Ma foi se traduit ainsi!

UN BUT COMMUN

Je crois que dans 100 ans, la religion va être de plus en plus marginalisée. Elle sera le fait, encore une fois, issus des milieux pauvres, mais surtout, pauvre en éducation. Je ne pense pas que le monde va devenir meilleur, que les humains seront devenus bons ni plus aimant envers leurs prochains, mais je crois que l’être humain portera toute son attention vers des contrées autres que son habitat naturel, délaissant ainsi plusieurs valeurs superficielles liées au matérialisme, le désir de posséder des biens, richesses et du capitalisme sauvage. La façon de faire de la politique sera totalement différente. Le monde va s’unir, pas par humanisme, mais par intérêt d’atteindre des objectifs qui feront de plus en plus consensus.

 

PROGRAMMÉS POUR VIVRE

Par exemple, l’entretient de la Terre, qui se dégrade, mais qui sera reprise en mains. Mais encore une fois, ce n’est pas par conscience sociale et humanité pour autant, mais bien parce que la pensée de l’éternité est inscrite dans le cœur de tout être humain, formés à l’image de Dieu. L’homme n’est pas programmé pour mourir, mais pour vivre. Il défendra sa vie de manière spontanée, naturelle et parfois, héroïquement. Si l’homme est programmé pour vivre, il cherchera des moyens de la prolonger. Je pense que, sans pour autant obtenir la vie éternelle, que l’homme de demain peut en effet prolonger sa vie jusqu’à plusieurs centaines d’années voir même, des milliers d’années, si seulement il prend la décision de délaisser ce qui le tue à petit feu, pour prendre des moyens pour purifier son environnement et le protéger. La survie sera la valeur de demain, puis la vie prolongée, celle d’après-demain.

 

PROLONGER SA VIE SERA LE BUT ULTIME

Mais si l’homme peut prolonger sa vie, qu’il vit dans un environnement purifié et sans aucun élément perturbateur pour son environnement, l’homme d’après-demain aura déjà élu domicile dans l’environnement martien et qui sait, sur des satellites naturelles de certaines planètes. Car en effet, nous constatons des océans gelés sur plusieurs d’entres elles. La question ne sera plus l’argent. Ce ne sera plus une cause de stagnation technologique, car l’homme, cherchant une vie meilleure, purifiée et prolongée, y discernera un avantage bien plus grand et mesurable que la quantification monétaire. D’ailleurs, cette notion disparaîtra au fil des siècles, si ce n’est pas dans notre propre siècle !

 

UNE PÉRIODE DE TRANSITION

La vie ne sera pas éternelle, mais elle sera prolongée. Pour des jours et dans leur cas, des siècles meilleurs? Cela prendra peut-être 200 à 300 ans de transition. Des générations d’hommes et de femmes auront déposé leurs vies sur d’autres contrées, comme héritage d’un dur labeur afin que, par leurs sacrifices, les générations qui leur succéderont, puissent bénéficier de tout leur travail, d’abord en protégeant la vie sur la Terre, puis en colonisant d’autres planètes, en commençant par celle de Mars. Beaucoup d’hommes et de femmes ne connaîtront ni l’un ni l’autre, travaillant d’arrache-pied toute leur vie durant, dans des stations spatiales aménagées pour y vivre une vie ressemblant à ce qu’on y trouve sur la Terre et ce, afin de préparer la vie sur Mars et peut-être ailleurs.

 

CONCLUSION

Mais que vient faire la foi dans tout ça? N’est-ce pas plutôt un désir? Et les promesses de Dieu dans tout ça? Il n’y aura pas de fin du monde? Pas de catastrophes? Pas d’effondrement financier? Et puis Israël dans tout ça? Le monde arabe et les méchants musulmans? Et les chrétiens, que se passera-t-il? Ou bien, est-ce que l’on va pas me catégoriser de fou allié? De faux chrétien? De perdu?

Je pense que ce sont les religions qui sont en train de se perdre. Actuellement, les religions sont au cœur de l’actualité plus que jamais, car avant de mourir, elles poussent un dernier et retentissant crie de lion, feignant nous faire peur avec leurs histoires de catastrophes, de damnation éternelle, envoyant tous ceux et celles qui refuseront de croire leurs inepties de superstitions moyen-âgeuses, vers les feux de l’enfer éternel, où tous ses habitants pleureront amèrement sur leurs vies et regrettant de ne pas avoir adhérer à leurs religions.

Mais ce temps sera très très bientôt révolu, car autre chose de plus intéressant va capter l’attention et l’imaginaire du plus grand nombre, délaissant les superstitions et la fiction d’un lointain passé, pour une réalité qui échappait encore à l’humanité, mais qui s’ouvrira devant eux.

 

Au prochain article, je préciserai ce qui compose ma foi.

 

 

 

Patrick Galarneau

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Le chiffre de la bête, Apocalypse 13.18

Apocalypse 13.18: Il faut ici de la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence déchiffre le nombre de la bête, car c’est un nombre d’homme. Son nombre est 666.
 
L’auteur de l’Apocalypse s’est adressé à ses contemporains qui allaient voir et assister au jugement de Dieu sur Israël. Il y a une insistance très particulière de la part de l’auteur, en ce qui concerne l’imminence de ce jugement. En effet, on ne trouve nulle part ailleurs dans la Bible une telle insistance sur l’imminence de ce qui va se produire à leur époque (jugement d’Israël).
 
L’auteur donne des informations codées, afin de ne pas voir ses écrits, révélés par Jésus-Christ en apparition, êtres confisqués par les autorités politiques en place, alors que l’auteur est emprisonné à Patmos, une île de laquelle personne ne pouvait se sauver. Comprenez alors que la lettre devait obligatoirement passer par une autorité supérieure au geôlier de l’auteur de la lettre.
 
Cette lettre pouvait être soumise à examen avant d’être transmise à qui de droit. Le langage codé était une pratique courante dans l’antiquité. Notons également que certains manuscrits ont 616 au lieu de 666, mais voici ce qui est intéressant:
La 1ere lettre de l’alphabet
  • Hébreu : א א (aleph)
  • Grec ancien : ἄλφα (alpha)
  • Latin : A
La 6e lettre de l’alphabet
  • Hébreu: ו ו (waw)
  • Grec: ζῆτα (zêta)
  • latin : F

Avant de vous donner le nom potentiel (que je vous donnerai dans une vidéo à venir), notons que le contexte du texte penche davantage vers une communauté humaine du temps de l’auteur de l’Apocalypse. Le ch.13 nous le démontre. La mer représente les nations: l’empire romain, qui confère un grand pouvoir à un roi, qui sera imposé en Judée et sera un juif hellénisé, qui pourrait représenter la seconde bête qui aura le pouvoir pour agir selon les desseins de la première bête (Rome; l’empereur romain), qui agira en despote contre tous ceux qui s’opposeront à lui et à celui qui lui a donné le pouvoir sur tout Israël.

La Terre représente Israël et ce, dans de nombreux passages à travers la Bible, tant dans l’ancien que le nouveau testament.

 

Le chiffre d’homme? Voici un indice, mais pas forcément véridique à 100% : H6R6D6S.

Il faut également noter qu’il est très peu probable qu’il s’agisse d’un individu, mais plutôt d’une communauté: une ou plusieurs sectes juives, le Sanhédrin (copule avec le roi de Judée), entre l’an 50-67. Ce chiffre, qui semble de plus en plus évident qu’il s’agisse d’une communauté voir même, une famille royale qui se succède sur le trône, ne peut être un individu seul, mais bien un groupe d’individu ayant un grand pouvoir.

 

 

Patrick Galarneau

Apocalypse: méthodologie

Je propose une méthodologie de travail pour analyser un texte. Ce n’est que le début de l’exégèse. Mais seulement avec ces quelques éléments, il est possible d’en arriver avec une compréhension bien meilleure que ce que nous propose les églises. C’est à la portée de tous…

Légende

Futur proche

Présent

Passé proche

L’auteur scripturaire

L’auteur-émetteur-transmetteur primaire

L’émetteur-transmetteur secondaire

Action de l’auteur actif

Action passive de l’auteur

Le ou les destinataires directes

Le ou les destinataires indirectes

Quoi

Quand

But(s)

1 Révélation de *Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses *serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu’il a fait connaître, par l’envoi de son ange, à son **serviteur *Jean (Iohanan),
2  lequel a attesté la *parole de Dieu et le *témoignage de **Jésus-Christ, tout ce qu’il a vu.
3 Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche.
4 **Jean aux sept Églises qui sont en Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était, et qui vient, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône,
5 et de la part de ***Jésus -Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre ! À celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang,
6 et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen!
7 Voici, il vient avec les nuées. Et tout oeil le verra, même ceux qui l‘ont percé; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen!
8 Je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant.
9 Moi ***Jean, votre frère, et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la persévérance en Jésus, j’étais dans l’île appelée Patmos, à cause de **la parole de Dieu et du **témoignage de ****Jésus.
10 Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix forte, comme le son d’une trompette,
11 qui disait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Églises, à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie, et à Laodicée.
12 Je me retournai pour connaître quelle était la voix qui me parlait. Et, après m’être retourné , je vis sept chandeliers d’or,

Lexique :

  • Révélation (lumière; éclairer; manifestation; ôter un voile; enlever ce qui couvre) de Jésus-Christ (Théophanie).
  • à ses serviteurs (esclaves) les choses qui doivent arriver bientôt, et qu’il a fait connaître, « par l’envoi de son ange, à son serviteur Jean » (peut aussi se traduire par: « messager et esclave, Iohanan)

Traduction du 1er verset (exemple) :

  • La traduction de ce premier verset pourrait ressembler à ceci: « Jésus-Christ enlève le voile qui recouvre les yeux de son messager, Iohanan, de ce qu’il ne voyait pas avant, Jésus-Christ qui apparaît, se dévoilant lui-même, indiquant ce qui doit arriver bientôt (dans, à l’intérieur de), à travers (par) son messager et esclave, Iohanan »

Quelques répétition dans les 12 premiers versets :

Les répétitions sont des insistances dont il faut tenir compte dans l’analyse d’un texte. L’écrivain ne les a pas répéter sans raison. Il faut donc analyser le texte pour comprendre les raisons de cette insistance. Habituellement, lorsque le mot ou le nom est répété 3 fois ou plus, c’est que le message tourne autour de ce nom ou ce mot et en est le thème principal.

Jésus-Christ (4x; v.1; v.2; v.5; v.9):

  • C’est lui-même qui dévoile ce qui doit arriver bientôt. C’est lui qui ôte le voile et qui éclaire Iohanan, alors qu’il ne l’a pas explicitement dévoiler lors de son ministère terrestre. Il est également le témoignage véridique, le témoin fidèle, l’auteur de la révélation, qui aime, qui délivre des péchés et celui par qui les frères et soeurs sont exhortés à persévérer en lui pendant ce temps de persécution (50-70 ap. J-C)

serviteurs (2x; v.1)

  • Esclaves de Jésus-Christ, scellés pour l’éternité. Jésus veut montrer à ses serviteurs, les disciples et ses proches, par son serviteur, Iohanan, ce qui doit arriver très prochainement. Les serviteurs sont donc ses proches, sans toutefois préciser de quel Iohanan il s’agit.

Jean (3x; v.1; v.4; v.9)

  • L’auteur se nomme plusieurs fois dès le début de sa lettre. Il insiste cependant sur l’origine de la révélation avant de se nommer explicitement, usant plutôt de « serviteur(s) ». Mais s’il s’agissait de l’apôtre Jean, pourquoi alors sentir le besoin de mentionner sa fraternité avec les autres serviteurs, qui ont érigé des communautés chrétiennes en Asie Mineure et qui ont côtoyé l’apôtre? Tous savaient qu’il était l’apôtre que Jésus aimait, et à qui il a confié sa propre mère. L’apôtre Jean se serait d’ailleurs enfuit à Éphèse avec la mère de Jésus, lors de la guerre des juifs (68-73), et y serait mort autour de l’an 101. Pour une rédaction post-Judée (95-96), il serait donc impensable que l’apôtre Jean en soit l’auteur. Il est même fort possible qu’il ne soit pas l’auteur de l’évangile portant son nom. Il pourrait s’agir de Jean le Presbytre mais surtout, une école dite « johannique », comportant une série d’auteur de l’évangile. Pour ce qui est de l’Apocalypse, il est de plus en plus probable que ce soit un autre Jean que l’apôtre Jean, mais demeurant, selon le contexte à la fois interne et externe, dans une période de rédaction entre 50 et 68 au plus tard.

Parole de Dieu (2x; v.2 ; v.9)

  • qui vient directement de Dieu en apparition à Iohanan (théophanie), et soufflé par Dieu (théopneustie)

Témoignage (2x; v.2 ; v.9)

  • La raison d’être du livre, des évangiles et de l’ensemble du canon biblique. Ce témoignage vu, entendu et reçu, sont les preuves indéniables de l’authenticité. Flavius Joseph raconte les faits historiques, étant la seule vraie source primaire extra-biblique de l’historicité de Jésus-Christ et des faits historiques de la guerre des juifs, faits concordants aux visions de Iohanan.

celui qui est, qui était, et qui vient (2x; v.4; v.8)

  • qui se réfère au Dieu éternel

de la part de (3x; v.4; v.4b; v.5)

  • Mention de l’auteur, insistance sur l’origine, effacement de l’écrivain dans la théopneustie, mais la reçoit comme messager

Futur proche :

  • les choses qui doivent arriver bientôt (v.1)
  • Car le temps est proche (v.3)
  • et qui vient (v.4)

 

 

 

 

Apocalypse de Jean

AUTEUR DU TEXTE

Voici un texte de Tresmontant sur l’Apocalypse de Jean:

 

INTRODUCTION
A propos de l’Apocalypse

Nos amis les journalistes nous parlent souvent de l’Apocalypse, à propos des catastrophes passées, présentes ou futures. Je ne sais pas s’ils ont lu et étudié ce petit livre mais dans le doute je vais donner quelques explications concernant ce texte qui sert souvent d’épouvantail à moineaux.

 

UNE DATE DE RÉDACTION CONTRE LE DISPENSATIONNALISME
L’Apocalypse est un texte qui a été composé dans les années 50 à 60 de notre ère, par un certain Iôhanan, que les Français appellent Jean. Il avait été dans l’île grecque de Patmos.

 

L’APÔTRE JEAN EST-IL VRAIMENT L’AUTEUR?

La question ouverte est de savoir de quel Jean il s’agit. S’agit-il du Jean qui était kôhen, c’est-à-dire prêtre, dans le Temple de Jérusalem et qui a pris des notes lorsque le rabbi Ieschoua, que les Français appellent Jésus, enseignait dans la grande Cour du Temple ? Ces notes prises évidemment en hébreu puis traduites en grec ont donné ce que nous appelons le Quatrième Évangile, classement totalement arbitraire. — S’agit-il du Iôhanan surnommé Marcus, le Marteau, traduction de l’hébreu maqqabah, fils de Mariam, neveu de Joseph surnommé Barnaba, de la tribu de Lévi ? Est-ce que c’est ce Iôhanan surnommé Maqqabah qui a annoncé la parole de Dieu à l’Asie mineure ? — Ou bien s’agit-il d’un troisième Iôhanan distinct des deux premiers ? La question n’est pas résolue. Ce qui est sûr et certain, c’est que le Iôhanan qui a écrit ou composé l’Apocalypse en hébreu, connaissait parfaitement le Temple de Jérusalem, sa liturgie, son mobilier, les vêtements des prêtres, et tous les détails symboliques du culte. C’est un kôhen.

 

LA RAISON DE LA RÉDACTION
Quel est le thème fondamental de l’Apocalypse ? Jérusalem, la Ville sainte, la Ville de pierre, va être détruite prochainement, d’une manière imminente. Depuis des siècles avant notre ère, depuis au moins le VIIIe siècle avant notre ère, les prophètes hébreux, Isaïe, Osée, puis Jérémie et Ézéchiel, avaient comparé la relation qui existe entre Dieu l’Unique, et son Peuple chéri, le Peuple hébreu, à la relation physique qui existe entre l’Homme et la Femme. L’Alliance entre Dieu et son Peuple était comparée à un mariage. Lorsque le Peuple hébreu est infidèle aux normes constituantes de cette Alliance, cette infidélité est comparée à une prostitution, et l’Épouse de Dieu est comparée à une prostituée. Jérusalem, la Ville sainte, est appelée une prostituée par les prophètes Isaïe, Jérémie, Ézéchiel L’idolâtrie, les cultes païens, sont une prostitution spirituelle. Par exemple si aujourd’hui, pure hypothèse, une Église, au lieu de servir son Seigneur, se prosternait devant les idoles des nations païennes et se mettait à adorer la nation divinisée ou État, — ce serait une prostitution. L’alliance du sabre et du goupillon, comme disaient nos grands-pères, est une prostitution.

 

LA GRANDE PROSTITUÉE EST JÉRUSALEM
Jean de l’Apocalypse connaît cette antique analogie entre Jérusalem et la Femme, épouse de Dieu ; la Femme infidèle et la prostituée. C’est cette analogie qu’il utilise constamment à la suite d’Osée, d’Isaïe, de Jérémie, Ézéchiel Nous sommes précisément dans ces années au cours desquelles certains rabbins tentent d’exclure le rouleau Ézéchiel du canon des Saintes Écritures, à cause précisément du fait qu’il a osé dire que Jérusalem est prostituée.
La Ville de Rome ne pouvait pas être appelée prostituée par Iôhanan le kôhen, tout simplement parce que Rome, la Ville païenne, la capitale du paganisme, n’a jamais été l’Épouse du Seigneur. Le terme de prostituée est réservé par les prophètes hébreux à Jérusalem lorsque la Ville sainte est infidèle à l’Alliance.
Jean annonce donc que la Ville sainte, Jérusalem, qu’il appelle la prostituée, va être détruite d’une manière imminente. Il n’y a plus de délai. Et Jean annonce qu’à la place de Jérusalem, la Cité de pierre qui va être détruite, la Nouvelle Jérusalem, cité construite avec des pierres vivantes qui sont des hommes et des femmes, descend d’auprès de Dieu. C’est cette nouvelle Jérusalem qui est la nouvelle Épouse du Seigneur. Elle remplace l’ancienne épouse infidèle, comme dans le rouleau ésotérique d’Esther, le Grand Roi, c’est-à-dire Dieu, remplace son ancienne épouse par une nouvelle épouse, Esther, la Nouvelle.

 

LA GRANDE TRIBULATION ET ENLÈVEMENT DE L’ÉGLISE
Non seulement Jean annonce que la vieille ville de Jérusalem va être détruite de fond en comble d’une manière imminente. Mais de plus il dit à la petite communauté de la Nouvelle Alliance qui se trouve à Jérusalem la grande Ville, persécutée à mort par le Haut Sacerdoce et par les Rois collaborateurs de la sinistre dynastie des Hérode, — Jean dit à la petite communauté chrétienne de se sauver au plus vite et sans attendre la catastrophe. Et nous savons en effet par des documents fort anciens que j’ai publiés dans ma traduction de l’Apocalypse (éd. O.E.I.L.), que la petite communauté chrétienne de Jérusalem a quitté la Ville sainte comme un seul homme — il faudrait dire comme une seule femme — peu de temps avant le commencement de la grande guerre des Romains contre les Judéens que Joseph surnommé Flavius nous a racontée dans le détail. Il était témoin oculaire et même acteur dans cette guerre qui a mal fini, qui a fini durant l’été de l’année 70 par la destruction de Jérusalem et du Temple.

 

LA GRANDE PROSTITUÉE N’EST PAS ROME
La majorité des exégètes pense que la ville, la prostituée dont il est question dans l’Apocalypse, c’est la ville de Rome. La majorité des exégètes pense que l’Apocalypse a été écrite ou composée tout à fait à la fin du Ier siècle, par exemple vers 96 ou 97.
Raisonnons un peu. Supposons que la majorité ait raison, que l’Apocalypse ait été publiée dans les toutes dernières années du Ier siècle, et que la ville, la prostituée, qui va être détruite de fond en comble, c’est Rome. Jean dit donc à la communauté chrétienne de Rome de se sauver au plus tôt, avant le désastre.
Les frères et les sœurs des communautés chrétiennes reçoivent donc, selon l’hypothèse admise par la majorité, l’Apocalypse vers l’année 100. L’Apocalypse annonce la destruction intégrale et imminente de la ville appelée Prostituée. Vers 110, vers 120, vers 130, Rome n’est toujours pas détruite. Vers 140, 150, 160 non plus, et ainsi de suite. Au IIe siècle, Rome n’a pas été détruite de fond en comble et d’un seul coup, comme l’annonce l’Apocalypse. Au IIIe siècle non plus, au IVe siècle non plus, et ainsi de suite.

 

SI C’EST ROME, ALORS L’APOCALYPSE EST FAUX
Si donc l’Apocalypse annonçait autour de l’année 100 la destruction intégrale et imminente de la ville de Rome, — alors l’Apocalypse serait une fausse prophétie, puisque de fait Rome n’a pas été détruite au IIe siècle ni au IIIe, ni plus tard.
Mais, nous dira-t-on, évidemment, l’Apocalypse est une fausse prophétie, puisque la prophétie, cela n’existe pas et cela ne peut pas exister. C’est ce bon monsieur Renan, alors professeur au Collège de France, qui l’a expliqué. Le surnaturel, cela n’existe pas, parce que personne n’en a jamais vu.
Oui, mais les frères et les sœurs des premières communautés chrétiennes des années 100 et suivantes n’étaient pas plus bêtes que nous. Si l’Apocalypse a été composée et publiée autour de l’année 100, et si la grande ville qui va être détruite de fond en comble et d’une manière imminente est Rome, — alors les frères et les sœurs des premières communautés chrétiennes attendent la destruction intégrale de Rome à partir de l’année 100, et d’une manière imminente. Or, en 110, Rome n’est toujours pas détruite de fond en comble. En 120 non plus. Et ainsi de suite. Par conséquent vers 150 les frères et les sœurs des communautés chrétiennes se disent : Ce bon Jean a reçu un coup de soleil sur la tête, dans l’île de Patmos, un peu comme Jonas. Et donc on cesse de recevoir l’Apocalypse comme livre inspiré dans les communautés chrétiennes, puisque dans cette hypothèse l’Apocalypse est évidemment une prophétie fausse, puisque Rome n’a pas été détruite. Et on cesse de recopier l’Apocalypse. Et donc, si cette hypothèse était vraie, si la ville qui va être détruite d’une manière imminente était Rome, et si l’Apocalypse avait été composée autour de l’année 100, nous n’aurions pas de manuscrit de l’Apocalypse. L’Apocalypse de Jean serait oubliée depuis longtemps. Il n’en serait plus question depuis des siècles.
L’argument se fortifie encore par le fait que l’Apocalypse a été attaquée aux IIe et IIIe siècles, par des adversaires, pour des raisons tout à fait différentes. Mais jamais ils n’ont mis en avant cet argument décisif : l’Apocalypse ne peut pas être un livre inspiré, puisqu’il annonce la destruction intégrale et imminente de Rome, et Rome n’a pas été détruite.

 

L’ANNONCE DE LA VILLE ENTIÈREMENT DÉTRUITE EST JÉRUSALEM EN 70′
Par contre, Jérusalem a été détruite par les armées de Vespasien et de Titus au cours de l’été de l’année 70. La petite communauté chrétienne de Rome n’a pas quitté la ville de Rome vers l’année 100. Mais la petite communauté chrétienne de Jérusalem a quitté la Ville sainte avant l’année 66, comme l’attestent des documents anciens que j’ai publiés. Rome ne pouvait pas être appelée la Prostituée, parce qu’elle n’a jamais été Épouse du Seigneur. Par contre, Jérusalem était appelée Prostituée, hébreu zonah, depuis Osée et Isaïe, VIIIe siècle avant notre ère.

 

LE CHIFFRE DE LA BÊTE EXPLIQUÉE
Le livre de l’Apocalypse s’explique fort bien si l’on étudie le contexte historique des années 50-70, avec la sinistre dynastie des Hérode, collaborateurs et massacreurs. Hôrôdôs, en hébreu, s’écrit avec trois wauw. Le wauw hébreu vaut 6. Par conséquent, en hébreu, Hôrôdôs s’écrit H6R6D6S. C’est le nom aux trois 6.
Pour ma part, je n’ai pas trouvé dans l’Apocalypse de texte qui traite de la fin du monde ou de la fin des temps. Mais peut-être quelque texte m’a-t-il échappé. J’ai trouvé dans l’Apocalypse un enseignement théologique : la nouvelle Jérusalem, construite avec des âmes vivantes, l’épouse du Seigneur et de l’Agneau, remplace la vieille ville de pierre, qui va être détruite durant l’été de l’année 70. Et dans la nouvelle Jérusalem, il n’y aura plus de Temple de pierre, ni de sacrifices d’animaux. Jean dans l’Apocalypse dit la même chose que l’auteur inconnu de l’Épître aux Hébreux. Ils se connaissaient fort bien l’un l’autre. Ce sont deux spécialistes de l’ancien Temple de Jérusalem, connaisseurs de l’antique liturgie du Temple.

 

UN LANGAGE UTILISÉ DANS L’APOCALYPSE POUR ÊTRE À L’ABRIS DES PERSÉCUTIONS

Mais pourquoi donc l’Apocalypse de Jean est-elle écrite en langage chiffré ? Pourquoi est-elle si obscure pour nous ? Tout simplement parce qu’elle a été écrite et composée à une époque où la petite communauté chrétienne était persécutée à mort par le Haut Sacerdoce de Jérusalem et par les roitelets régnants de la dynastie des Hérode, aussi bien à Jérusalem que dans les villes de province et de l’étranger. Jean écrit donc aux frères et aux sœurs des communautés chrétiennes d’Asie mineure et de Jérusalem dans une langue chiffrée qu’ils comprennent fort bien, tout comme sous l’Occupation allemande les réseaux de Résistance écrivaient eux aussi en langage chiffré.

 

CONCLUSION

Il est grand temps que les chrétiens, les vrais, ceux et celles qui cherchent la vérité et non le confort du mensonge rassurant, sachent qu’ils ont été manipulés, arnaqués et séduits par ces menteurs verreux qui attirent l’attention et la gloire vert leurs petites personnes en élaborant toutes les hypothèses futuristes les plus farfelues. Ces dramaturges du christianisme qui ont la démangeaison des fables montées de toutes pièces, se font une petite cagnotte sur le dos des masses crédules.

Avec cela, il faut bien construire ce qu’on appelle faussement des « églises locales », car en moussant ce faux espoir d’un retour physique de Jésus, on attire des foules qui chantent au Seigneur des supplications de retour vengeurs contre ce méchant monde dont on souhaite sa perdition, si ce dernier n’adhère pas aux élucubrations d’asilés psychiatriques de ces apôtres de la dispensation.

Et quoi de si florissant pour le christianisme contrefait que de faire miroiter un enlèvement dans les airs, rejoignant Jésus sur un cumulus blanc, regardant de haut les petites bêtes terriennes qui baigneront dans leur sang, carnage orchestré par Jésus, selon le fantasme meurtrier de ces faux chrétiens.

Mais surtout, il est temps que les chrétiens, les vrais, connaissent la vérité sur l’Apocalypse, les prophéties accomplies en entier. De cette manière, ils se libéreront de l’esclavage intellectuel et spirituel, dans lequel leurs gourous pastoraux et icônes religieuses d’envergures les tiennent depuis des lustres…

 

 

 

Patrick Galarneau

Les religions se joignent aux juifs et aux romains pour crucifier Jésus (Introduction).

Le peuple juif, les chefs religieux juifs, le Sanhédrin et les scribes affirmaient, avec conviction et fougue, qu’ils n’auraient jamais tué les prophètes d’autrefois comme l’ont fait leurs ancêtres. Ils disaient, à qui voulait bien les entendre moindrement, qu’ils étaient attachés aux paroles des prophètes, prenant un soin jaloux et méticuleux des rouleaux contenant les prophéties de ces hommes qui, au nom de l’Éternel, furent massacrés dans la ville même où la vie du juif attaché au judaïsme, tournait autour du Temple. Ils affirmaient également, avec fierté nationaliste mais aussi, par dévotion pour l’Éternel et ce, à l’intention de Jésus qui les dénonçait régulièrement et publiquement, qu’ils étaient les dignes fils d’Abraham, les porte-étendards de la loi mosaïque, faisant respecter les lois au peuple qui leur était soumis, faute d’avoir la connaissance nécessaire pour réfléchir par lui-même.

 

Il fallait bien, pour le juif ordinaire rempli d’admiration pour la grande piété de ces hommes religieux et obéissant aux lois, leur accorder, non seulement le bénéfice du doute, mais une confiance aussi aveugle qu’inébranlable. Ces religieux possédaient la connaissance de la littérature, de la lettre, maîtrisaient avec doigté les subtilités des textes sacrés, puisqu’ils les apprenaient par cœur, sans aucun repère, comme nos traductions avec ses chapitres et sa numérotation de versets, qui sont apparus beaucoup plus tard dans l’histoire. Ils étaient vus régulièrement en pleine session de prière, vus dans les synagogues et dans le Temple, lisant à haute voix les paroles inscrites sur les rouleaux sacrés et magnifiquement conservés. Ils envoyaient leurs serviteurs claironner du Shofar dans les rues, préparant leur sortie publique pour y annoncer en grande pompe qu’ils allaient faire don d’argent aux pauvres et aux démunis. Le peuple ne pouvait qu’admirer les gestes d’éclats de ses potentats du savoir et conducteurs des croyants, qui allaient certes, les conduire dans de verts pâturages et de qui sortiraient enfin le « fils de David », le Messie. Inévitablement, le Messie allait être présenté avec fierté par les religieux juifs, plus tôt que tard.

 

Ce Temple, lieu de prédilection pour le juif mais surtout, considéré comme la maison des chefs religieux juifs, comme le pasteur pour son église sur le coin de la rue, comme le curé habitant son presbytère attaché à son lieu de culte, comme l’Imam à sa Mosquée, comme le Rabbin à sa synagogue… et bien, ce Temple de Jérusalem, unique par son aspect vocationnel et sa raison d’être, devait, selon les prophètes d’autrefois, présenter le Messie, afin que s’accomplisse la prophétie. Les chefs religieux allaient certainement le reconnaître, assurément étant l’un des leurs, comme un cardinal devint Pape par la proximité et la promiscuité du pouvoir religieux. Alors, pensaient-ils, l’un d’eux, celui qui accomplirait de manière quasi-parfaite les commandements de Dieu, allait se mériter le droit d’être voté à l’unanimité comme le digne Messie, les délivrant du joug romain par la ruse et la sagesse, et non par les nombreuses erreurs du passé récent de la faiblesse de leurs épées, leurs frondes, leurs bâtons et leur faible nombre. Puis conforter les sièges des religieux au poste de chef, ayant eu la clairvoyance de reconnaître leur Messie parmi les leurs, qui les représenterait, les libérerait de Rome et redonnerait au peuple sa fierté nationaliste et même, la suprématie juive, imposant sa loi mosaïque sur les humains de seconde zone, les païens, c’est-à-dire, les non-juifs.

 

Oui ce Temple, les juifs de la diaspora en ont rêvé. Une fois l’an, des juifs de partout dans le monde romain et même au-delà, se rendaient à Jérusalem pour les fêtes annuelles, un moment unique où tous juifs se doivent de vivre au moins une fois dans leur vie, si seulement les contraintes de la vie quotidienne et des soucis de financement d’un tel voyage n’étaient pas un frein à leurs ambitions. Mais quelle expérience! Le voyage, mais surtout, écarquiller ses yeux de juif, fier de sa patrie, de son chef-lieu d’une si merveilleuse construction datant de plusieurs siècles mais, au-delà de la simple histoire du Temple, sa signification messianique, dont la diaspora soupire également, alors qu’elle est obligée de répondre aux exigences de l’empereur romain, un impie, infâme instrument du Diable qui accable le juif de par sa nature de juif, lui imposant ses impôts, ses lois et ses restrictions en matière de pratiques religieuses… Mais ce Temple, qui devint pour le juif de la diaspora, l’élément déclencheur ravivant ses espoirs et lui redonnant ce feu intérieur pour persévérer dans ses actes religieux

 

Pourtant, Jésus osa affirmer qu’aucune pierre ne demeurerait l’une sur l’autre, l’une près de l’autre, que tout serait rasé lors de son retour, mis à feu et à sang. Il osa même remettre en question l’intégrité de tous ces chefs religieux, leur dévotion, leur attachement aux prophètes, leur disposition de cœur et même, leur FOI véritable!! Non seulement remettait-il en question tout cela, mais il les accusa publiquement d’être des fraudeurs, des contrefaçons de la véritable piété, d’être des hypocrites, des profiteurs, des arnaqueurs et des menteurs. Plus que cela, il les accusa de ne rien comprendre aux écritures qu’ils enseignent. Il les pointa sévèrement du doigt et ce, en publique! Il a révélé publiquement le cœur de ces conducteurs pourtant fiables et rassurants, remplis de sagesse. Il les offrit en contre-exemple à tous ses auditeurs, comme s’il recherchait de l’attention, comme s’il était jaloux d’eux, comme s’il voulait leur voler un peu de notoriété.

Jésus, le rebelle, le casse-pieds, le chialeur, le dénonciateur, le parasite, l’épine dans le pied du Sanhédrin qui lui, tente de conserver la paix avec Rome et apaiser la colère du peuple, faisant passer Jésus pour le faiseur de trouble, est en train de se mettre à dos ceux qui devaient le reconnaître et lui octroyer l’onction messianique. Jésus était en train de se planter une épée dans le pied, bousillant toutes ses chances de parvenir au sommet de la hiérarchie religieuse, qui l’aurait mené vers le titre héroïque de libérateur du peuple d’Israël, comme prophétisé par Moïse en Deutéronome 18.18, mais il s’est mis à dos les individus les plus importants, les gens clés qui lui auraient permis d’avancer dans sa carrière et ses ambitions messianiques.

 

Pire: Jésus s’est attiré la haine. Cette haine, mène à la mort. Une mise à mort justifiée, afin que tout le peuple ne subisse par le terrible courroux romain. Les religieux juifs, dans toute leur sagesse, ont choisi d’en faire périr un seul au lieu d’attirer la colère sur tous à cause d’un seul.

 

CONCLUSION

Cet épisode de l’histoire aurait suffit à redonner à Israël sa paix d’esprit et sa bonne collaboration avec Rome, en attendant le vrai Messie, celui qui sortirait du sein du Sanhédrin…

 

 

 

Patrick Galarneau