Dieu a fait l’homme, mais l’homme a fait l’esclave

INTRODUCTION

Les femmes ont combattue longtemps avant d’être enfin reconnues comme des êtres humains à part entière! Non mais sérieusement! Il aura fallu des millénaires avant que l’obscurantisme religieux soit enfin remis à sa juste place: au banc des accusés. Parce que RELIGION = FEMMES À SOUMETTRE. Chez les grandes religions: christianisme, Islam et judaïsme, la femme est la responsable du péché originel. C’est elle qui porte le lourd fardeaux de tout le mal qui prévaut dans le monde depuis les premiers êtres humains jusqu’à nos jours. Il nous fallait donc soumettre cette race de sous-merde dont on ne peut se passer pour faire perdurer ce monde par les naissances.

 

GENÈSE: UNE HISTOIRE DE DEUX POIDS DEUX MESURES

La Genèse nous raconte comment, historiquement avec preuve à l’appui bien entendu (sarcasme), la femme nous a engloutit dans un monde de péché. Son vagin est l’entre de la bête par laquelle le pénis et les enfants sont un passage obligé, trou dans la couverture pour ne pas scandaliser les esprits religieux obscurcis de ces hommes rétrogrades et barbares, mais qui, en secret pas toujours bien gardés, désirent la femme d’autrui, jettent des regards libidineux aux femmes désirables, commettent l’adultère en espérant ne pas perdre leur crédibilité si des yeux s’étaient malencontreusement immiscés dans leurs relations aussi intimes qu’illégitimes. Ces mêmes religieux ont dicté leurs lois. Des lois où le «deux poids, deux mesures» sont rois, pas reines. En effet, la Genèse raconte comment la femme fut méchante en se laissant séduire par un serpent qui parle et qui marche. La belle histoire avec preuves historiques à l’appui, comme toujours. L’homme, lui, une pauvre victime qui s’est fait avoir comme Blanche-Neige par la méchante sorcière en croquant candidement la pomme (le fruit en fait) de la main de cette méchante sorcière qu’est la femme (Ève, dans la merveilleuse histoire de la Genèse).

 

LA RELIGION DU LIVRE

Le monde est donc devenu et exclusivement celui des hommes. Dans le prologue du film «Les Dix Commandements», le narrateur dit une chose intéressante:

  • «Dieu a fait l’homme, et l’homme a fait l’esclave»

Et bien, c’est la pensée qui émane de cet article. Dieu n’est pas le barbare ni celui qui doit être mis au banc des accusés, mais bien l’homme, le mâle, pas l’humain au sens large. Dans la Bible, l’homme est trop souvent avantagé par rapport à la femme, tout ça pour une histoire très «documenté historiquement» (encore du sarcasme de ma part) qui dit que la femme a entraîné l’humanité dans le péché. Non satisfait de cela, l’apôtre Paul, lui, en rajoute: la femme fut premièrement séduite. C’est pour cela qu’elle ne peut enseigner l’homme. Elle doit se taire (se fermer la gueule comme une sous-merde) et écouter silencieusement l’instruction de l’homme, son chef. Ah et puis: Dieu est le chef de Christ, Christ est le chef de l’homme, et l’homme est le chef de la femme. La femme doit donc se taire, se voiler, obéir servilement et exécuter tout ce qui lui est prescrit. La belle affaire. Ça, c’est de la religion du livre.

 

JÉSUS ET LES FEMMES

Étrangement, l’auteur de la Genèse, le vrai, pas celui qui a rédigé le texte intégral et rétrograde, Jésus, n’a pas semblé d’accord avec cette affirmation en se présentant oui, d’abord à des bergers (le plus méprisable des métiers à l’époque), mais aussi des femmes. Des femmes? Et oui, des femmes. Vous savez, celles que l’apôtre Pierre considérait comme des menteuses, calomnieuses, médisantes, rapporteuses et qui doivent respecter leurs maris même quand ces derniers les maltraitent? Oui, des femmes. De plus, qui a mis du parfum sur les pieds de Jésus? Une femme. Avec qui Jésus allait manger et discutait à maintes reprises? Des femmes. Oui, de vulgaires prostituées résignées à faire adultère la majorité des hommes de la Judée (la femme adultère prise en flagrant délit, ce n’est pas un hasard 🙂 ). Ces femmes, des vauriens, des torchons dont les hommes religieux méprisaient et changeaient de côté de rue lorsqu’ils les apercevaient, mais qu’en secret, ils visitaient pour obtenir des faveurs sexuelles… Des hypocrites, je le sais ;-). Et qui d’autres venaient à la rencontre de Jésus, ou à la croix pour le pleurer? Qui a découvert le tombeau vide et qu’on n’a refusé de croire leur témoignage? Des femmes. Parce qu’elles étaient des femmes, les apôtres et disciples ont refusé de croire le témoignage de sa résurrection.

 

POURQUOI PAS DES FEMMES APÔTRES

Ah oui, bien entendu, Jésus s’était entouré d’hommes pour investir le rôle d’apôtres. La femme n’aurait pas été capable de le faire? Les hommes n’auraient pas supporté d’entendre le message de Jésus si ce dernier s’était choisit des femmes. Parce qu’encore une fois, Dieu a fait l’homme, mais l’homme a fait l’esclave. L’homme juif ne peut supporter la femme. Elle doit être soumise, en-dehors des affaires sociales et religieuses. Les réunions importantes étaient réservées aux hommes. Les femmes pouvaient aller au Temple, mais dans un endroit leur étant réservé et dans certains moments. L’homme est plus important que la femme juive et la femme en général. Ah mais que l’homme est donc un grand homme bon lorsqu’il ne maltraite pas sa femmes ou les femmes de sa maison!! Si l’homme éloigne de sa femme son terrible courroux, il est considéré comme bon. Mais s’il est bonasse, naïf, sans virilité et qu’il est stupide, il laissera sa femme être libre d’être un être humain à part entière.

 

CONCLUSION

Voilà la pensée de l’homme de cromagnon dans la religion juive, chrétienne et musulmane. Les femmes doivent se voiler dans ces religions. Du moins, les chrétiennes jusqu’à récemment dans l’histoire, devaient se voiler. Et même, dans certains pays et dans la hiérarchie ecclésiastique de certaines dénominations, la femme doit avoir un voile qui cache ses cheveux. Et croyez-moi, je n’accuse en rien ces femmes. Elles sont plutôt victimes de l’obscurantisme religieux de ces hommes religieux qui cherchent à préserver leur ascendant sur la femme.

Quant à Jésus, il est le Dieu fait chair, qui a dicté l’histoire de la Genèse, mais l’homme écrivain l’a mise à la sauce juive, afin de la rendre plus acceptable pour un peuple aussi dépourvue d’intelligence, de discernement et d’humanité. Jamais les peuples de cette époque, ni hébraïque ni autre, n’auraient accepté que l’homme puisse être aussi responsable que la femme pour la chute de l’humanité. La femme doit être la grande responsable, celle que l’on doit rendre esclave pour l’avantage et le bon plaisir de l’homme.

 

Je ne perçois pas cela de la personne de Jésus, sa tendresse et sa sensibilité envers la femme devrait nous inspirer.

 

 

 

Patrick Galarneau

 

 

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