Je renie mon baptême.

Je n’ai jamais décidé de mon baptême lorsque j’étais enfant. Mes parents, en bons soumis québécois et ignorants, m’ont fait baptiser sans se questionner sur la pertinence du baptême. Beaucoup de parents, avec de belles intentions nobles, font baptiser leurs enfants et même, pour certaines cultures, il s’agit là d’une occasion de présenter bébé à toute la famille réunie et qu’il a sa place dans le clan familial élargit. Malheureusement, la culture transcende le gros bon sens et le jugement dans bien des domaines.

 

Je ne peux pas non plus affirmer que j’ai souffert d’avoir été baptisé bébé. Le baptême adulte, lui, vous incite fortement à revêtir la stupide robe blanche que l’on vous offre en guise de représentation de lavement des péchés (ça ou une poire rectale afin de nettoyer votre intérieur… je pense que je prendrais la poire rectale) en plus de vous présenter devant l’assemblée vêtu de cet accoutrement ridicule afin d’aller donner votre court témoignage de vie et ce qui a provoqué votre « transformation ». J’ose à peine imaginer voir la reprise vidéo de mon baptême adulte. Je pense que j’en rougirais de honte! Quelle stupidité irréfléchie.

 

CONTEXTUEL ET CIRCONSTENTIEL

Le baptême d’eau était pratiqué dans l’ancienne alliance et même chez des peuples hors d’Israël. Car encore une fois, comme plusieurs autres notions ritualistes, Israël n’a rien inventé: c’était déjà une pratique antérieure à Israël. Un peu comme la notion d’anciens: Israël l’a emprunté d’Égypte, lors de époque d’esclavage. De même, la notion de grand prêtre, de Temple dédié à un dieu, de nourriture consacrée et ainsi de suite… ces notions sont empruntées à l’Égypte. La loi mosaïque s’inspire étrangement du code d’Hammurabi  au 19e siècle avant J-C. Cela ne signifie aucunement que Dieu ne soit pas derrière l’instauration de tous ces éléments, mais Israël n’a rien inventé. Ces éléments ont été emprunté puis adapté pour Israël, selon l’encadrement que Dieu désirait pour Israël.

 

Lorsque Jean le Baptiste baptisa les juifs qui étaient dans l’attente du Messie, il s’agissait de préparer le peuple à recevoir le Messie en leur temps à eux. C’était la raison majeure pourquoi Jean allait dans le désert pour se retirer (et accomplir la prophétie de celui qui crie dans le désert), puis a aplani le chemin de celui qui s’en venait tout de suite après, préparant le peuple d’Israël à recevoir le salut par la révélation faite chair, Dieu éternel, l’Emmanuel parmi nous. Même les principaux chefs religieux juifs allaient se faire baptiser, mais Jean reconnut leur supercherie et les dénonça publiquement. Il faut savoir que ces chefs religieux forniquaient avec le pouvoir romain et ce, au détriment du peuple, sur qui les religieux imposaient de lourds fardeaux pendant qu’eux, bénéficiaient d’avantages offerts par Rome. La condition est que, le Sanhédrin devait maintenir l’ordre parmi le peuple et demeurer alerte au sujet de ceux qui se proclameraient libérateurs d’Israël dans des confrontations sanglantes avec Rome, ce que l’empereur ne désirait pas.

 

Le baptême était donc contextuel et circonstanciel, puisque la promesse était sur le point de se réaliser sous leurs yeux, dans leur génération. Les « vierges folles » allaient être exclues, alors que les « vierges sages » allaient se préparer à recevoir l’onction, préalablement par le baptême, motivés par un sentiment noble de repentance, sachant que le Messie allait à leur rencontre.

 

BAPTISEZ LES NATIONS

Belle instrumentalisation de la part des différentes dénominations afin que l’on joigne leurs organisations et gonflons leurs statistiques. Hormis ce « détail », les chrétiens croient que Jésus disait que les apôtres et tous les autres chrétiens du monde et de toutes époques ultérieures avaient comme mission de convertir et baptiser tous les peuples du monde entier.

Faux!

Jésus disait simplement que maintenant, les apôtres et disciples pouvaient enfin sortir de la Judée afin d’aller vers les nations où se disperse la diaspora juive, afin qu’eux aussi reçoivent la bonne nouvelle du Messie enfin révélé en leur temps, pour ensuite recevoir le baptême. Cette évangélisation massive et rapide avait pour but d’avertir tous les juifs du monde romain et même, jusqu’aux Indes, que la fin est proche sur Israël, que l’ancienne alliance sera définitivement remplacée par la nouvelle, et qu’ils pourront définitivement entrer dans le repos éternel. La fin du monde, comme Jésus le dit en Mt.28 lorsqu’il exhorte ses disciples à parcourir le monde, c’est le monde connu des juifs: l’ancienne alliance. Et non la fin de la vie sur Terre, comme l’ont imaginé les illuminés issus du christianisme élargit depuis deux siècles.

Ainsi, Jésus sera avec eux jusqu’à la fin de leur monde: fin du Temple, de l’ancienne alliance, de la Judée et du judaïsme (Mt.24). Lorsque le jugement sur Israël vint en l’an 70′, tout ce qui a précédé le jugement final devint caduque et obsolète. Les juifs qui refusèrent la révélation ont subi le jugement, alors que les chrétiens hébreux, eux, qui n’ont pas participé aux violences et la rébellion contre Rome, furent épargnés. Ils trouvèrent refuge, pour ceux qui étaient en Judée, dans la ville refuge de Pella.

 

CONCLUSION

Lorsque le Temple et toute la jurée tombèrent définitivement, les croyants hébreux (et des chrétiens hors-Israël des générations subséquentes par extension) sont entrés officiellement dans le royaume éternel, puisque toute l’ancienne alliance est tombé en obsolescence, afin de laisser place au royaume de Christ. Les notions de la période de transition entre 30′ et 70′ de notre ère disparurent: la prêtrise, le pastorat, l’évangéliste, le prophète, le messianisme… bref, tout cela sont devenus des termes au passé. Le baptême, pour la repentance des juifs, devenait alors anachronique.

Alors, pourquoi importerait-on cette spécificité judéenne à notre contexte, alors que c’est totalement anachronique, spécifiquement culturel et temporellement ciblé tout juste avant le grand jugement sur Israël? Jésus est mort, ressuscité et revenu pour les siens. Tout est accompli. Mais la religion s’efforce de retourner en arrière et crucifier Christ à nouveau, comme si cela était encore possible, croyant que tout cela demeure à venir. Or, Jésus s’adresse directement à ses disciples et jamais n’avons-nous été concernés par ces événements tragiques. Le jugement était pour Israël.

Enfin, est-ce grave de se faire baptiser? Non. Pas du tout. Je pense qu’on l’a tous fait par ignorance et non par mauvaise foi. Cependant, pourquoi ne pas cesser toutes ces pratiques inutiles qui nous font perdurer dans une certaine forme de religiosité et anachronique? Simple question 🙂

 

 

Patrick Galarneau

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Ainsi, Dieu aurait fait tuer son propre fils?

D’abord, laissez-moi vous dire à quel point votre Dieu est un méchant psychopathe. En fait non… ce sont ceux et celles qui croient de telles sornettes qui le sont je pense. J’exagère, je le sais. Dommage, car parmi ces croyants, j’en aime profondément et sans retenu aucune. Je pense même qu’ils sont équilibrés et affables. Du moins, parmi ceux et celles que je connais et côtoie. Pas les autres lol 😉

 

Franchement, dites-moi que parmi vous, chers chrétiens évangéliques, vous soyez prêts et disposés à offrir votre bébé ou votre enfant, peu importe son âge, le donner aux médecins afin qu’ils prélèvent tous ses organes pour sauver des dizaines de personnes, que vous êtes là à assister aux opérations à froid sur votre enfant, que vous le voyez souffrir le martyr et finalement, il vous jette un dernier regard, puis, vous supplie de l’achever pour ne plus souffrir. Dites-moi franchement que vous croyez que Jésus est le fils de Dieu au sens propre et que Dieu est son père, l’a offert en pâturage à un peuple méchant qui ne mérite même pas que l’on s’attarde à sa misérable existence.

Vous me répondrez:  » C’est parce qu’il est Dieu qu’il peut offrir son fils unique sans souffrir. Nous, êtres humains, nous en serions incapables « .

Très bien. Alors, votre Dieu est un psychopathe. Il ne ressent pas d’émotion et se torche littéralement de la gueule de son fils prétendument chérie. Alors là, bravo! On nage en plein drame chrétien… à l’asile!

 

Le verset le plus populaire, le plus mémorisé le plus chéri et de ces évangéliques écervelés est:

  •  » Car Dieu a tant aimé le monde qu’il donna son fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point  » Jean 3.16

Ce verset est même le centre de leur prédication et de leur évangélisation. Wow! Et les naïfs tombent dans ce panneau? On a alors plusieurs bons candidats pour la camisole de force.

Comme ça, Dieu a donné son fils unique, vraiment? Et c’est ça le Dieu que vous chérissez? Un Dieu qui sacrifie son fils pour une bande de demeurés? C’est ce Dieu que vous suivez?

 

JÉSUS NE SERAIT PAS LE FILS DE DIEU ALORS

À moins que Jésus soit lui-même Dieu:

  • YHWH
  • Je suis
  • Dieu parmi nous
  • Emmanuel
  • l’ange de l’Eternel
  • le père céleste

En réalité, Dieu n’a pas de fils. Il s’agit d’un emprunt au monde des hommes, contemporains de Jésus, afin d’illustrer une réalité spirituelle. Jésus n’est pas un fils ni LE fils, mais le Dieu suprême. D’ailleurs, le terme  » fils de Dieu « , attribué à Jésus, signifie  » chef suprême « . Cet emprunt du monde des hommes avait pour but ultime de faire reconnaître Jésus comme le Dieu fait chair. Il s’est donc offert en sacrifice vivant pour les juifs, ainsi que tous les êtres humains.

 

Le terme  » fils  » n’est ni plus ni moins qu’une image, puisque Jésus devait d’abord accomplir chacune des prophéties avant d’être reconnu comme étant le Dieu fait chair. Et puis, l’emprunt du terme  » fils  » avait comme connotation le fait que tout ce que Dieu possède est légué à celui qui a été reconnu comme Dieu fait chair.

 

CONCLUSION

Chers schizophrènes évangéliques, pensez-vous vraiment que Dieu parlait à un autre Dieu dans hébreux ch.1 et 2?? Il n’y a qu’un seul Dieu. Les musulmans croient cela, les juifs croient cela également, mais les chrétiens croient qu’il y a une hiérarchie divine, comme la mythologie grecque. Remarquez que, en effet, les chrétiens sont de culture grecque. Hasard? Non!!

 

 

Patrick Galarneau

Vous m’avez bien eu!!

Chers chrétiens évangéliques. Avec les années, j’ai compris que vous ne valiez pas mieux que les Témoins de Jehovah. Pire: vous passez votre temps à rire d’eux, comme vous le faites avec les catholiques et toutes autres dénominations chrétiennes. Je le sais, j’ai moi-même participé à ce mépris collectif évangélique envers les autres dénominations chrétiennes. Moi qui fut chez les baptistes évangéliques, on regardait également de haut les pentecôtistes, se disant que, tout de même, ce sont nos frères et soeurs en Christ, malgré leur peu de connaissances théologiques.

 

C’est bizarre pourtant, car j’ai suivi des formations théologiques dans vos instituts et facultés de théologies et les connaissances que j’y ai acquise, je les ai pratiquement toutes rejeté aujourd’hui, puisque vous m’avez menti, désinformé, aliéné et que, au fil du temps, puisque je suis un naturel autodidacte qui, en parallèle de mes études dirigées, je ne pouvais m’empêcher de vérifier par moi-même si ce que l’on me disait était effectivement exacte. Et ma formation universitaire en histoire a aussi contribué à mettre en relief vos nombreux mensonges religieux. Lorsque j’ai déposé mon salaire de pasteur sur le bureau pour signifier que je vous quittais définitivement, on m’a refusé de m’adresser à l’assemblée, afin que je puisse leur offrir des explications. Vous avez dis à vos masses qui s’assemblent dans vos institutions religieuses que j’étais dans le péché, que j’avais des torts irréparables et que je ne croyais plus en Jésus-Christ. Oui oui, des gens dignes de confiance m’ont effectivement rapporté vos mensonges honteux.

 

Alors que j’ai débuté des enseignements sur Youtube, des chrétiens de vos églises m’ont confirmé que des pasteurs ont dit à leurs fidèles de ne pas me suivre, que j’étais un faux chrétien. Quelques années plus tard, des journalistes ont mis en lumière certains de vos crimes. Vous avez conservé en votre sein un batteur d’enfants que vous avez érigé en pasteur. Vous saviez ce qui s’y passait, mais vous avez volontairement fermé les yeux. Vous avez craché au visage des victimes de ce pasteur. Vous avez même exigé et menacé les victimes, afin qu’ils ferment, et je cite « leurs gueules » avec ce qu’ils ont vécu. Vous ne vouliez pas que ces crimes éclaboussent votre mercantile organisation religieuse. Vous m’avez haïs à cause de cette histoire et vous savez pourquoi. J’ai également reçu des menaces d’étudiants en théologie dont je tairai le nom de l’institut. Ils ont mis leurs menaces à exécution: le lendemain de ces menaces, on a fracassé les vitres de ma voiture avec une dalle de béton. Hasard? J’en doute.

 

Vous me détestiez simplement parce que j’ai décris sur le net vos supercheries, vos mensonges et votre manipulation. Vous allez sans doute recevoir ces quelques écrits avec condescendance, en disant que je me donne de l’importance. Mais c’est moi qui rie aujourd’hui, car en mettant en lumière vos nombreux mensonges, en voyant que les médias s’intéressent de plus en plus au phénomène évangélique, que le mot « secte » vous colle de plus en plus à la peau, c’est moi qui rie et qui peut vous regarder avec condescendance. Vous allez tenter de me coller l’étiquette du frustré ou de celui qui n’a pu s’épanouir en tant que pasteur reconnu, mais vous vous mettez un doigt dans l’oeil jusqu’à l’épaule, car voici les raisons qui expliquent pourquoi je ne suis plus des vôtres et que, comme Jésus, je vomi votre hypocrisie religieuse. Dans ce qui va suivre, tous les mensonges évangéliques qui me viennent en tête, je les mentionne ici-bas:

  • Je ne crois plus à la notion d’église locale. Elle appartient au 1er siècle dans l’attente du jugement sur Israël
  • Je ne crois plus à la prophétie. Les prophètes, depuis les prophéties de Daniel au sujet du Christ, ont eu pour SEUL OBJECTIF de préparer la voie qui mènerait le Christ vers son ministère terrestre. Jean-Baptiste fut le dernier. Une fois que le Christ a accompli tout ce qu’il devait accomplir selon les prophéties à son sujet, tout ce qui a précédé devenait obsolète, dont la prophétie. Il n’y a donc plus de possibilité dqu’il y ait des prophètes, ce serait dichotomique et anachronique.
  • Je ne crois pas aux ministères: la formation de l’église primitive avait pour but d’entretenir la foi des chrétiens du monde romain, en grande partie des hébreux ayant quitté le judaïsme, et d’encourager ces mêmes chrétiens en ces temps difficiles de persécutions et des troubles entre romains et judéens, qui se répercutaient également dans le reste de l’empire romain.
  • Je ne crois plus en un retour de Jésus bientôt: certes, il s’agit du plus gros mensonge de l’histoire religieuse. C’est par ce mensonge que les évangéliques ont grossit leur nombre d’adeptes avec le sentiment de peur où les gens qui ne croient pas, se verront sévèrement jugés par Jésus qui viendra les assassiner dans un bain de sang sans précédent. NOTES: Il s’agit ici de faire des adeptes en utilisant le sentiment de peur et c’est ce qui explique le nombre de faux chrétiens. On les reconnaît d’ailleurs par leur fidélité à la religion, l’église locale, leur ferveur pour les règles religieuses, pour leurs mécanismes de défense-attaque dans leurs interventions auprès de ceux et celles qui ne sont pas d’accord avec eux et leurs interactions générales. Ils défendent ardemment les couleurs de leur dénomination et leur église locale, ils sont rabas-joie, peu d’humour, peu de liberté, voient la sexualité comme sale et appartenant exclusivement à un couple; sont régulièrement dans le jugement, l’accusation et la condamnation; ils ne peuvent discuter sans parler le Patois de Canaan et citer sans cesse des passages bibliques, mais sans en comprendre le sens (eux croient que c’est limpide dans leur tête). Ils ne parlent jamais sans leur Bible, passant faussement pour l’élite spirituelle. Or, ils ne sont rien de moins que des parasites religieux méprisables et invivables que Jésus a vertement dénoncé sans gêne. NOTES: Le retour de Jésus a déjà eu lieu en l’an 70′.
  • Je ne crois pas à un enlèvement dans les airs pour rejoindre Jésus sur un nuage blanc. Nous ne serons pas en train de voler avec des robes blanches. De grâce, allez vous faire interner dans un asile si vous croyez à de telles sottises. Heureusement, ce sont des choses auxquelles je n’avais jamais adhéré, même au plus fort de ma religiosité.
  • Je ne crois plus au jugement final sur le monde entier. Je crois plutôt que le jugement final concernait Israël et sa négation de la révélation faite chair. Et cela a déjà eu lieu, mais les dirigeants évangéliques ne veulent pas que leurs fidèles le sachent, car leurs assemblées se videraient.
  • Je ne crois pas à la dîme ni à l’offrande, puisque je ne crois pas à l’église locale. Je crois plutôt que nous avons la responsabilité d’aider directement.
  • Je ne crois pas au pastorat. En voilà encore une notion de barbare d’une époque révolue depuis près de 2000 ans. Même au temps des apôtres, c’était révolu depuis des siècles. Mais pour ne pas déstabiliser les chrétiens hébreux qui sortaient à peine du judaïsme, on a donné une autre signification au terme « pasteur ».
  • Je ne crois pas que la femme soit moindre que l’homme. Elle a les mêmes libertés et privilèges que l’homme, sans à se voir redevable à un mari qui la domine, même de la plus douce des façon. Ce patriarcat nauséabond est à proscrire dans nos relations hommes-femmes!!
  • Je ne crois pas non plus au mariage. Celui-ci n’avait d’autre fonction que de dominer la femme, la posséder et la réduire à l’état d’usine à bébé. L’étymologie du mot « mariage » signifie justement le conquérant qui revient de la guerre et reçoit la fille du roi en récompense, comme une vulgaire médaille. Je ne peux pas croire que des femmes puissent encore vouloir de cette notion de domination patriarcale. Comme quoi, il est difficile de rejeter des milliers d’années de barbaries.
  • Je ne crois pas non plus au bonhomme rouge cornu, méchant et qui est le tentateur sur qui repose toutes nos fautes. Je crois que le Satan est plutôt la nature pécheresse de l’homme. Les superstitions qu’entretiennent les évangéliques leur cause des problèmes, car ils ne raisonnent peu ou pas, ils s’en remettent à des croyances sans fondement.
  • Je ne crois pas que la Bible nous concerne: si le salut est offert pour tout être humain, c’est bien la seule chose. Pour le reste, rien ne nous concerne. Il n’y a qu’à observer dans les 66 livres qui parle et à qui il s’adresse.
  • Je ne crois pas qu’il reste quelque prophétie que ce soit. Elles sont toutes accomplies et rien ne concernait qui que ce soit de nos jours.
  • Je ne crois pas en nos traductions. Elles sont orientées par des écoles de pensées théologiques. Il faut aller à la source pour avoir les vraies pensées des auteurs.
  • Je ne crois pas que Dieu soit celui qui a commandé les meurtres et génocides dans l’ancien Testament. Je crois plutôt que les écrivains ont fait des compromis entre ce que Dieu a révélé et leurs intentions guerrières, instrumentalisant Dieu par procuration. Dieu serait-il différent dans l’ancien et le nouveau testament? Le Dieu que je reconnais, c’est celui du nouveau testament, qui est juste, oui, mais plein de bonté et miséricorde.
  • Je ne crois pas que Dieu réponde aux prières des évangéliques contre le « méchant monde », même si c’est bien enrobé de paroles mielleuses et d’apparentes piétés. À de nombreuses reprises, la Bible nous exhorte plutôt à aimer nos ennemis, pas de souhaiter la vengeance. Qui plus est: Abraham n’a jamais souhaité la fin de Sodome et Gomorrhe. Il a plutôt intercédé pour eux. Les chrétiens d’aujourd’hui souhaite que Jésus revienne pour punir le monde.
  • Je ne crois pas que le Saint-Esprit anime qui que ce soit parmi les évangéliques
  • Je ne crois pas aux miracles de Dieu orchestrés par des évangéliques ni quelque dénominations religieuses. Les miracles avaient pour but de confirmer que Christ était le Messie annoncé et donc, en conformité avec les prophéties, contrairement à tous ces faux Christ qui se sont autoproclamés, mais qui ne pouvaient accomplir quoi que ce soit.
  • Je ne crois pas aux guérisons miraculeuses quand les évangéliques affirment que c’est parce qu’ils ont prié. Plusieurs conditions peuvent permettre la guérison: une prédisposition positive (la foi et la croyance jouent un rôle, non pas de manière divine, mais de prédisposer la personne dans une condition de pensée positive); la médecine et des médecins attentionnés; les bonnes méthodes de rétablissements et bien d’autres. Mais rien à voir avec la religion.

 

Bref, j’en ai marre du négativisme et du catastrophisme évangélique. Allez à l’hôpital psychiatrique le plus près et demandez de l’aide. Faites-le pour vous et votre entourage. Je crois que vous avez besoin de soin. Vous m’avez bien eu pendant mon enfance et le début de ma vie d’adultes, avec vos croyances et superstitions, mais quand on fouille sérieusement, on se rend compte que votre religion est un tissus de mensonges honteux.

Ce qu’il me reste? La foi épurée en Jésus-Christ. Il est Dieu fait chair, mort à la croix pour tous les hommes, ressuscité et Dieu pour tous les humains. Mais ça se limite à ça. Il n’y a rien d’autre pour lequel nous soyons concernés.

 

 

Patrick Galarneau

Interdire l’endoctrinement des enfants au Québec?

C’est du moins ce qui est suggéré par des internautes sur la toile.

 

BREF RÉSUMÉ PERSONNEL

En tant qu’ancien évangélique, et j’insiste sur le terme « ancien », je peux vous dire que j’ai moi-même subi le harcèlement de mon père lorsque j’étais jeune. Il m’obligeait à l’accompagner à son église baptiste évangélique. Mon père s’est « convertit » lorsque j’avais 11 ans. J’étais aux portes de l’adolescence. Ma mère? Elle ne l’a pas accompagné dans son délire ni dans la foi évangélique. Elle a également refusé que ma jeune soeur, alors âgée de 4 ans, nous accompagne. Pourquoi ma mère a-elle acceptée que mon père me traîne dans sa religion? Il faudrait lui demander à elle. Je présume toutefois que c’était une façon maladroite d’acheter une paix relative avec lui, malgré qu’elle lui a signifié son désaccord à mon sujet. En effet, ma mère n’était pas très emballée à l’idée que je l’accompagne mais bon… elle s’est faite à l’idée.

Mais vous savez comme moi qu’à l’âge de 11 ans, nous sommes en train de forger notre identité, notre réseau social et que les amis mais surtout, la perception des amis, c’est d’une importance capitale pour un jeune de cet âge. Et là où nous habitions, c’était comme un petit village dans une ville. Un vallon de 56 blocs à huit appartements chacun. Nous étions donc comme un village de plusieurs centaines d’âmes, voir même, entre 1500 et 2000 personnes. Nous avions en commun une grande piscine, des stationnements privés, des concierges et du personnel d’entretient. Bref, nous fonctionnions comme une petite ville autonome. Les logements étaient à prix modiques pour familles ayant un faible revenu. Tous mes amis provenaient de ce « village », et une bonne proportion d’entre eux étaient des jeunes ayant des problèmes de comportements, de violence, de consommation de substances illicites ou autres. Des jeunes typiques aux quartiers pauvres de la grande région montréalaise et environs.

 

MA JEUNESSE, AVANT LA SECTE

Mon père est un ancien alcoolique-toxicomane. Mais surtout alcoolique. Je n’ai pas beaucoup vu mon père dans ma jeunesse, puisqu’il était trop occupé à faire la tournée des bars et des clubs, à dormir ivre mort à la maison ou faire de courts séjours en prison. Parfois, il pouvait partir en fête pendant plusieurs jours sans que nous sachions où il était ni même s’il était en sécurité. Ma mère, elle, travaillait dur et fort dans des usines où les employés étaient sous-payés et dans des conditions de travail pas très reluisantes. Elle tentait tant bien que mal de subvenir aux besoins de la famille avec son maigre salaire, sans compter les fois où mon père entrait en catimini dans l’appartement pour lui voler de l’argent et retourner faire la fête. Son problème de consommation a provoqué la séparation de mes parents pendant sept ou huit ans.

À l’âge de neuf ans, j’ai constaté que mes parents se seraient entendus sur un point: je suis donc allé habiter chez mon père. Ses problèmes de consommation ont cependant fait en sorte que j’ai été sorti de ce milieux pour me retrouver dans un milieux chrétien: mon oncle, frère de mon père, était un fervent chrétien évangélique. Pourquoi ma mère ne m’a pas repris? Je ne le sais pas. Elle, elle est demeurée avec ma jeune soeur. Moi? j’ai été un peu balancé à gauche et à droite durant les sept années de séparation de mes parents. Mon père a subi trois internements pour désintoxication, dont la dernière autour de 1982 ou 83. Les médecins affirmaient qu’il y avait peu de chance qu’il s’en sorte, soit vivant, soit sans séquelle.

 

PREMIERS CONTACTS AVEC LA SECTE

Mais revenons à mon oncle. Il élevait ses enfants de manière rigide et austère. On ne riait pas ou peu chez lui. On ne fêtait pas Noël, on ne célébrait pas l’Halloween et on devait aller à l’église évangélique chaque dimanche. La punition corporelle était de mise dans la famille de mon jeune cousin. Mon oncle et ma tante étaient si rigides et ancrés dans les doctrines de la secte évangélique, qu’ils menaçaient les gens d’aller en enfer s’ils ne se convertissaient pas à Jésus-Christ, par le biais des évangéliques. Ils participaient aussi aux grandes croisades d’évangélisations de pasteurs ou évangélistes américains, invités de marques dans les années 80′. Mon oncle a emmené pratiquement de force mon père à l’une des campagnes d’évangélisation, afin qu’il accepte Jésus dans son coeur et change de vie. Mon père a accompagné son frère, qui est mon oncle et mon « affable » hôte des derniers mois. Suffisamment ivre mais suffisamment lucide, mon paternel s’est avancé à la fin de la prédication, à l’avant de la scène pour y recevoir Jésus dans son coeur, à l’aide des subalternes qui accompagnent le prédicateur dans ses tournées de villes en villes.

 

MOUVEMENT ÉVANGÉLIQUE: PROSÉLYTISME SAUVAGE

Les campagnes d’évangélisations sont organisées par un consortium d’églises typiquement dénominationnelles: les associations d’églises baptistes ou pentecôtistes ont leurs propres invités de marques. Le principal objectif de ces campagnes est d’exercer du recrutement de masse parmi la population et exercer un plus grand pouvoir d’influence sur la population, certes, mais aussi politique, même si les principaux acteurs de ces associations d’églises affirment que leurs associations se détachent du politique. Mais vous savez, le pouvoir du nombre fait la force du groupe et peut choisir son gouvernement, comme on le constate aux États-Unis, puis voter des lois liberticides, comme on le voit en ce moment dans certains états américains en ce qui concerne l’avortement, à titre d’exemple. Est-ce cela que l’on veut au Québec? Prenez l’exemple du film « Unplanned », un film chrétien américain très orienté vers la doctrine pro-vie. Et bien, les chrétiens évangéliques se donnent rendez-vous ce soir, vendredi le 12 juillet, dans un cinéma de Montréal (Méga-Plex Guzzo Marché-Central 18, 901 boulevard Crémazie Ouest, Montréal, H4N 3M5). Jusqu’à présent, 93 personnes ont confirmé leur présence ou s’y intéresse. Et ce n’est qu’un des organismes chrétiens évangéliques. Je n’ai pas vérifié pour d’autres regroupements évangéliques. Je suis en faveur de la présentation de ce film, car je crois que l’on a le devoir, dans un état de libertés, de favoriser la diffusion des différents points de vues, même si ceux-ci peuvent être biaisés. Comme je n’ai pas vu ce film, je m’abstiendrai de tout commentaire pour l’instant.

Mais cela a encore pour but de faire du prosélytisme, dont l’une des facettes de ce prosélytisme sauvage, c’est de susciter des sentiments de peur et de culpabilités. C’est ainsi que fonctionne la religion évangélique, comme bien d’autres dénominations chrétiennes et autres religions abrahamiques.

 

CONCLUSION

Au prochain article, j’approfondirai le sujet sur la mouvance évangélique, les impacts sur ma vie et je terminerai sur la pertinence ou non de légiférer sur le droit des enfants à ne pas subir l’endoctrinement.

 

 

Patrick Galarneau

Ex-évangélique, mais toujours pour Jésus-Christ.