Le coeur pur du croyant (Ro.12.17-21; 1.Sam.24)

Plutôt que de demander aux croyants d’obéir, il leur est demande d’ËTRE. Oui, au préalable, il faut ÊTRE et non OBÉIR. La Parole de Dieu est rempli de commandements pour son peuple, mais ces commandements ne peuvent être accomplis si nous ne SOMMES pas d’abord. Pour obéir, nous SOMMES, au préalable. Pour ËTRE, nous sommes alors exhortés à laisser l’Esprit de Dieu renouveler notre ËTRE intérieur (Ro.12.1-2), afin qu’il change notre manière de penser. Lorsque notre manière de pensée se transforme, nos motifs changent et inévitablement, nos comportements et nos actions se conforment à la volonté de Dieu et à ce renouvellement de notre pensée. Demander d’obéir à Dieu est, dans un certain sens, une contradiction pour le chrétien réellement né de nouveau s’il fait le choix volontaire de laisser Dieu conduire sa vie.

Nous assistons concrètement, par celui que Dieu a choisi pour devenir roi d’Israël, ce que Dieu cherche comme serviteur. Un coeur pur, selon le coeur de Dieu. Le texte de Ro.12.17-21 est théorique. Le texte de 1 Samuel est pratique. Nul besoin de tomber dans l’actualisation populiste comme le font plusieurs lorsqu’ils veulent convaincre de la pertinence de ce que Dieu veut nous enseigner. Il suffit de plonger dans les textes pour y découvrir des exemples riches en enseignements. L’ancien testament regorge d’histoires et d’exemples d’hommes de Dieu qui nous enseignent des vérités que l’on peut appliquer à notre propre vie. Il y a toutefois une condition à deux volets: ËTRE et cesser d’OBÉIR. Lorsqu’on laisse l’Esprit de Dieu investir notre ËTRE intérieur, l’obéissance est naturelle et volontaire. Nous ne sommes plus conformes à la pensée de notre génération, mais bien à la pensée de Dieu. Nous devenons graduellement ce que Dieu veut que nous soyons. Invariablement, les motifs, les comportements et les actions sont des symptômes de ce changement intérieur, alors que pour d’autres, les apparences sont des assurances illusoires de leur appartenance à Christ. D’ailleurs, Dieu affirme au prophète Samuel que ce ne sont pas les apparences qui font l’homme de Dieu, mais bien ce qu’il y a dans le coeur. En réalité, ce sont toujours les motifs du coeur qui déterminent le sens de nos actions et de nos comportements..

Voici l’enseignement à ce sujet, via mon compte youtube. Bon visionnement, en espérant que cet enseignement vous parle et vous encourage à ËTRE et non pas seulement OBÉIR:

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Charlie Hebdo: Obésité médiatique morbide, Junk News et opportunisme de la nouvelle

La polémique en simultané des événements

Si j’ai publié cet article de David Vincent dans l’article qui va suivre celui-ci, ce n’est pas pour alimenter une polémique, mais pour démontrer que, parfois, nous faisons des erreurs et que, plutôt que de se camper dans l’orgueil, on reconnaît sa juste part des torts. L’article que David Vincent avait publié récemment sur la tragédie du Charlie Hebdo et qui fut repris par le site de Actu-chrétienne.net, ne m’a pas du tout choqué et je demeure persuadé que l’auteur de l’article était rempli de bonnes intentions. Toutefois, les bonnes intentions ne suffisent pas dans certaines situations, pour le moins, assez particulières, comme cette tragédie qui frappe l’imaginaire collectif français et dont la plaie vient tout juste d’être ouverte de façon béante. L’article a provoqué moultes réactions des plus cinglantes envers David Vincent sur le site d’Actu-chrétienne.net (https://actualitechretienne.wordpress.com/2015/01/08/david-vincent-les-journalistes-de-charlie-hebdo-ne-sont-pas-des-martyrs-de-la-liberte-dexpression/comment-page-3/#comment-194387). Les insultes ont fusées de toutes parts et au final, rien de constructif n’en est ressortit dans tous ces « échanges chrétiens », L’article en soit était loin d’être mauvais, mais il n’était pas approprié dans le contexte actuel d’une tragédie comme celle qui a frappé le Charlie Hebdo, mais en plus, nous venons d’apprendre la mort de six personnes, dont quatre otages et les deux djihadistes en cavale. D’ailleurs, j’en profite pour souligner que beaucoup trop d’articles sur le sujet ont été publié dernièrement, alors que le drame venait tout juste de se produire, que les cadavres étaient encore chauds et que la police française en étaient aux balbutiements d’une traque qui vient tout juste de se terminer, quelque part autour de 19:30, heure de Paris.

Big Brother et notre obésité médiatique morbide

Il semble y avoir eu opportunisme médiatique à travers tous les réseaux sociaux de qui allait produire la meilleure nouvelle « Home Made ». Il y a probablement une prise de conscience et une introspection à faire en ce moment, car en plus des nouvelles en boucles 24/24, nous avons une multitude d’apprentis journalistes-blogueurs qui se préoccupent de l’actualité en publiant presque simultanément la nouvelle en compétition avec les médias traditionnels. Il y a un certain danger que j’y perçois dans toute cette accessibilité de la nouvelle, et c’est ce que j’appelle « le syndrome de l’actualité morbide », mais aussi de la torsion de l’information. Le risque d’avoir la mauvaise information dans tout ce flot de nouvelles sur le même sujet, est grand. Bien entendu, nous avons « Big Brother » qui a filmé chaque scène de la tragédie, par le téléphone cellulaire d’un « No Body » qui va publier immédiatement la tragédie qui se déroule sous ses yeux et y trouver son compte auprès des nombreux internautes qui cliquent sur sa chaîne youtube. Instantanément, notre Big Brother du moment passe soudainement de l’anonymat à la reconnaissance publique majeure. C’est ça maintenant la toute nouvelle dynamique de l’information au 21 ième siècle. Cependant, il s’agit d’un moment figé dans le présent et qui dure souvent quelques minutes ou même, quelques secondes. Puis, on recherche un autre acteur de cette omniprésence « Big Brotherienne » afin de savoir le « avant » et le « après » et si possible, un autre angle du « pendant » de l’événement. Et finalement, on retrouve une multitude de publications de vidéastes amateurs dont le son et l’image ne sont pas toujours clairs et bougent en même temps, mis on se régale de toute ces informations amateurs. Je reconnais que ce type de médias peut être très utiles, mais nous sommes devenus si voyeurs et si passifs devant nos écrans de télécommunications que c’est à se demander si on ne se nourrit pas à la fin de « junk news »,..

La sagesse de publier ou non et le « quand »

Certains l’auront appris à leurs dépends et à la dure, comme ce fut le cas pour David Vincent et qui ne mérite aucunement toutes les insultes qui lui ont été dirigées. Il faut relativiser les choses toutefois devant cette vague d’insultes. Les événements viennent d’ouvrir grand une plaie, et l’émotion collective est très vive. Il ne s’agit que d’un commentaire mal formulée même bien intentionné, puis on se rencontre qu’il aurait été préférable de demeurer silencieux, peu importe la qualité de notre article. Personnellement, j’ai préféré me tenir en périphérie de la tragédie pour rédiger un article de manière plus générale, tout en oubliant pas au passage d’offrir mes condoléances aux familles des victimes et des français. Comme croyant, je prône un certain recul avant de réagir et ne pas se servir de l’actualité du moment pour ouvrir des débats à chaud. Ce recul permet de mieux réagir lorsque le contexte nous le permet et le même article peut être mieux reçu à ce moment-là.

En conclusion

Gardons-nous de réagir dans l’immédiat lorsqu’un événement tragique survient. Contentons-nous de démontrer notre soutient et notre compassion, car c’est aussi notre témoignage qui en dépend. Parfois, nous nous laissons emporter par nos émotions et c’est un choix volontaire que nous faisons en agissant ainsi. Il faut donc être disposé à en assumer les conséquences. Par contre, j’ai beaucoup aimé le tout dernier article de David Vincent qui a fait amande honorable en présentant sincèrement ses excuses, pour avoir offensé plusieurs personnes. Il a aussi répondu de manière noble aux critiques constructives, faisant preuve de sagesse, puis il n’a jamais répliqué aux insultes dont il faisait l’objet.

Prochain article: Les attaques contre l’Église

Dans le prochain article, nous verrons deux sortes d’attaques

De l’extérieur : Actes 20.29  Je sais que parmi vous, après mon départ, s’introduiront des loups redoutables qui n’épargneront pas le troupeau,

  • Il y a donc, dans le premier cas, des loups cruels qui viennent de l’extérieur du peuple de Dieu, de l’Église. Et c’est bien normal qu’ils soient de l’extérieur, puisque les loups ne peuvent faire parti de la bergerie. Le bon berger est justement le protecteur du troupeau de brebis, alors que les loups sont les mangeurs de brebis. Ils sont donc clairement identifiés comme ne faisant pas parti des croyants nés de nouveau, mais par la contre-façon, ils réussissent à s’introduire dans la bergerie, dans le seul but d’isoler les brebis les plus faibles pour les dévorer. Le berger connaît ses brebis. Il sait donc aussi qui ne sont pas les brebis. Toutefois, les croyants réellement nés de nouveau ne distinguent pas tout de suite le déguisement de ces loups cruels.

De l’intérieur : Actes 20. 30  et que du milieu de vous se lèveront des hommes qui prononceront des paroles perverses, pour entraîner les disciples après eux.

  • D’après le texte, il semblerait que ces hommes aux paroles pernicieuses soient des brebis, puisqu’elles proviennent de l’intérieur. Elles seraient corrompues et avides de gains, surtout en argent. Ils divisent les disciples, les assemblées et l’Église. Mais l’expression: « des hommes », laissent présager qu’ils soient hors du troupeau, mais que leur véritable nature soit enfin exposée au grand jour, comme ce fut le cas pour Juda, alors qu’il provenait de l’intérieur, mais sans pour autant en faire parti. Ces « hommes » ne sont d’ailleurs pas appelés « brebis » dans le verset 30. Ou encore, le terme « des hommes » peut aussi signifier l’exclusion de l’Église, afin qu’ils apprennent à ne plus pécher, d’où l’absence du terme « brebis »,.

Dans les deux cas, il s’agit de faux enseignants. Certains suggèrent que les deux versets sont inter reliés et qu’il s’agit du même loup qui est déguisé en brebis, celui de l’intérieur comme de l’extérieur, d’où la raison de venir de l’intérieur. Je vais tenter d’amener une explication pour clarifier ce problème.

N’ayez rien de commun avec les œuvres stériles des ténèbres, mais plutôt dénoncez–les (Éph.5.11).

L’une des plus grandes responsabilités du croyant, est aussi celle qui lui causera le plus d’opposition et de mépris, même parmi les siens, ou devrais-je dire, surtout parmi les siens (nul n’est prophète en son pays, semble-t-il). Cette responsabilité exige une éthique et une moralité personnelle sans faille, car ses détracteurs, en bons opportunistes qu’ils sont, n’attendent que la moindre faiblesse de sa part pour le jeter dans la fosse aux lions du mépris et de la moquerie. Malgré que le dénonciateur soit sans reproche dans sa manière de vivre, sa moralité et son éthique, il subira l’outrage de plusieurs. Néanmoins, son travail sera récompensé par le Seigneur lui-même, car ce ministère est exempt de glorification personnelle et de louange de la part de la très grande majorité. Ce ministère, c’est celui-là même que les prophètes de l’ancienne alliance ont exercé eux-mêmes et qui ont tous connus une fin tragique, ayant été tués par les siens, vers qui ils furent envoyés pour les avertir.

Le dénonciateur sera considéré comme le faiseur de trouble, de jaloux, d’amer, et on lui attribuera une volonté de détruire l’oeuvre de Christ envers ceux qu’il dénonce avec justesse. Alors qu’il met en lumière les actions ténébreuses des loups ravisseurs, le dénonciateur est passé à tabac (au sens figuré) par beaucoup et se retrouve lui-même sur le banc des accusés, parce qu’il a osé parler. On lui sert une série répétée d’insultes et de versets sortis de leur contexte respectif, dans le but de le discréditer et de porter ombrage aux faits rapportés par le dénonciateur. De plus, ces obscurantistes religieux cherchent à tordre les faits rapportés pour semer le doute d’abord, et ensuite, affirmer la fausseté des faits rapportés par le dénonciateur. Ça ne vous rappelle pas un certain récit de la Genèse? Ces réactions de la part des fanatiques religieux sont sensée être des preuves d’amour envers le dénonciateur, comme ils tentent vainement de le souligner, mais dont le motif réel est une haine par procuration. Bien que le dénonciateur soit objectif et qu’il rapporte des faits sur lesquels il s’appuie pour en démontrer la preuve, il ne reçoit que bien peu de soutient, alors qu’au contraire, ceux et celles qui sont de véritables loups ravisseurs bénéficient d’une immunité par le type de commentaires comme celui-ci:

« C’est normal que plusieurs s’en prennent à ce oint de l’Éternel, car il est écrit dans la Bible que des gens malveillants chercheront à faire du mal aux enfants de Dieu, surtout ceux qui sont appelés de Dieu pour son service. Alors, soyons joyeux d’être méprisés à cause de la vérité ».

Ce type de commentaires relève davantage du fanatisme religieux que du gros bon sens, car ils aiment se faire passer pour martyrs, ce qui les rassure dans leurs mensonges qu’ils croient, consciemment ou non. Cet aveuglement, bien que fort possiblement involontaire, est symptomatique d’une idolâtrie dont le culte de la personne a remplacée celui qui est dû à Christ. Mon désir n’est pas de m’acharner sur un des individus qui est actuellement dénoncé pour ses mauvaises œuvres, mais je vous donne ici un exemple de cette idolâtrie et qui m’a incité à offrir, sur mon compte facebook, la palme d’or du commentaire le plus fanatique de l’année 2014:

« Lorsque Shora Kuetu se déplace d’une ville à une autre, c’est tout le royaume des cieux qui se déplace et le suit ».

Pour demeurer dans l’exemple de Shora Kuetu, l’une des réactions que j’ai observé lorsqu’on répond aux insultes par un commentaire fait avec fermeté et politesse, c’est ceci:

« Soit béni »

Comme si cela confirmait qu’ils sont bien les seuls élus choisis par Dieu, car ils entretiennent une victimisation en prenant tous les commentaires qui leur sont dirigés, comme étant un signe qu’ils sont des martyrs. En effet, le N-T dit:

Romains 12:14 « Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas ».

Il s’agit en fait d’une des formes de manipulations exercées par les adeptes de Shora Kuetu, lui-même un manipulateur notoire et c’est tout à fait exacte de faire une telle affirmation, car les adeptes ont tous les mêmes symptômes spirituelles:

– ils accusent: ils viennent vers nous avec querelle et cherchent à diviser les chrétiens sur différents sujets dont Shora Kuetu est l’initiateur

– ils méprisent: ils affirment avec agressivité leur théologie radicale et sans nuance

– ils jugent: ils ne cessent de pointer du doigt tous ceux et celles qui ne croient pas comme eux et ils le font avec agressivité. Aucune douceur n’émane de leur part. Aucune nuance, aucune sagesse dans le contenu de leurs propos ni même la forme que prennent leurs propos. Ils sont durs dans leurs paroles et dans leur coeur.

– ils condamnent: ils lancent des condamnations à tous ceux et celles qui refusent la théologie de Shora Kuetu et très souvent, ils utilisent le mot « Babylone », pour signifier que tous les chrétiens en-dehors de leur pensée kuétiste sont dans la confusion la plus totale et qu’ils sont désignés pour aller en enfer.

– ils se victimisent: ils cherchent, consciemment ou non, la confrontation en nous incitant à jouer sur le même terrain de jeu de l’argumentation formulée sur le mépris. Ainsi, si nous tombons dans le piège, ils peuvent alors se prévaloir, selon leur construction de pensée formulée par la propagande kuétiste, que le monde babylonien, dont nous serions les représentants, nous, les chrétiens qui n’adhèrent pas à la pensée kuétiste, les méprisent et les oppriment.

– ils manipulent: pour nous remercier d’avoir tomber dans le piège d’un prétendu mépris dont nous serions injustement coupables envers eux, ils nous bénissent, puisque les vrais élus de Dieu ne maudissent pas, ils bénissent les persécuteurs que nous sommes, selon eux.

Tout ceci est une mise en scène pour justifier leurs actions et celles de Shora Kuetu. Ils provoquent eux-mêmes leur propre persécution, qui n’en est pas une, ce qui les rassurent dans leur pensée kuétiste erronée.

Puis, il y a les autres, c’est-à-dire, les chrétiens passifs qui n’aiment pas la querelle et qui considèrent la dénonciation comme étant un jeu dangereux venant du Diable. Un de leur plus grands clichés est celui-ci: « Dieu va s’en charger et il va lui-même juger ceux et celles qui sont des loups ». Puis, ils rajoutent avec leur citation biblique préférée:

Mt.7.1 « Ne jugez pas, afin de ne pas être jugés ».

Ce que ces gens omettent, c’est ceci:

Jn.7. 24 « Ne jugez pas selon l’apparence : que votre jugement soit juste ! »

Si vous jugez selon les apparences, attendez-vous à être jugés aussi. Toutefois, si vous jugez des œuvres malveillantes, votre jugement est juste. Mais la vérité, c’est que ces croyants passifs instrumentalisent le verset de Mt.7.1 pour ne pas avoir à agir, dénoncer et faire face aux conséquences. Ils ne se formalisent pas de ce que ce passage veut réellement dire, préférant se cacher derrière pour justifier leur inaction. Ils préfèrent ne pas se mêler de ces choses et même, ils exhortent la majorité à être aussi inactifs qu’eux le sont, n’oubliant pas de rappeler à quel point le dénonciateur perd son précieux temps, au lieu de prêcher la bonne nouvelle. Mais que font nos croyants passifs inactifs? Rien. Ils ne prêche ni la parole ni ne lève le petit doigt pour celui qui les a justifié par le précieux sang de Christ à la croix, lui qui a souffert pour nous et pour eux. Dieu va s’en charger et il va lui-même juger ceux et celles qui sont des loups

Dans l’opposition au dénonciateur, vous avez aussi une autre catégorie de chrétiens: ceux et celles qui recherchent sans cesse les belles paroles du dictionnaire évangélique qu’on appelle « Patois de Canaan ». Ces chrétiens critiquent le dénonciateur de ne pas être édifiant. Autrement dit, ils exercent une pression sur le dénonciateur a cesser de dénoncer, car ils affectionnent eux aussi la passivité d’action, mais ils sont très actifs en paroles seulement, mais surtout des paroles qui ne trouvent aucun sens dans leur inaction. Ils aiment la belle rhétorique du Patois de Canaan, dont les paroles sont très à l’eau-de-rose et poétique, mais ils n’en comprennent pas le sens, puisqu’il n’y a pas de sens à ce langage. Pour eux, ce langage est édifiant et donne l’impression qu’ils ont atteint une grande maturité spirituelle, mais ils refusent justement le combat spirituel dans lequel nous sommes engagés malgré nous. Ils vivent leur foi dans une bulle qu’ils croient, à tort, être évangélique, mais au fond, ils s’illusionnent dans leurs conversations stériles remplies du Patois de Canaan. Ce qu’ils prennent à tort pour de l’édification, n’est rien d’autre qu’un tissus d’une foi mal affermie dans laquelle ils se sont sécurisée.

Pour terminer sur les catégories en opposition à la dénonciation, je vous présente les désillusionnés: ils ont baissé les bras et vous disent que ça ne sert à rien. Mine de rien, ils insinuent que lorsque vous aurez atteint leur maturité, vous cesserez ces dénonciations qui ne portent aucun fruit. Ils affirment au dénonciateur qu’ils ont déjà mené le même combat, mais que c’est peine perdu et inutile. Or, la Parole de Dieu nous exhorte fortement à dénoncer, démasquer, juger puis condamner les œuvres mauvaises, comme on le constate dans ce verset de Éph.5.11. Cette responsabilité revient à celui qui est né de nouveau, puis il est appelé à exercer son discernement, afin d’avertir les croyants nés de nouveau de ne pas s’associer aux œuvres des ténèbres, mais au contraire, de les dénoncer. En réalité, ces gens sont désillusionnés de la vie chrétienne et se contente de la tiédeur de leur foi et pas davantage. Ils deviennent alors des serviteurs inutiles et sans effet. En cela, ils ont raison de ne pas être actifs, ils sont même nuisible, avec une telle attitude négative.

Maintenant, pour les autres, ceux et celles qui désirent plaire au Seigneur, il ne s’agit pas d’obéir à des supposées lois chrétiennes, mais bien d’agir dans l’intérêt des autres et l’une de ces facettes de notre vie en Christ, c’est de dénoncer la supercherie et les actions mauvaises qui peuvent séduire les brebis plus vulnérables. Voici l’intégralité du passage en question:

Éph.5.6 Que personne ne vous séduise par de vains discours ; car c’est pour cela que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion.
7 N’ayez donc aucune part avec eux.
8 Autrefois, en effet, vous étiez ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière ;
9 car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité.
10 Examinez ce qui est agréable au Seigneur ;
11 et n’ayez rien de commun avec les oeuvres stériles des ténèbres, mais plutôt dénoncez–les.
12 En effet ce que (ces gens) font en secret, il est honteux même d’en parler,
13 mais tout cela une fois dénoncé apparaît à la lumière, car tout ce qui apparaît est lumière.
14 C’est pourquoi il est dit : Réveille–toi, toi qui dors, Relève–toi d’entre les morts, Et le Christ resplendira sur toi.
15 Veillez donc avec soin sur votre conduite, non comme des fous, mais comme des sages ;
16 rachetez le temps, car les jours sont mauvais.

Bien que le texte semble prétendre qu’il s’agisse des œuvres du monde, c’est-à-dire, des non-croyants, le verset 6 semble indiquer que les discoureurs sont des séducteurs qui sont parmi nous, nous incitant au péché et connaissant notre foi et notre mode de penser. Ces séducteurs doivent connaître notre manière de croire, de vivre et de penser. Pour cela, ils doivent s’être immiscer parmi nous et comprendre notre fonctionnement de pensée, afin de nous séduire, si cela leur est possible. Cette mise en garde n’est pas extérieure, mais bien intérieure. Le verset 7 nous exhorte à nous dissocier de ces séducteurs et discoureurs. Ils doivent donc être exclut de l’Église, selon la démarche de Mt.18. Tout le passage met l’accent sur la lumière que représente la vérité en Christ. Cette lumière, ce n’est pas seulement de vivre notre foi entre nous, mais aussi de mettre en lumière les actions mauvaises et les condamner. Nous avons à exercer notre discernement et à juger de la validité des œuvres, car un grand ministère peut donner une fausse impression d’être de Dieu, alors qu’il n’est pas du tout cautionné par Dieu, lorsqu’on expose les œuvres à la lumière de la vérité biblique.

Les effets de la dénonciation peuvent sembler pervers, mais le texte nous dit que les actions mauvaises, mises en lumière, ont plutôt l’effet inverse. Car bien que ce soit scandaleux à prime abord, la mise en lumière permet de faire cesser la séduction opérée sur ceux et celles qui sont réellement née de nouveau, et encore, d’amener des captifs de ces loups ravisseurs vers une réelle conversion à Christ. Bien entendu, le faux ministère exercé par le loup ravisseur ne cesse pas nécessairement, car il cherchera de nouvelles victimes à piéger, et c’est justement là la nécessité de ne pas manquer d’ardeur dans la prévention face à la séduction exercée par ces faux bergers auto-proclamés. La dénonciation ne cesse pas au moment où nous avons discerné les actions mauvaises perpétrées par ces grands discoureurs aux propos séducteurs, mais de manière continue, afin de mettre en garde les âmes vulnérables et qu’ils fuient en sens inverse.

En conclusion, la dénonciation des actions de ces faux ministres est l’une des responsabilités les plus importantes qui soient, car nous avons un souci des âmes en détresse ou vulnérable. Nous avons à prendre soins les uns les autres, puisque nous sommes l’Église de Christ. Il est donc normal et nécessaire d’avertir, de mettre en garde et de dénoncer lorsque nous avons discerné la supercherie, la tromperie et l’imposture de ces faux ministres. Bien que ce soit une tâche des plus controversées, il n’en demeure pas moins que c’est une tâche vitale et essentielle de l’Église. Il y aura de l’opposition, du mépris et de la moquerie envers ceux et celles qui dénoncent avec justesse, non par les apparences, mais bien des œuvres mauvaises. Il n’y a aucun plaisir à dénoncer. C’est avec regret que le dénonciateur le fait, car il aimerait qu’il en soit autrement, mais les évidences le poussent à dénoncer, d’abord par amour pour Dieu, puis par souci des autres, et enfin, dans le but de susciter une repentance sincère de la part des faux ministres, des loups ravisseurs et tout autres séducteurs qui cherchent à prendre dans leurs griffes des victimes potentiellement vulnérables.

Patrick Galarneau

Lettre personnelle de Paul à Philémon: l’autorité de l’amour (1ère partie)

La lettre de Paul à Philémon est très particulière, car la forme que prend cette lettre est aussi importante que son contenu. En fait, cette lettre démontre de manière claire et sans équivoque, la manière dont les relations entre croyants nés de nouveau devraient se dérouler… en principe. La requête de Paul envers Philémon s’est faite sous le couvert de l’amour et non de l’autorité dont l’apôtre aurait pu invoquer afin de contraindre Philémon à agir selon la volonté de l’apôtre, ce qui, par le fait même, serait devenu une requête par argument d’autorité et contre-productive.

Philémon, dans un contexte socio-culturel où l’esclavage était une institution de laquelle dépendait l’empire romain, pouvait aisément se prévaloir de son autorité civile pour faire condamner Onésime, traître et voleur, de surcroît, sans tenir compte de la grâce qui a été offerte à Onésime, son esclave en cavale. Toutefois, la forme que prend la requête de l’apôtre Paul a certainement eu des échos au-delà de la simple personne d’Onésime, d’abord parce que l’apôtre n’a pas invoqué son autorité apostolique, et ensuite, parce que la requête s’est faite par un appel à la grâce, grâce dont Philémon a obtenu en étant libéré des chaînes de la condamnation de Dieu en devenant enfant de Dieu. L’apôtre fait aussi la démonstration d’une grande modestie et de bienveillance, tant envers Onésime que Philémon. Il est même disposé à prendre en charge les coûts liés à un dédommagement que Onésime devrait à Philémon. L’autorité de l’amour convainc. L’autorité imposée contraint.