Les temps de la fin, temps des nations (1ère partie)

1 (BFC) Durant la troisième année du règne de Baltazar, moi, Daniel, j’eus une nouvelle vision, après celle que j’avais eue précédemment.
2 (BFC) Voici ce que je vis alors : Je me voyais à Suse, ville forte de la province d’Élam, au bord de la rivière nommée Oulaï.
3 (BFC) Tandis que je regardais, je vis un bélier qui se tenait sur le bord de la rivière. Il avait deux cornes de grande taille ; toutefois celle qui avait poussé en dernier était plus grande que l’autre.
4 (BFC) Je vis le bélier donner des coups de cornes en direction de l’ouest, du nord et du sud. Aucune autre bête n’était capable de lui résister, et on ne pouvait arracher personne à son pouvoir. Il agissait comme bon lui semblait et sa puissance ne cessait pas de grandir.

Dans le cas de figure du Bélier, sa particularité est celle de deux cornesMouflon

Dans le cas de figure du Bélier, sa particularité est celle de deux cornes. Cependant, il est intéressant de relever ce détail: une corne était plus grande que l’autre. Les deux cornes représentent les Perses et les Mèdes. Les Mèdes étaient au nord de l’actuel Iran et étaient puissants, mais pas aussi puissants que leurs voisins, les Perses. D’ailleurs, nous ne constatons que la domination des Perses, sous Cyrus le perse, qui succéda à Darius le Mèdes (Da.6.25-29). Il y eut une guerre médo-perse, en l’an -553, puis les mèdes capitulèrent en -550, laissant ainsi le royaume mèdo-perses sous une seule bannière. Le roi perse, Cyrus, établit son empire, de l’Iran jusqu’en Afghanistan, ordonna le décret, permettant la libération des juifs et un retour progressif vers Jérusalem (-535).

 

C’est ce qui explique la plus grande (perses) corne que l’autre (mèdes). Le bélier de la vision de Daniel fut expliquée ici:

19 (BFC) puis il me dit : Je vais te révéler ce qui arrivera au moment, déjà fixé, où la colère de Dieu prendra fin.
20 (BFC) Le bélier à deux cornes que tu as vu représente les empires mède et perse.

Il s’agit du deuxième royaume de la statut de Daniel (Da.2.32, le royaume qui suit celui de la tête d’or, c’est-à-dire, Babylone).

 

CONCLUSION

Ainsi, métaphoriquement, historiquement et chronologiquement, le bélier aux deux cornes représente l’empire médo-perse. l’une des deux cornes, représentant la plus grande des deux, supplanta l’autre par une guerre intestine, ce qui propulsa les perses, par son roi Cyrus, qui domina la Babylone et renvoya progressivement les hébreux chez eux.

Comme vous pouvez le constater, l’histoire confirme la réalisation des prophéties qui, elles, usent de métaphores, d’hyperboles et d’allégories très imagées pour illustrer ce qui arrivera dans les temps rapprochés.

Toutes ces prophéties trouvent leurs finalités à la croix.

 

 

Suite du prochain article: le bouc à la grande corne

 

 

Patrick Galarneau

 

 

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LA FIN DES TEMPS

Cette formulation est souvent utilisée pour attendre un enlèvement, une fin de l’histoire de cette vie. Or, chaque fois que la FIN DES TEMPS est utilisée, c’est toujours centrée sur la croix, jamais ailleurs dans l’histoire.
 
CITATIONS DU N-T
 
1 Corinthiens 10:11 Or tout cela leur est arrivé à titre d’exemple et a été écrit pour nous avertir, nous sur qui la fin des temps est arrivée.
Cette fin des temps, c’est celle où Jérusalem et le Temple sont à la veille d’être détruits.
 
Hébreux 9:26 –– sans quoi il aurait dû souffrir maintes fois depuis la fondation du monde. Mais maintenant, à la fin des temps, il s’est manifesté, une seule fois, pour abolir le péché par son sacrifice.
 
Il s’agit de la fin de l’ancienne alliance. Jésus est arrivé 400 ans après le dernier prophète, Malachie (Jean-Baptiste est le dernier, mais sa particularité, c’est qu’il fut contemporain de Jésus).
Jésus marquait la fin des temps, celle qui marquera l’histoire à jamais. Mais aussi, l’ancienne alliance allait être abrogée.
 
 
1 Pierre 1:20 Il a été désigné d’avance, avant la fondation du monde, et il s’est manifesté à la fin des temps, à cause de vous
Je n’ai pas besoin de vous spécifier qui fut manifesté à la fin des temps.


 


CONCLUSION
La fin des temps doit être comprise dans son contexte et non dans le nôtre. Il faut cesser d’utiliser ce terme pour l’appliquer à notre temps à nous. Le centre des prophéties, c’est la croix. Uniquement.
Les prophètes d’autrefois ont prophétisé sur le Christ et ce, depuis Ge.3.15 jusqu’à Jean Baptiste. Alors, lorsque les prophètes utilisèrent le terme de FIN DES TEMPS, c’est vers la croix du Christ qu’ils prophétisaient, pas pour notre époque.
Toute tentative de détourner les prophéties pour les appliquer à notre époque, devient de la fausse prophétie. Et donc, les faux prophètes d’aujourd’hui font croire que rien n’est arrivé et que l’on doivent encore attendre ses réalisations.

 


Patrick Galarneau

Prophéties réalisées (1ère partie)

En l’an 66 de notre ère, les zélotes commencèrent à entrer en « guerre sainte » contre les religieux grecs et romains. Ils étaient déjà en guerre contre les trois autres sectes juives: les esséniens, les sadducéens et les pharisiens. Les zélotes étaient les plus zélés et radicaux des quatre grands groupes religieux juifs. Ils refusaient catégoriquement l’autorité romaine, mais aussi l’autorité du Sanhédrin et toutes autres formes d’autorités. Les zélotes affirmèrent que la seule autorité digne de mention, c’était celle de Dieu.
 
Par contre, les quatre sectes juives s’entendaient sur une chose: reprendre les terres d’Israël occupées par les romains. Les pharisiens copulaient avec le gouverneur de Judée, afin de conserver leurs privilèges. Mais pour cela, ils devaient offrir des sacrifices en guise de culte envers l’empereur romain. Ainsi, les pharisiens offraient deux cultes distincts: à la divinité empirique de Rome; à Dieu l’Éternel. Imaginez la tête des zélotes en apprenant une telle prostitution, eux dont l’intégrité était notoire, mais étaient plus fondamentalistes qu’eux tous réunis.
 
Mais comment peut-on être plus prostituée que les prostituées? Retenez ces mots:
– Prostituée
– compromission
– idolâtrie
Nous retrouvons ces mots dans l’Apocalypse, mais nous y reviendront ultérieurement dans un autre article.
 
Les pharisiens ont conclu un pacte avec les autorités romaines, mais brisèrent ce pacte lorsque les zélotes réussirent à opérer des miracles, c’est-à-dire, repousser l’envahisseur romain, à tel point que, les juifs estampèrent leur propre monnaie « Jérusalem La Sainte ». Ce fut le cas aussi de l’historien juif Flavius Joseph, dont le nom est à consonance romaine. Il fut à la tête d’une des factions de la révolte juive, mais dû capituler devant les garnisons romaines. Il fut cependant gracié et à l’emploi de l’autorité romaine. 
Dans le prochain article, je reviendrai avec des prophéties, que l’ont retrouve en                2 Thess.2.1-5, et qui ont été réalisées.
À Bientôt 😉
Patrick Galarneau

J’ai raison, tu as tort, j’ai gagné, je sors et ne t’écoute plus…

INTRODUCTION

Qui n’a jamais frappé le nez d’un témoin de Jéhovah avec sa porte un samedi matin à 7H30, alors que pour beaucoup, c’est peut-être la seule journée pour faire la grâce matinée? Personnellement, je ne l’ai jamais fais. Au contraire. J’espérais même la visite des témoins de Jéhovah pour enfin débattre avec eux et les convaincre que j’avais raison mais surtout, qu’ils ont tort.

 

Malheureusement, j’ai eu tort. Pas sur le plan théologique, ni doctrinale, ni sur la supercherie de la WatchTower, leur tour de garde et la falsification de leur traduction (Traduction du Monde Nouveau) qu’ils n’ont guère le droit d’appeler « La Sainte Bible », non. Mais il aurait été préférable de blesser leur nez avec ma porte que de les blesser avec ma condescendance, mon arrogance, mon mépris et ma prétendue supériorité.

 

QUAND L’IGNORANCE RENCONTRE LA CONDESCENDANCE

Je me souviendrai toujours de ces conversations avec mes congénères chrétiens de l’église baptiste évangélique, alors que l’on se vantait d’avoir fermé la bouche des témoins de Jéhovah, qui osaient franchir le seuil du parvis de nos maison, celles-ci gardées avec soin par l’Éternel, le Dieu des armées, trois fois saint, le Dieu glorieux offrant son salut par grâce, au moyen de la foi, ce Dieu fait chair et non ce Jésus devenu un dieu. Wow! Mais malgré tous ces termes aussi élogieux qu’angélique, ça ne nous donnait aucunement raison de traiter les Témoins de Jéhovah avec le mépris et la condescendance qui nous caractérisaient tant, nous, les élus des élus.

 

Après le culte, je me souviens de ces fou-rires entre croyants, dont moi, qui se vantions sans gêne d’avoir si bien argumenté contre eux. Nous nous réjouissions de l’humiliation que nous croyions leur avoir fait subir. Humiliation, certes. Toutefois, ce n’était pas en guise de victoire du bien sur le mal, mais une réponse à l’ignorance par le mal et ce, perpétré par des croyants nés de nouveau! Pire: notre objectif non-avoué mais tellement crevant pour les yeux de quiconque observent la scène de loin, c’était d’avoir la possibilité de se bomber le torse de nos connaissances théologiques de choses apprises par cœur à notre église, de la bouche de notre pasteur et véhiculées dans notre puissante association de baptistes bornés.

 

Nous n’avions de cesse d’accuser les Témoins de Jéhovah d’être des endoctrinés qui ne vérifient pas la véracité de leurs croyances et pourtant, nous étions nous-mêmes des endoctrinés de la croyance baptiste sans vérification aucune. Nous mettions ça sur le dos de l’Esprit-Saint, car lui, il nous enseigne toutes ces vraies croyances baptistes évangéliques, et le Diable était avec les méchants Témoins de Jéhovah, race de vipères et imbéciles incurables. Ce n’était pas dit ainsi, mais c’est ainsi que nous les considérions dans notre attitude de condescendance crasse, sur notre piédestal juché dans les nuages d’un angélisme dans lequel on s’illusionnait sans vergogne.

 

EXPÉRIENCE DIFFÉRENTE

Après plusieurs années de solitude dans le Seigneur, et pas nécessairement choisi de ma part, j’ai vécu ma grande part d’épreuves, probablement comme plusieurs d’entre vous. Ces temps d’épreuves et de solitudes m’ont procuré des connaissances nouvelles, une attitude nouvelle, une approche nouvelle dans mes relations avec autrui, même ceux et celles qui ont des expressions de foi diamétralement opposées aux miennes. Je ne cautionne pas la religion ni les positions théologiques ou les différentes doctrines construites par « ti-joe connaissant » qui est un grand leader de sa religion. Par contre, je privilégie la relation avec les autres, bien avant ce qu’il croit. Plusieurs chrétiens se campent dans un fondamentalisme crasse où ils se cachent derrière des passages bibliques qui disent de ne pas même dire « salut » à celui qui apporte un autre évangile. La salutation dans l’antiquité n’est pas du tout celle des gens d’aujourd’hui. Mais c’est un autre sujet.

 

Un jour, deux dames d’un certain âge vinrent cogner à ma porte. Bon… les Témoins de Jéhovah ont changé de stratégie, ils viennent l’après-midi 😉

Deux dames très gentilles que je n’ai pu recevoir comme j’aurais espérer le faire. En effet, j’étais très grippé et je leur ai suggéré un autre moment. Les dames, Témoins de Jéhovah, ont agit comme des grand-mères avec moi, comme si j’étais leur petit-fils qui était malade et avait besoin de soins. Elles ont laissé tomber leurs tour de garde pour me prodiguer des conseils pour me soigner efficacement. Elles ont fait preuve de beaucoup d’empathie et non de religiosité.

Si je n’avais pas été malade, je les aurais reçu avec joie, je les aurais traité avec la plus haute estime, avec le respect que leur âge mérite.

Comment je leur aurais parlé? De Jésus avec beaucoup de délicatesse, mais surtout, en créant un lien relationnel, sans chercher à les convaincre ni les submerger de versets bibliques pour les enterrer.

 

CONCLUSION

Lorsqu’on dit que la lettre tue, c’est justement de cela dont on parle: couper la communication et la relation pour imposer son autorité. Voilà ce que je ne voulais plus faire, ni avec les Témoins de Jéhovah, ni avec les catholiques ni avec personne d’autre. Le fondamentalisme n’a jamais produit quoi que ce soit de constructif. Créer des relations d’abord, en s’intéressant réellement à l’autre, lui donner une place privilégiée dans sa vie, que cette personne, qu’importe sa provenance, ses idées, sa religion ou ses positions doctrinales, c’est de la considérer avec honneur et que cette même personne se sente meilleure en notre compagnie.

 

Pour moi, voir le meilleur chez les autres, c’est de leur donner toute la considération dont ils cherchent, mais bien souvent, ne trouvent que mépris ou indifférence. C’est ainsi que Christ a agit avec les masses qui le suivaient.

 

Patrick Galarneau

La foi seule, sans les oeuvres

Hé.11.1 La foi est une manière de posséder déjà ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités que l’on ne voit pas.
 
Il est bon de vérifier plusieurs versions, afin que le lecteur moyen puisse se faire une idée générale de ce que l’auteur veut réellement dire.
 
Je suggère au moins une traduction dans chacune des trois grandes catégories de traductions (littérale, dynamique et paraphrasée).
 
La vie éternelle une fois pour toute
Dans la version TOB, la foi se manifeste de manière possessive d’une chose qu’elle a déjà obtenu (le salut, la vie éternelle). Ainsi, les traducteurs ont déduit que le croyant hébreux possède déjà la vie éternelle et que son éternité est à la fois effective et définitive. On ne retourne pas en arrière (10.39), car nous avons déjà obtenu la vie éternelle (11.1), ce qui est cohérent avec l’apôtre Jean qui dit sensiblement ceci: « je vous écris petits enfants pour vous dire que vous avez la vie éternelle », et non: « vous aurez… », ou encore: « vous l’avez, mais à condition de… »
 
Mais la suite du verset un est intéressante. La foi est un moyen de connaître des réalités que l’on ne voit pas. Mais de quelles réalités s’agit-il donc?

Les fameuses œuvres
Avez-vous remarqué, ou encore, prêté attention à ce verset? Des réalités QUE L’ON NE VOIT PAS! Les croyants hébreux avaient tendance à calculer la foi en terme d’œuvres, car leur passé judaïsant en était ainsi. Étrangement, nous faisons la même chose dans le christianisme. Jésus avait justement dénoncé les religieux juifs de mettre des fardeaux sur le dos du peuple. Ces fardeaux consistaient en œuvres à accomplir pour plaire à Dieu. Et même, les religieux juifs imposaient des fardeaux, mais ils refusaient d’accomplir ce qu’ils imposèrent!
L’auteur de l’épître fait subtilement ce rappel lorsqu’il débute son apologie de la foi. Il affirme que les héros de la foi, ces conducteurs du passé glorieux d’Israël, qui ne furent pas justifiés par les œuvres, mais par leur foi. L’auteur rappelle tout au long de ce chapitre à quel point il est impossible d’être trouvé agréable par Dieu si celui-ci n’a pas la foi. Il est impossible de lui plaire par les œuvres.
L’un des problèmes majeurs de la religion, c’est la falsification de la vérité pour la tourner en œuvres à accomplir. Pour les juifs, c’était une tradition et non un acte de foi dans l’espérance de la révélation à venir. C’est ce qui explique d’ailleurs pourquoi les juifs rejetèrent Jésus en grande majorité. C’est le sacrifice de Christ qui a mis en lumière la fausseté de leur foi, puisqu’en refusant Christ comme Messie, ils démontrèrent que leurs cœurs étaient attachés aux traditions et aux œuvres à accomplir, et non une foi débordante qui accueille la révélation enfin accomplie par la personne de Dieu fait chair, Jésus-Christ.

Conclusion
Et comme je l’ai mentionné à maintes reprises dans mes vidéos sur le sujet, la foi de l’ancienne alliance n’est aucunement différente de la foi dans la nouvelle alliance. La foi n’est pas née ni issue de la nouvelle alliance. Le prophète Habakuk a dit « Le juste vivra par sa foi » (Ha.2.4). L’apôtre Paul a cité mot pour mot les propos du prophète. Il n’y a pas de distinction à ce sujet entre les deux alliances. Les judaïsants furent donc mis à nu devant la lumière qu’a représenté Christ lors de son court passage parmi eux.


Patrick Galarneau