Esprit malléable ou changement de pensée?

Pour devenir végétarien ou végétalien, il faut avoir eu une prise de conscience importante afin d’influencer notre comportement alimentaire. On ne peut pas se forcer à être ce que nous ne sommes pas. Loin de moi l’idée de proposer à ce que nous soyons des végétaliens, je ne le suis pas moi-même et ce n’est pas l’un de mes objectifs à court ou long terme.

Néanmoins, cet exemple illustre très bien comment nous pouvons être soit malléable, soit convaincu! On peut me vanter les vertus du végétalisme et les impacts environnementaux qui en découlent, je ne deviendrai pas végétalien pour autant. Je pourrais tenter de le devenir, en adoptant les comportements inhérents au végétalisme, sauf qu’il y aura un obstacle majeur : manque de conviction. Or, la conviction débute dans l’élaboration d’une pensée nouvelle. C’est cette pensée qui modulera ou non le comportement du sujet.

 

Analogie avec la religion

Les religions se sont dotées de crédos ou de systèmes de croyances, par lesquelles on dicte la bonne conduite à suivre, selon les principes élaborés par la dite religion. Lorsque j’étais un membre en règle d’une église baptiste évangélique, j’acceptais d’emblée la « charte religieuse » des baptistes évangéliques pour me conformer à la dynamique du groupe auquel je m’étais joins. Cependant, dicter le comportement attendu ne signifie pas appartenir à Dieu. C’est dans le renouvellement de la pensée que l’on change de comportement et ce, qu’importe que nous soyons des chrétiens nés de nouveau ou des gens se déclarant être athées. Lorsque ce renouvellement de pensée s’opère, il y a des comportements ou des façons de faire que nous laissons tomber naturellement, car ces comportements deviennent contradictoires avec notre nouvelle façon de penser.

Par exemple, lorsque j’étais enfant, j’avais des comportements d’enfants, car je pensais et réfléchissais comme un enfant. Je ne peux, en tant qu’adulte, perpétuer ces comportements d’enfants, puisque depuis cette époque, ma pensée a évolué, a changé, et s’est renouvelée pour que je devienne un adulte. Alors, de façon naturelle, j’ai abandonné ces comportements enfantins, car ils ne me correspondaient plus du tout et ne seraient pas du tout en accords avec ce renouvellement de pensée.

 

Notre système judiciaire se veut de plus en plus en faveur de la réhabilitation. Nous espérons être en mesure d’aider les criminels à un changement de pensée, pas seulement des comportements attendus par la société. On ne change pas de comportement s’il n’y a pas eu au préalable une réelle prise de conscience, qui fera naître un désir profond de changement. Ainsi, on parle de la naissance d’une conviction. C’est cette conviction qui est source de motivation pour tout changement dans nos vies, que ce soit celle d’un criminel, d’un athée ou d’un croyant.

 

La stérilité des religions

Lorsque j’allais à l’église, le pasteur pouvait évoquer de belles histoires des prophètes, des apôtres ou de Jésus, afin d’illustrer ce que le chrétien devrait être et devait faire, moi-même en tant que pasteur je le faisais dans mes sermons, mais ces sermons étaient et seront toujours aussi stériles, puisqu’ils n’incitent pas davantage à un renouvellement de notre pensée, se préoccupant davantage du comportement attendu des individus qui composent les assemblées.

Nous sommes plutôt influencés à imiter le comportement attendu, mais sans véritablement de changement intérieur. On parle alors d’une des formes d’hypocrisie, tant dénoncé par les anciens membres qui sont sortis de la religion. Nous imitions le langage évangélique, emprunté au genre littéraire répandu dans la Bible, car il s’agit là de la culture évangélique. Mais est-ce réellement, d’abord, de ce qui est exigé par Dieu? Ou encore, est-ce que l’imitation est vraiment la manifestation d’un changement de pensée? Dans les deux cas, j’ai la certitude que la réponse est et demeurera négative.

 

Conclusion

L’apôtre Paul, s’adressant à la communauté chrétienne de Rome, disait simplement ceci : « soyez renouvelé de l’intelligence. Laissez l’Esprit de Dieu vous transformer (paraphrase) ». Cela signifie que, si l’on affirme être des disciples de Christ, c’est parce que, préalablement, nous avons été convaincu. Cette conviction mène à un changement de pensée. Ce changement de pensée mène à des comportements en accord avec cette conviction. Adopter un comportement pour se conformer aux exigences d’une religion ou d’une dénomination religieuse, ne pourra qu’engendrer des frustrations de privations de toutes sortes. Et malheureusement, c’est ce qui se produit trop souvent dans la religion. Elles inversent les rôles, offrant aux conformistes religieux, leur bénédiction aveugle, mais il est préférable d’être un athée convaincu, dont les comportements de cet individu est en accord avec sa modulation de pensée, que d’être un chrétien ou en apparence chrétien, et de vivre une vie chrétienne en pleine contradiction entre la modulation de pensée et les comportements.

Combien de chrétiens affirment ne pas être capable de changer, se sentant coupables devant Dieu de leurs péchés ou de leur nature humaine? Si la religion cessait d’exiger, de marchander les comportements attendus au lieu d’un réel changement de pensée… et bien, ce ne serait plus de la religion, mais un acte de foi!

La résilience du chrétien (part 2)

J’utilise ce médium (mon blog), afin de faire du bien, et non à faire du mal. J’espère, au plus profond de moi, aider des personnes qui se sentent seuls, désemparées ou en perte de contrôle de leur vie, à réaliser qu’ils peuvent encore reprendre leur vie en main.

 

Peut-être que vous vous sentez seuls, sans espoir, qu’il n’y a aucune issue à votre vie. Mais cela est faux. Vous n’avez pas eu la vie facile. Vous vous êtes sentis comme étant en marge du reste des gens. Vous vous accrochez à ceux et celles qui veulent bien de vous, mais chaque fois, ils vous déçoivent. N’ayez crainte, vous n’êtes pas anormaux.

 

Jésus a vécu en marge de ses contemporains. Lui-même a dit qu’il ne pouvait reposer sa tête nulle part. Il a dormi à la belle étoile durant la majeure partie de son ministère. Il est parti, avec ses disciples, sans bourse ni quoi que ce soit pour subvenir à ses besoins essentiels, pendant que ses contemporains judaïsants, eux, adhéraient aux us et coutumes du monde qui les entourait et passaient pour des gens tout à fait conformes. Or, dans nos sociétés occidentales, nous sommes des soumis au système. Nous n’appartenons plus à nous-mêmes, mais à une entité qui porte le nom de notre pays. Nous sommes soumis à ses lois, ses façons de faire et il est devenu ridicule de fonctionner sans ce système. Même nos propres enfants appartiennent au système.

Vous êtes avec des collègues de travail, votre mari ou votre femme, des amis ou qui sais-je encore,… qui vous trouvent bizarre de penser autrement. Vous tentez de vous convaincre que c’est vous le problème. Que vous devez vous conformer à la pensée de masse, mais vous n’y arrivez pas. Malgré tout, vous vous sentez comme marginalisé. C’est vous le bizarre, car vous ne pensez pas comme tout le monde. C’est vous l’étrange, car vous avez des idées et des concepts qui ne correspondent pas à ce qui est acceptable par la majorité. Mais cette masse a-t-elle réellement le monopole de la vérité? Dans les années 80′, des études scientifiques ont démontré que le QI de la masse américaine se situait à l’âge de 9 ans. Est-ce vraiment à cette masse que vous désirez ressembler?

 

J’ai personnellement décidé de mettre de côté certains principes sociétales. J’en suis rendu à vouloir ignorer certaines conventions sociales, non par anti-conformisme, mais par le désir d’affirmation personnelle. Je sais que, parmi les lecteurs, plusieurs refuseraient de mettre en veilleuse leur couple, leur travail, leur train de vie. En ce qui me concerne, j’en suis arrivé à la conclusion que j’étais disposé à tout balancer afin de retrouver l’essentiel: ma vie en Christ!!

 

J’ai décidé que plus personne n’aurait d’emprise sur ma personne: ma femme, mes enfants, mon travail, mes finances, le gouvernement, mes amis, ect… C’est terminé! Je reprend ma vie en main! Ils voudraient me quitter? Très bien: je ne céderai d’aucune manière à une quelconque manipulation de leur part. Je suis disposé maintenant à tout abandonner… partir de par le monde et ne revenir que lorsque moi, j’en aurai envie. Voilà où j’en suis actuellement. Ma vie ne dépend de personne, si ce n’est de Christ. Je ne veux froisser personne dans cette démarche, simplement retrouver la raison pour laquelle Dieu m’a conçu.

 

Plus personne n’a de pouvoir sur ma propre vie. Et vous, qu’en dites-vous? 😉

La résilience du chrétien

Il y a deux éléments essentiels qui caractérisent celui qui a reçu par grâce, la foi en Jésus-Christ:

  • l’humilité
  • la résilience

Hérésie!!! Vous dirons ceux et celles qui sont animés de zèle et d’obscurantisme religieux. Or, combien parmi eux sont animés par cet amour qu’ils défendent becs et ongles, alors qu’ils sont constamment dans l’accusation, le jugement et la condamnation???

Celui qui est humble est nécessairement rempli d’amour pour son prochain. L’humilité sans amour, c’est impossible. Et un chrétien prétentieux, vantard, orgueilleux, c’est un religieux qui a pour ambition de devenir une sommité dans sa religion. Celui qui a reçu gratuitement ce don de la foi en Christ, lui, n’a rien à vendre, personne à convaincre, ne recherche pas son intérêt, conserve une attitude positive et désintéressée. Il affronte les épreuves de la vie avec la paix dans son coeur.

Le religieux est toujours dans les débats, la querelle, la défense de sa dénomination religieuse, le jugement de valeurs, ect…

 

J’ai envie de vous raconter ce qui se passe dans mon coeur actuellement…

Ma vie en est une de détachement. Je n’ai pas eu de parent, pas de famille. Personne n’a élevé cet enfant que j’étais, sauf moi-même. Vous remarquerez sur mon profil Facebook, très peu de photos de moi, aucune photo de mes parents ou ma soeur ni aucune de ma famille élargie, peu de mes enfants, même si je les aime, non seulement de façon inconditionnelle, mais aussi de façon démesurée. Je ne partage pas mes propres exploits (si seulement il y en avait). Ma femme? Peu ou pas de photos et très peu d’allusion à elle.

Je n’ai jamais nagé dans l’argent. Mes parents ne m’ont jamais aidé et ce, peu importe le domaine. Je me suis débrouillé tout seul, sans l’aide de qui que ce soit. J’ai quitté le nid familial dès que j’ai eu 18 ans. Mes parents étaient horribles comme parents. Une famille totalement dysfonctionnelle. La peur, la honte, le jugement, l’accusation, la condamnation, la violence et l’obscurantisme religieux faisaient parti de mon quotidien, surtout lorsque mon père a arrêté de boire et de se droguer quand j’avais 11 ans. Là, je devais l’accompagner dans sa maudite religion évangélique que je vomissais. Ma mère? Elle a arrêté de me battre quand j’avais 12 ans, car je me suis mis à rire lorsqu’elle me giflait. Ça n’avait plus aucun effet. Elle devenait folle de rage. Alors, elle demandait à mon père d’administrer les sévices corporels à sa place. Je suis allé voir la police. Mon père était quand même un colosse dont personne n’osait s’opposer. Il était si imposant et d’une force herculéenne… Pas pour rien qu’il se ramassait en prison. À battre ses opposants dans les bars, puis battre les policiers qui l’arrêtaient, il y a de bonnes chances de se retrouver derrière les barreaux.

Parfois, il conduisait la voiture complètement ivre mort, alors que moi, petit bonhomme de 4 ans, j’étais assis à l’avant de la voiture parce que je l’accompagnais dans les bars. Oui oui, à 4 ans, j’ai fréquenté les bars où mon père se tenait, car ma charmante mère remplie de bonne éducation parentale, m’envoyait chercher mon père en plein milieu de la nuit. J’étais le chou-chou des serveuses de clubs. Normal, j’étais un petit garçon de 4 ans. Cependant, il est arrivé une nuit où les policiers m’ont ramené à la maison aux alentours de 5H00 du matin, car mon père a eu un accident, alors qu’il a frappé de plein fouet un lampadaire. Je me rappelle de la scène: mon père était inconscient, la tête sur le volant, plein de sang, le klaxon qui sonnait de manière continue, et moi qui était assis du côté passager à tenter de réveiller mon père… je n’ai plus revu mon père pendant plusieurs semaines… Un peu comme lors d’un beau début d’après-midi, j’étais au bar avec mon père et que, lors du départ, nous nous retrouvions sur un boulevard achalandé… Mon père me tenait la main, mais ses yeux étaient fermés. Il titubait sur le boulevard et moi, petit bonhomme de 4 ans, j’avais peur et n’avais pas du tout confiance aux capacités de mon père pour nous faire traverser le boulevard. On a failli se faire frapper de plein fouet d’ailleurs.

Je pourrais vous raconter des centaines d’anecdotes de ce genre et pourtant, je suis encore en vie. J’ai pourtant été battu violemment, on a passé au feu deux fois dont une fois où on a tous failli mourrir. À l’école, j’étais le bizarre de la classe et de toute l’école. Il a fallu que j’apprenne à me battre et à faire face à mes intimidateurs. Chaque jour, oui, chaque jour, je devais me battre avec mes congénères d’école ou de quartier afin de demeurer en vie. À coups de poings et de pieds, je devenais sans pitié pour ceux qui désiraient m’agresser. Je n’avais plus aucun sentiment de compassion et ce, dès l’âge de 5 ans. Je n’avais aucun sentiment de pitié ni d’amour. Je détruisais tout sur mon passage. J’ai détruit la cour résidentiel de mon voisin à 5 ans, juste parce qu’il ne m’a pas donné une banane. J’ai arraché un morceau de peau, dans le dos!!! d’un de mes amis, car il me fuyait pour je ne sais quelle raison. J’ai failli tuer deux de mes amis à coups de poings ou d’étranglement quand j’étais adolescent… juste par plaisir!! J’ai cambriolé la cafétéria de mon école à l’âge de 12 ans, j’ai fréquenté des tueurs, des cambrioleurs, des voleurs, des violeurs et les pires dossiers criminels du Québec avant 18 ans. J’ai failli mettre le feu à l’une de mes copines en lui tirant dessus avec un projectile de feu d’artifices… Bref, je crois que je broyais un peu de noir 😉

 

Vous pouvez être certain, mon poing dans les airs, un doigt d’honneur sorti à l’intention du reste de l’humanité et un gros fuck-you au reste de l’humanité, voilà ce qui m’animait. Et j’aimais écouter la musique la plus weird possible, car elle représentait ce que je ressentais au plus profond de moi-même. J’emmerdais toute l’humanité entière.

 

OUAIS OK, MAIS ENCORE???

Je vous passe ls détails de ce qui m’a amené aujourd’hui à croire en Jésus-Christ, mais je peux vous assurer que ce n’est pas grâce à ce qui m’a servi de paternel.

 

Mais je vous reviens dans un prochain article… 😉

 

Croire ou avoir la foi?

Les évangéliques croient. Les catholiques croient. Les méthodistes, les mormons, les TJ’s, les sikhs, les bouddhistes, les musulmans et les juifs croient, mais ont-ils la foi?

 

Croire est une adhésion intellectuelle à quelque chose, mais la foi, elle, elle vient de Dieu. Beaucoup utilisent Dieu par procuration, l’instrumentalisant au passage comme argument d’autorité pour se faire reconnaître comme des élus de Dieu. Ils authentifient par eux-mêmes leurs croyances, qu’ils confondent aisément à ce qu’ils croient ou veulent faire croire être « LA FOI ». Mais cela est faux.

 

L’apôtre Paul disait aux éphésiens ch.2 :

« 8 Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Ce n’est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie. »

Définition de croire

verbe transitif direct
  1. 1.
    Penser que (qqch.) est véritable, donner une adhésion de principe à.
    Il ne croit que ce qu’il voit.
    Similar:

    accepter

    admettre

    penser

  2. 2.

    Croire qqn

    penser que ce qu’il dit est vrai.
    verbe transitif indirect
  1. 1.

    Croire à une chose

    penser qu’elle est réelle, vraisemblable ou possible.
  2. 2.

    Croire au succès

    le considérer comme très probable.
    verbe intransitif
(SENS FORT)
  1. 1.
    Avoir une attitude d’adhésion intellectuelle.

Jésus disait : « les démons croient ». Faut-il en conclure que la déchéance a gagné sa place auprès de Dieu? 😉

 

 

 

Patrick Galarneau