TRADUCTIONS LIBRES

Je vous propose quelques traductions libres de certains propos et échanges entre chrétiens. N’hésitez pas si vous en avez d’autres, à me les partager 😉

Il est possible que je fasse un article plus approfondit sur le sujet…

 

Lorsque les chrétiens passifs-auditifs écoutent religieusement le sermon du pasteur le dimanche matin:

« J’ai été béni lors du message de ce matin »

Veut dire:

1- « Je suis content, le message du pasteur correspond à ce que je crois. Il a dit ce que je voulais entendre ».

2- « Je suis soulagé, le message du pasteur ne me visait pas, il visait ceux que je considère comme de faux frères »

 

Après une dispute sur les réseaux sociaux entre deux chrétiens, l’un termine la conversation ainsi:

« Sois béni »

Veut dire:

1- « Va chier »

2- « J’ai raison »

3- « Le Seigneur te reprendra, il te punira »

4- « Je me positionne dans le rôle du persécuté et toi, le méchant bourreau qui est un faux chrétien »

5- « Si je te béni, cela signifie que je suis l’heureux élu qui est persécuté pour la vérité, car la Bible nous dit de bénir nos ennemis. Tu es un ennemi de la vérité, alors je te béni, en espérant que Dieu te punisses pour me venger »

 

Lorsque deux chrétiens s’obstinent sur la signification d’un passage, ou ont deux visions de la vie chrétienne diamétralement opposées:

« Tu devrais lire Ta Bible »

Veut dire

1- « Puisque tu n’as pas la même interprétation que moi, tu as automatiquement tort »

2- « Tu es un faux chrétien, car tu ne penses pas comme moi. Et bien entendu, moi je suis un vrai, pas toi »

 

« C’est l’Esprit de Dieu qui me l’a révélé »

Veut dire

1- « Ferme ta grande gueule, c’est moi qui a raison »

2- « Écoutez-moi, j’ai besoin d’attention. J’aimerais ça moi aussi démontrer que Dieu me parle, même si j’invente des révélations que je fais dire à l’Esprit de Dieu »

 

Lorsqu’un chrétien en accuse un autre de manière nuancée et à peine subtile

« Je ne fais que défendre la vérité de Dieu »

Veut dire

1- « Je défend ma vérité, mes positions, mes fausses croyances, car j’y tiens mordicus. Toi, tu me confrontes dans mes illusions, dans l’image que je me suis fais de la vie en Christ »

2- « Je suis un vrai chrétien, pas toi. Tu es un faux et je dois te le montrer »

 

Lorsqu’un chrétien affirme les mêmes choses qu’un autre sur les réseaux sociaux ou lorsque les chrétiens s’obstinent, que l’un d’eux affirment une position qui rassemble la majorité, sauf quelques-uns:

« Amen »

Veut dire

1- « Tu dis ce que je voulais entendre »

2- « Je suis un bon et vrai chrétien quand je dis «amen» et cela authentifie avec vérité ce que tu dis, car c’est en accord avec ce que je crois, pas avec ce que l’autre croit. En disant «amen» à ton commentaire, je veux que celui qui ne croit pas comme nous se sente comme le mouton noir, celui qui n’a pas d’affaire parmi nous »

3- « Bon, quelqu’un qui dit comme moi, me supporte dans mon combat contre celui qui ne pense pas comme moi »

 

Pour mettre fin à une conversation et ne pas avoir à justifier sa position:

« Ben moi, c’est le Seigneur qui me l’a montré et me l’a révélé »

Veut dire

1- « Va chier, ferme ta gueule, je ne veux plus rien entendre ni lire de ce qui vient de toi, tu me déranges »

2- « Je ne veux plus être confronté par tes positions, je veux garder la mienne. J’ai une croyance à la carte, je choisi ce qui me convient, même si c’est toi que j’accuse d’avoir une foi à la carte »

3- « Je veux mettre fin à la conversation et je me place dans une position d’autorité. Si je te dis que ça vient directement de Dieu, alors plus personne n’a le droit d’argumenter avec moi »

 

« Les prophéties se mettent en place, tout est préparé »

Veut dire

1- « Je me dresse le poil des bras en m’encourageant moi-même dans une vie chrétienne ennuyante. Je vérifie donc l’actualité internationale pour voir si je pourrais coller des informations chaotiques à des versets de la Bible, ne serait-ce que pour cultiver mon espérance »

2- « Je cherche des «amen», des clics, des «j’aime» sur ma publication, pour voir si on me suit »

3- « Merde que je m’ennuie. Mes journées se ressemblent toutes. Pas moyen d’avoir quelque chose d’intéressant à se mettre sous la dent »

 

« Le Seigneur revient bientôt. Ou: Seigneur, revient !! »

Veut dire

« J’ai une vie de chiotte. Les non-chrétiens sont méchants avec moi au sujet de mes croyances. Seigneur, venge-moi »

« Seigneur, juge tous ceux et celles qui nous offense, massacre-les, montre-toi à ceux et celles qui rient de nous, afin de nous justifier et que l’on puisse à notre tour rire d’eux. Fais ton bain de sang parmi la population mondiale »

 

 

CONCLUSION

Le chrétien évangélique aime se faire passer pour angélique, tout en adoptant une attitude exécrable avec les autres qui ne pensent pas comme lui. L’hypocrite, qui est un chrétien évangélique, aime porter le chapeau du persécuté, de celui qui a raison et porter de graves jugements de valeurs sur les autres qui ne sont pas comme lui, ne pensent pas comme lui, ont une interprétation différente ou une vision de la vie diamétralement opposée.

Plutôt que de dire les choses directement, il emploi le Patois de Canaan, un langage poétique emprunté au genre littéraire le plus employé dans la Bible, afin de faire croire au reste du monde qu’il est plus élu que les autres, plus près de Dieu et de la vérité que quiconque.

C’est de l’hypocrisie pure et simple.

 

 

 

 

Patrick Galarneau

 

 

 

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L’Esprit-Saint, un véritable « fourre-tout »! Partie 1

Bonjour à toutes et à tous,

 

Lorsque l’on s’aventure sur les différents réseaux sociaux pour y partager nos points de vue, convictions ou différences théologiques avec les chrétiens de tous horizons, on constate rapidement à quel point les chrétiens se font du cinéma avec l’Esprit-Saint, mais bien d’autres éléments liées au christianisme également.

Lorsque des chrétiens s’obstinent sur les réseaux sociaux, ils sont nombreux, voir, presque tous, à nous balancer que l’Esprit de Dieu leur a montré. En définitive, cet argument, qui en est un d’autorité ou si vous préférez: un argument vide pour faire cesser la discussion et avoir le dernier mot, permet à ces chrétiens de ne pas avoir à aller plus profondément dans la discussion. En effet, les discussions entre chrétiens sont plutôt superficielles. Elles se limitent à toutes sortes de mots et de phrases vides de sens, mais qui servent:

  • à meubler la discussion
  • à se reconnaître entre chrétiens

 

PATOIS DE CANAAN, PHRASES CREUSES

Je vous dresse une liste non-exhaustive de mots ou phrases régulièrement employés, que l’on peut aussi traduire par « PATOIS DE CANAAN »:

  • ma soeur, mon frère
  • sois béni mon frère, ma soeur
  • Alléluia
  • amen
  • gloire à Dieu
  • Dieu trois fois saint
  • j’ai reçu la révélation
  • j’ai reçu l’Esprit-Saint
  • J’ai eu la révélation que Dieu…
  • Dieu m’a montré…
  • Dieu m’a dit…
  • Tu dois obéir à la Bible
  • Yehoshua
  • divinement inspiré
  • les païens…
  • Seigneur
  • Christ est roi
  • il faut lire la bible
  • j’ai été édifié par…
  • louage et adoration à Dieu
  • à lui soit la gloire
  • adorons ce matin notre Dieu
  • ect…

Ce langage n’exprime rien de concret. Parler comme un évangélique, c’est semblable au langage des politiciens. D’ailleurs, avez-vous remarqué à quel point les politiciens sont excellent au jeu de « ni oui, ni non »? Jamais ils répondent aux questions par oui ou par non. Ils répondent aux questions fermées par des réponses ouvertes et emploient des phrases creuses, des mots vides pris dans le dictionnaire et finissent par n’avoir rien dit. Et bien, le chrétien évangéliques fait sensiblement la même chose, mais il serait animé par l’Esprit de Dieu. Et si l’évangélique parle le Patois de Canaan, c’est supposément parce que l’Esprit-Saint l’habite.

 

POKER FACE

Or, c’est de la bouillie pour les chats. Si je parle français avec l’accent québécois, c’est parce que je suis québécois justement et que je m’identifie comme tel. La nuance, c’est que je n’ai pas eu à m’adapter à la langue, ses expressions ou ses nombreuses particularités linguistiques, conceptuelles et culturelles. Je suis né au Québec. Le chrétien évangélique entre dans une nouvelle culture qui lui était inconnue. Il apprend le langage interne de la culture évangélique et devient soudainement une personne en dualité. D’abord, qui va dire à son supérieur immédiat « Amen patron, que le Seigneur vous bénisse pour cette promotion »? Ou encore: « Dieu m’a révélé que vous allez subir son courroux, car il juge ceux qui s’en prennent à ses fils », lorsque votre patron vous congédie.

Et qui d’entre les chrétiens évangéliques arrivent le dimanche matin à son église locale, afin d’y exercer son obscurantisme religieux, et exprime à son voisin de chaise « as-tu vu les fesses de cette fille-là »? Ou encore: « esti de cave de tabarnak d’épais de marde en avant qui vient de me couper sur la route. Je lui arracherais sa p’tite tête de marde et lui chierait dans le corps », alors qu’il est en voiture avec sa famille et/ou un collègue ecclésiastique.

Vous croyez que j’invente? Et bien non. Plusieurs ont bel et bien ce double langage: quand ils sont seuls ou avec des non-croyants, puis avec leurs semblables.

Et non, il ne s’agit pas de moi, je n’utilise jamais de grossièreté, ni seul ni avec quiconque. Et je n’accuse pas les gens, chrétiens ou non, d’avoir usage de grossièreté, parce que je m’en fout, ça ne m’atteint pas et ne me dérange pas. Je ne suis pas lié par un soucie d’image ou de réputation chrétienne, alors je ne l’exige pas des autres.

 

LE CHRÉTIEN ÉVANGÉLIQUE: POKER FACE

Comprenez-vous où je veux en venir? La majorité des chrétiens ayant quitté les églises locales, affirment que c’est à cause de l’hypocrisie qui y règne. Et dans les cas de figures que je vous ai mentionné ci-haut, on peut bel et bien affirmer qu’il y a deux visages chez les chrétiens:

  • un avec ses semblables
  • un avec les non-croyants

C’est sans compter le taux de divorce chez les évangéliques, qui est sensiblement le même que chez les personnes s’affichant comme non-croyantes. Et que dire du problème pornographique, de sites de rencontres discrètes, alors que plus de 400 pasteurs américains se sont retrouvés sur la liste du site Addison ou Maddison (corrigez-moi si je me trompe), après qu’un pirate informatique eut révélé tous les inscrits du site, il y a peu d’années de cela.

Il y a aussi tous ceux et celles qui se bombent le torse, se vantent, se lamentent, calomnient, médisent contre les uns et les autres, mentent ou mentent de manière chronique, vole la petite caisse de leur église, fraude l’impôt, jugent et condamnent ceux et celles qui ne pensent pas comme eux, porte de faux témoignages, sont dans l’adultère et mènent une double-vie. Combien d’enfants de pasteurs doivent se fermer la gueule sur ce qu’ils vivent à la maison; des femmes de pasteurs qui n’en peuvent plus d’êtres réduites à « soit belle et ferme-la », être des servantes et usines à bébés, se faire rentrer dans la tête qu’elles sont des soumises, des êtres humains de second plan pour le Seigneur; ces femmes à qui ont leur dit: « tu n’as pas le droit d’enseigner des hommes, car ce sont eux les chefs » et ce, sans distinction d’époques et de contexte générale, parce qu’un livre écrit par des hommes barbares et rétrogrades, dit aux femmes de se taire, qu’elle est un sexe faible, qu’elle doit demeurer dans une entière soumission devant les hommes. Et le pire, c’est qu’on enrobe cela par des mots angéliques, avec la prétendue lourde responsabilité de l’homme dans le même passage qui parle de la femme avec dégoût (Éph.5).

(NOTES: l’inspiration plénière demeure intacte. Cependant, il faut aussi admettre que Dieu s’adapte au degré de réceptivité des hommes. Ainsi, le combat des femmes aurait été trop tôt dans l’histoire de l’Église pour être abordé).

 

CONCLUSION DE LA 1ere PARTIE

Et c’est avec tous ces éléments tortueux que l’on va me faire croire que ces hommes et ces femmes sont remplis de l’Esprit de Dieu? Permettez-moi de vous dire sans gêne: mon oeil!!

Ces gens instrumentalisent l’Esprit de Dieu pour se justifier, s’excuser, se faire pardonner. Ils savent qu’ils font du mal et se disent: « de toute façon, je vais demander pardon si je me fais prendre dans mon adultère, je vais dire que Dieu m’a montré mon péché, par révélation du Saint-Esprit ».

(NOTES: je ne juge ni ne condamne qui que ce soit d’avoir fait tout ce que j’ai décrit au paragraphe précédent, que ce soit l’adultère, la pornographie, le vol, le mensonge ou tout autre chose. Ce que je dénonce, c’est l’instrumentalisation de l’Esprit-Saint pour se sortir d’impasse ou de faire croire que l’Esprit-Saint les anime)

 

Le Saint-Esprit, un vrai fourre-tout, un sujet de blasphème de la part de trop de chrétiens!

 

 

 

 

Patrick Galarneau

 

Dire la vérité, dénoncer est secondaire

Ce qui devrait nous préoccuper, c’est d’enseigner des choses vraies et non des impressions, des fantasmes ou des délires issus du fantasme catastrophisme, puis que l’on tente de justifier par des versets et des mots grecs/hébreux/araméens.

 

Depuis plusieurs mois, je me suis lassé des groupes religieux chrétiens et me suis désabonné de tous, autant les blogs, les groupes facebook et les sites chrétiens. J’ai retrouvé une paix, une sérénité et un état d’esprit beaucoup plus positif depuis que j’ai supprimé de ma vie tout ce qui est lié à la religion chrétienne évangélique. Je ne suis plus intéressé par l’AEBEQ, pentecôtistes/charlatans à la Claude Houde, les délirants comme Ignerski, H. Viaud-Murat et autres zigotos venus de la planète Nibiru à la Pierre Gilbert, Mario Massicotte, Sébastien Payet, Kevin Gall, Shora Kuetu et compagnie. On peut les cibler une bonne fois pour toute, mais je refuse l’acharnement. Ce sont tous des délirants religieux qui auraient besoin bien plus d’un psychiatre que de Jésus. Et de grâce, enlevez-leur leurs bibles, elles les rendent fous alliés.

 

Ce qui importe vraiment, c’est de connaître ce qui est vrai, et non les impressions de certains qu’ils imposent comme vérité. Avoir des impressions, une opinion ou une croyance, ce n’est pas un mal en soit. N’importe qui peut exprimer et doit le faire sans en être intimidé ni ridiculisé. Cependant, lorsque la subjectivité des uns devient une prétendue vérité et qu’elle est imposée, ils s’exposent ainsi à la dérision et là, c’est le syndrome du persécuté qui se met en branle. Qui n’a jamais entendu un chrétien délirant affirmer qu’ils sont heureux d’être persécutés pour la vérité de Christ? Qui n’a jamais lu ou entendu des chrétiens affirmer qu’ils sont la risée des autres et croient que c’est à cause de la vérité qu’ils détiennent de façon exclusive? Qui n’a jamais vu, lu ou entendu des chrétiens se faire une gloire de la supposée persécution qu’ils disent subir parce qu’ils sont croyants? Pour ces hurluberlus, être ridiculisés sur le net, c’est subir la grande persécution des suppos de Satan (ou suppositoires de Satan, c’est selon 😉 )

J’ai des petites nouvelles pour eux: là, c’est le temps de scruter l’actualité internationale et constater, avec dégoût, combien de gens, chrétiens, musulmans, hindouistes, bouddhistes, athées et simples gens, qui se font assassiner ou sont des victimes collatérales des guerres sanglantes que se livrent des états ou des tribus. L’actualité internationale, ce n’est pas pour vérifier si Jésus revient bientôt et tenter de coller les faits divers avec des versets bibliques, mais bien pour confirmer à quel point leur petit malheur sur les réseaux sociaux, ce n’est que de la petite bière, si l’on compare ce qui se passe dans certaines régions du monde.

 

DES ÊTRES HUMAINS AVANT TOUT

Malgré mon dégoût et mon mépris pour les hurluberlus mentionnés plus haut, il faut néanmoins considérer l’être humain. Bien que j’ai la fâcheuse habitude de me montrer corrosif dans mes commentaires les concernant, il n’en demeure pas moins que ce sont des êtres humains au même titre que vous et moi. Si l’un d’eux est en danger, qu’il a faim ou soif, qu’il se trouve dans une situation vulnérable, n’est-ce pas notre bonté de coeur qui doit prévaloir sur le triste constat que l’on a de ces personnes? Je crois que oui! Non pas une obligation parce que c’est écrit quelque part dans une traduction biblique, mais bien parce que la bonté émanant de Christ dans notre être intérieur est enclin naturellement à prendre soin, même de ses ennemis. Surtout de ses ennemis.

 

CONCLUSION

Dénoncer leurs supercheries, je veux bien. Je fais parti de ces personnes qui dénoncent. Mais l’acharnement, non! Ce n’est ni intéressant, ni constructif, ni édifiant ni respectueux. Des charlatans, il y en aura toujours. Des suiveux de charlatans, il y en aura toujours également. Vous voulez vraiment lutter contre ça? Vous allez le faire toute votre vie et abandonner ce qui est essentiel, car c’est un puits sans fond. Personnellement, j’ai décidé de mettre de l’énergie sur ma famille, d’être plus présent pour eux. Non parce que ma femme me le réclame, mais par une sérieuse introspection personnelle sans influence extérieure. Et lorsque le temps me le permet, j’expose les textes. J’évite les impressions dans l’enseignement. Toutefois, quand il s’agit d’une opinion personnelle de ma part, je le dis et j’avertis les lecteurs/auditeurs. Il est bon aussi que les gens vérifient par eux-mêmes, afin qu’ils ne soient pas juste passifs, mais participants à leurs propres développement des connaissances scripturaires et théologiques.

Je crois qu’il est préférable de se préoccuper de ce qui est vrai que de ceux qui sont faux. Du moins, la proportion d’attention accordée doit être plus avantageuse vers l’énoncé de vérités que des faussetés des autres.

 

 

 

Patrick Galarneau

 

Le fameux millénium, pour les fous de Dieu ;-)

Pour vous, ainsi que pour les fous de Dieu qui n’en ont que pour l’eschatologie, je cite les passages bibliques importants:

Apocalypse 20:2 Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans.

Apocalypse 20:3 Il le jeta dans l’abîme, ferma et scella l’entrée au-dessus de lui, afin qu’il ne séduisît plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. Après cela, il faut qu’il soit délié pour un peu de temps.

Apocalypse 20:4 Et je vis des trônes ; et à ceux qui s’y assirent fut donné le pouvoir de juger. Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans.

Apocalypse 20:5 Les autres morts ne revinrent point à la vie jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. C’est la première résurrection.

Apocalypse 20:6 Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.

Apocalypse 20:7 Quand les mille ans seront accomplis, Satan sera relâché de sa prison.

 

LES FOUS DE DIEU

Les fous de Dieu sont persuadés que ce mille ans est pour bientôt. D’autres croient que nous sommes présentement dans le millénium et que c’est le temps de grâce de l’Église, période pendant laquelle tous les élus doivent entrer dans le royaume avant que ce fameux millénium prenne fin et qu’arrive enfin la vengeance des chrétiens… heu… de Dieu sur le monde des hommes. Et bien oui, pourquoi pas (rires et sarcasmes en vrac).

 

Si les mille ans sont au sens littéral, alors dans ce cas, il faut aussi prendre les noms, les lieux et les événements relatés au sens littéral également. On ne peut pas sortir un mot ou un passage de son contexte.

Or, nous savons depuis des siècles que le livre de l’Apocalypse a un genre littéraire allégorique, rempli de symboles, d’hyperboles, de litotes et ainsi de suite. Mais soudainement, les mille ans sont au sens littéral. Bien entendu, ça fait l’affaire des librairie chrétiennes, qui peuvent vendre leurs cochonneries évangéliques dont l’eschatologie est leur principal gagne-pain.

 

IDOLÂTRIE APOSTOLIQUE

Dans mon dernier article, j’évoquais cette fâcheuse tendance à toujours prendre les mots des apôtres au pied de la lettre (les lettres n’ont pas de pied, mais bon 😉 ).

Le fait est que, le chrétien évangélique standard, aime jouer sur les mots et chaque mot de sa traduction biblique sont inspirés de Dieu. Le chrétien évangélique, comme le TJ’s ou le mormon, prend un mot d’un passage, le met en relief, puis construit toute son hypothèse farfelu autour de ce mot. Le texte devient secondaire.

Le chrétien évangélique se dresse le poil des bras dans ses rêveries les plus débiles, croyant que sa traduction revêt une aura magique particulière où, lorsqu’il ouvre sa traduction biblique (les plus érudits de ces abrutis vérifient les strongs lol), les paroles sont le souffle de Dieu qui exercent un pouvoir magique sur les gens qui ouvrent cette traduction biblique, comme si les écrivains étaient eux-mêmes des demi-dieux.

Petit rappel: les apôtres, comme les prophètes, étaient simplement des hommes barbares, sans éducation par rapport à nous, qui chiaient au sol en s’essuyant avec une roche et sentaient mauvais (que voulez-vous, l’hygiène n’était pas primaire à cette époque). Ils ont rédigé ce qu’ils ont vu et entendu. Ils n’étaient pas plus saints que nous. Ils étaient moins éduqués que nous le sommes. Moins propres aussi 😉

Alors, chers évangéliques, mettez la pédale douce quand vous consommez votre drogue biblique. Ici, je ne veux pas dire que la Bible est mauvaise, au contraire! La Bible est un magnifique témoignage du passé, mais un passé révolu. La Bible est un magnifique témoignage de la personne de Dieu, mais il a dit, puis il a tout accompli. Il ne reste rien pour vous, moi, ainsi que les générations futures. Désolé… mais pas tant que ça 😉

 

EXPLICATIONS

C’est pourtant si simple: la période de 40 ans qui a succédé la résurrection de Jésus, mais qui a précédé le jugement final par la destruction du Temple, c’est ça le mille ans. C’est une période où Satan fut enchaîné, à cause de la victoire de Christ à la croix, où Satan fut vaincu. Et encore là, on pourrait débattre s’il s’agit d’un ange méchant, cornu et rouge. Il ne s’agit fort possiblement pas d’un ange méchant cornu et rouge, comme nous l’ont présenté les barbares de l’antiquité et véhiculé par les barbares du Moyen-Âge.

 

Mais bref, ce fut un temps où les apôtres et disciples ont pu fermer la bouche des contradicteurs, répandre la bonne nouvelle de ce sauveur tant attendu, contrairement à tous ces faux messies qui se sont présentés précédemment. Les juifs récalcitrants à Jésus-Christ se sont rebellés contre le pouvoir romain. Ils ont élu eux-mêmes leur messie, qui les délivrerait du méchant empereur, sous prétexte que les romains sont des mécréants qui blasphèment contre leur Dieu. Or, en rejetant Christ, ce sont les juifs qui ont blasphémer contre Christ et ce, de manière définitive (Mc.3; Hé.6; Hé.10.25-39). Ils ont chassé les romains de presque toute la Judée, étampé leur propre monnaie, avec laquelle il leur était impossible d’acheter ni vendre sans la marque de « L’an 1 de la liberté » sur leur monnaie. Les chrétiens hébreux résistèrent au péril de leurs vies, puis furent  «enlevés » pour se rendre dans la ville refuge de Pella. Enlevé, fuis, escorté, peu importe, les chrétiens hébreux n’ont pas subi le courroux romain, en ce fameux mois de septembre 70′.

 

Si Satan fut relâché et qu’il a vaincu les deux témoins, c’est pourtant bien simple: les révoltes juives ont permis de faire assassiner les chrétiens hébreux et détruire l’Église apostolique. Les apôtres ont été assassinés ou fait mettre à mort. L’apôtre Jean a fuit. Les disciples se sont dispersés ou ont trouvé la mort par l’épée. Cette génération n’a cependant pas toute vue la mort. Il y a eu des restes (Mt.24.34), témoins vivant du jugement final de Dieu sur Israël.

 

CONCLUSION

Elle est simple: il n’y aura pas de millénium, pas d’enlèvement, pas de fin du monde de prévue. Allez vous faire enfermer dans un asile psychiatrique si vous êtes obnubilés par de telles idées. Les choses sont bien plus simples que cela, mais elles sont moins vendeurs, moins spectaculaires, moins accrocheuses et surtout, créées moins d’engouement et d’adeptes pour vos églises.

Notes: les nations, ce sont les juifs hellénisés du monde romain.

 

 

Patrick Galarneau

Prière, penser positivement: Bénéfique? 1ere partie

D’emblée, je vous dirais OUI!

 

Cette semaine, j’étais en voiture sur la route, alors que j’étais de retour du travail par un beau mardi après-midi sous la neige et le froid. La radio était ouverte et l’émission radiophonique portait sur le sujet d’une étude scientifique.

Cette étude consistait à établir une corrélation entre le cerveau et la guérison physique. En effet, ceux et celles qui ont confiance en la médication qu’ils doivent prendre, sont ceux et celles qui ont le plus de chances de guérison, alors que l’autre groupe d’étude, lui, démontre de moins bons résultats à cause de sa méfiance du médicament.

Personnellement, j’ai toujours cru qu’il y avait une corrélation entre le fait de penser positivement et la guérison. La prière? Nous y reviendrons.

 

CONFIRMER SA MÉFIANCE

Pour illustrer ce principe, je vais le transposer dans les rapports relationnels, un sujet qui en intéressent plus d’un:

Imaginons ceci: une jeune femme qui a vécu de mauvaises expériences amoureuses et débute une nouvelle relation, mais sous le coup de la méfiance. Durant la relation, elle fait preuve de jalousie, épie son amoureux, fouille dans ses affaires, comme si elle cherchait à se réconforter dans sa pensée négative au sujet des hommes, que ce sont tous des infidèles.

 

Situation fictive, mais qui se produit régulièrement (un classique, quoi):

Et supposons ceci:  son amoureux a effectivement été infidèle.

Et voilà. ça confirme que tous les hommes sont des infidèles. Maintenant, la jeune femme confronte son amoureux et lui fait des reproches, lui disant qu’elle avait bien raison de ne pas lui faire confiance, que c’est justifié qu’elle l’épie, fouille dans ses affaires et cherche à contrôler ses allées et venues. Et plus que cela: elle le traite de menteur, d’hypocrite, de salaud et qu’il est bien comme tous les hommes qu’elle a connu et du genre masculin en général.

Cette jeune femme en discute avec ses amies et elle leur dresse un portrait de son amoureux, un autre salaud qui a profiter de sa naïveté et sa grande bonté de cœur. Ses amies, considérant le seul côté de la médaille de leur amie, confirme qu’elle a bien fait d’être suspicieuse et de mettre cette relation en veilleuse. Puis, quand une des amies croisent par hasard (ou non) le « parfait salaud » qui sert d’amoureux à leur amie sans reproche, elle le dévisage, faisant exprès pour faire ressentir à cet homme qu’il ne vaut rien.

Et voilà, la réputation de cet homme est terni auprès de tous ceux et celles qui sont proches de la jeune femme en question. Pendant ce temps, la jeune femme se demande pourquoi elle tombe toujours sur des salopards de ce genre. Ses amies lui suggèrent de se changer les idées, de rompre avec cet homme et de passer à autre chose et surtout, de penser à elle.

 

Le problème, ce ne sont pas les autres, mais soi-même

Or, dans la très grande majorité des cas, c’est justement ça le problème: elle a pensé seulement à elle et non à l’autre. À force d’insister sur le fait que son homme n’est qu’un menteur, un hypocrite, un potentiel salaud qui pourrait la tromper, elle l’a conditionné de manière négative, ce qui aura pour triste résultat de confirmer sa propre méfiance et de pousser son homme dans les bras d’une autre. Elle lui a rentré dans la tête tout au long de cette relation, qu’il n’était sûrement pas mieux que les autres. Elle l’a convaincu de force que c’était une précaution pour elle de fouiller dans ses affaires, de vérifier ses allées et venues et de le questionner de manière suspicieuse. Son amoureux est de moins en moins enclin à rentrer tôt à la maison, il sait qu’il doit passer aux douanes quand il rentre à la maison. Il préfère de plus en plus la compagnie de ses amis, de ses collègues de travail et trouve toutes sortes de prétextes pour justifier ses retours tardifs, ce qui nourrit davantage la méfiance de cette jeune femme.

 

Situation fictive, sans infidélité

Et dans les sorties avec les collègues et /ou amis, l’homme rencontre des femmes qui lui sourient, se montrent agréables, courtoises et le font sentir comme quelqu’un de bien. Et cela ne signifie aucunement que les deux parties se désirent mutuellement, il ne s’agit que de gens adultes qui se trouvent charmants, sans pour autant avoir un désir d’aller plus loin.

Cependant, cet homme est malheureux de ne pas avoir ce sentiment de bien-être quand il revient à la maison. Il angoisse juste à l’idée de terminer sa soirée pour tenter d’inventer une raison qui justifierait son retard. Il sait qu’il devra s’expliquer et possiblement avoir une querelle avec sa conjointe. Il se sent coupable, mais il n’a rien fait de répréhensible. Il sait qu’il ne peut lui dire la vérité, car il va perdre toutes ses énergies à expliquer la même chose toute la nuit, de manières diverses, et qu’il ne verra pas la lumière au bout du tunnel.

Il prend alors un raccourcis: il lui ment, lui dit que le client était en retard et que son patron lui a demandé de rester plus tard et il a manigancé avec des amis pour construire ce mensonge. Il n’aurait pas eu recours au mensonge si cette femme ne se montrait pas aussi fermée, suspicieuse et méfiante. Et lorsqu’elle fait son enquête, elle s’aperçoit qu’il lui a menti. Là, c’est la querelle. Elle veut le laisser tomber, car s’il a pu lui mentir sur ses prétendus surplus de travail le soir, c’est qu’il a quelque chose à cacher. Elle ne peut plus lui faire confiance. Mais ce qui est ironique, c’est qu’elle n’a jamais eu confiance et elle rejette la faute sur tous les hommes.

 

ANTICIPER LE NÉGATIF, ET IL VOUS ARRIVERA DU NÉGATIF

Le problème récurrent que l’on retrouve dans ce cas de figure (hommes ou femmes), c’est que la personne, comme la femme de la situation fictive ci-haut, s’entretient dans une pensée négative et alors, il lui arrive exactement ce qu’elle anticipait. Parce qu’elle était méfiante dès le départ dans ses relations, elle se réconforte dans le fait que elle, elle est bonne, et lui mauvais. Ses blessures peuvent remonter à sa relation avec son papa, qui l’a possiblement blessé et ça la réconforte de croire que ce n’est pas elle le problème, mais les hommes. Ainsi, elle prend sa propre façon de se guérir de ses blessures avec son papa, dont elle a probablement cru que c’était de sa faute à elle si elle a subi une forme de rejet de son paternel, puis, elle se réconcilie avec elle-même de la plus mauvaise façon en se prouvant que c’est la faute de tous les hommes. Même chose pour les hommes, alors qu’ils ont été blessés par leur maman. Ils répéteront alors sans cesse les mêmes schémas relationnels, tant et aussi longtemps qu’ils ne briseront pas la chaîne qui les tient captif dans de mauvais schémas de pensées.

 

CONCLUSION DE LA 1ERE PARTIE

Personnellement, je me suis retrouvé dans le 2e cas de figure lorsque j’étais jeune. J’étais en relation avec une fille, alors que j’avais 18 ans. Peu importe ce que je disais ou faisait, c’était moi le problème à son avis. Et je me suis aussi retrouvé blessé par ma mère quand j’étais enfant. J’ai eu des soucis avec les filles quand j’étais encore enfant et début d’adolescence. Toutefois, tout ça s’est réglé tôt dans ma vie (avant mes 18 ans): j’ai pardonné totalement à ma mère, ce qui m’a amené également à voir les femmes de manière positive.

Ce qui est triste, c’est de constater que plusieurs entretiennent ce genre de schémas de pensées négatives et s’entretiennent là-dedans. Le pire, c’est qu’ils ont raison de se croire victime, mais ils ont provoqué eux-mêmes cette situation et s’enferme dans un cercle vicieux d’auto-suggestion/confirmation de leurs mauvaises pensées. De même pour celui qui ne croit pas aux effets du médicament, il en sera de même pour celui qui pense que tout le monde est mauvais.

 

Nous verrons la suite au prochain article.

 

 

Patrick Galarneau