Un beau cinéma chrétien (part 1)

 » Nous représentons 42 % de l’électorat américain. Nous avons un super pouvoir religieux évangélique et nous parasitons la maison blanche pour faire valoir nos idéologies évangélico-religieuses. Il est important pour nous d’avoir des icônes évangélico-religieuse à la maison blanche pour manipuler le président américain d’adhérer à nos idéologies dispensationnalistes-futuristes. Ainsi, nous reconnaissons Jérusalem comme capitale d’Israël et nous leur fournissons 1 milliards de dollars américains pour leur défense nationale afin que le faux Israël mette à feu et à sang le reste du Moyen-Orient, mais surtout la bande de gaza, qui ne sont rien d’autre que des sous-être humains à éliminer de la surface de la Terre. Nous soutenons l’Israël politique pour l’instrumentaliser afin d’espérer une guerre d’Harmaguédon et forcer les prophéties à se réaliser. De cette manière, dans nos prédications du dimanche matin où l’on se dresse le poil des bras avec notre homilétique et nos rhétoriques où l’on s’emporte avec des envolées de « amen » et une montée de voix et de mots lourds et de plus en plus rapide dans notre monologue où personne n’a le droit d’intervenir car nos pasteurs sont remplis de l’Esprit, nous réussissons à convaincre notre imposant auditoire, car nous leur donnons aussi un faux espoir de retour de Christ et que nous, nous sommes la nation choisie, l’élite mondiale, les nouveaux nationalistes israélites modernes. Nous sommes donc disposés à être des judéo-chrétiens, même si la Judée n’existe plus depuis sa destruction par la main des romains dès le 8 septembre de l’an ’70 ». Mais plus que cela, nous organisons des faux miracles avec des comédiens qui sont sélectionnés dans la foule, afin de jeter de la poudre aux yeux à une foule dont le quotient intellectuel baisse à 9 ans lorsqu’ils sont en groupe, selon une étude scientifique… américaine!

 

 » En tant que radicaux évangéliques américains, nous tenons à imposer une hégémonie américaine et religieuse dans le monde entier et espérons la guerre contre quiconque s’interpose dans nos objectifs messianiques. Nous souhaitons que notre Amérique se mêle de tous les conflits planétaires, afin d’imposer notre façon de vivre, de croire, de se comporter et ce, dans les pays stratégiques où les russes pourraient nous subtiliser un pouvoir d’influence, comme en Corée dans les années ’50, le Viet-Nam dans les années ’60 et ’70, l’Afghanistan dans les années ’70-’80, le coup d’état sunnite en Irak en 1979 afin de contrer l’ennemi satanique de l’Iran révolutionnaire, ce qui en a résulté à une guerre sans merci pendant 8 ans entre les deux pays. Pour cela, nous contribuons à influencer la maison blanche à repousser la Russie, la Chine et l’Iran, qui sont conduit par le Diable. Ben voyons! Nous, évangéliques américains, sommes évidemment conduit par Dieu, nous provenons d’huguenots qui ont subi les persécutions catholiques-européennes et rejetées de L’Europe et du Québec. Nous sommes donc évidemment des élus de Dieu. La prospérité américaine est dû à cela, pas à l’exploitation de l’esclavage des noirs ni des amérindiens, évidemment. Mais ce n’est pas tout: nous avons mis le nez dans plusieurs dossiers. Lorsque nous avons su que Khadafi voulait unir l’Afrique pour une même bannière, nous avons eu peur de perdre notre suzeraineté sur l’Afrique. Car en réalité, nous perdrions toutes richesses. Alors, on s’est arrangé pour faire tuer celui que nous avons peint comme étant un dictateur de la pire espèce. Avec l’argent, nous manipulons les médias de masses afin de faire croire que nous sommes les détenteurs de la vérité. Ils mangent dans notre main, sinon, ils perdent leurs emplois et nous les remplaçons par des marionnettes plus malléables « . Et nous, en tant que croyants évangéliques, on s’en réjouit, car Dieu a rendu sa justice dans le cas de Khadafi, mais en réalité, nous avons imposé notre hégémonie évangélico-religieuse américaine, sans souci pour la vie humaine. D’ailleurs, qu’importe la valeur de la vie en Afrique, puisque ce ne sont que des noirs insignifiants dont nous avons eu le plaisir d’abuser pendant plus de 200 ans « ?

 

 

La suite dans le prochain article.

 

 

 

Patrick Galarneau

 

 

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Je réitère: la prophétie n’existe plus!

Je ne mâcherai pas mes mots, et je n’ai rien à faire de la bonne morale dite « chrétienne » des abrutis qui, malheureusement, entachent la réputation de chrétiens nobles, matures et sans histoire.

 

Je vous propose le texte d’un de ces abrutis, un enragé qui ne le prend pas du tout! Non, il ne le prend pas mais pas du tout! J’évoque la fin de la prophétie lorsque Christ a tout accompli par la destruction du Temple et de la Judée. La prophétie fut pour un temps de transition, tout comme le ministère pastoral qui, soit dit en passant, est une pratique du judaïsme, reprise pour cette courte période transitoire, afin d’atteindre les juifs hors-Israël pendant cette vaste campagne d’évangélisation des disciples avant que Dieu entre en jugement envers son peuple.

 

Le texte que je vais vous soumettre dans cet article, s’inscrit dans le nombre incommensurable de textes nauséabonds de prétendus chrétiens qui me les envoient via la messagerie privée de Facebook ou encore, par courriel, Youtube et ainsi de suite. Mais ce texte a ceci de particulier: se donner une autorité pour justifier sa folie religieuse! Alors voici (je corrige la syntaxe et les fautes d’orthographes. Le texte a donc subit des retouches) :

« En traitant les autres de crétins, ce n’est sûrement pas l’amour de Dieu qui te motive (Mt.5.22). Repends-toi, tu t’enfonces! Tu dénonces les mensonges et tu répands aussi des mensonges. Tu ne crois pas aux prophètes? Je vais te prouver le contraire »!

 

L’abruti de service y va donc de ses prophéties à mon endroit. Mais ce qu’il y a de remarquable, c’est que notre délirant religieux parle comme si c’était Dieu qui parlait à sa place. Voyez :

« Je prophétise sur toi que tu vas devenir muet, afin que tu arrêtes de diviser par le mensonge, et que tu saches que j’ai encore des prophètes. Humilie-toi. Je vais tout t’enlever si tu ne te repends pas ».

Maintenant, pour tenter de me faire peur en me laissant languir et mariner, le délirant religieux me laisse dans l’attente de la réalisation prophétique par ce propos de sa part:

« Tu vas encore parler, mais ça va cesser »

 

Il poursuit dans son délire par procuration. Autrement dit, il passe sa vengeance, ses frustrations et ses désirs haineux à mon endroit sur le dos de Dieu, qu’il fait parler :

« Je vais couper ta langue pour que tu saches te taire. Écoute maintenant, toi qui divises, tu es enflé d’orgueil. Je vais te taire maintenant ».

 

Et notre crétin du jour termine par cette formulation autoritaire et sans appel:

« J’ai prophétisé »

 

La religion est une manière de devenir soudainement fort et impitoyable, certainement une manifestation d’une très faible estime de soi et d’un manque de confiance en soi. Plus que cela : je suis persuadé que ces délirants, qui foisonnent dans le christianisme et toutes autres religions, voient dans la religion un moyen palliatif pour rehausser leur valeur individuelle, car ils ont été humilié dans leur vie. Il s’agit d’un mécanisme de défense pour survivre socialement et conserver un certain semblant d’équilibre de vie.

Ces individus deviennent des manipulateurs de la pire espèce. Des gens normaux n’ont pas ce type de propos, attitudes et comportements.

 

Et je termine en affirmant et en réitérant que la prophétie a cessé, ainsi que tous les autres ministères.

 

 

Patrick Galarneau

Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul.

Ce verset fait saliver beaucoup de prétendus eschatologues, car imaginez un seul instant si l’un d’entre eux savaient le jour, la date et l’heure de toutes ces choses, de sa seconde venue et de l’enlèvement tant espéré par des millions de chrétiens à qui l’ont a donné un second espoir, après le salut en Jésus-Christ bien entendu.

Imaginons un seul instant si l’un d’entre les milliers d’eschatologues amateurs et aguéris parvenait à savoir le moment exact. Certains parmi eux en ont fait leur ministère, leur gagne-pain, publiant des vidéos, des livres, des DVD, cd’s, font des conférences en invitant le plus de chrétiens dont la curiosité est soit morbide soit maladive.

Chez les dispensationnalistes, il y a 4 grands courants de pensées observés sur le net actuellement:

  • les eschatologues ministériels prétribulationnistes
  • les eschatologues ministériels post-tribulationnistes
  • les dispensationnalistes qui dénoncent les deux premiers
  • les dispensationnalistes qui suivent religieusement l’un ou l’autre

Je ne m’attarderai pas à la définition des termes, mais dans le cas des deux premiers, ils ont fait de l’eschatologie leurs choux gras en terme ministériel. Ce sont, pour la grande majorité, des alarmistes qui épient chaque fait divers de l’actualité internationale pour tenter de faire coller des passages bibliques à ce qu’ils observent aux nouvelles internationales. Et pas si étrangement que ça, ce sont souvent des personnes aux égos surdimensionnés, parfois même des personnalités narcissiques. Ils n’hésiteront pas à mentir sur des questions épineuses et à inventer des réponses. Dans la très grande majorité des cas, ils vont bâtir leur théorie de manière compliquée afin de perdre l’esprit critique dans un labyrinthe de données mathématiques, prophétiques et de judaïsme qu’eux seuls peuvent déchiffrer.

Il y a, dans leur processus d’élaboration théorique, une nette manipulation psychologique afin de s’attirer les éloges d’esprits faibles qui les suivront sans vergogne, défendant l’indéfendable de leur gourou tout aussi sans scrupule que leurs adeptes. S’il y a des pasteurs-gourous dans des assemblées où ils agissent en roitelets, il y a maintenant, grâce aux réseaux sociaux, de nouveaux gourous des temps modernes. Et vous serez à même de le constater, ces énergumènes sont tous assidus pour l’eschatologie et la fin des temps. C’est bien plus valorisant de prédire l’avenir que d’analyser les textes anciens au passé. C’est plus séduisant que de faire l’exégèse des textes dans leur juste contexte. C’est plus « tendance » que le conservatisme de la saine doctrine.

 

Que dire de cette fausse croyance dispensationnaliste, qui est une foi de remplacement? En effet, si Christ a tout accompli, que leur reste-t-il pour eux? Ces chrétiens en manque de vitalité spirituelle soupirent après quelque chose qui demeure à venir, car l’espoir, aussi mince soit-il aussi illusoire peut-il être, offre un second souffle à une vie chrétienne un peu terne et sans vitalité. C’est un peu comme se procurer un billet de lotto pour ensuite rêvasser à la suite des choses si l’on remporte le gros lot. Ces chrétiens sont davantage dans un monde d’illusions que dans la réalité. En fait, ils fuient la réalité de la vie dans la religion, comme une béquille sur laquelle se tenir en équilibre.

Il s’agit davantage d’un désir que d’une vérité scripturaire. Et lorsque vous touchez à cette fausse doctrine, les dispensationnalistes mordent, crient de manière véhémente, vocifèrent, sont vindicatifs. La raison est fort simple: ils veulent rêver à leur sujet d’espérance, comme celui ou celle qui consulte sa tireuse de carte ou son horoscope, puis voit des signes partout pour les faire concorder avec ce qui lui a été prédit. Il n’y a pas une once de vérité dans tout cela, mais le croyant VEUT y croire et surtout, il ne VEUT PAS savoir si c’est un mensonge. Comme un casse-tête dont les morceaux sont confondus avec ceux d’un autre casse-tête, il fera des passages bibliques et de l’actualité internationale des morceaux qui ne vont pas ensemble, mais il forcera l’union des morceaux, quitte à briser l’un d’eux pour les faire concorder, au lieu de prendre le temps de vérifier chacun des morceaux et les remettre avec le bon casse-tête.

 

La vérité est que, personne ne saura la date à venir, car elle est passée. Mais ce n’est pas séduisant quand les prophéties sont au passé. Elles détruisent le faux espoir. Elles enlèvent l’illusion et remettent la réalité en pleine figure de ces croyants rêveurs et utopiques. Et le fardeau de la preuve appartient toujours à ceux qui sont minoritaires, jamais à ceux et celles qui adhèrent au gros mensonge qui fait consensus parmi eux. La vérité est que, personne parmi eux ne vérifie si ce qu’on leur dit de séduisant est exacte, mais ils suspectent agressivement celui qui ne les bercera pas d’illusions. C’est d’ailleurs ainsi que les prophètes sont morts. Les faux prophètes disaient ce que les rois et les gens voulaient entendre, mais ont tuait ou faisait mettre à mort les prophètes qui annonçaient des avertissements du Seigneur, car ces prophéties ne les berçaient pas dans les illusions, mais leur présentaient une réalité que personne ne désirait voir. Les politiciens font la même chose avec le bon petit peuple. Personne ne va élire celui qui vous promet l’austérité et la hausse des impôt lorsque ces réformes s’avèrent la bouée de sauvetage nécessaire de l’état. Les gens vont élire celui qui va leur promettre de l’illusion. Croyez-vous que les chrétiens en sont exemptés?

 

Quand bien même ils enroberaient leurs illusions de patois de Canaan et d’angélisme à l’eau-de-rose, un mensonge demeurera un mensonge, même si on le présente pour qu’il ait l’air vrai.

 

 

Dans le prochain article, je traiterai de ce verset… dans son contexte 😉

 

 

Patrick Galarneau

La Bible n’est pas écrite pour nous!… mais…

Ce titre en fera rager plusieurs. Néanmoins, c’est une vérité implacable que personne ne peut contester, et voici pourquoi:

 

GENTILÉ

Avez-vous remarqué le nom des livres qui composent toute la Bible? Inutile de reprendre chacun des noms en y allant de la Genèse à l’Apocalypse, mais si vous prenez chaque livre du Nouveau Testament, vous remarquerez que chacun d’eux est adressé à une personne ou un groupe d’individus. Que ce soit à Philémon ou aux croyant se réunissant dans la cité d’Éphèse, il y a un auteur qui s’adresse à des contemporains. Une lettre personnelle demeure une lettre personnelle. L’Église de l’antiquité a cru bon compiler ces ouvrages, mais les lettres personnelles, dans un seul livre, un livre qui témoignage des accomplissements de Dieu fait chair, ainsi que des actions des chrétiens avant la chute de Jérusalem.

Les évangiles, quant à eux, portent les noms de ses auteurs, car ceux-ci témoignent de ce qu’ils ont vu, entendu, et accomplis. Ce sont des « rapporteurs d’événements ». Dans l’ancienne alliance, nous retrouvons des noms de livres qui se rapportent à des événements importants, comme l’Exode, ou pour expliquer les origines du péché, du choix de Dieu, ou de sa main créatrice, en l’occurrence, et vous l’avez deviné, la Genèse. Il y a les noms d’Esther ou de Ruth, qui évoquent les personnages principaux dans des moments ciblés de l’histoire d’Israël. Vous avez les livres prophétiques, poétiques ou historiques. Évidemment, le genre littéraire diffère les uns des autres, dépendamment du livre dont il est question. Les Psaumes ne se lisent pas comme le livre des Rois. À tout le moins, ce sont des livres qui concernent principalement Israël et qui racontent, par différents genres littéraires, l’histoire et l’évolution du peuple d’Israël, depuis la confusion des langues jusqu’à la destruction de Jérusalem.

Aucun des livres n’est adressé à des générations futures post-Judée. Les livres prophétiques pointaient en direction du plus grand événement à avoir lieu dans l’histoire d’Israël, certes, mais de l’histoire de l’humanité: le sacrifice de Christ à la croix. Nous avons dans les Psaumes, qui est un recueil de poésie, des images de la personne de Christ à venir. Les auteurs y construisirent des chefs-d’œuvres inégalés de constructions littéraires, comme le Psaume 119 (à lire dans sa langue d’origine absolument pour comprendre les merveilles de sa construction littéraire).

 

LANGUES D’USAGES/TRADUCTIONS

Comme la majorité n’est pas familière avec les langues d’origines, on a cru bon traduire les textes dans les différentes langues pour que chaque peuple puisse recevoir le témoignage des prophètes d’autrefois ainsi que des premiers disciples de Christ. Or, nous avons l’hébreu ancien, le grec antique, ainsi que l’araméen comme langues d’usages dans toute la Bible. En effet, nous retrouvons l’hébreu dans l’Ancien Testament, le grec dans le Nouveau Testament, et l’araméen dans les deux!

Lorsque Jésus s’est adressé à la foule, il l’a parfois fait dans la langue araméenne. Pourquoi: il s’adressait aux hébreux de son époque, alors que la langue hébraïque n’était pas la langue d’usage. Le grec était la langue couramment parlée dans l’empire et en Judée. Plusieurs juifs étaient des hellènes par « adoption ». Or, l’araméen fut la langue utilisée par Jésus dans un contexte bien précis, mais sans entrer dans l’exégèse de ces textes, nous comprenons que Jésus s’adressait à des contemporains et non pour les générations futures. D’ailleurs, il a été d’abord envoyé pour la « maison d’Israël ».

Les juifs comprenaient ce que Jésus disait, car il leur parlait dans une langue qui leur a rappelé le temps de la déportation à Babylone, et dont Dieu les a délivré, conformément à ce qui fut révélé au prophète Daniel, pour qu’ils retournent bâtir Jérusalem et le second Temple qui devait accueillir le Messie.

 

Lorsque les apôtres et disciples se mirent à répandre la bonne nouvelle au monde entier, passant de l’Espagne aux Indes, d’Europe du Nord jusqu’en Afrique, ils parlèrent la langue de l’empire. Ils s’adressaient plus particulièrement aux juifs des différentes cités, passant par les synagogues comme porte d’entrée dans les cités visitées. Si l’épître aux hébreux porte ce nom de nos jours, ce n’est pas l’auteur qui en donna le nom. C’est le contexte historique et culturel de l’épître qui obligèrent les chrétiens de générations subséquentes de reconnaître le gentilé de l’épître. En effet, il fut aisé de reconnaître tous les éléments du judaïsme du Lévitique, servant d’analogies, afin de faire l’apologie du sacrifice de Christ par-dessus tous les sacrifices de la loi mosaïque. L’auteur (que je crois être l’apôtre Paul), est un hébreu s’adressant à d’autres hébreux, qui instrumentalise les éléments connus de ses lecteurs auquel il s’adresse, afin de leur illustrer son propos dans sa lettre leur étant adressée.

Pour comprendre le témoignage de ces contemporains de Jésus, il importe d’avoir ce témoignage qui nous soit transmis. Mais le plus gros obstacle demeure sa lecture. Soit nous apprenons les langues d’origines, soit nous avons des traducteurs pour nous rendre ce témoignage accessible. Comme on peut le constater, si nous devons traduire, c’est qu’inévitablement, les textes ne nous étaient pas destinés. La traduction donne accès au plus grand nombre à ce magnifique témoignage.

 

ACTUALISATION DES PRINCIPES UNIVERSELS

Quand bien même que ce chef-d’oeuvre littéraire ne nous était pas destiné, il n’en demeure pas moins que les principes universels s’y retrouvent. Que ce soit le salut en Christ, la confiance que nous avons en ce que Dieu dit et accomplit, que ce soit lorsque nous sommes affligés (comme le roi David dans ses Psaumes) et que nous demandions secours à Dieu, que ce soit parce que nous louons et adorons Dieu, que nous le célébrions et reconnaissons son authenticité, sa véracité, sa main-mise sur toute la création, ce sont tous des principes universels pour quiconque a reçu de Dieu le moyen de la foi pour s’approcher de lui et lui être agréable. Que ce soit dans l’ancienne ou la nouvelle alliance, que ce soit avant ou après la destruction de Jérusalem, les principes universels en Dieu ne changent pas. Le juste vivra par sa foi, que ce soit en Habakuk ou en Romains, mais aussi de toutes les époques, bien avant ou bien après.

 

 

Patrick Galarneau

Les accomplissements prophétiques de Jésus.

Mt.24.35Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.24.36Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul.

 

Le verset 35 est une expression qui sert à rassurer les disciples sur l’authenticité prophétique des événements à venir que Jésus leur annonce. Il y a plus de chance que la Terre et le ciel cesse d’exister que de ne pas voir les prophéties s’accomplir dans un proche avenir, c’est-à-dire, du jugement qui attend le peuple d’Israël qui allait le faire crucifier deux jours plus tard. Et cela se solde par la destruction du Temple.

Cette expression est choisie par Jésus de manière précise, car en disant cela, il exprime sa souveraineté sur la création. Il insinue de manière à peine voilée qu’il a autorité sur la création, que la Terre et le ciel sont l’ouvrage de sa main, ce qui implique qu’il affirme réellement qu’il est le « chef suprême », l’héritier, le Dieu fait chair, mais qu’il doit s’offrir en sacrifice ultime pour les péchés du monde.

Il annonce son jugement, mais surtout, un décret irrévocable comme seul Dieu peut se permettre de le faire. Ses paroles démontrent un ton d’autorité, de certitude, et que sa crucifixion qui surviendra deux jours après son discours, sonne le coup de grâce au peuple pour son jugement imminent. Ce jour arrivera bientôt et de manière soudaine, mais non sans avoir préparé les événements à venir par de nombreux avertissements par les prophètes du passé, jusqu’à Jean-Baptiste.

 

ACCOMPLISSEMENTS

Jésus utilise cette expression à plusieurs reprises

Mt.8.17 Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. 18 Car en vérité, je vous dis : Jusqu’à ce que le ciel et la terre passent, un seul iota1 ou un seul trait de lettre de la Loi ne passera absolument pas avant que tout ne soit arrivé.

La Terre et le ciel ne sont pas passés pourtant. Ils n’ont pas disparus et nous profitons de la vie encore de nos jours. Jésus a accompli la loi et les prophètes. Il l’a annoncé à l’avance à ses disciples. Il y a plus de possibilités de voir la Terre et le ciel disparaître que de ne pas voir se réaliser ce que Jésus a annoncé. On ne peut donc pas prendre littéralement les propos de Jésus en ce qui concerne la Terre et le ciel, mais en ce qui concerne ce qu’il a annoncé, il y a une fermeté, une intangibilité des propos prophétiques qui arriveront de manière assurée et sans le moindre équivoque.

Mais encore une fois, cette expression n’est pas anodine. Si Jésus affirme la certitude de ce qu’il a annoncé, il affirme aussi qu’il est maître de la Terre et des cieux. Il exprime sa divinité, car seul Dieu peut se prévaloir d’une si grande assurance, fermeté et d’une prévision des événements de manière aussi précise qu’autoritaire. Il est en train d’affirmer qu’il est le créateur des cieux et de la Terre, car en disant que tout ce qu’il dit va s’accomplir

 

DE NOUVEAUX CIEUX ET UNE NOUVELLE TERRE

L’exemple de Nicodème

Voir les propos de manière céleste et non terrestre, c’est l’erreur qu’on fait les juifs en questionnant Jésus. Ce fut le cas avec Nicodème:

Jn.3.1  Mais il y eut un homme d’entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs, 3.2qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit: Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui.

Maintenant, regardez l’affirmation spirituelle que Jésus donne à Nicodèmde:

  • 3.3Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.

Constatez la réponse très terrestre et terre-à-terre de Nicodème qui, rappelons-le, est chef religieux d’Israël:

  • 3.4Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître?

C’est exactement le genre de propos que les religieux tiennent. Ils ne voient pas les choses spirituelles, ils ne voient que ce qui est devant leurs yeux. Les littéralistes bibliques, qui sont des fondamentalistes religieux, font exactement les mêmes erreurs dans leurs interprétations bibliques, alors qu’ils prennent tout au pied de la lettre (et comme ils sont littéralistes, ils me répondront sans doute que les lettres n’ont pas de pied!). Et dans les cas les moins pires, c’est-à-dire, les chrétiens religieux de nos jours, considèrent les prophéties et les propos de Jésus de manière terrestre. Par exemple, ils croiront que le règne de 1 000 ans évoqué dans le livre de l’Apocalypse est littéral. Ils croiront aussi que la notion de « fin des temps » se rapporte automatiquement à la fin de l’histoire de la vie. Et encore, ils croiront que le ciel et la Terre doivent être détruits physiquement pour avoir une nouvelle Terre et de nouveaux cieux tout aussi physiquement et que nous y vivrons éternellement. Mais c’est omettre grossièrement le langage utilisé par Jésus, mais pire: c’est de croire que les éléments physiques sont voués à une vie éternelle, alors que ces choses sont des éléments matériels et sans vie. Bien entendu, Dieu a donné vie à cette roche informe et vide que l’on appelle « Terre », mais ce n’est pas naturel. Une action surnaturelle était nécessaire pour y semer la vie, mais en soit, la Terre est un élément matériel sans valeur. Notre réalité physique, matérielle et temporelle n’a rien à voir avec les réalités spirituelles qui, elles, sont éternelles.

 

CONCLUSION

Alors, lorsque Jésus évoque dans son expression les éléments « ciel et Terre », il exprime l’idée que les choses physiques passeront certainement, et cela ne signifie pas du tout que le créateur va opérer une nouvelle création matérielle, mais surtout, c’est que ses paroles sont un décret affirmatif, sans point de retour et qui arriveront assurément sans le moindre doute. Il affirme ici de lui-même qu’il est le dépositaire de la création, puisqu’il utilise le « ciel et la Terre » pour rehausser la valeur de ses prophéties, reléguant ainsi les éléments de la création en second plan derrière « sa parole ». Jésus affirme ce qui serait considérer comme une énormité sans nom… et sans précédent! Il faut, sois avoir du culot pour faire une telle affirmation, soit il s’agit du décret de ce Dieu éternel fait chair. Rien de moins. Jésus ne dit donc pas que les choses terrestres doivent passer au sens littéral. Il exprime plusieurs éléments importants dans cette courte phrase.

 

 

Patrick Galarneau