Les chrétiens sont malheureux! (part two)

BONHEUR ARTIFICIEL

Je ne dis pas que les chrétiens évangéliques sont de mauvaises personnes (il y en a, mais il y en a dans toutes les sphères de la société), je dis qu’ils sont malheureux. Si le bonheur dépend des éléments environnementaux. Dans de tels cas, ces bonheurs sont superficiels. Autrement dit, si le bonheur des chrétiens repose sur des choses, disons, matérielles (emplois bien rémunérés, maison, voitures, couple, un peu ou beaucoup de luxe), ce bonheur est à la fois fragile et éphémère. C’est l’un des problèmes que l’on retrouve dans nos riches sociétés.

Ce qui est malheureux, c’est d’associer les chrétiens pauvres à la malédiction de Dieu, comme si la prospérité biblique était intimement liée à la richesse. Or, la prospérité, selon ce qui émane de la pensée des auteurs du N-T, c’est la vie en Christ, qui offre une paix en toutes circonstances, bonnes ou mauvaises. D’ailleurs, l’apôtre Paul a fait état de sa paix intérieur, expliquant à qui voulait bien l’écouter que, il se plaisait autant dans l’abondance que dans la disette. Ou si vous préférez: rien d’artificiel, d’éphémère, de fragile ou temporel n’a d’influence sur son bonheur en Christ, sa paix intérieure ou son équilibre psychologique et émotionnel. L’argent n’est pas le problème. C’est la signification qu’on donne à la notion de prospérité qui l’est.

Tout perdre, est-ce une perte ou un gain? Dans nos sociétés richissimes, la perte de revenus, de biens matériels ou même, d’un divorce sont perçus, autant par les jugeurs que par les personnes subissant ces pertes, comme étant le retrait de la bénédiction divine. Pire: certains y perçoivent une malédiction pour tel ou tel péché. Pourtant, l’apôtre Paul (encore lui), parle ouvertement à ses auditeurs comme étant plutôt un gain que ces pertes temporelles. Le divorce n’est certes pas inclus dans ce que l’apôtre faisait allusion, mais parfois, et au cas par cas, il s’agit bien d’un gain par la perte.

 

L’EXEMPLE DE JOB

Il n’est pas nécessaire de croire ou non à l’historicité de Job pour en retirer des enseignements pédagogiques dignes de mentions. Croyants ou non, nous avons tous entendu l’histoire de Job, qui perdit tout, même ses enfants. Qui ne serait pas tenté de crier son désarroi à Dieu dans de telles circonstances aussi dramatiques que pénibles? Une profonde dépression, des pensées morbides, un désir avoué de mourir et crier à l’injustice seraient le lot de pas mal d’entre nous, et pour cause! Néanmoins, Job demeura conscient, malgré ces terribles épreuves de la vie, que tout appartient à Dieu et qu’il est le dépositaire de toute sa création. La peine et le désespoir ne sont pas des péchés, soit dit en passant. Mais le bonheur et le malheur ne dépendent pas des circonstances, mais bien de notre disposition intérieur face à nous-mêmes d’abord, puis à ce qui nous est externe.

 

L’ÉPREUVE DU CARACTÈRE

Que dirions-nous alors de Jésus devant l’épreuve de la croix? N’avait-il pas pleinement et légitimement le droit de vivre l’angoisse? Est-ce que cela a affecté sa paix profonde? Si c’était le cas, il n’aurait certainement pas affirmé sur la croix « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Il n’y a rien sur cette Terre qui pourrait nous donner le vrai bonheur. Satan, dans le désert pour y tenter Jésus, a bien voulu se faire croire qu’il pouvait offrir du bonheur à Jésus, si seulement il se soumettait à lui. Prêt à offrir les royaumes de la Terre, la très grande majorité des hommes auraient succombé à cette tentation, et probablement tous à 100% après 40 jours sans manger ni boire. Et combien d’êtres humains auraient considéré Satan comme leur grand bienfaiteur pour les avoir fait passer d’une mort imminente à « roi de la Terre » ? Or, Jésus a rejeté du revers de la main ces choses éphémères, préférant demeurer dans sa misère du moment, mais conservant l’essentiel: son intégrité et sa paix profonde. Surtout, son bonheur qui ne se voit pas.

Cette épreuve du désert avait pour objectif de faire la démonstration que Jésus était bien le Christ, le Dieu incarné. Son caractère divin fut mis en relief par cette épreuve. Et qui plus est, cela démontrait que le vrai Christ ne cherchait pas à devenir le roi de tous les royaumes, supplantant enfin le grand royaume romain qui dominait en Judée, non. Jésus-Christ démontrait, dans cette épreuve soumise par Satan, que, contrairement à tous ces faux Messie qui se sont présentés en Judée depuis la conquête romaine afin de délivrer Israël du joug romain, Jésus était celui qui allait accomplir les prophéties anciennes au sujet du Messie. La vision globale de Jésus était bien plus élargie que celle de ces faux messie qui croyait être des répliques de Moïse en Égypte. Le bonheur de Jésus, c’était de délivrer le peuple de la loi, de la condamnation qui pesait sur lui, ainsi que de sa nature incapable de satisfaire aux exigences de la loi mosaïque. Le bonheur de Jésus résidait à mettre un terme aux sacrifices perpétuels, pour être lui-même l’ultime sacrifice une fois pour toute. Les juifs et faux messie juifs, eux, croyaient que le bonheur résidait dans l’expulsion des romains de la Judée. Un bonheur temporel, terrestre, nationaliste et sans profondeur.

Nous n’avons pas ici la même signification de ce qu’est « être heureux » selon les modalités spirituelles, versus ce qui est temporelles.

 

CONCLUSION

Nous avons le choix d’être négatif ou d’être positif. Il est faux de prétendre que Dieu va tout régler lui-même et tout seul dans notre être intérieur. Nous sommes des êtres de réflexions, de conscience et sommes en mesure de décider de nos propres dispositions.

Vous pouvez me croire sur paroles: loin de moi l’idée de faire des leçons de morales à qui que ce soit. Je serais certainement le premier à détester la vie si je perdais mes enfants (juste écrire cette phrase me donne des nausées). Je suis persuadé qu’il en est de même pour vous. D’ailleurs, le bonheur ne signifie aucunement le contraire de ressentir des sentiments comme la tristesse, le découragement ou le désespoir. Oui, cela semble étrange à dire, mais le bonheur, le vrai, réside dans quelque chose de bien plus profond. Bien que j’ai énormément de chemin à faire encore (je présume que nous sommes plusieurs), je crois que la paix intérieur que j’ai par la grâce de Dieu, me suffit. Je voudrais davantage, oui. Je voudrais avoir tout le bonheur superficiel, artificiel et temporel. Mais la grâce de Dieu est sensée me suffire, comme le rapporte l’apôtre Paul de la part de Dieu à son intention : « ma grâce te suffit ». L’apôtre Paul aurait supposément été heureux que Dieu lui ôte l’écharde dans la chair, mais Dieu lui répéta : « ma grâce te suffit ». C’est l’essence même d’être heureux en Christ

 

 

Patrick Galarneau

 

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Publié par

lafoisansreligion

À la fin de l'année 2013, c'est avec un feu de plus en plus ardent que j'ai eu à coeur d'enseigner la Bible à nouveau, mais cette fois, en priorisant le contexte historique et la pensée des différents auteurs. Ma présence sur le net n'est pas nouvelle et ce que je fais n'est pas nouveau. Toutefois, c'est en 2014 que s'est matérialisé ce projet de "La Foi Sans Religion", qui consiste en des enseignements de mise en contexte; des mises en gardes contre la religion évangélique et les sectes chrétiennes; des avertissements contre les ministères dits « prophétiques »; des dénonciations sur les œuvres mauvaises de ces manipulateurs et enfin, des encouragements sur ce site, sur facebook, sur youtube et sur les différents réseaux sociaux. Tous ces éléments pourront servir aux chrétiens prudents et même, aux non-chrétiens qui désirent comprendre un peu plus la distinction à faire entre la foi et la religion. Je travaille en collaboration avec tous ceux et celles qui œuvrent de cette manière et je félicite toutes ces personnes à travers le monde qui mettent tous leurs efforts pour avertir les gens qui ignorent les nombreuses subtilités et danger de cette mouvance, à leur manière, selon leur contexte respectif. Affermir la foi des uns et des autres, tout en les accompagnant dans leur démarche pour sortir des griffes des manipulateurs. Je suis très préoccupé par l'actualité internationale, religieuse et politique. La majorité de mes contacts sont français et africains. Il est donc normal que je sois préoccupé par la politique internationale. Vous pouvez aussi consulter ma page facebook. Je vérifie les profils avant d'accepter de nouvelles demandes d'amitiés et ce, afin d'éviter les nombreux faux profils qui pleuvent sur ce réseau. Ma chaîne youtube porte le même nom que ce site: "la foi sans religion", où vous pouvez consulter les différents sujets que j'aborde.

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