Signes religieux et « ostentatoirisme »: les médias et leur jeu de manipulation.

INTRODUCTION

Au Québec, les gens sont passablement silencieux et ne provoquent pas de grands remous. Contrairement aux français, nous ne sommes pas reconnus comme un peuple qui aime se quereller. Désolé pour mes amis français, c’est ce qu’on dit ici. En France, les masses n’hésitent pas à prendre d’assaut les rues et les places de choix pour faire connaître leur mécontentement et les injustices qu’ils affirment subir de la part de leur gouvernement. Que l’on pense à Mai 68′ ou aux gilets jaunes en 2019, les français ne lésinent pas sur les moyens à prendre. On appelle ça «une révolution». Les québécois descendent dans les rues par centaines de milliers lorsque les Canadiens de Montréal remportent la Coupe Stanley, mais demeurent chez eux en se contentant de maugréer en famille lorsqu’ils s’agit de véritables grands enjeux qui les touchent directement. Nos priorités ne sont pas aux mêmes endroits.

 

«TORSIONNER» LA PERCEPTION DES QUÉBÉCOIS

Lorsque des groupes de résistance au Québec s’organisent pour dénoncer sensiblement les mêmes difficultés sociales que les français, on les étiquette automatiquement d’extrémistes de droite. Les médias québécois n’hésitent pas non plus à juger les groupes du même acabit en France de ce jolie sobriquet. Parce que le Québec est si docilement soumis, s’il se lève avec le poing dans les airs, c’est parce qu’il est nécessairement un extrémiste de droite. Lorsqu’un groupe d’extrême gauche prend les rues avec agressivité et parfois même, avec violence, les médias le considère comme «la voix du peuple». Or, le peuple a parlé. L’ensemble du Québec ne partage pas la vision de ces médias qui aiment déformer la réalité. Il ne partage pas non plus les idées extrémistes de la gauche condescendante qui s’imagine mieux connaître les enjeux au Québec. Les extrémistes de gauche se retrouvent principalement dans la seule grande métropole du Québec: Montréal. Et c’est connu: si vous êtes un résidents de Montréal, plus précisément dans Montréal-Centre, le Plateau, Rosemont et l’ouest de l’île, vous possédez de plus grandes connaissances du monde que le reste du Québec. Vous avez une plus grande ouverture d’esprit et vous êtes un meilleur être humain.

 

LA VICTIMISATION MÉDIATIQUE

Je suis en plein cœur de la métropole et pourtant, je ne me retrouve pas parmi ces gens. Je les considère aussi condescendants que méprisants. Mais le grand défi au Québec, c’est que les citoyens du reste du Québec et même, beaucoup de citoyens de Montréal, se fasse également entendre, car ici, au Québec, ceux et celles que l’on entend le plus, ce sont les groupuscules de l’extrême gauche. Les médias veulent les instrumentaliser pour donner l’impression que leurs voix sont celles de la majorité silencieuse. Mais la majorité silencieuse, elle, on ne l’entend pratiquement jamais. Il n’y a que les marginaux du Plateau Mont-Royal, de l’ouest de l’île et de Montréal-Centre que l’on entend, parce que les médias ciblent précisément ces groupes. Croyez-vous que l’on entendrait dans les médias des groupes de manifestants qui descendent dans les rues de Trois-Rivières ou Drummondville et qui manifestent pour appuyer le projet de loi sur la laïcité du gouvernement Legault? Mais on entend partout dans nos médias qu’une école de Westmount, dans l’ouest de Montréal, que non seulement ils manifestent contre le projet de loi, mais ils ont clairement et explicitement claironné qu’ils ne le feront pas respecter dans leur institution scolaire. Nos médias cherchent ainsi à faire croire à la majorité silencieuse qu’elle est ignorante et intolérante si elle appuie ce projet de loi sur la laïcité et ce, en instrumentalisant une très faible minorité de 150 personnes. J’aimerais rappeler que notre gouvernement subventionne à 100% les écoles publiques et que de contrevenir à la loi dans les murs de l’école publique, c’est porter atteinte à l’institution gouvernementale. Rien que ça.

 

Mais comme moi, vous n’avez pas le droit de cibler les médias, ils ont le dernier mot. Ni moi ni vous pouvez avoir raison. Les médias ont raison, parce qu’ils ont le monopole de la voix de la raison. Si je réussissais à faire connaître suffisamment cet article pour qu’une stagiaire ou un pigiste dans une boîte journalistique à qui ont donne les restant s’y intéresse, le résultat est que le médias se victimisera en affirmant que moi et bien d’autres, sommes cyniques et qu’eux, font leur travail avec éthique. Mais c’est le lot des manipulateurs. Les médias se perfectionnent en manipulation de masse. Mais c’est sûrement parce que je suis un complotiste. Ben oui: mon blog est rempli de complots 😉

 

Et ajoutons à cela que les «merdias» rapportent des citations du Maire de Calgary et un ministre du Nouveau-Brunswick, qui affirment qu’ils accueilleraient chez eux les québécois et les immigrants mécontents du Québec concernant ce projet de loi. Le but de ces médias: faire naître ou insister sur le sentiment de culpabilité collectif. Faire sentir la majorité comme des intolérants. Pour le compte de qui? Pour quelle raison? Je ne le sais pas encore, mais nous aurons peut-être les réponses un jour.

 

CONCLUSION

Pourtant, cette masse silencieuse se fait entendre, mais uniquement par les firmes de sondages et non par leur courage à tout laisser derrière eux pour aller manifester, comme le font les français. C’est pourquoi les firmes de sondages sont nombreuses au Québec. Comment connaître le pouls des québécois s’ils ne se manifestent qu’en chuchotant? Et ces sondages sont tout de même éloquents: la majorité québécoise, à 68%, est en faveur du retrait des signes religieux pour les employés en position d’autorité. La grande région métropolitaine fut sondée et le résultat se rapproche de l’ensemble du Québec: 64%. Les francophones sont en faveur du projet de loi à 75%, alors que les anglophones et allophones le sont à 46% au Québec. Même à 46% pour les non-francophones, c’est beaucoup! Alors, quand les médias nous présentent strictement les mécontents, il faut nuancer et relativiser. Le gouvernement Legault de la CAQ a fait ses devoirs et se fait le porte-parole de la majorité.

 

Si le gouvernement Legault veut conserver le crucifix, c’est parce que la majorité québécoise s’est prononcée et la CAQ l’a écouté. Si le gouvernement Legault a émis la possibilité d’une clause grand-père dans l’application de la loi sur la laïcité, c’est par souci des minorités religieuses actuellement en poste. Avec le temps, ces minorités religieuses qui désirent entrer dans la fonction publique seront déjà habitués avec le fait laïc dans nos institutions. Si le gouvernement Legault a fait part de son désir de mettre en place une loi sur la laïcité, c’est parce que le peuple l’a voté majoritairement comme gouvernement et que le peuple a également appuyé cette promesse électorale.

 

Fin du débat.

 

 

Patrick Galarneau

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