibles, les gens étaient heureux! Et que dire de cette explosion d’églises évangéliques un peu partout au Québec! Plusieurs associations d’églises et d’écoles bibliques ont vu le jour dans les années 70′. Les chrétiens évangéliques se multiplièrent au même rythme que le pain et le poisson lors du miracle de Jésus à son époque. Rien ne laissa présager que le bonheur des gens allaient s’estomper.

 

Ce long préambule pour illustrer à quel point le bonheur des gens est aussi périlleux que le funambule sur sa corde raide les yeux bandés. Or, le divertissement est bien souvent un générateur de bonheur pour plusieurs d’entre nous.

 

L’ÉGLISE DIVERTISSEMENT

Et dans le domaine du divertissement chrétien, nous avons l’église locale, les rencontres de jeunes aux soirées de louange (prétexte pour chercher et espérer trouver le conjoint d’une vie). Bien que le sermon est loin de divertir, c’est le portrait en périphérie qui attire les foules. Car la foule attire la foule. Les gens se moquent un temps soi peu des sermons. Ils en retirent que bien peu de choses pratiques dans leur vie et c’est prouvé par des études en la matière.

Si l’église évangélique connaissait un essor plus qu’intéressant dans les années 70′, la nouveauté a fait place à une routine ennuyante avec le temps. La joie a donné sa place à l’indifférence. Il n’y a plus cet esprit communautaire et d’entraide du début. Les chrétiens évangéliques sont devenus ternes, individualistes, indifférents, repliés sur eux-mêmes dans leur religion. Le dimanche matin est une routine. « Viens tel que tu es » est relégué aux oubliettes: on vous dépose des fardeaux inutiles sur le dos. Par exemple, on incite les chrétiens à avoir une tenue vestimentaire exemplaires ou au moins, acceptable. Ce n’est plus « viens tel que tu es ». La zone de confort dans laquelle s’est enraciné le mouvement évangélique québécois, fait en sorte que ce n’est plus la joie, la délivrance, l’espoir qui rejaillit sur ces visages stoïques des chrétiens évangéliques. Ils sont enracinés dans des habitudes, des rituels, des méthodes. Mais ils n’expriment plus de joie. Même les chants dans les églises sont ennuyants. Ce sont les mêmes chants pourtant qui furent chantés avec joie et en s’époumonant. Aujourd’hui, on regarde l’écran et on répète les paroles en réfléchissant à autre chose. On se rassoit, puis on « entend » un sermon. Même le prédicateur semble blasé. il tente de mettre de l’émotion, mais la flamme du début n’y est plus. Après 25, 30 ou 40 ans de services dominicaux à dire les mêmes choses sans trop de variation, le cœur n’y est plus. Les adhérents des églises commencent à quitter depuis une vingtaine d’années. Les vieux grincheux, eux, demeurent dans ce qui est devenu de simples institutions ecclésiastiques, comme des arbres morts qui auraient dû être coupés depuis longtemps.

 

L’église divertissante dans les années 70′ est devenue aussi joyeuse qu’un cimetière. Les églises émergentes l’ont compris. Des églises comme Nouvelle Vie de Longueuil, qui compte 5 000 personnes, la Chapelle, succursale de Nouvelle Vie et située au coin de Fabre et Bellechasse à Montréal, ou encore, le Portail de Saint-Eustache en banlieue de Montréal, sont des églises sous le même format que ces églises mortes, si vivantes au début. Les gens recherchent du bonheur, de la joie. Alors, même au détriment de la vérité, les chrétiens évangéliques sont prêts à la troquer pour se divertir le dimanche matin et quelques fois dans le mois où la mégachurch organise des activités dans ses murs ou chapeaute une activité ailleurs. Car ces églises émergentes n’ont pas de contenu, mais seulement du divertissement. Il y a aussi une nouveauté, venue de l’autre côté de la frontière, et c’est « Axe 21 ». Il y en a dans la ville de Sherbrooke et j’en ai vu une à Magog, au Québec. Il y en a probablement à Montréal, mais je n’ai pas cherché. C’est le même type d’églises, cherchant les plus jeunes pour dynamiser leurs groupes et attirer encore plus de gens désillusionnés et malheureux.

 

Après une décennie de gloire (70′), la récession, crise économique, églises stagnantes, montée des prix sur les produits, majoration des taxes et des impôts, taxes vertigineuses sur les prix fluctuants de l’essence, explosion des prix sur les propriétés, montée des taux d’intérêts, pertes d’emplois, déménagement de sièges sociaux, les québécois en général sont cyniques et malheureux. Les chrétiens suivent la même tendance. D’ailleurs, on observe un taux de divorces anormalement élevés chez les évangéliques. Ce taux approche celui des non-évangéliques au courant des années 90′. Puis, dernièrement, le dépasse! Et n’allez pas croire que longévité en couple = bonheur. Oh que non! Il y a de très nombreux couples, surtout pastoraux, qui ne sont pas du tout heureux en couple. Ils maintiennent artificiellement l’image du couple heureux pour nombre d’entre eux. Question d’image, question de règles internes. On ne divorce pas, surtout chez les couples pastoraux. Si le pasteur quitte sa femme, il perd tout! Son poste rémunéré de pasteur et tout ce qui vient avec: maison à vendre, voitures, privilèges, compte de dépenses, ect… Et la femme du pasteur, elle, que fera-t-elle sans le soutient financier de son mari? Pour plusieurs, elles sont demeurées trop longtemps à la maison pour élever les enfants et privilégiés le ministère pastoral de leur mari. Leurs expériences de travail sont trop loin dans le temps pour être favorisées lors d’une entrevue d’embauche.

C’est sans compter le réseau social: divorcer, c’est perdre sa crédibilité, son image forte, ses ami(e)s qui deviennent des jugeurs, c’est le scandale! Plusieurs y perdront alors leur réseau social et se retrouveront seuls. Car oui, le mouvement évangélique est un monde de requins sanguinaires qui n’a aucune pitié pour ses divorcés, surtout s’ils sont pasteurs. Alors, pour préserver tous ces acquis si fragilisés, on préserve les apparences et on s’endure!

Les chrétiens sont-ils heureux? Il n’y a aucun doute: ils sont malheureux!

Parlons des règles et lois internes pour vrai cette fois-ci au prochain article.

 

 

 

Patrick Galarneau

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Les chrétiens sont malheureux! (part two)

BONHEUR ARTIFICIEL

Je ne dis pas que les chrétiens évangéliques sont de mauvaises personnes (il y en a, mais il y en a dans toutes les sphères de la société), je dis qu’ils sont malheureux. Si le bonheur dépend des éléments environnementaux. Dans de tels cas, ces bonheurs sont superficiels. Autrement dit, si le bonheur des chrétiens repose sur des choses, disons, matérielles (emplois bien rémunérés, maison, voitures, couple, un peu ou beaucoup de luxe), ce bonheur est à la fois fragile et éphémère. C’est l’un des problèmes que l’on retrouve dans nos riches sociétés.

Ce qui est malheureux, c’est d’associer les chrétiens pauvres à la malédiction de Dieu, comme si la prospérité biblique était intimement liée à la richesse. Or, la prospérité, selon ce qui émane de la pensée des auteurs du N-T, c’est la vie en Christ, qui offre une paix en toutes circonstances, bonnes ou mauvaises. D’ailleurs, l’apôtre Paul a fait état de sa paix intérieur, expliquant à qui voulait bien l’écouter que, il se plaisait autant dans l’abondance que dans la disette. Ou si vous préférez: rien d’artificiel, d’éphémère, de fragile ou temporel n’a d’influence sur son bonheur en Christ, sa paix intérieure ou son équilibre psychologique et émotionnel. L’argent n’est pas le problème. C’est la signification qu’on donne à la notion de prospérité qui l’est.

Tout perdre, est-ce une perte ou un gain? Dans nos sociétés richissimes, la perte de revenus, de biens matériels ou même, d’un divorce sont perçus, autant par les jugeurs que par les personnes subissant ces pertes, comme étant le retrait de la bénédiction divine. Pire: certains y perçoivent une malédiction pour tel ou tel péché. Pourtant, l’apôtre Paul (encore lui), parle ouvertement à ses auditeurs comme étant plutôt un gain que ces pertes temporelles. Le divorce n’est certes pas inclus dans ce que l’apôtre faisait allusion, mais parfois, et au cas par cas, il s’agit bien d’un gain par la perte.

 

L’EXEMPLE DE JOB

Il n’est pas nécessaire de croire ou non à l’historicité de Job pour en retirer des enseignements pédagogiques dignes de mentions. Croyants ou non, nous avons tous entendu l’histoire de Job, qui perdit tout, même ses enfants. Qui ne serait pas tenté de crier son désarroi à Dieu dans de telles circonstances aussi dramatiques que pénibles? Une profonde dépression, des pensées morbides, un désir avoué de mourir et crier à l’injustice seraient le lot de pas mal d’entre nous, et pour cause! Néanmoins, Job demeura conscient, malgré ces terribles épreuves de la vie, que tout appartient à Dieu et qu’il est le dépositaire de toute sa création. La peine et le désespoir ne sont pas des péchés, soit dit en passant. Mais le bonheur et le malheur ne dépendent pas des circonstances, mais bien de notre disposition intérieur face à nous-mêmes d’abord, puis à ce qui nous est externe.

 

L’ÉPREUVE DU CARACTÈRE

Que dirions-nous alors de Jésus devant l’épreuve de la croix? N’avait-il pas pleinement et légitimement le droit de vivre l’angoisse? Est-ce que cela a affecté sa paix profonde? Si c’était le cas, il n’aurait certainement pas affirmé sur la croix « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Il n’y a rien sur cette Terre qui pourrait nous donner le vrai bonheur. Satan, dans le désert pour y tenter Jésus, a bien voulu se faire croire qu’il pouvait offrir du bonheur à Jésus, si seulement il se soumettait à lui. Prêt à offrir les royaumes de la Terre, la très grande majorité des hommes auraient succombé à cette tentation, et probablement tous à 100% après 40 jours sans manger ni boire. Et combien d’êtres humains auraient considéré Satan comme leur grand bienfaiteur pour les avoir fait passer d’une mort imminente à « roi de la Terre » ? Or, Jésus a rejeté du revers de la main ces choses éphémères, préférant demeurer dans sa misère du moment, mais conservant l’essentiel: son intégrité et sa paix profonde. Surtout, son bonheur qui ne se voit pas.

Cette épreuve du désert avait pour objectif de faire la démonstration que Jésus était bien le Christ, le Dieu incarné. Son caractère divin fut mis en relief par cette épreuve. Et qui plus est, cela démontrait que le vrai Christ ne cherchait pas à devenir le roi de tous les royaumes, supplantant enfin le grand royaume romain qui dominait en Judée, non. Jésus-Christ démontrait, dans cette épreuve soumise par Satan, que, contrairement à tous ces faux Messie qui se sont présentés en Judée depuis la conquête romaine afin de délivrer Israël du joug romain, Jésus était celui qui allait accomplir les prophéties anciennes au sujet du Messie. La vision globale de Jésus était bien plus élargie que celle de ces faux messie qui croyait être des répliques de Moïse en Égypte. Le bonheur de Jésus, c’était de délivrer le peuple de la loi, de la condamnation qui pesait sur lui, ainsi que de sa nature incapable de satisfaire aux exigences de la loi mosaïque. Le bonheur de Jésus résidait à mettre un terme aux sacrifices perpétuels, pour être lui-même l’ultime sacrifice une fois pour toute. Les juifs et faux messie juifs, eux, croyaient que le bonheur résidait dans l’expulsion des romains de la Judée. Un bonheur temporel, terrestre, nationaliste et sans profondeur.

Nous n’avons pas ici la même signification de ce qu’est « être heureux » selon les modalités spirituelles, versus ce qui est temporelles.

 

CONCLUSION

Nous avons le choix d’être négatif ou d’être positif. Il est faux de prétendre que Dieu va tout régler lui-même et tout seul dans notre être intérieur. Nous sommes des êtres de réflexions, de conscience et sommes en mesure de décider de nos propres dispositions.

Vous pouvez me croire sur paroles: loin de moi l’idée de faire des leçons de morales à qui que ce soit. Je serais certainement le premier à détester la vie si je perdais mes enfants (juste écrire cette phrase me donne des nausées). Je suis persuadé qu’il en est de même pour vous. D’ailleurs, le bonheur ne signifie aucunement le contraire de ressentir des sentiments comme la tristesse, le découragement ou le désespoir. Oui, cela semble étrange à dire, mais le bonheur, le vrai, réside dans quelque chose de bien plus profond. Bien que j’ai énormément de chemin à faire encore (je présume que nous sommes plusieurs), je crois que la paix intérieur que j’ai par la grâce de Dieu, me suffit. Je voudrais davantage, oui. Je voudrais avoir tout le bonheur superficiel, artificiel et temporel. Mais la grâce de Dieu est sensée me suffire, comme le rapporte l’apôtre Paul de la part de Dieu à son intention : « ma grâce te suffit ». L’apôtre Paul aurait supposément été heureux que Dieu lui ôte l’écharde dans la chair, mais Dieu lui répéta : « ma grâce te suffit ». C’est l’essence même d’être heureux en Christ

 

 

Patrick Galarneau

 

Les chrétiens sont malheureux! (part one)

Les chrétiens d’Orient et de plusieurs régions du monde n’ont ni le temps d’être heureux ni malheureux. Et lorsque l’on parle de persécutions envers les chrétiens, on parle de qui? Des catholiques? Des orthodoxes? Des évangéliques? Des protestants? Des Témoins de Jéhovah? Des Mormons? Il s’agit néanmoins d’islamistes envers la religion chrétienne, d’états despotes et voyous, comme la Corée du Nord, ou de la Chine paranoïaque, qui vit encore sous l’ère Maoïste.

Ces derniers ne font pas la distinction entre la religion chrétienne et l’Église de Dieu. La persécution est un phénomène répandu, mais pas seulement à notre époque. Cela est valable pour toutes les époques et dans toutes les régions du monde en-dehors de l’Occident, généralement, et elle n’est pas visée directement envers l’Église de Dieu, mais pour toutes religions qui professent Christ comme sauveur, qu’importe que ses adhérents respectifs soient sauvés ou non. Il faut aussi mentionner que les chrétiens ne sont pas les seuls visés. Les musulmans de plusieurs pays, comme la Birmanie, à titre d’exemple, font les frais d’une persécution et d’une épuration religieuse.

 

Émergence prophétique

Il y a un autre phénomène cependant. En Afrique comme en Europe et en Amérique, les chrétiens semblent s’ennuyer, désespérés ou en recherche de sensations fortes. Que voulez-vous, ce ne sont pas toutes les villes de ces continents où on peut sauter en parachute, faire du Bungee ou faire les montagnes russes.

 

AFRIQUE

Avec l’émergence des réseaux sociaux, n’importe qui peut faire sa propre promotion, vendre sa salade (au sens figuré) et attraper n’importe quel nigaud naïf pour lui soutirer de l’argent, une dévotion idolâtre et être reconnu comme prophète. Le contexte socio-politico-économique y est pour beaucoup. Avec les occidentaux qui ont mainmise sur la géopolitique africaine et y place des dirigeants fantoches pour leur propre compte, la majorité des peuples africains vivent dans la plus grande pauvreté au profit des dirigeants occidentaux.

Khadafi fut assassiné pour des raisons géopolitiques, stratégiques mais surtout, économique. Imaginez un instant: Khadafi voulait foutre dehors les dirigeants occidentaux, notamment les américains et les français, afin d’unifier l’Afrique sous une seule monnaie, conserver leurs richesses naturelles et en faire profiter les peuples de ce continent. Mais que feront donc les peuples de l’Occident sans l’or, le pétrole et les diamants africains? Simple: remplacer des dirigeants récalcitrants par des dirigeants dociles que l’on enrichira, en échange de leur obéissance crasse.

Pendant ce temps, des millions d’africains sont malades, meurent dans des conditions extrêmement difficiles, sont dans une famine extrême et dans la plus grande pauvreté. Mais la pauvreté rapporte. Elle rapporte beaucoup aux profiteurs, aux vautours qui tournent autour de cadavres encore bien chauds, mais la peau sur les os. Les chrétiens comme les non-chrétiens d’Europe et d’Amérique peuvent dormir bien tranquille, faire leur petite vie en toute quiétude grâce à l’extorsion de masse exercée par nos dirigeants. Sans quoi, ce serait nous les pauvres, et les africains, eux, riches!

Cela nous ramène donc au phénomène des prophètes.

J’ai lu et entendu plusieurs hurluberlus affirmer qu’ils étaient les seuls voix de Dieu dans leur pays respectif. N’importe quoi me direz-vous, en effet. Mais que voulez-vous, ces gens cherchent tous les moyens possibles pour sortir de la pauvreté. Solution? Extorquer à leur tour les peuples africains. Leurs propres peuples. Si les français et les américains peuvent le faire, pourquoi pas une extorsion locale. Après tout, on cherche à favoriser les produits locaux. Et ce qui fonctionne bien, c’est l’espoir. Générer de l’espoir aux gens qui n’ont pas de solution à leur situation, c’est le moyen qui fonctionne le mieux avec le genre humain, pas juste africain. Après tout, les africains ne sont pas plus imbéciles ni différents des américains, des européens ou des asiatiques.

Ce qui est tout de même fascinant, c’est de constater à quel point les désespérés et les malheureux se font attrapés de manière déconcertante devant de telles escroqueries aussi évidente qu’un troupeau d’éléphant dans sa cour arrière. Mais que voulez-vous… à défaut d’autre chose d’encourageant…

 

EUROPE, AMÉRIQUES

Le phénomène existe aussi sur ces continents. Que ce soit le dispensationnalisme: donner un autre espoir aux gens, d’un Jésus qui reviendra les chercher sur un nuage blanc avec Jésus sur son cheval et un ange qui sonne du Shofar pour l’appel des élus… alors que tout est accompli…. et le symptôme le plus flagrant que les chrétiens occidentaux sont malheureux, c’est qu’ils affirment à quel point ce monde est pourri, méchant et que Jésus reviendra pour le détruire, ainsi que tous ceux et celles qui n’auront pas cru. Je prend l’exemple d’Abraham:

  • Il a intercédé en faveur des cités de Sodome, Gomorrhe, ainsi que les 12 ou 13 villages limitrophes à ces deux principales cités, afin que Dieu puisse se rétracter de les détruire. Abraham ne souhaitait pas la destruction de ces cités, considérant la valeur de la vie humaine. Dieu était disposé à se rétracter, mais son décret était déjà immuable depuis la naissance de Canaan, par la faute de Cham (livre de la Genèse). Toutefois, le rôle d’Abraham n’était pas de souhaiter et approuver la destruction de toutes vies humaines, mais bien d’être un intercesseur. De même, l’apôtre Paul, des milliers d’années plus tard, exhortait ses auditeurs-lecteurs à intercéder, et non à souhaiter la destruction de ce monde. Dieu a aimé l’intercession d’Abraham, car elle a une valeur inestimable aux yeux de Dieu, qui fait grâce à mille générations d’abord, mais puni les fautifs jusqu’à la troisième, peut-être même la quatrième génération, comme l’écrit l’auteur du pentateuque. Il est préférable d’être un bon générateur d’espoir (contrairement à ces prophètes profiteurs) que de se rassurer sur le décret destructeur de Dieu.

En effet, qu’importe le décret de Dieu sur ce monde, les chrétiens n’ont pas à approuver ce décret. Non pas en tant que rebelles à Dieu, mais en tant que créatures de Dieu, hommes et femmes semblables à ceux et celles qui ne sont pas croyants. Notre rôle est davantage intercédant que de propagateurs de mauvaises nouvelles aux désirs à peine voilés de destruction. Nous ne pouvons souhaiter la destruction du monde tout en annonçant l’évangile pour que le monde croit. C’est incompatible, incohérent et inconscient. Mais surtout, c’est profondément symptomatique d’un rejet du monde, d’une prédisposition d’un mal-être bien ancré chez les sois-disant croyants qui se campent dans leurs murs invisibles d’un communautarisme élitiste autoproclamé, se hissant virtuellement au-dessus du reste du monde qui ne partage pas sa vision de la vie.

 

Le dispensationnalisme est le symptôme le plus flagrant de ce mal-être dans le mouvement évangélique, principal propagateur de cette fausse croyance. Lorsque l’on analyse cette prétendue doctrine, nous constatons qu’il s’agit d’une construction idéologique utopique. Ce n’est même pas une hypothèse, car pour être une hypothèse, il faut qu’il y ait absence de faits préalables, ce qui n’est pas le cas pour le dispensationnalisme. Les faits historiques viennent contrecarrer cette idéologie. Alors, ne pensons même pas à la notion théorique du dispensationnalisme.

Et cette idéologie fait rouler l’économie interne du mouvement évangélique. Plusieurs en ont fait un ministère lucratif. Que ce soit en livres, cd’s, DVD’s, conférences et vidéos sur le net, ce sujet est celui qui rapporte le plus d’argent de tous les sujets abordés dans la mouvance évangélique.

Les gens ont besoin d’espoir, même s’il est faux. Bien enrobé et accepté massivement, le mensonge n’en est plus un: il devient une vérité. Vérité fabriquée, vérité qui n’en est pas une, soit, mais une vérité pour la majorité évangélique. D’ailleurs, la vocation même de ce mouvement a vu le jour par l’idéologie dispensationnaliste.

 

Si les chrétiens s’ennuient, le simple fait d’espérer en un retour de Jésus génère de l’espoir dans une vie parfois terne, inintéressante, sans saveur. Aller à l’église le dimanche matin pour subir un sermon, ce n’est pas ce qu’il y a de plus palpitant. Il faut enrober ces rituels en suscitant des émotions. Par les chants et la musique, mais aussi par un message d’espoir. Sur le principe, je suis d’accord, mais pas sur le dos de la naïveté de la masse. Bien entendu, les arguments les plus répandus contre la théorie et les faits d’un accomplissement plein et non partiel des prophéties anciennes, sont:

  • « Mais que nous reste-t-il alors, si tout est accompli? »
  • « Tu n’as donc pas d’espérance, quel malheur »
  • « La Bible le dit, Jésus l’a dit, les apôtres l’ont dit, alors tu es menteur »

Une lecture littérale vient calmer les angoisses des chrétiens malheureux, au même titre que ces pauvres gens naïfs qui consultent la diseuse de bonne aventure, son astrologue ou une cartomancienne.

 

CONCLUSION

Les faux espoirs que sont l’adhésion aux prophètes, au dispensationnalisme et aux pasteurs, ne font que démontrer à quel point les chrétiens sont malheureux et manquent d’espoir. Ils n’aiment pas la vie. Du moins, pas assez. Ils ont hâte de quitter ce monde. Ils espèrent en un enlèvement qui n’aura pas lieu. Ils espèrent en un retour glorieux de Jésus en notre temps, afin d’éliminer les méchants, les venger de leur triste vie et de tous ceux et celles qui les ont opprimé. Ils ont besoin de l’église locale comme l’alcoolique a besoin de sa quille. Mais c’est de délivrance qu’ils ont besoin, pas de s’enfoncer dans leurs addictions respectives. Et pas une délivrance à la manière de ces charlatans qui proposent des séances de délivrances, moyennant une petite, moyenne et grosse rétribution en échange, mais bien un changement de pensée, résultante d’un réel changement de vie intérieur opéré par le Saint-Esprit.

 

Dans le second article, je traiterai le malheur des chrétiens vivant sous des règles et lois dites chrétiennes, des symptômes flagrants qui démontrent que les chrétiens sont des êtres profondément malheureux. La liberté, l’humour et la joie sont des symptômes d’une personne heureuse. Ce qui est triste, c’est que je constate qu’il y a, proportionnellement, davantage de non-croyants qui démontrent du bonheur que les chrétiens.

 

 

Patrick Galarneau

Naître de nouveau… ou se faire du cinéma (partie 1)

Dans une conversation avec mes enfants hier soir avant le dodo, ma fille m’a expliqué ce qu’un pasteur jeunesse évangélique a dit aux enfants de l’école du dimanche d’une église de Montréal au Québec.

Ce dernier aurait dit à ses élèves que ceux-ci doivent faire une différence dans ce bas monde. Ils doivent être différents des non-croyants. Que leur différence doit transparaître aux yeux des non-croyants. Que si personne ne remarque la différence chez eux, c’est qu’ils ne sont pas des lumières du monde. Ma fille aurait répondu à l’hurluberlu qu’elle n’était pas Jésus, qu’il y en avait qu’un qui était la lumière du monde. Bien répondu ma chère fille 😉

 

Ma fille de 12 ans et mon garçon de dix ans se chamaillent souvent. Mon garçon n’est pas toujours évident, malgré sa très belle sensibilité. Sa grande sœur en a peur par moment, car le p’tit môsieur est impulsif dans ses réactions pas toujours empreintes de douceur. Ma fille n’est pas toujours tendre dans ses paroles à son endroit toutefois. Néanmoins, les deux croient en Jésus et aiment les histoires que je leur raconte à ce sujet. Ils en redemandent. Me questionnent régulièrement. Me font part de leurs réflexions souvent plein de sens. Mais ont-ils cessé leurs disputes? Les guerres de mots? Mis tous leurs désaccords de côté? Bien sûr que non. Alors, ils ne sont pas des lumières du monde, ils ne sont pas nés de nouveau d’après ce charlatan évangélique.

 

LE PARAÎTRE

Dans la religion, le paraître prend l’ascendant sur le savoir être. Les évangéliques utilisent intellectuellement le verbe « être » régulièrement. Que ce soit pour expliquer que Jésus est lui-même le verbe « être », qu’il faut « être » né de nouveau pour comprendre. Qu’être chrétien c’est « être » disciple de Christ. Que Dieu transforme notre « être » et notre savoir « être ». Mais non. Il faut que ça « paraisse » que nous sommes chrétiens. Il faut, il faut et il faut. L’obligation est là, bien présente, sans nuance aucune. Aller à l’église tous les dimanches matins fait de vous des chrétiens fidèles à Jésus-Christ. Mais oui, on insistera sur le « naître de nouveau », comme si cela relevait d’un choix personnel. Évidemment, je pouvais, en tant que spermatozoïde, exiger de mes créateurs biologiques, de naître. Ben oui, puisque je suis en train de vous écrire et que vous me lisez. J’ai certainement eu quelque chose à voir avec ma propre naissance, vous comprenez? Loin de moi le calvinisme, je n’adhère à aucune école de pensée. Alors allons-y, simulons la nouvelle naissance afin d’éviter les discours et accusations culpabilisants de la part de ceux qui prêchent le dimanche matin et qui, par cette seule position d’autorité autoproclamée, les dispense de tout soupçon sur leur propre salut.

 

INVITATION AU JUGEMENT DE VALEUR

Je ne devrais jamais être déprimé, avoir des envies de mourir (ce n’est pas mon cas, mais c’est peut-être le cas de d’autres chrétiens), il faut que j’exprime de la joie. Je ne peux pas me présenter à l’église avec une face de carême, ni être en dispute avec ma femme ou mes enfants. Je dois transpirer l’amour de mon prochain, de ma femme, de mes enfants, du voisin, du pasteur, des fidèles de l’église et de n’importe qui finalement. Je simule l’amour, certes, mais au moins, personne ne me soupçonne sur mes véritables sentiments à leur égard. Ça fait un monde évangélique rempli d’hypocrites, mais qu’à cela ne tienne, j’ai l’air chrétien… et d’une lumière dans ce monde de ténèbres, comme aiment le dire les élitistes évangéliques.

Le gars (et même des femmes, soit dit en passant) ne parlera certainement pas de ses addictions pornographiques lors d’une poignée de mains avec un(e) chrétien(ne) dans l’entrée de l’église. Même pas de ses quelques visites rares ou occasionnelles sur les sites pornographiques ou les revues du même acabit. Il va plutôt lui servir une recette de mots vides du Patois de Canaan, afin de faire la démonstration qu’il est non seulement né de nouveau, mais qu’il fait preuve de zèle, de fidélité comme un bon soldat de Christ et qu’on peut le considérer comme étant « des nôtres ». Car oui, être « des nôtres », c’est un langage sectaire qui instrumentalise les propos de l’apôtre Jean, mais interprété de façon frauduleuse. On ne veut surtout pas perdre son réseau social le plus important: l’église. Et dans bien des cas, c’est le seul réseau social. Que voulez-vous, la secte prend beaucoup de place dans une vie de zélés.

 

L’AFFAIRE RICHARD PICOTIN

Il y a deux ou trois ans, un certain Richard Picotin a fait son « coming out ». Il est maintenant un gay avoué, et non plus un gay demeuré accroché après un ceintre du placard. Il a dit, et je cite: « j’accepte mon homosexualité » et ce, après avoir consulté les Chamans de l’Église Nouvelle Vie, qui ont fait des incantations pour faire sortir le « démon de l’homosexualité » du corps de M. Picotin. C’est de ce même Richard qu’est sortis le célèbre cantique « Christ est roi ». Les églises évangéliques du Québec comme de l’Europe francophone l’ont chanté à l’unisson aussi souvent qu’ils vont sur le trône pour éjecter un numéro deux. Mais maintenant qu’il est ouvertement gay, les églises, pour plusieurs, ont banni ce cantique, car il a été conçu par un gay. Quand je vous parlais de jugement de valeur… Richard Picotin est un homme fini dans le mouvement évangélique. Il a bien tenté de se repentir de son homosexualité depuis son adolescence, tenté de le camoufler et faire croire qu’il est un chrétien exemplaire qui a vaincu ses démons grâce à la nouvelle naissance qui, faut-il le rappeler, est une invitation de la part des prédicateurs, copié-collé du non moindre hurluberlu de Billy Graham, avec ses ridicules campagnes d’évangélisation qui ne font rien d’autre que des clones d’hypocrites évangéliques.

Richard Picotin a décidé de devenir honnête et totalement transparent. Il est maintenant crucifié. Ça me rappelle quelqu’un, mais je cherche encore son nom… quel est-il déjà?… 😉

Comme sur les stèles d’Égypte, son nom ne figure pas parmi les sommités du monde évangélique. En fait, il n’y paraît plus. Son nom est effacé des stèles qui ont pour but de conserver dans la mémoire collective, les actes grandioses de ses pharaons évangéliques.

 

Le paraître, c’est ce qui compte. Votre honnêteté vous obligera à faire cavalier seul.

 

 

Suite au prochain article.

 

 

 

Patrick Galarneau

 

Pasteur, mêles-toi de tes affaires… ou celles de tes naïfs!

C’est bien connu, dans le monde évangélique, on veut contrôler ce que pensent les adeptes. On veut moduler leurs comportements, éradiquer leurs formulations de pensées pour qu’ils adoptent et embrassent leur vision du monde. Le rôle du pasteur n’est pas anodin et sans conséquence. On interprète la Bible à la place des adeptes. Sinon, c’est le chaos, diront-ils. Mais la vérité, c’est que si chacun est libre devant Dieu, à quoi sert le pasteur?

 

MON PASTEUR

Je me rappelle de mes débuts dans l’église évangélique. J’entendais souvent des propos dans les conversations des chrétiens après la réunion dominicale, sur le perron de l’église. Les chrétiens aimaient bien jouer au « m’as-tu vu, m’as-tu entendu », rêvassant sans doute d’être eux-mêmes pasteurs et donc, recevoir l’admiration du plus grand nombre. C’était dans les années 80′.

 

Lorsque le débat s’enlisait dans un discours de sourds parmi ces grands théologiens ponctuels, j’entendais alors l’argument massue: « Mon pasteur nous a dit que ça voulait dire ça ». Ou encore: « Je vais en parler avec mon pasteur ». Cette dernière citation me fait encore sourciller aujourd’hui. Le pasteur est perçu comme une sorte de Chaman des temps modernes, un druide, une autorité incontestable. On parle de SON pasteur comme de son avocat, son médecin, son comptable, son agent immobilier. C’est MON pasteur, il est mon guide, celui qui pense à ma place.

Votre garagiste, il connaît son affaire mieux que vous. Vous lui faites confiance et c’est pour cette raison que vous lui confiez votre véhicule. Votre avocat défendra vos causes, surtout si vous êtes chef d’entreprise et que la compagnie doit absolument se doter de gens qualifiés pour défendre des causes devant les tribunaux. L’avocat a une expertise pour tenter de vous défendre ou vous sortir du pétrin. Votre médecin connaît les particularités du corps humain. Il peut vous diagnostiquer ce qui va ou ne va pas. Il a une expertise en la matière. Votre agent immobilier fait le travail pour vous, afin de vous négocier le meilleur prix. Votre conseillé financier peut vous dénicher de bonnes affaires avec des rendements intéressants, vous éviter de l’impôt inutile, des réclamations auxquels vous avez droit, il a une expertise en la matière.

 

Le pasteur entre dans ce cercle intime qui agrémente votre vie et vous permet de ne pas avoir à réfléchir par vous-mêmes aux solutions à emprunter, comme le garagiste, l’avocat, le médecin et le conseillé financier. Votre pasteur réfléchi à votre place, il a étudié et maîtrise les particularités bibliques et « scripturaires » (je haïs ce mot de discours pompeux). C’est du moins ce que croient les adeptes qui ont l’habitude de dire « mon pasteur ». Le hic, c’est que la théologie est aussi précise qu’un aveugle qui tire à l’arc pour viser la cible. Il y a énormément de subjectivité dans ce domaine.

 

DIFFICILE DE SE RETENIR

Demander à un pasteur de se mêler de ses affaires, c’est comme demander à un enfant de ne pas jouer: c’est impossible. D’abord, parce que la dépendance pastorale est voulue et imposée aux fidèles, parfois sans subtilité! Pour les questions d’ordre privée, que ce soit pour de la relation d’aide de couple, de vie sexuelle, de finances personnelles ou d’avancement professionnel potentiel, beaucoup d’adeptes prennent rendez-vous avec leur druide pastoral pour connaître ce qu’ils doivent faire. C’est là que les pasteurs se dégagent des accusations de se mêler de ce qui ne les regarde pas, puisque ce sont les adeptes eux-mêmes qui le réclament!

Un pasteur de l’association d’églises baptistes évangéliques à laquelle je faisais partie, était fier de dire qu’il a incité un de ses adeptes à refusé une opportunité de promotion et d’avancement dans la carrière de ce dernier. Il l’a plutôt incité à servir Dieu dans le ministère qui lui sera peut-être un jour confié. Autrement dit, en acceptant la promotion de son employeur, le fidèle sera subitement moins disponible dans son travail de lèche-bottes envers les bonzes évangéliques. Moins malléable, le fidèle sera alors secrètement discrédité pour avoir osé remettre sa propre foi en cause pour de l’argent. C’est ce qui est insinué. À contrario, les bonzes évangéliques seront heureux que d’autres fidèles gagnent plus d’argent, si ces fidèles ne leur sont utiles que pour fournir à leur caisse qu’ils appellent « donner à l’église c’est donner à Dieu », alors que l’on sait très bien que donner à l’église, c’est payer les vacances dans le sud l’hiver des pasteurs, puis leurs vacances d’été qui débutent à la fin de l’année scolaire et qui terminent à la fin août. Ces Chamans sont si utiles, qu’il faut les payer grassement, vous comprenez? 😉

Ces paresseux qui mangent, voyagent, travaillent très peu ou pas, qui se logent et se payent de belles voitures, c’est sur le dos des naïfs qu’ils le font. Parce que ce sont justement ceux que le roi Salomon dénonce:  «tu ne travaille pas, tu ne mérite pas de manger »! Pire: ils se mêlent de la vie privée des fidèles qui leur sont assujettis. S’ils se contentaient de seulement arnaquer leurs fidèles…

 

Et ils font la morale en plus de cela. Ils vous culpabilisent lorsque vous êtes plus ou moins fidèles à votre église. Ils font passer des messages dans leurs sermons, parfois subtilement, parfois pas. Ils parlent d’argent dans leurs sermons, évoquant combien l’argent était un sujet omniprésent dans le N-T (n’importe quoi), afin de soutirer encore plus des poches des naïfs, qui eux, se priveront de surplus durant le temps des fêtes… mais pas leurs Chamans ni leurs druides pastoraux.

 

Alors, pasteurs, mêlez-vous des affaires de vos fidèles, ils aiment ça et en redemandent 😉

 

 

Patrick Galarneau