BAPTÊME: une autre erreur d’interprétation du christianisme élargit

Personnellement, je regrette aujourd’hui les deux baptêmes que j’ai reçu: l’un catholique, puis l’autre par choix dans l’église évangélique. Dans le 1er cas, on ne m’a pas laissé le choix. Mes parents l’ont fait par tradition. Dans le second cas, j’ai fais un choix personnel, mais sous l’influence de la religion évangélique. Mais il est vrai que personne ne m’a cassé un bras ni fait une prise de lutte pour que j’accepte de me faire baptiser. J’en porte donc seul la responsabilité et je l’assume… avec regret, mais bon, le mal est fait 😉

 

BAPTISER LES NATIONS: VRAIMENT?

Je cites le passage qui justifie le baptême des nations (Matthieu 28.16-20)

Les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes.
Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Il me semble que le passage est très clair: Jésus veut que les disciples aillent partout dans les nations pour annoncer la bonne nouvelle.

QUESTIONS: Or, à qui s’adressait la bonne nouvelle au juste? La majorité des chrétiens, toutes dénominations confondues, répondront du tac-au-tac, que c’est pour tous les humains, peu importe leur race, peu importe l’époque. C’est faux. Et qu’est-ce que la bonne nouvelle? Les chrétiens, toutes dénominations chrétiennes confondues, répondront du tac-au-tac, que Dieu a envoyé un sauveur pour le monde et c’est Jésus-Christ. C’est encore faux. Du moins, selon leur concept du Jésus sauveur pour le monde.

RÉPONSES: Dieu a fait alliance avec Abraham, patriarche des hébreux et des arabes. Dieu a fait envoyer dans le désert Agar et son fils Ismaël, car la promesse ne leur était pas destinée. La nation arabe a vu le jour dans le désert, Ismaël est leur patriarche. Dieu a choisit Isaac. D’Isaac est né Jacob, patriarche directe de la nation hébraïque. La promesse d’un sauveur est donc passée d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Dieu a dit qu’il était le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Les trois patriarches d’Israël. C’est par la prophétie de Jacob (Ge.49-50) que la nation d’Israël reçut la promesse d’une Terre leur appartenant, afin que, le jour choisit par Dieu, le Messie vienne parmi eux et accomplisse tout ce qui aura été prophétisé à son sujet.

Tous les prophètes ont annoncé, graduellement et progressivement, les éléments qui permettront aux hébreux de reconnaître le Messie. Les prophètes sont principalement hébreux et adressent les promesses strictement et exclusivement pour Israël, et ces promesses ont Christ comme centre d’intérêt. Tout est dirigé vers le Christ pour Israël.

Sous Moïse, Dieu a émis ses lois et ses ordonnances qui, selon l’auteur de l’épître aux hébreux, étaient un prélude à l’alliance nouvelle qui allait venir. Ainsi, la loi et les ordonnances devaient servir de pédagogues pour que les hébreux reconnaissent les signes de la seconde alliance, cette fois, par Dieu fait chair: Jésus-Christ. Ce dernier devait naître de la tribu de Juda. Le roi David, de la tribu de Juda, fut donc l’initiateur de la lignée messianique, comme le voulait le Seigneur, alors que le benjaminite, Saul, lui, fut déclaré inapte (c’est le peuple qui l’avait choisit et non Dieu). Jésus devait être hébreux et de la tribu de Juda. Le Temple de Jérusalem était le centre de la vie d’Israël et du judaïsme, préludes de ce que la nouvelle alliance allait offrir au peuple élu. Ce Temple devait recevoir le Messie, conformément à ce qui fut annoncé par les prophètes anciens.

 

Cependant, la diaspora juive débuta autour de l’an 605 av. J-C sous le roi de Babylone, le roi Nabuchodonosor, d’où les hébreux furent déportés massivement. Ils y apprirent l’araméen et, pendant ces 7o années d’exil forcé, ont perdu l’hébreux comme langue. Depuis cette époque jusqu’à celle de Jésus, les hébreux s’exprimaient en araméens, les langues des empires suivant, donc, le grec, puisque la langue de l’empire à cette époque, c’était le latin, oui, mais la culture grecque était omniprésente chez les romains comme chez les hébreux. La culture grecque a fortement influencé l’empire romain. Les hébreux furent disséminés à travers les nombreuses nations sous le joug de Rome, dont les tentacules s’étendaient de la Bretagne en passant par la Gaule, l’Espagne, puis, par le Détroit de Gibraltar et la Méditerranée pour conquérir Carthage et tout l’Afrique du nord jusqu’aux pays d’Afrique centrale, en remontant vers l’Asie Mineure (l’actuelle Turquie) et se rendant jusqu’aux frontières des Indes. C’était un vaste empire où les juifs étaient répartis à travers ces nombreuses nations. Rome dominait en roi et maître des nations et les juifs habitaient un peu partout dans ces nations, parlant diverses langues, mais beaucoup de juifs hellènes cependant (de culture grecque et étrangère à la Judée et de l’ensemble d’Israël).

 

JÉSUS EST VENU SEULEMENT POUR ISRAËL

Jésus a dit qu’il était venu pour ceux d’Israël seulement:« Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël.«  (Mat 15.24)

« N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. » (Mat 10.5-6)

Il est intéressant d’observer que Jésus dise cela. D’abord, ces quatre éléments:

  • qu’à Israël
  • maison d’Israël
  • brebis
  • perdues de la maison d’Israël

D’abord, il devient de plus en plus évident que la doctrine de la dispensation est une profonde erreur, ce qui va nuire de manière importante à toute la compréhension du reste du message biblique. Ici, Jésus affirme lui-même qu’il est venu pour une raison: les brebis perdues d’Israël.

Jésus parle de la MAISON D’ISRAËL. Il s’agit en fait des enfants d’Israël, c’est-à-dire, tous ceux et celles qui sont des élus. Il y a donc des juifs qui ne sont pas de la maison d’Israël, car comme le dit Jésus, tous se déclarent être fils d’Abraham, mais les fils d’Abraham ne le sont pas de sang, mais par la foi. C’est donc la foi qui sauve et non le nationalisme juif ou hébraïque. La maison d’Israël représente donc les juifs qui passeront de la 1ere alliance à la seconde, par la foi en Jésus-Christ, puisqu’ils étaient élus d’avance, dont ils peuvent affirmer qu’ils ont pour père Abraham, puisqu’il était un homme de foi, un ami de Dieu.

Et le terme BREBIS, figure de style qui sert de pléonasme, insiste sur la notion d’enfants d’Israël, puisque la brebis a un berger et ce berger se nomme lui-même: Jésus.

Et finalement, Jésus est venu en Israël et pour Israël, selon ce qui était écrit à son sujet par des prophètes d’Israël et dont la finalité de la fin des temps devaient se dérouler en Israël, et cette fin des temps est celle de l’apparition du fils de l’homme, Jésus (Hé.1.1-2).

 

LES NATIONS: QUELLES SONT-ELLES?

Pour les chrétiens depuis des siècles jusqu’à nos jours, les nations seraient tout ce qui est en-dehors d’Israël. C’est encore faux! Il s’agit des brebis de la maison d’Israël. Jésus l’affirme de lui-même. Et avant que les disciples aillent à travers les nations, il devait accomplir la totalité de ce qui fut prophétisé à son sujet. C’est après sa résurrection que Jésus a terminé son passage sur Terre, en demandant à ses disciples d’aller faire des nations des disciples.

Alors comment se fait-il que Jésus, en apparence, semble se contredire? Il dit être venu strictement pour la maison d’Israël, mais demande à ses disciples de faire des nations des disciples. N’y a-t-il pas contradiction ici? Et bien non. Il n’y a pas de contradiction. Les nations sont les juifs des nations. D’ailleurs, si vous lisez à travers toutes les épîtres, remarquez ceci:

  • les disciples sont persécutés par qui? des juifs à travers les cités où les disciples de rendirent pour annoncer la bonne nouvelle
  • comment peut-on parler que Jésus soit une bonne nouvelle pour quiconque n’a jamais entendu la moindre prophétie sur un messie à venir, puisque personne en-dehors du peuple d’Israël n’a été concerné ni de près ni de loin par une quelconque adresse de Dieu? C’est un peu comme si je vous annonçait la bonne nouvelle de la visite de mon meilleur ami que vous ne connaissez pas le moindrement du monde. En quoi cela change-t-il votre vie? Si c’est une bonne nouvelle, c’est que celle-ci a pour vocation de concerner directement des personnes ciblées. En l’occurrence, les juifs. Les prophéties sont promulguées essentiellement par des juifs d’époques reculées, pour des juifs.
  • L’apôtre Paul passait toujours par les synagogues de chacune des cités qu’il visitait. Pourquoi passait-il par des synagogues, si cela ne visait pas les juifs? Voyez le passage ici: Actes 17
    10Aussitôt les frères firent partir de nuit Paul et Silas pour Bérée. Lorsqu’ils furent arrivés, ils entrèrent dans la synagogue des Juifs. 11Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. Comme vous pouvez le constater, Paul et les disciples s’adressaient à la MAISON D’ISARËL, les élus, les vrais fils d’Abraham. Afin de recevoir la bonne nouvelle (qui est l’accomplissement de la prophétie par le Christ révélé), il fallait que quelqu’un soit directement concerné: les juifs. Paul et les disciples furent persécutés par les juifs de Thessalonique, alors que les juifs de Bérée, eux, ont reçu cette bonne nouvelle en examinant minutieusement les écritures pour observer et constater la conformité des propos de Paul et des disciples avec les prophéties annoncées par les prophètes dans les écritures. Et ce n’est pas sans raison que Paul adressa en 1Thess.4 et 5 plusieurs exhortations aux chrétiens hébreux de Thessalonique concernant tous ces chrétiens hébreux qui sont morts avant d’avoir vu l’avènement du Seigneur, qui doit venir juger le reste d’Israël qui n’a pas cru. Les disciples savaient que Jésus devait revenir avant la fin de leur génération (Mt.24.34). Plusieurs sont morts sous les persécutions des juifs, alors que ces derniers continuaient à observer les rites mosaïques et les sacrifices annuels et perpétuels, ce qui pouvait décourager plusieurs chrétiens hébreux. 
  • Tous les persécuteurs sont juifs et strictement juifs, usant de la force des tribunaux romains par de faux témoignages (comme on l’a fait pour Jésus via le Sanhédrin), ou de la force brute, alors que les disciples furent poursuivis, battus et laissés pour morts. Pourquoi autant de haine, si ce n’est des juifs qui sont directement concernés par les prophéties et la promesse du Messie? Cette haine et cette hargne pourraient-elles se trouver chez les grecs? Bien sûr que non, puisqu’ils étaient indifférents au phénomène strictement juif. Et pour l’ensemble de l’empire romain, Jésus était inconnu et tant les romains que les grecs considéraient le problème judaïque comme un fait divers très localisé. La très grande majorité des citoyens romains et grecs n’avaient aucune idée de ce qui se passait en Judée, puis, lorsque certains d’entre eux ont entendu parler de Jésus par les disciples, la plupart sont demeurés dans l’indifférence la plus complète, puisqu’ils ne se sentaient pas concerné par ce phénomène.

 

Alors, pour qui Jésus est-il venu, et à qui demandait-il d’offrir le baptême? D’abord, le baptême était une pratique juive. Une fois l’an, les juifs se laissaient tomber dans une piscine, afin de laver leurs péchés par la repentance (très brève explication). Puis, Jean le baptiste se trouvait dans le désert et a offert le baptême de repentance aux gens du peuple, car il préparait le chemin du Christ. Mais le baptême n’était pas spécialement pour préparer le chemin du Christ, mais pour que Christ soit présenté au peuple. Jésus avait-il vraiment besoin du baptême de repentance? Jésus a simplement suivi les différents rites de son peuple, ne voulant pas être sujet de scandale, certes, mais aussi pour accomplir la parole du Seigneur et être présenté comme celui qui fut choisit. Le baptême de Jean ne fut qu’une simple instrumentalisation pour Dieu afin de présenter son choix à tous. Même les pharisiens hypocrites venaient se faire baptiser, car cela faisait partie des rituels mosaïques, comme la dîme, l’offrande ou le Sabbath. Cette pratique n’était pas courante parmi les nations soumises à Rome. D’ailleurs, les chefs des nations devaient une dévotion pour l’empereur, considéré comme un demi-dieu.

 

JUSQU’À LA FIN DU MONDE:

Jésus termine en disant aux disciples qu’il sera avec eux jusqu’à la fin du monde. Or, comme on le voit dans Hé.1.1-2, la fin des temps est la révélation du Messie, du Christ révélé. Le monde doit donc se terminer très bientôt. À maintes reprises, nous observons que Jésus affirme revenir bientôt. Très bientôt. Si 2 000 et plus c’est très bientôt, il y a des questions à se poser sur la validité de la promesse de Jésus. Et puisque Jésus s’adresse directement aux disciples d’Israël qui le suivent depuis le début, qu’il est venu strictement pour la maison d’Israël afin de sauver les brebis perdues d’Israël, que les disciples sont allés vers les juifs des différentes cités de l’empire, alors, de quelle fin du monde s’agit-il?

Dans Mt.24, nous avons l’ensemble de la réponse. Certains voient cette question en trois volets pour justifier la doctrine de la dispensation : Matthieu 24
1Comme Jésus s’en allait, au sortir du temple, ses disciples s’approchèrent pour lui en faire remarquer les constructions. 

2Mais il leur dit: Voyez-vous tout cela? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée. Il s’assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui faire cette question: Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde?…

Pour les chrétiens évangéliques en particulier, la question en est une à trois volets distincts:

1- quand le Temple sera-t-il détruit?

2- quel sera le signe de ton avènement?

3- et quand sera la fin du monde?

Il y a plusieurs problèmes qui se posent ici avec ce genre de découpage thématique. D’abord, les chrétiens occidentaux ont été habitué à penser de manière greco-latine. Tout est découpé et décortiqué. Dans la mythologie grecque, chaque divinité possède sa propre personnalité et sa fonction qui lui est propre, selon l’étymologie de son nom attribué. La linguistique grecque permet ces nombreuses distinctions et de nuances pour chaque mot, subdivisés pour exprimer d’autres concepts typiques de leur Shem de pensée. La construction de pensée grecque se distingue de celles des hébreux. Par exemple, le mot COEUR chez les hébreux, c’est à la fois les sentiments, l’intelligence et le raisonnement. Chez les grecs, ont possède des mots différents pour les sentiments, l’intelligence et le raisonnement. Le mot AMOUR chez les hébreux est différent de chez les grecs. Il y a trois sortes d’expressions d’amour chez les grecs:

  • Agapao: amour sacrificiel
  • Philéo: amour d’une profonde amitié
  • Éros: expression d’amour érotique et sexuelle

Pour les hébreux, l’amour renferme toutes ces notions, mais pas pour le grec. Chez les grecs, il y a plusieurs divinités distinctes. Chez les hébreux, il y a un seul Dieu. Comme vous pouvez le constater, la construction de pensée, conceptuelles et linguistiques des grecs est bien différente des hébreux.

 

Si l’on se fie à la manière de pensée occidentale, chaque élément du verset mentionné est une thématique. Mais pour les disciples, tout est lié et sans aucune distinction. Et pourquoi les disciples poseraient-ils une question à trois volets? Pourquoi demander le moment de son avènement puis, de la fin du monde, si ça n’a aucune lien avec la destruction du Temple évoqué par Jésus? Quel serait le rapport? Il n’y en aurait aucun si ce n’était pas intimement lié. Ce qui préoccupait n’importe quel juifs, c’est le Temple, qui fut depuis sa construction sous Néhémie, le centre de la vie juive et du judaïsme. Le Temple était un sujet de grandes inquiétudes en Judée, tant par les gens du peuple que par le Sanhédrin, surtout pendant l’occupation romaine.

Afin de réaliser la promesse du Messie, le Temple devait tenir debout. Sans Temple, la promesse ne pouvait se réaliser. Si le Temple est construit mais qu’il devait être détruit, alors cela signifierait que la promesse était fausse, puisque le Messie devait se présenter dans le second Temple (Da.9-12). Et Jésus l’a fait, mais les juifs ne l’ont pas reconnu. Non seulement cela, mais ils ont voulu le précipiter en bas, du haut d’une falaise.

D’ailleurs, lorsque la nouvelle de la destruction du Temple s’est répandue à travers le monde romain chez les juifs, ils eurent de grandes lamentations (et plus tard, le mur des lamentations) et ne leur restait plus alors que le sévère jugement de Dieu qui tombait sur le reste d’Israël qui a refusé de le reconnaître (Hé.10.25-39), car maintenant qu’ils ont compris que le Temple est tombé, ils sont finalement reconnus dans leur conscience que Jésus était bien celui annoncé, mais comme au déluge de Noé, il était trop tard: le jugement final est tombé. Jésus est revenu en gloire pour juger le peuple par la main des romains et tout fut détruit par ce roi étranger, comme l’a prophétisé le prophète Daniel dans le ch.9 de Da.

 

Alors, qui les disciples devaient-ils baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, si ce n’était les juifs des nations et ce, avant que la fin ne survienne sur Israël? Vers qui les disciples devaient-ils être envoyés avant que la fin arrive? La fin du monde, c’est la fin de l’alliance entre Dieu et Israël. Du moins, avec ceux et celles que Jésus fit le tri entre le blé et l’ivraie et ce, par son jugement final sur Israël. Alors que la pentecôte eut lieu suite à la résurrection de Jésus, le Temple était encore debout et les juifs continuaient leurs fêtes annuelles, les sacrifices annuels et perpétuels et l’observance de la loi. Cette période de grâce pour les juifs a duré 40 ans, 40 ans pendant lesquels Dieu a permis pour ce court laps de temps pour les juifs, de la Judée et des juifs des nations, de le recevoir par l’entremise des apôtres et disciples, témoins directes de l’ascension de Jésus-Christ. Lorsque l’apôtre Paul trouva la mort suite à son emprisonnement (d’abord à Césarée puis à Rome) vers l’an 67, les révoltes juives étaient à leur comble. La mort de l’empereur Néron a certes compliqué les choses, sans compter l’accusation d’incendie à Rome, que Néron a fait passer sur le dos des juifs et chrétiens (pour Néron, la différence n’est pas  notable). Les juifs ont réussi à repousser les romains de la Judée et ont ensuite crier de joie PAIX ET LIBERTÉ. Puis, estampé leur propre monnaie, avec laquelle il était impossible pour le judéen d’acheter ni vendre sans cette monnaie où il était inscrit L’AN UN DE LA LIBERTÉ. Il était interdit d’utiliser la monnaie romaine. On ne pouvait donc plus acheter ni vendre sans avoir la marque de la bête anti-christ (les zélotes affirmaient être les messie). Les croyants hébreux furent mis devant un choix douloureux: fuir, se révolter contre Rome avec eux, ou mourir.

Avant que Rome n’investisse Jérusalem lors du siège de mars à septembre 70′, les chrétiens hébreux de Jérusalem ont été étrangement retirés ou enlevés de Jérusalem pour se réfugier à Pella, ville refuge d’Israël à une époque lointaine. Est-ce que les romains ont fait une faveur aux chrétiens hébreux? Ou bien, le Seigneur les a-t-il enlever pour les soustraire au jugement de Rome sur les juifs d’Israël? Difficile à dire.

 

Ainsi, les juifs qui ont refusé la repentance, n’ont ni été baptisé d’eau par les disciples, et encore moins baptisé par l’Esprit. Le baptême devait leur être attribué, peu importe où ils se trouvaient dans le monde romain. Or, la plupart d’entre eux ne l’ont pas reçu et ont même persécuté leurs frères de sang. Les juifs récalcitrants se sont donc eux-mêmes sortis de la promesse et ont subi leur terrible jugement (Hé.10).

 

ET POUR NOUS?

Et bien, que nous reste-t-il, puisque les prophéties se sont accomplies entièrement, contrairement aux croyances erronées qui affirment un retour de Jésus, d’un enlèvement et de la destruction du monde entier, qui sont les fondations et les piliers mêmes des différents mouvements chrétiens?

Et bien voici la suite du passage de Ac.17:
12Plusieurs d’entre eux crurent, ainsi que beaucoup de femmes grecques de distinction, et beaucoup d’hommes.

Par extension, tous ceux et celles qui entendent la parole du Seigneur et les témoignages de ce que Dieu a accomplit, sont suscités par Dieu pour croire en lui, par sa grâce, au moyen de la foi que Dieu donne de lui-même. Cela ne vient pas de nous, mais de lui, afin que personne ne puisse se vanter de son salut.

 

ET LE BAPTÊME DE NOS JOURS?

Il n’a pas d’utilité pour nous. C’est désuet et concernait strictement les juifs. Est-ce grave de se faire baptiser alors? Bien sûr que non. Ce n’est ni bien ni mal, c’est seulement obsolète, car tout est maintenant accomplit. Pour nous, il suffit que Dieu suscite en nos coeurs le désir de croire en lui, donc, qu’il place cette foi en lui dans notre coeur. Mais j’aurais aimé avoir réalisé tout cela avant, car je trouve tout cela très ritualiste et religieux de nos jours. Le baptême chez les juifs avait une signification et une importance bien plus actuelle pour eux que pour nous.

 

 

Patrick Galarneau

 

Publicités

Publié par

lafoisansreligion

À la fin de l'année 2013, c'est avec un feu de plus en plus ardent que j'ai eu à coeur d'enseigner la Bible à nouveau, mais cette fois, en priorisant le contexte historique et la pensée des différents auteurs. Ma présence sur le net n'est pas nouvelle et ce que je fais n'est pas nouveau. Toutefois, c'est en 2014 que s'est matérialisé ce projet de "La Foi Sans Religion", qui consiste en des enseignements de mise en contexte; des mises en gardes contre la religion évangélique et les sectes chrétiennes; des avertissements contre les ministères dits « prophétiques »; des dénonciations sur les œuvres mauvaises de ces manipulateurs et enfin, des encouragements sur ce site, sur facebook, sur youtube et sur les différents réseaux sociaux. Tous ces éléments pourront servir aux chrétiens prudents et même, aux non-chrétiens qui désirent comprendre un peu plus la distinction à faire entre la foi et la religion. Je travaille en collaboration avec tous ceux et celles qui œuvrent de cette manière et je félicite toutes ces personnes à travers le monde qui mettent tous leurs efforts pour avertir les gens qui ignorent les nombreuses subtilités et danger de cette mouvance, à leur manière, selon leur contexte respectif. Affermir la foi des uns et des autres, tout en les accompagnant dans leur démarche pour sortir des griffes des manipulateurs. Je suis très préoccupé par l'actualité internationale, religieuse et politique. La majorité de mes contacts sont français et africains. Il est donc normal que je sois préoccupé par la politique internationale. Vous pouvez aussi consulter ma page facebook. Je vérifie les profils avant d'accepter de nouvelles demandes d'amitiés et ce, afin d'éviter les nombreux faux profils qui pleuvent sur ce réseau. Ma chaîne youtube porte le même nom que ce site: "la foi sans religion", où vous pouvez consulter les différents sujets que j'aborde.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s