Attentats de Paris: toute la nouvelle

Cet article résume mes 12 dernières heures de recherches d’informations, de commentaires et de questionnements sur cet horrible attentat qui aurait fait, selon un bilan provisoire, plus de 120 morts. J’ai aussi entendu, selon d’autres sources, plus de 140 morts et de plus de 200 blessés, dont 80 dans un état critique. Le bilan pourrait alors être revu à la hausse, malheureusement.

Attentats de Paris :

8 morts officiels chez les terroristes.

Un premier terroriste présumé identifié.

Voilà le message posté par un terroriste (présumé) sur un réseau social, dans l’après-midi. Son pseudo est « _jacky__boy_ » sur Instagram
JSSNEWS.COM

Le message des terroristes était celui-ci :

  • « C’est la faute à votre président, François Hollande, car il s’est engagé avec la coalition pour bombarder l’état islamique ».

L’attentat serait donc relié à ISIS.

Est-il possible que les terroristes restants aient pu échapper aux policiers et l’armée française? Les frontières n’ont pas été fermées, mais sous surveillance.

Est-il possible que ceux-ci se soient cachés dans des camps de réfugiés?

Pendant ce temps, Les taxis éteignent leurs compteur et ramène toute les personnes chez elles. Mouvement de solidarité juste magnifique, alors que nous attendons que les musulmans se prononcent en condamnant vertement les attentats.

Quelques heures après les attentats, il s’est passé autre chose, mais cette fois, à Calais. Est-ce en lien ou en réaction aux événements de Paris?

Aucun blessé dans l’incendie du camp de migrants de Calais

Capture d'ecran, compte de Twitter @Centrally
Capture d’ecran, compte de Twitter @Centrally

Alors que certaines allégations prétendaient que l’incendie avait été déclenché volontairement en représailles suite aux attaques terroristes qui ont frappé Paris, le maire adjoint a réfuté cette hypothèse auprès de RT, déclarant : «Ce sont deux choses différentes, et le feu là-bas n’a rien à voir avec les attaques de Paris».

Protection, mais pour qui?

Attendez-vous à un resserrement des mesures de sécurités et de lois liberticides envers… les non-musulmans!

Et oui, pour le « PAS D’AMALGAME », ce sont les citoyens honnêtes et révoltés qu’on va surveiller, légiférer, juger et punir.

On va surveiller les mosquée, non pas pour l’apologie du terrorisme, mais pour protéger les musulmans, terroristes inclus et fiefs du radicalisme, afin qu’aucun acte de violence ou de propos haineux ne soient perpétrés.

C’est vous, citoyens honnêtes et de culture occidentale qui allez payer pour l’avidité de vos gouvernements à la solde des pays comme le Qatar et l’Arabie saoudite.

LE CHEVAL DE TROIE : l’Occident l’a construit lui-même, l’a accosté dans les pays islamiques radicaux et y a invité les terroristes. Ensuite, ils ont ramené leur cheval et l’ont placé au beau milieu de leurs populations qui, malheureusement, l’on découvert une fois que ces terroristes les ont lâchement assassinés.

Après cela, ils enlèvent tous les droits de leurs populations dont l’esprit de révolte a été anéanti par leur ruse pour y imposer leur nouveau modèle étatique à plus grande échelle possible.

Ils ont instrumentalisé l’islam radical comme une prostituée et ont infecté leurs populaces d’une maladie infectieuse : la peur. Cette peur génère un désir d’un état interventionniste digne du syndrome de Stockholm de manière collective.

Criminaliser l’islam?

Ce n’est pas le moment et je n’entrerai pas en profondeur sur le sujet, mais voyons comment Manuel Valls va justifier son slogan « PAS D’AMALGAME ».

Parce que l’argent du Qatar et de l’Arabie saoudite, c’est très important.

Maintenant qu’on a nous-mêmes fait le cheval de Troie et qu’on y a invité les terroristes, va-t-on nous faire croire au « PAS D’AMALGAME »?

Les crimes neo-nazis sont devenus des cas isolés depuis la défaite et la reddition des nazis en mai 1945. On a, depuis, criminalisé l’apologie du nazisme. L’extrême droite neo-nazis est toujours existante, mais marginalisée.

Maintenant, lorsqu’on fait des distinctions au sujet de l’islam avec les discours creux de politiciens malhonnêtes et achetés par le Qatar et l’Arabie saoudite du  » PAS D’AMALGAME « , on continuera à entretenir le terrorisme.

Tant et aussi longtemps qu’on ne tuera pas l’araignée islamique, qu’on va accepter l’islam sur nos sols, qu’on va faire alliance avec des états islamiques, qu’on permettra les mosquée et leur financement intérieurs et surtout extérieurs, on soutiendra le terrorisme.

Tant et aussi longtemps qu’on acceptera l’idéologie islamique par l’immigration, en plus de rejeter les migrants syriens chrétiens, nous assisterons à de multiples attentats terroristes ponctuels et sans avertissement.

Ce message concerne nos gouvernements et les bien-pensants auto-proclamés de la gauche socialiste.

VEILLÉE DE PRIERE: je propose aux français, aux québécois et tous ceux et celles qui en expriment le désir, une veillée de prière, d’abord en mémoire des victimes, puis de signaler fortement leur présence dans la culture occidentale comme influence majeure de l’histoire de nos pays.

Évidemment, c’est surtout pour prier et invoquer le nom de Dieu, montrer l’unité des croyants de partout dans le monde, pas juste pour la France, mais de tous pays dans le monde qui souffrent à leur manière, selon leur contexte, et en solidarité pour tous les chrétiens du monde qui vivent la persécution et les guerres intestines…

En conclusion

Pour les réfugiés : trouver une île ou un terrain dans les endroits appartenant à la communauté internationale, y bâtir des camps de réfugiés, avec une garde armée de la coalition internationale.

Après la guerre, on ramène progressivement les réfugiés vers leur pays en les aidant à rebâtir.

Une tache noire dans le dossier politique des Valls, Hollande, Caseneuve et compagnie.

Une tache qui les suivra jusque dans leur tombe et des livres d’histoire en déshommages posthumes.

Car c’est bien en parti qu’ils sont responsables de ce qui s’est produit en ce 13 novembre 2015.

Attentats de Paris: toutes les nouvelles ici-même

Voici un amalgame des nouvelles les plus récentes, mais aussi une vidéo mettant en garde le Bataclan en 2008…

http://www.journaldemontreal.com/2015/11/13/fusillade-a-paris–plusieurs-morts

http://www.journaldemontreal.com/2015/11/13/toutes-les-photos-des-attentes-de-paris

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/2015/11/13/010-attentats-paris-reactions-trudeau-obama-merkel-international.shtml

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/11/13/01016-20151113ARTFIG00421-fusillades-a-paris-le-point-sur-la-situation.php

https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentats_du_13_novembre_2015_en_%C3%8Ele-de-France

http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/video/2015/11/14/attentats-du-13-novembre-a-paris-retour-sur-le-deroule-de-la-soiree_4809552_4809495.html

Être ou ne pas être Charlie: est-ce vraiment la question

CHARLIE HEBDO: deux clans bien distincts.

Dans le premier cas, plusieurs se sont identifiés aux caricaturistes de ce magazine satirique qui s’est moqué des croyances, tant des juifs, des chrétiens et des musulmans et ce, par solidarité. Le prétexte utilisé étant la liberté d’expression. Pendant que l’on pleure la mort de ces personnes bien connues, peu se sont préoccupés des autres victimes. Voici le totale des victimes des attentats du 7 et 8 janvier 2015:

Les 17 victimes des attentats perpétrés par trois djihadistes autoproclamés à Paris en janvier 2015. (AFP/SIPA/DR)

Je ne vous ai pas donné les noms des victimes, afin que l’on comprenne bien que, à nos yeux, tous devraient être considérés comme étant égaux. Un mort, c’est un mort de trop, qu’importe son nom. La valeur de la vie a-t-elle une signification à degré variable? Les charlots réduisent cet attentat au magazine et pour cause, les médias ne cessent de nous présenter les caricaturistes qui ont été tué lâchement par les frères Kouachi, qui se revendiquaient du groupe terroriste Al-Quaïda. Si les Djihadistes n’accordent aucune valeur à la vie humaine, il y a quand même lieu de se demander quelle valeur lui accorde-t-on, selon notre échelle d’importance accordée à chacune des victimes. Certaines parmi elles ne faisaient que leur devoir en tant que policier, alors que d’autres se sont retrouvés au mauvais endroit au mauvais moment en faisant simplement leur supermarché. Et puis, les orphelins et les veufs de ces victimes, ils en pensent quoi de cette médiatisation des caricaturistes dont la notoriété s’est construite sur la moquerie et la provocation? Qu’on me comprenne bien: je déplore la mort de chacun des caricaturistes. Leur sort a été de loin disproportionnel aux insultes qu’ils ont proféré par leur caricatures sur Mahomet. Mais les autres victimes sont tout simplement des dommages collatéraux qui n’avaient rien à voir avec ces caricatures. Nous n’avons qu’à penser à ce policier musulman qui fut abattu froidement alors qu’il était en service. Il avait des enfants. Maintenant, ils sont orphelins. Peut-on être Charlie quand on pense à ces orphelins? Je suis très mal à l’aise.

En réaction aux « Je suis Charlie », fait-on vraiment mieux? Je ne suis certainement pas Charlie, mais je ne m’identifie pas non plus aux « Je ne suis pas Charlie » et la raison est bien simple: Je ne désire pas tomber dans la provocation inverse en agissant en réaction face à ce mouvement populaire… ou populiste. Le choc fut brutal pour les français et même, pour tous les occidentaux. Pendant qu’on réagit aux charlots, a-t-on le temps de penser, de prier et de pleurer avec ceux et celles qui ont perdu un être cher? Je partage les points de vue des « Je ne suis pas Charlie » parmi mes amis évangéliques et du monde chrétien élargie, mais je ne suis pas en mode réactionnaire. De plus, cette réaction s’est faite en reprenant le slogan des charlots, ce qui est, pour moi, une autre forme de provocation. Le fait de réagir de la sorte devient une forme de pierre d’achoppement pour tous ceux et celles qui ne comprennent pas notre foi en Jésus-Christ. Nous sommes encore considérés comme les parasites religieux qui s’insurgent des mouvements populaires. Et je reprend cette exhortation de l’apôtre Paul qui a dit ceci aux croyants de Corinthe: 1 Corinthiens 10:32 « Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l’Eglise de Dieu », En tant qu’enfants de Dieu, nous ne sommes pas appelés à réagir en opposition aux mouvements populaires, mais à faire de ces tristes événements, des occasions pour démontrer notre solidarité envers ceux et celles qui sont éplorés par ce drame atroce et si cela est possible, de leur offrir ce salut qui donne la vie éternelle, en contraste avec la mort qui leur a enlevé des être aimés.

Je vous invite, vous, croyants nés de nouveau, à ne pas adhérer à un slogan, quel qu’il soit. Les « Je suis Charlie » et même, les « Je ne suis pas Charlie ». Cet événement n’est pas strictement l’affaire du Charlie Hebdo. Ces slogans sont très réducteurs du réel problème auquel nous sommes confrontés.

Je prône davantage la pensée biblique et voici le verset principal auquel je m’attache ardemment dans toutes situations:

Ro.12.18 « S’il est possible, pour autant que cela dépende de vous, soyez en paix avec tous« .
La provocation n’a pas sa place. Nous ne sommes pas de ce monde, mais nous y vivons et participons comme citoyens. Nous n’avons pas à adopter le mode de pensée de ce monde, mais à offrir l’exemple de Christ en étant des lumière du monde et le sel de la Terre. Soyons des témoignages vivants.

Voici le reste du passage que l’apôtre Paul rédigea depuis Corinthe, à l’intention des croyants de Rome qui, eux aussi, devaient vivre parmi leurs concitoyens avec respect et bienveillance envers ceux et celles à qui leur témoignage se devait d’être au-dessus de tout reproche:

Romains 12.17-21: « Ne rendez à personne le mal pour le mal. Efforcez–vous de faire ce qui est bien devant tous.
18 S’il est possible, pour autant que cela dépende de vous, soyez en paix avec tous.
19 Ne vous faites pas justice vous–mêmes, bien–aimés, mais laissez place à la colère, car il est écrit : C’est moi qui fais justice ! C’est moi qui paierai de retour, dit le Seigneur.
20 Mais si ton ennemi a faim, donne–lui à manger ; s’il a soif, donne–lui à boire ; car en agissant ainsi, ce sont des braises que tu amasseras sur sa tête.
21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien« .

N’entretenons pas de colère envers les méchants. Détestons le mal, attachons-nous au bien, mais soyons des artisans de paix et non de provocation, peu importe la forme de provocation. Laissons à Dieu faire justice mais surtout, prions pour nos ennemis, agissons avec un coeur pur et rempli de bienveillance envers eux, afin que, si cela est possible, leur conscience en soit fortement ébranler, au point où, une réelle repentance puisse être susciter de par nos témoignages irréprochables en Christ (Ro.12.20; 1 Sam.24.16-20).

De grâce, partagez. Ne le faites pas pour moi. Ce n’est même pas nécessaire que mon nom apparaisse sur vos partages. Le plus important, c’est le message.

Bonne journée à toutes et à tous.

Patrick Galarneau

Une rétractation honorable et digne

RETRACTATIO : SOYEZ DES ARTISANS DE PAIX. A PROPOS DE MON DERNIER ARTICLE SUR CHARLIE HEBDO

Quelques heures après la tuerie de Charlie Hebdo, j’ai publié un article sur le sujet qui a suscité beaucoup de réactions. Comme certains ont pu le constater, j’ai finalement décidé de retirer l’article en question, qui devenait beaucoup trop polémique, et j’aimerais brièvement vous expliquer pourquoi. Pour cela, je reviendrai d’abord sur ce qui m’a conduit à rédiger l’article, avant d’évoquer les principes que je n’ai pas respectés et les erreurs que j’ai commises.

Je suis Charlie

Immédiatement après l’attaque contre Charlie Hebdo, une vague de soutien s’est déclenchée avec le slogan « Je suis Charlie ». Ce slogan a en particulier été repris par plusieurs chrétiens sur Facebook et cela m’a quelque peu dérangé. C’est ce qui m’a décidé à écrire cet article où j’ai abordé deux questions :

  1. la question de la compassion humaine et de sa variabilité
  2. le rapport du chrétien à la liberté d’expression

Les règles oubliées

Cependant en écrivant cet article j’ai enfreint plusieurs principes que je m’étais fixé :

  1. Ne pas écrire sur un « sujet d’actualité », car ce n’est pas le but du blog
  2. Ne pas publier précipitamment : j’ai écrit et publié l’article en quelques heures, alors que d’habitude j’attends plusieurs jours, voire plusieurs semaines !

Ce non respect des principes et cette absence de recul m’ont conduit à commettre plusieurs erreurs que je regrette.

Les erreurs commises

Tout d’abord j’ai manqué de cohérence en tombant dans plusieurs travers que je prétendais dénoncer. Je voulais distinguer l’acte en lui-même (la tuerie que je condamne fermement) et l’instrumentalisation de celui-ci, car c’est cette instrumentalisation qui me dérangeait. Néanmoins, d’une certaine manière, j’ai aussi instrumentalisé cet acte puisque je m’en suis servi pour lancer plusieurs débats.

Par ailleurs, je reprochais aux gens une réaction trop émotionnelle, mais là encore mon article portait ce défaut : j’ai immédiatement réagi sans prendre le temps de la réflexion.

De plus, le ton de mon article était parfois inadéquat. Dans le but de susciter le débat, j’ai volontairement été plus provocateur que d’habitude, par le choix de l’image, mais aussi par l’utilisation de certains termes, et je le regrette. D’une part, parce que de manière générale ce n’est pas mon style d’écriture, d’autre part parce que dans cette situation précise, avec des morts, cela était particulièrement inapproprié.

Certaines formulations ont aussi été maladroites et pouvaient laisser penser que je prônais une certaine « concurrence victimaire » qui conduisait à minimiser ce drame, alors que je voulais plutôt encourager les gens à regarder aussi ce qui se passe ailleurs. A titre d’exemple, je viens à l’instant d’apprendre l’exécution de deux journalistes tunisiens par la branche libyenne de l’Etat islamique.

Un mauvais choix

J’en viens maintenant au dernier point, qui me semble être le plus important. Au-delà de ces propos excessifs, je pense que ma grande erreur est d’avoir mal choisi l’occasion. Je voulais profiter de cet évènement pour lancer des débats qui me paraissaient, et qui me paraissent toujours, importants.

Toutefois, avec un peu de recul, je ne pense pas que cette situation dramatique se prêtait réellement à cela. Le choc était encore trop grand pour qu’on puisse discuter sereinement de ces questions et d’une certaine manière mon article a été contre-productif.

Beaucoup de personnes ont apprécié mon article et m’ont apporté leur soutien, mais d’autres ont réagi violemment, et au final il n’y a pas eu de réelles discussions. Chacun restait sur ses positions sans qu’il y ait d’échange. Je ne peux donc pas dire que l’objectif soit atteint et je pense que cela est entièrement de ma faute.

Des artisans de paix

Enfin, cet article devenait beaucoup trop polémique et ce n’est pas vraiment le but de mon blog. Par ailleurs, il a été une cause de chute pour un certain nombre de personnes, ce qui est un contre-témoignage chrétien. L’objectif de ce blog est de réfléchir sur la foi chrétienne, aux doctrines et aux pratiques. Si les sujets abordés étaient directement en rapport avec cela et constituent des exemples très concrets (qui est mon prochain ? que penser de la liberté d’expression ?), le contexte était beaucoup trop tendu pour un débat serein, et j’en suis entièrement responsable.

Mon erreur est d’avoir voulu « profiter » de cet évènement tragique pour lancer des débats, et je regrette cela. Je pense que j’aborderai à nouveau ces sujets, mais plus tard et d’un point de vue plus théorique, sans les lier à des évènements réels.

En attendant, je laisse place au recueillement pour les victimes de cette tuerie et sur mon blog, je reviendrai aux séries prévues (prédestination, personne de Jésus, etc.) 

Conclusion

Enfin, j’aimerais terminer avec trois points :

  1. Remercier ceux qui m’ont apporté leur soutien et ceux qui ont manifesté leur désaccord avec des remarques constructives, ce qui m’a permis de comprendre les erreurs que j’avais commises.
  2. Demander pardon à ceux qui ont été choqués.
  3. Préciser à ceux qui m’ont insulté, que je ne leur en veux aucunement. Je comprends qu’ils aient pu être blessés, et je regrette cela car ce n’était pas le but.

Attentat terroriste, Charlie Hebdo: Liberté, Égalité, Fraternité, Bafouées et Envolées

Le titre de l’article aurait pu être le suivant: « Où est Charlie »? Mais ce genre de titre aurait insinué qu’il s’agit d’un acte isolé, perpétré par des fous en recherche de notoriété, trouvant un écho favorable auprès de tous les extrémiste religieux, particulièrement ceux qui tentent de reproduire l’ancien empire Ottoman, mais de manière radicale par l’État Islamique.

Tristesse, compassion et condoléances

D’abord, je tiens à offrir mes plus sincères condoléances aux familles des victimes, des parisiens et de tous les français, pour qui les valeurs de Liberté, Égalité, Fraternité, figurant dans l’article 2 de la constitution française depuis 1958 et qui trouvent ses origines suite à la révolution française, ont été bafouées sans vergogne par des assassins sans scrupule et qui méprisent la liberté d’expression. Je compatis sincèrement avec vous tous, amis français, mes pensées et mes prières vous accompagnent en ce triste jour de deuil. Je suis profondément choqué par cet horrible geste et je dénonce vivement cet acte sur votre territoire, comme tout acte terroriste.

Liberté, Égalité, Fraternité, Bafouées et Envolées

Le Charlie Hebdo, un journal satirique français qui a été fondé en 1970, a été la cible d’un attentat des plus meurtriers aujourd’hui, en ce 7 janvier 2015, et dont les motifs sont clairs, si on tient compte des vidéos publiées et qui font le tour de la toile virtuelle: venger la dignité du prophète Mahomet, après que celui-ci eut été l’objet de caricatures en 2011. Les extrémistes religieux ont décidé de débuté l’année 2015 comme ils l’ont fait en 2014: en bafouant nos droits et libertés. Bien que je sois québécois, je suis d’abord un être humain et un citoyen du monde libre, cette liberté que nous chérissons tous, sans l’apport de cet obscurantisme religieux qui tient captif ces fanatiques religieux qui tuent, d’abord au nom d’un dieu qu’ils ne peuvent prouver son existence, puis d’un prophète sacralisé par l’Islam, un tueur et pédophile notoire et qui aurait reçu des visions de l’ange Gabriel sur une période de 22 ans, dans une grotte, seul, sans témoin, mais qui a su se rallier des gens aussi fanatiques que lui, afin d’obliger les populaces à embrasser cette nouvelle religion, au huitième siècle de notre ère.

Un attentat pas comme les autres

La différence dans cet attentat comparativement à plusieurs autres attentats perpétrés sur les territoires d’états non-islamiques, c’est que ces radicaux ont bien prémédité leurs gestes barbares en planifiant soigneusement de ne pas se faire prendre, prenant la fuite dans une seconde voiture après avoir laissé la première. Il semble que ces Djihadistes n’avaient pas l’intention de mourir sur place, comme l’on fait des centaines d’autres avant eux, alors qu’ils sont disposés à offrir leur vie en rançon, afin d’accomplir la volonté de leur dieu. Non seulement cela, mais c’est avec un calme désarmant et un sang-froid inébranlable qu’ils ont assassinés deux policiers français, dont la toute dernière dépêche confirme l’identité d’un des deux policiers et qui porterait un nom à consonance arabe. Ajoutons à cela les 10 journalistes du Charlie Hebdo et nous avons maintenant 12 victimes confirmées.

L’illusion de la paix fait place au traumatisme collectif

Mais la question qui se pose en ce moment: quels étaient les dispositifs de sécurité? Le Charlie Hebdo venait tout juste de s’installer dans leur nouveau domicile du 10 r nicolas appert, 75011 PARIS. Connaissant la réputation de ce journal, de ses antécédents et des menaces dont l’hebdomadaire a été la cible suite aux caricatures du fameux printemps arabe en 2011, le corps policier français fut mis à contribution autour des locaux du Charlie Hebdo, par mesure de précaution. Or, 12 morts assassinés en Plein Paris, ce n’est pas ce que l’on peut considérer comme un dispositif de sécurité adéquat. Bien entendu, on ne peut jamais pleinement mesurer le spectre d’un attentat, mais l’état français est menacé depuis que François Hollande s’est impliqué dans cette nouvelle guerre contre l’État Islamique, ce qui est tout à fait justifié. Néanmoins, la preuve est faite: les français ne sont pas en sécurité sur leur propre territoire, constatant que leur devise qu’ils ont acquis si chèrement au prix des vies de leurs lointains ancêtres, a été bafouée et ne représente plus qu’un souvenir. Les français sont devant un fait accompli: la paix et la sécurité sont illusoires, bien plus que la menace d’un état de siège nazi au tout début de la seconde guerre mondiale, car l’ennemi actuel peut être partout à la fois, à l’intérieur de nos frontières, que nous soyons français, canadiens, anglais, américains ou toutes autres démocraties dont les valeurs de libertés figurent au premier plan.

Nouvelle dynamique de guerre

Lorsque Paris fut assiégé par les nazis à Paris, les français connaissaient leurs ennemis. Ils venaient de l’extérieur, bien que ce soit un état limitrophe. Mais la dynamique de guerre a changé depuis les attentats du 11 septembre 2001. La guerre n’est plus entre nations, mais entre idéologies. Les uns sont pour la liberté et offrent l’asile politique aux réfugiés, puis un havre de paix aux musulmans du monde arabe. Attention aux amalgames cependant: il ne s’agit pas de musulmans ni d’arabes en soit, car l’idéologie qui est promulguée n’a pas de frontière ni d’appartenance ethnique, mais bien d’extrémistes radicaux et d’obscurantistes religieux. Rajoutez à cela tous les français de souche qui ne trouvent pas leur place dans la société française et dont la frustration est exacerbée par les discours de ces fanatiques, faisant miroiter une valorisation dont ces français vulnérables n’ont jamais reçu des leurs. L’extrémisme religieux devient un moyen palliatif immédiat pour soulager cette frustration ou ce prétendu ostracisme dont ils font l’objet de la part de leur patrie. Plusieurs de ces français se sont joint au djihad de l’État Islamique, parfois avec une nouvelle identité, signe de rejet et de mépris envers leur patrie.

Un avenir sombre

Que restera-t-il après cet attentat qui s’inscrit maintenant dans l’histoire récente des déboires de l’Occident à faire face à ses responsabilités? Il semble que nos états démocratiques soient frileux quant à un resserrement des lois, d’abord par des mesures de sécurité nationale, puis des critères d’admissibilité du département de l’immigration. Mais l’une des craintes qui risquent de se produire concrètement, c’est que nos démocraties deviennent des états policiers et que nos droits et libertés en soient grandement affectés. Si l’ennemi se trouve à l’intérieur de nos frontières, une ère de suspicion contribuera à une paranoïa collective et exacerbée par les réseaux médiatiques qui font passer en boucles 24/24 l’actualité internationale par le moindre fait divers concernant de près ou de loin le monde musulman. De plus, les populations de nos états libres accepteront d’emblée tout projet de lois qui restreindront nos droits et nos libertés, sous le prétexte de la sécurité nationale et le « vivre en paix » Mais tout ceci ne sera qu’une triste illusion, car si la paix et la sécurité passe par un état policier et suspicieux, où se trouvera la vraie liberté?