ÉPÎTRE AUX HÉBREUX: APERÇU DE L’ENSEIGNEMENT DU VERSET 7, CH. 1ER

Notes: ceci n’est qu’un aperçu du prochain enseignement de l’épître aux hébreux. Le verset sept du ch.1 sera à l’honneur, et il s’agit encore une fois de la supériorité de Christ sur les anges. Pourquoi l’auteur insiste-t-il tant sur ce sujet? J’ai abordé le sujet dans mes vidéos sur l’épître. Je continue sur ce sujet en exposant cette fois le verset sept.
Voici deux autres raisons pour laquelle je crois que l’apôtre Paul est l’auteur de l’épître:
1- Synagogue comme porte d’entrés d’une cité: en effet, Paul passait par une synagogue pour annoncer l’évangile à une cité, comme celle de la cité grecque de Colosses et bien d’autres, de l’Asie Mineure à l’Espagne. Ce dernier utilisait la principale synagogue de la cité, afin d’annoncer aux juifs en premier, puis ceux de la cité entière, dont les convertis au judaïsme.
2- dénonciation du culte des anges: les anges étaient vénérés par les juifs du temps de Christ et des apôtres. L’apôtre Paul en fit mention lorsqu’il s’adressa aux chrétiens de Colosses, cité évangélisée par l’apôtre Paul:
Col.2.18: (BFC) Ne vous laissez pas condamner par des gens qui prennent plaisir à des pratiques extérieures d’humilité et au culte des anges, et qui attachent beaucoup d’importance à leurs visions. De tels êtres sont enflés d’un vain orgueil par leur façon trop humaine de penser.
Dans le cas de Colossiens, nous retrouvons la même mention dans tout l’épître aux hébreux. Dans Colossiens, Paul exhorte les chrétiens à ne pas se laisser intimider par les faux docteurs qui induisent le culte des anges comme moyen d’adoration. Bien que Colosses soit typiquement grec, une communauté juive y était présente, comme dans tout l’empire greco-romain, qu’on appelle LA DIASPORA.
D’ailleurs, l’épître aux colossiens aurait été rédigé, alors que Paul était emprisonné à Rome, lors de son quatrième et dernier voyage missionnaire. Et comme par hasard, c’est en même temps que la rédaction de l’épître aux hébreux. Et l’autre hasard, c’est que dans les deux épîtres, on y évoque le culte des anges comme pratique à éviter. L’épître aux colossiens n’apporte pas les précisions de l’épître aux hébreux à ce sujet, car de toute manière, l’objectif de la lettre est différent de celle adressée aux chrétiens hébreux.
Conclusion
L’argument unique de la dénonciation du culte des anges ne suffit pas. Par contre, les lettres aux colossiens et aux hébreux furent rédigées aux même endroit, dans la même période, puis avec les mêmes propos sur le culte des anges, un sujet important parmi les communautés juives. Les faux docteurs de Colosses étaient souvent des juifs connaissant la loi mosaïque et qui cherchaient à intimider les chrétiens sur la supériorité de la loi, des sacrifices, et rabaissant Christ au niveau des anges et en-dessous d’eux. Certains parmi ces faux docteurs s’introduisaient dans la bergerie et y répandirent leur faussetés pour captiver des chrétiens encore faibles dans la foi.
L’auteur de l’épître aux hébreux encourage les chrétiens hébreux en démontrant la supériorité de Christ et évoque à maintes reprises dans toute sa lettre, que, bien que l’auteur démontre un respect marqué pour les anges, ceux-ci reçoivent cependant un culte idolâtre et donc, injustifié. De cette manière, encore une fois, les faux docteurs tentaient de rabaisser Christ par rapport aux anges et l’auteur de l’épître dénonce cela avec force.
Patrick Galarneau
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Épître aux hébreux

 
Notes: désolé de la longueur d’attente dans l’enseignement, mais j’ai plusieurs autres projets latéraux et je suis présentement dans l’étude du grec.
 
Quelle lettre fantastique! Cette épître fait une démonstration magistrale de la supériorité de Christ sur Moïse et les anges. Son sacrifice est de loin supérieur aux sacrifices annuels, dont l’auteur en fait l’apologie.
 
Tout au long de la lettre, l’auteur met en valeur la supériorité incontestable de Christ et de son sacrifice, et met en lumière les limites du sacrifice annuel mais surtout, fait la démonstration que le sacrifice annuel est maintenant caduque.
 
Comme je l’ai maintes fois mentionné, je suis tout à fait persuadé que cette lettre fut prononcée par l’apôtre Paul, rédigé de la main d’un secrétaire juif, un compagnon de service, et que celle-ci devait se rendre à Jérusalem lors des fêtes juives annuelles.
 
Cette lettre, à mon avis, aurait été rédigée en l’an 64, à Rome, alors que l’apôtre Paul attendait son audience avec l’empereur Néron (13.24). On n’a plus entendu parler de l’apôtre Paul, possiblement mort en 67, selon le décret de l’empereur Néron.
 
Pourquoi le nom de l’auteur est manquant:
C’est un avis personnel, mais voici deux options:
1- il manque une partie de la lettre: entre le moment de la rédaction et son entrée dans le canon biblique (395 de notre ère), cette lettre s’est promenée et certains morceaux du manuscrit peuvent avoir été perdus avec le temps. Toutefois, c’est le manquement de l’identité de l’auteur qui a retardé sa canonicité.
2- L’apôtre Paul fut accusé faussement par des juifs de Jérusalem, ce qui explique sa détention à Césarée, puis à Rome. Les infrastructures romaines ont permis une propagation rapide de l’évangile, mais Paul était stigmatisé par les juifs. Lors du transport de la lettre par le commissionnaire, la lettre aurait été interceptée rapidement si on avait connaissance que Paul en était l’auteur.
 
Je suis persuadé que la lettre provenait de Paul, mais que son écriture n’est pas la sienne, afin de s’assurer de ne pas être reconnue comme étant de la main de Paul, dans l’optique où elle serait interceptée. Néanmoins, mon hypothèse demeure tout de même boiteuse, car les propos tenus dans la lettre sont très explicites concernant la supériorité du sacrifice de Christ sur les sacrifices annuels, surtout en temps de fêtes annuelles. Cependant, cette lettre fut adressée comme un encouragement à tenir ferme, pour les chrétiens juifs qui ont quitté le judaïsme. Ainsi, la lettre, bien que devant se rendre à Jérusalem, devait être destinée aux chrétiens juifs de cette cité.
 
D’après mes propres recherches, ainsi que de l’étude du grec, il y a des similitudes entre cette lettre et celle aux romains. Pas dans la manière de s’exprimer, mais bien dans la construction de pensée théologique. L’épître aux hébreux est, à mon avis, l’une des dernières lettres de Paul. En fait, Paul a surtout rédigé plusieurs de ses lettres à partir de Césarée et de Rome, alors qu’il fut emprisonné.

Début de l’enseignement de l’épître aux hébreux: introduction

Voilà, c’est commencé.

Je l’avais évoqué à maintes reprises, mais plusieurs contre-temps ont été des obstacles pour que je me concentre sur l’épître aux hébreux.

À partir de cet instant, je vais mettre ma priorité sur l’épître aux hébreux, sans toutefois négliger les dossiers sur lesquels je travaille. Je tenterai de faire un enseignement par semaine, dans la mesure du possible, afin de parvenir à Juin 2016 en ayant complété l’épître dans son intégralité.

Bon visionnement à tous et à toutes 😉