Quand c’est l’Halloween, mêles-toi de tes affaires!

Hier soir, je suis aller passer l’Halloween avec ma femme, mon fils de 10 ans qui y tenait beaucoup, puis mon tout dernier qui a trois mois. Ma fille, qui a 12 ans, a décidé de la passer avec ses amies. Elle a 12 ans, alors, elle se détache un peu de la famille, c’est normal.

 

Hier soir, j’ai vécu une superbe soirée, malgré la petit pluie fine d’automne. Que voulez-vous, c’est le temps où la pluie nous prépare à la neige de l’hiver qui s’en vient à grands pas. Cependant, nous profitions de ce temps maussade pour admirer la marrée de parents avec leurs touts petits déguisés en monstres, en sorcières ou en squelettes déambuler dans les rues cossues du quartier Rosemont de Montréal, là où j’habite en ce moment depuis les six dernières années. Mais nous admirions encore davantage les décorations et les personnages déguisés pour l’occasion dans une autre sorte de pluie, cette fois, en lumières. Les décorations et les déguisements étaient grandioses. C’est la première fois de ma vie que je voyais autant d’engouement pour une fête d’Halloween. Il y avait tellement d’ambiance en lumière, en musique, en danse, en personnages effrayants de déguisements les plus recherchés et de décors, c’était pratiquement féerique. Vraiment, ce fut une soirée réussit et inoubliable.

 

Vous savez, on passe Halloween avec nos petits anges pour leur bon plaisir. La routine en prend un coup. Surtout, après une autre grosse journée de travail, alors que nous ne sommes qu’en plein milieu de la semaine et que l’on sait que nous devons quand même nous coucher suffisamment tôt pour être dans une forme relative le lendemain, sans compter que nos touts petits ne se contenteront pas que d’admirer leurs sacs remplis de friandises. Ils en mangeront et seront plein d’énergie pour… aller dormir! 😉

 

Qu’à cela ne tienne, il y a de la résistance évangélique devant une telle ambiance. En effet, si plusieurs évangéliques méprisent cette fête, il n’en demeure pas moins que leurs touts petits à eux doivent en pâtir, pendant que leurs congénères de classes, eux, se sont déguisés pour l’occasion. Soit. Ces parents évangéliques pensent d’abord à eux avant leurs enfants, comme si les accompagner pour ramasser des bonbons signifiait les envoyer en enfer dans un aller-simple et directe. Quel dommage que les convictions d’une interprétation de cette fête, combinées à une interprétation biblique tout aussi erronée aient un impact sur l’imaginaire de leurs enfants. On ne peut quand même pas les obliger à passer l’Halloween. Personnellement, je ne suis pas un grand partisan des fêtes inscrites au calendrier, quelle qu’elle soit. Néanmoins, ce n’est pas pour nous que nous le faisons, c’est pour nos enfants. Pour eux, ce n’est pas une adhésion au satanisme. Il ne faut pas faire germer chez nos touts petits ni entretenir la paranoïa quand même.

 

Mais si ces évangéliques se contentaient de contenir leurs convictions pour leurs propres familles, ce serait un moindre mal. Mais non. Ils doivent véhiculer avec mépris et amertume que cette fête a des origines sataniques. So What! Les enfants ne se déguisent pas pour exercer un rituel satanique, mais bien pour se coucher tard, manger des bonbons, ainsi que pour l’ambiance festive. Mais il y a ces casses-pieds évangéliques qui n’aiment pas voir les gens heureux. Ils aimeraient que le reste du monde devienne aussi malheureux, amer et aigris qu’eux. Et bien non. Plus question de broyer du noir concernant ce monde, je préfère les gens positifs, aimables et affables. Je préfère de loin des parents saints d’esprit qui ne connaissent pas le Seigneur personnellement qu’un cancer des yeux à force de lire leurs inepties sur facebook au sujet de l’Halloween.

 

CONCLUSION

Si ces évangéliques vomissent leur fiel amer sur tout et sur rien, l’Halloween en particulier, je n’ai qu’une chose à leur dire:

  • « Mêlez-vous de vos affaires, on ne s’intéresse pas à vous ni à vos mauvais sentiments concernant le reste du monde »

 

 

Patrick Galarneau

 

 

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