Fin des temps: à qui cela s’adresse-t-il?

La fin des temps est le thème qui se vend le plus dans les librairies mercantiles évangéliques. Oui, c’est une vraie mine d’or pour ces adorateurs de Mammon, qui n’ont cure de la vérité toute simple. Pourquoi faire simple lorsque l’on peut faire compliqué?

Dans ce premier article, je propose d’abord un passage pour que les chrétiens puissent réaliser à qui cela s’adresse. C’est primordial avant de continuer plus loin.

 

Je vous suggère donc un passage avec ce thème:

1.P.1.15 Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit:

16 Vous serez saints, car je suis saint.

17 Et si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l’oeuvre de chacun, sans acception de personnes, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre pèlerinage,

18 sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous avez héritée de vos pères,

19 mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache,

20 prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous,

21 qui par lui croyez en Dieu, lequel l’a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance reposent sur Dieu.

 

Dans ce texte, l’auteur est l’apôtre Pierre. À qui s’adresse-t-il? La réponse est aussi dans le texte:

1P.1.1  Pierre, apôtre de Jésus Christ, à ceux qui sont étrangers et dispersés dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l’Asie et la Bithynie,

Ainsi, l’apôtre Pierre s’adresse à ceux qui sont étrangers ET dispersés. Où?

  • Dans le Pont
  • La Galatie
  • La Cappadoce
  • L’Asie
  • La Bithynie

L’apôtre Pierre s’adresse à des juifs dans ces régions. Pourquoi des juifs?

  • Le mot traduit est « dispersés ». Il s’agit d’une diaspora, donc, des étrangers dans les cités mentionnées.
  • Le verset 2 nous éclaire davantage: les élus, selon la prescience de Dieu. Le peuple élu, c’est Israël. La « prescience » de Dieu exprime donc l’idée d’un peuple qui a été élu bien longtemps avant. L’histoire d’Israël et l’histoire biblique nous confirment que le peuple élu est bien Israël. L’auteur de cette lettre informe donc les élus répartis à travers le monde romain, et plus précisément les juifs des régions mentionnées ci-haut.
  • Au v.2: Afin qu’ils deviennent obéissants: beaucoup de chrétiens font abstraction de la notion du gentilé, de l’adresse, du ou des destinataires. La Bible ne se lit pas comme un roman de fiction. L’apôtre Pierre désire que ces juifs contemporains, qui prendront connaissance des paroles de l’apôtre, soient participants à l’aspersion de Jésus-Christ.
  • Au v.4, l’apôtre parle « d’héritage »: la terre de Canaan était un héritage, une Israël terrestre. Ce que propose maintenant l’apôtre, c’est une Israël céleste, analogie pertinente pour ceux et celles qui sont des juifs, mais loin de leur patrie.
  • Le v.5 exprime encore l’idée des derniers temps. Assurément, seul les juifs connaissent ce terme, puisqu’ils se trouvent dans les promesses des prophètes anciens, et qui doivent s’accomplir comme s’est accompli les nombreuses prophéties à leur sujet dans leur histoire. Les juifs espéraient donc en ces promesses, à cause de leur foi, et c’est le salut qui est révélé dans les derniers temps, et non des catastrophes naturelles ou le chaos politique de notre époque. Le salut consiste en la révélation du Christ, expiant leurs péchés une fois pour toute, remplaçant ainsi les sacrifices annuels et perpétuels pour enfin être pleinement et éternellement dans l’obéissance par le sacrifice ultime de Christ, et le don de la foi par la grâce de ce Dieu qui le leur a promis depuis des siècles.

 

CONCLUSION DU 1ER ARTICLE

Il est important de comprendre les bases de l’interprétation biblique et n’importe lequel des documents anciens que nous étudions.

Il est logique de constater que l’apôtre Pierre s’adresse à ses contemporains, près ou éloignés géographiquement. La diaspora juive devait inévitablement être avertit de la réalisation finale des promesses adressées à Israël, il y a plus de 400 ans et en remontant dans le temps. Le dernier prophète, sans compter Jean le Baptiste, fut Malachie. Ce fut le plus long moment de disette prophétique dans l’histoire d’Israël.

 

Les juifs étaient donc les seuls concernés.

 

 

 

Patrick Galarneau

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