Les chrétiens sont malheureux! (3e partie)

Au Québec, être heureux a signifié longtemps les victoires des Canadiens de Montréal, surtout dans les années 70′. En effet, le club de hockey Canadiens de Montréal aura été certainement la plus grande dynastie sportive, tout sports confondus, et pour cause! Cinq coupes Stanley d’affilée entre 1956 et 1960, six coupes Stanley en neuf ans (71′, 73′, 76′, 77′, 78′ et 79′) dont quatre d’affilée entre 1976 et 1979, puis 24 coupes Stanley dans toute leur histoire.

Pendant ces quatre années de leur domination totale sur le reste de la ligne nationale de hockey entre 76′ et 79′, les Canadiens de Montréal avaient cumulé une fiche impressionnante de 229 victoires, 46 défaites et 45 nuls en 320 parties. Pendant ces quatre années en séries de la Coupe Stanley (76′ à 79′), les Canadiens de Montréal on compilé une impressionnante fiche de 48 victoires et seulement 9 défaites pour remporter le précieux trophée à chacune de ces quatre années.

Au courant de la seule saison 76′-77′, les Canadiens de Montréal n’avaient subi que huit petites défaites sur 80 parties! Et selon les dires des anciens joueurs, lors de ces rares défaites, c’était un silence de mort qui régnait dans l’avion. Le peuple québécois était en colère. L’entraîneur punissait sévèrement ses joueurs. Et pourtant, le club aura été le meilleur de tous les temps! Nous ne reverrons pas de sitôt une telle domination. Même les Wayne Gretzky et Mario Lemieux de ce monde n’ont pu conduire leurs équipes respectives à une telle domination! Et pourtant, le Québec se flagellait et se frappait la poitrine lors des rares défaites de leur club favori!

Durant les années 70′, le Québec, et Montréal en particulier, était sur toutes les lèvres dans le monde. La frénésie du disco a vu le jour à Montréal (1973), avec son fameux club de la rue Crescent, le « Limeligth », qui accueillait les grandes vedettes internationales et qui permettait l’entrée de simples fans dans cette boîte de nuit prestigieuse. C’est à la suite de ce succès montréalais qu’est apparut le fameux club « Studio 54 » à New York, boîte de nuit copié sur celui du Limeligth de Montréal. Les jeux Olympiques de 1976 furent le point culminant pour Montréal et le Québec en entier. Les retombées économiques de cet événement ont grandement aidé l’économie local, sans compter la visibilité de Montréal à travers le monde pour attirer les touristes. Et malgré les crises pétrolières de 73′ et 79′, les québécois pouvaient boire leur essence tellement le prix du litre était dérisoire. Il n’y avait aucune crise économique en vue, il n’y avait pas assez d’individus pour le nombre d’emplois intéressants et disponibles, les gens étaient heureux! Et que dire de cette explosion d’églises évangéliques un peu partout au Québec! Plusieurs associations d’églises et d’écoles bibliques ont vu le jour dans les années 70′. Les chrétiens évangéliques se multiplièrent au même rythme que le pain et le poisson lors du miracle de Jésus à son époque. Rien ne laissa présager que le bonheur des gens allaient s’estomper.

 

Ce long préambule pour illustrer à quel point le bonheur des gens est aussi périlleux que le funambule sur sa corde raide les yeux bandés. Or, le divertissement est bien souvent un générateur de bonheur pour plusieurs d’entre nous.

 

L’ÉGLISE DIVERTISSEMENT

Et dans le domaine du divertissement chrétien, nous avons l’église locale, les rencontres de jeunes aux soirées de louange (prétexte pour chercher et espérer trouver le conjoint d’une vie). Bien que le sermon est loin de divertir, c’est le portrait en périphérie qui attire les foules. Car la foule attire la foule. Les gens se moquent un temps soi peu des sermons. Ils en retirent que bien peu de choses pratiques dans leur vie et c’est prouvé par des études en la matière.

Si l’église évangélique connaissait un essor plus qu’intéressant dans les années 70′, la nouveauté a fait place à une routine ennuyante avec le temps. La joie a donné sa place à l’indifférence. Il n’y a plus cet esprit communautaire et d’entraide du début. Les chrétiens évangéliques sont devenus ternes, individualistes, indifférents, repliés sur eux-mêmes dans leur religion. Le dimanche matin est une routine. « Viens tel que tu es » est relégué aux oubliettes: on vous dépose des fardeaux inutiles sur le dos. Par exemple, on incite les chrétiens à avoir une tenue vestimentaire exemplaires ou au moins, acceptable. Ce n’est plus « viens tel que tu es ». La zone de confort dans laquelle s’est enraciné le mouvement évangélique québécois, fait en sorte que ce n’est plus la joie, la délivrance, l’espoir qui rejaillit sur ces visages stoïques des chrétiens évangéliques. Ils sont enracinés dans des habitudes, des rituels, des méthodes. Mais ils n’expriment plus de joie. Même les chants dans les églises sont ennuyants. Ce sont les mêmes chants pourtant qui furent chantés avec joie et en s’époumonant. Aujourd’hui, on regarde l’écran et on répète les paroles en réfléchissant à autre chose. On se rassoit, puis on « entend » un sermon. Même le prédicateur semble blasé. il tente de mettre de l’émotion, mais la flamme du début n’y est plus. Après 25, 30 ou 40 ans de services dominicaux à dire les mêmes choses sans trop de variation, le cœur n’y est plus. Les adhérents des églises commencent à quitter depuis une vingtaine d’années. Les vieux grincheux, eux, demeurent dans ce qui est devenu de simples institutions ecclésiastiques, comme des arbres morts qui auraient dû être coupés depuis longtemps.

 

L’église divertissante dans les années 70′ est devenue aussi joyeuse qu’un cimetière. Les églises émergentes l’ont compris. Des églises comme Nouvelle Vie de Longueuil, qui compte 5 000 personnes, la Chapelle, succursale de Nouvelle Vie et située au coin de Fabre et Bellechasse à Montréal, ou encore, le Portail de Saint-Eustache en banlieue de Montréal, sont des églises sous le même format que ces églises mortes, si vivantes au début. Les gens recherchent du bonheur, de la joie. Alors, même au détriment de la vérité, les chrétiens évangéliques sont prêts à la troquer pour se divertir le dimanche matin et quelques fois dans le mois où la mégachurch organise des activités dans ses murs ou chapeaute une activité ailleurs. Car ces églises émergentes n’ont pas de contenu, mais seulement du divertissement. Il y a aussi une nouveauté, venue de l’autre côté de la frontière, et c’est « Axe 21 ». Il y en a dans la ville de Sherbrooke et j’en ai vu une à Magog, au Québec. Il y en a probablement à Montréal, mais je n’ai pas cherché. C’est le même type d’églises, cherchant les plus jeunes pour dynamiser leurs groupes et attirer encore plus de gens désillusionnés et malheureux.

 

Après une décennie de gloire (70′), la récession, crise économique, églises stagnantes, montée des prix sur les produits, majoration des taxes et des impôts, taxes vertigineuses sur les prix fluctuants de l’essence, explosion des prix sur les propriétés, montée des taux d’intérêts, pertes d’emplois, déménagement de sièges sociaux, les québécois en général sont cyniques et malheureux. Les chrétiens suivent la même tendance. D’ailleurs, on observe un taux de divorces anormalement élevés chez les évangéliques. Ce taux approche celui des non-évangéliques au courant des années 90′. Puis, dernièrement, le dépasse! Et n’allez pas croire que longévité en couple = bonheur. Oh que non! Il y a de très nombreux couples, surtout pastoraux, qui ne sont pas du tout heureux en couple. Ils maintiennent artificiellement l’image du couple heureux pour nombre d’entre eux. Question d’image, question de règles internes. On ne divorce pas, surtout chez les couples pastoraux. Si le pasteur quitte sa femme, il perd tout! Son poste rémunéré de pasteur et tout ce qui vient avec: maison à vendre, voitures, privilèges, compte de dépenses, ect… Et la femme du pasteur, elle, que fera-t-elle sans le soutient financier de son mari? Pour plusieurs, elles sont demeurées trop longtemps à la maison pour élever les enfants et privilégiés le ministère pastoral de leur mari. Leurs expériences de travail sont trop loin dans le temps pour être favorisées lors d’une entrevue d’embauche.

C’est sans compter le réseau social: divorcer, c’est perdre sa crédibilité, son image forte, ses ami(e)s qui deviennent des jugeurs, c’est le scandale! Plusieurs y perdront alors leur réseau social et se retrouveront seuls. Car oui, le mouvement évangélique est un monde de requins sanguinaires qui n’a aucune pitié pour ses divorcés, surtout s’ils sont pasteurs. Alors, pour préserver tous ces acquis si fragilisés, on préserve les apparences et on s’endure!

Les chrétiens sont-ils heureux? Il n’y a aucun doute: ils sont malheureux!

Parlons des règles et lois internes pour vrai cette fois-ci au prochain article.

 

 

 

Patrick Galarneau

Publicités

Publié par

lafoisansreligion

À la fin de l'année 2013, c'est avec un feu de plus en plus ardent que j'ai eu à coeur d'enseigner la Bible à nouveau, mais cette fois, en priorisant le contexte historique et la pensée des différents auteurs. Ma présence sur le net n'est pas nouvelle et ce que je fais n'est pas nouveau. Toutefois, c'est en 2014 que s'est matérialisé ce projet de "La Foi Sans Religion", qui consiste en des enseignements de mise en contexte; des mises en gardes contre la religion évangélique et les sectes chrétiennes; des avertissements contre les ministères dits « prophétiques »; des dénonciations sur les œuvres mauvaises de ces manipulateurs et enfin, des encouragements sur ce site, sur facebook, sur youtube et sur les différents réseaux sociaux. Tous ces éléments pourront servir aux chrétiens prudents et même, aux non-chrétiens qui désirent comprendre un peu plus la distinction à faire entre la foi et la religion. Je travaille en collaboration avec tous ceux et celles qui œuvrent de cette manière et je félicite toutes ces personnes à travers le monde qui mettent tous leurs efforts pour avertir les gens qui ignorent les nombreuses subtilités et danger de cette mouvance, à leur manière, selon leur contexte respectif. Affermir la foi des uns et des autres, tout en les accompagnant dans leur démarche pour sortir des griffes des manipulateurs. Je suis très préoccupé par l'actualité internationale, religieuse et politique. La majorité de mes contacts sont français et africains. Il est donc normal que je sois préoccupé par la politique internationale. Vous pouvez aussi consulter ma page facebook. Je vérifie les profils avant d'accepter de nouvelles demandes d'amitiés et ce, afin d'éviter les nombreux faux profils qui pleuvent sur ce réseau. Ma chaîne youtube porte le même nom que ce site: "la foi sans religion", où vous pouvez consulter les différents sujets que j'aborde.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s