Interpréter adéquatement la lettre aux hébreux.

Je ferai un article court. Voici l’exemple que j’ai choisi:
Hé.10.39 Quant à nous, nous ne sommes pas de ceux qui retournent en arrière pour aller se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour être sauvés.
 
Les bases de l’interprétation ne sont pas réservées pour l’élite. Tous y ont accès.
 
Dans ce verset, qui parle? Nous n’avons aucune difficulté à affirmer qu’il s’agissait d’un hébreux ayant la connaissance très affûté de la loi mosaïque, puisque tout au long de cette épître, l’auteur utilise, de manière très approprié, le lévitique pour s’adresser à ses destinataires directes, donc, des croyants hébreux ayant quitté le judaïsme. Tout au long de l’épître, nous constatons aussi le temps de verbe et l’adresse directe et contemporaine de l’auteur envers le public visé. L’auteur rappelle leur passé, leur présent, ainsi que l’exhortation à ne plus regarder en arrière (la loi), mais de regarder vers l’avant (la foi), leur espérance (Christ).
 
Dans ce verset, qui conclut la découpure arbitraire de ce chapitre, mais non pas l’idée continue de son auteur à cause de la conjonction de lien entre le verset 39 et le 1er v. du ch.11 (le chapitre suivant débute par « or »), l’auteur de l’épître rappelle que les croyants hébreux sont rachetés et sauvés, alors que les juifs demeurés dans le judaïsme sont retournés en arrière, ce qui signifie que ces juifs ont préféré regarder en arrière, c’est-à-dire, regarder à la loi et les prophètes, comme si rien ne s’était accompli, comme si Christ était passé et qu’il n’était pas la révélation attendue.
 
Ainsi, le retour en arrière signifie le rejet de la révélation pour ces juifs ayant été témoins de la révélation faite chair en la personne du Christ. Ils ne vont donc pas de l’avant avec Christ, au moyen de la foi, mais demeure en arrière, par leur esclavage de la loi.
Patrick Galarneau
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La meute: quoi en penser?

 

INTRODUCTION

La Meute, c’est ce groupe formé par un certain Éric Corvus, ex-militaire et maintenant, ex-chef de ce groupe, que l’on considère injustement comme un groupe d’extrême droite. Bien franchement, elle n’a d’extrême que le nom qu’on lui attribut, puisqu’il n’y a aucun élément qui puisse nous permettre de considérer ce groupe par ce sobriquet stigmatisant, dont c’est le but de nos élites et notre extrême gauche prétendument bien-pensante de l’affubler ainsi.

 

JUSTIFIER L’ÉTIQUETTE

Mon article ne plaira pas à plusieurs de mes amis et contacts, mais force est de constater que la meute n’a rien fait de répréhensible jusqu’à maintenant et que c’est très bien ainsi. On cherche certainement à provoquer des réactions de la part de ses membres, afin de pouvoir justifier l’étiquette qu’on désire ardemment leur attribuer. Le moindre fait et geste est épié. La moindre parole est espionnée sur leur groupe fermé par des journalistes en quête d’informations privilégiées qui leur permettraient de se faire un nom et une réputation journalistique. Ainsi, on exacerbe le sentiment collectif au sujet de l’éthique journalistique lorsque ces scribes s’en donnent à coeur joie pour une boîte médiatique qui s’adonne à l’intellectualisme de gauche. C’est à la mode.

 

LA CONSIDÉRATION: UNE GUERRE FROIDE CIVILE

C’est aussi à la mode de se moquer de Trump, à tort comme à raison. C’est à la mode de ridiculiser les gens en région en les rabaissant de manière, à la fois hautaine et condescendante, considérant que ce ne sont que des gens sans éducation pour avoir voter Trump. Ce furent les paroles amères d’Hillary Clinton, des démocrates, des journalistes du NY Times ainsi que des hipsters des grandes métropoles, beaucoup trop instruits pour la populace crasse de ces régions d’agriculteurs aux dents pourries. La démocratie du vote populaire doit-elle être unilatérale? Dans un tel cas, on ne parle plus de démocratie, mais de pression coercitive, comme dans ces états où on vote à la pointe d’une kalachnikov. Doit-on maintenant craindre pour notre sécurité si l’on s’exprime différemment de ceux et celles qui crient à la xénophobie, le racisme et la discrimination à tout va et envers tous? La liberté d’expression des uns doit-elle subir la censure pour ses positions diamétralement opposées aux nôtres? Que défendons-nous au juste? La liberté d’expression sous toutes ses formes? Ou encore, nos idéologies qui, inévitablement, ont un objectif castrant et coercitif envers une partie de la population, souvent silencieuse? Le manque de considération des uns, bafouant la liberté d’expression des autres, ne peut que provoquer la montée d’une grogne de plus en plus populaire et une guerre froide civile.

 

L’INERTIE DE NOS GOUVERNEMENTS

Cette guerre froide civile est provoquée par l’inertie de nos différents paliers de gouvernements, qui n’ont de cesse de tergiverser sur les questions épineuses des migrants, des signes religieux ostentatoires, de l’identité nationale qui dure depuis des décennies, les accommodements raisonnables, ou déraisonnables, c’est selon… et d’appeler un chat, un chat, tout en imposant un multiculturalisme sauvage sans consultation. C’est sans compter la commission Bouchard-Taylor, qui était sensé agir comme une mesure à mesurer le sentiment collectif face aux différentes confessions religieuses et ethniques. Différents mémoires de centaines de pages provenant de différentes entités, même religieuses, furent déposées à cette commission. La conclusion de l’étude Bouchar-Taylor en fut une d’infantilisation, par l’accusation de cette commission, du manque d’accueil et d’ouverture des québécois. Telle est du moins l’interprétation qu’en ont fait les québécois de cette commission, qui demeura dans les tergiversations nébuleuses, agrandissant ainsi le fossé de l’incompréhension de la population quant à sa pertinence en tant que commission. Depuis celle-ci, le consensus est absent, tant chez nos élites politiques que dans la population.

http://www.ledevoir.com/non-classe/195991/bouchard-taylor-un-bilan-mitige

Dans un tel fouillis, et devant l’absence de cohérence des élites concernant tous les sujets délicats des dernières années, des groupes de citoyens se forment. Voilà la résultante de cette inertie crasse et ce refus de prendre clairement position. Voilà pourquoi différents groupes, comme PEGIDA QUÉBEC et la MEUTE prirent forme.

 

LA MEUTE: DES RACISTES, DES XÉNOPHOBES ET DES ISLAMOPHOBES?

La Meute affirme défendre les valeurs du pays. Elle se considère nationaliste de centre-gauche. On peut supposer alors que ses membres voteront possiblement pour le Parti Québécois, ce qui les représenteraient assez bien, d’autant si l’on considère que les plans du PQ étaient d’imposer une charte de la laïcité. La Meute se défend d’être politique ou d’appuyer un quelconque parti. Soit. La Meute affirme aussi être citoyenne et une voix populaire contre l’islamisme radicale, ce qui leur conféra alors les sobriquets mentionnés plus haut, soit, la xénophobie, le racisme et l’islamophobie qui, faut-il le rappeler, est une invention émanant de groupes islamiques, tout comme la christianophobie qui émane elle aussi de ses membres en règle des différentes dénominations chrétiennes.

De cette manière, en les affublant ainsi, on jette le discrédit du néo-nazisme et de l’extrême droite sur le groupe la Meute. Il s’agirait ni plus ni moins d’une ignorance crasse de leur part concernant le monde qui les entoure. Ils sont contre l’islamisme radicale, mais on leur attribut l’étiquette d’islamophobie et pire, de racisme. Quelqu’un peut-il m’expliquer la notion de racisme sur la seule critique d’une religion? La religion est-elle devenue une race particulière? Ne serait-ce pas plutôt les accusateurs de la Meute qui font dans le racisme systémique et par le fait même, d’une grande ignorance, puisqu’il semble évident que ces accusateurs associent « ISLAM » et « ARABES »? C’est comme si je critiquais l’église catholique (ce n’est pas le cas, mais admettons): serais-je raciste envers les italiens?

 

RAPPEL

L’Islam, bien que ses principaux fiefs et berceaux, embryons de sa religion, furent à Médine et à la Mecque, en Arabie Saoudite, n’est pas principalement arabe. Oui, le Coran fut rédigé dans sa langue d’origine. Oui, les convertis portent souvent des noms arabes, alors qu’ils ne sont eux-mêmes ni arabes ni nés musulmans. Mais les endroits dans le monde où se trouvent la plus grande concentration de musulmans, ce n’est pas en Arabie Saoudite (33 millions de personnes), mais bien en Indonésie, un pays asiatique (290 millions de personnes). La Turquie, qui fut le fief de l’Empire Ottoman, de 1453 à 1922 (officiellement, mais l’empire se désagrégea tout au long du 18 et 19ième siècle), est aussi un pays asiatique. L’Iran (Chiites) est persan. L’Afghanistan, le Pakistan et autres « stan », sont musulmans et asiatiques. Le monde musulman est faiblement arabe. L’Afrique du nord se réclame de l’arabe, mais c’est faux. Historiquement et généalogiquement, c’est faux.

Et pour continuer sur ces fausses croyances gauchistes, l’anti-sémitisme n’est pas simplement dirigée contre les hébreux, mais contre les arabes, puisque les hébreux et les arabes ont le même père en commun: Abraham, mais pas la même mère. Les arabes viennent d’Ismaël, fils d’Abraham et d’Agar, la servante de Saraï, femme d’Abraham, alors que les hébreux proviennent d’Abraham et de Saraï, épouse légitime d’Abraham.

De plus, lorsque l’on évoque l’anti-sémitisme, on se réfère à tous les descendants de Sem, fils de Noé, d’où le terme « sémantique », pour les langues issues des peuples de Sem, fils de Noé. Adolf Hitler et les nazis étaient anti-juifs, mais pas forcément anti-sémites (quoi qu’ils étaient misanthropes, donc, en haine envers le genre humain), puisqu’ils ciblaient principalement les juifs.

Voilà pour le rappel et certaines précisions.

 

MANIFESTATIONS À QUÉBEC

Dimanche dernier, nous avons assisté à des gestes disgracieux de la part de ces antifas, l’extrême gauche dirigée par un certain Jaggi Singh, dont le but à peine avoué est de provoquer les policiers dans le cadre d’une longue étude de la chaire de recherche de l’Université Concordia au sujet de la brutalité policière. La cause importe peu. Difficle de savoir si Jaggi Singh agit réellement par conviction, ou s’il instrumentalise les différentes causes pour son propre intérêt.

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1051951/jaggi-singh-coordonnateur-paye-par-etudiants-universite-concordia

 

Quoi qu’il en soit, la manifestation de la Meute était légale et a respecté tous les protocoles en place. Pendant ce temps, les antifas, eux, contre-manifestaient dans la violence, blessant sérieusement des gens au passage, faute de pouvoir s’en prendre à des gens isolés de la Meute. Car ne nous y trompons pas: les antifas sont courageux en bande, mais pas quand ils sont seuls ou en petits groupes. Je doute fort que les antifas démontrent autant de courage, de hargne et de violence, sans la présence policière, sachant que ceux-ci interviendront si toutefois on s’en prenait physiquement à eux.

 

LE TERRORISME

Aujourd’hui, j’ai pris connaissance d’une pétition concernant les antifas, afin de les inscrire officiellement comme groupe terroriste. Personnellement, je m’oppose farouchement à tout geste de violence, qu’elle soit perpétrée par n’importe quel groupe, qu’importe son idéologie, de droite ou de gauche. Mais force est de constater que chaque fois que les antifas sortent, c’est le grabuge, ce sont les gestes criminels et de plus, leur attroupement est toujours illégal. Si nous sommes aussi prompts à étiqueter la Meute ou tout autre groupe aux idéologies marginales d’extrême droite, qu’attend-on pour attribuer aux antifas l’étiquette de groupe criminalisé?

https://www.change.org/p/l-honorable-ralph-goodale-ministre-de-la-s%C3%A9curit%C3%A9-publique-et-de-la-protection-civile-reconna%C3%AEtre-formellement-antifa-en-tant-qu-organisation-terroriste

 

EN CONCLUSION

Bien que je m’éloigne de tout groupe avec une ligne de partie, je n’ai rien à reprocher à la Meute, si ce n’est que son aspect un peu sectaire. S’identifier avec la patte de loup, ça fait un peu boy scout. Mais mis à part cela, ils agissent dans les règles, leurs discours est mieux nuancé qu’au départ et le ton est convivial et non agressant. Cependant, je me réserve le droit de suggérer ceci à la Meute: plutôt que de manifester votre mécontentement face aux migrants qui traversent nos frontières illégalement, il serait préférable de leur apporter un soutient matériel et bureaucratique, afin de les aider concrètement à devenir légaux et autonomes dans notre société. Ça peut sembler contradictoire avec les valeurs que vous promulguez, ainsi que la nature même de votre groupe, mais pour avoir une voix forte, être pertinent et constructif, il serait encore plus utile d’apporter une aide concrète et ainsi annihiler toutes possibilités de critiques injustifiées à votre endroit. Oui, il est possible d’aider tout en mettant en valeur vos inquiétudes. Les deux sont conciliables.

 

 

Patrick Galarneau

 

 

Ma confession de foi (2ième partie)

INTRODUCTION

Je n’aime pas écrire de longs articles. Je préfère produire une vidéo car malgré un doigté plus que respectable, mes doigts ne suivent pas les idées qui se bousculent dans ma tête. Je serai donc bref et éviterai de trop user de supports scripturaires. J’étalerai davantage mes idées et ce, afin d’en conserver le fil conducteur.

 

MISE AU POINT

D’abord, de ma compréhension de lecture, mais aussi, de ce qui semble émaner de la personne de Dieu par son Esprit, le salut n’est pas une propriété de celui qui le reçoit ni un choix arbitraire, dans le sens où, celui que l’Esprit de Dieu saisit, ne peut qu’admettre l’évidence. Je tiens à préciser que je ne suis d’aucune école de pensée et que je ne me réclame d’aucune icône de la réforme. Il s’agit strictement de mes années de réflexions et d’études personnelles sur le sujet.

Ce qui est particulièrement étrange, c’est que les gens tiennent absolument à vous étiqueter et vous identifier comme un disciple de telle icône. Ils ne veulent pas admettre que vous soyez un libre-penseur. C’est mal. Ce communautarisme à paliers multiples hiérarchisant où, les personnes clamant leurs convictions, soient nécessairement sortis d’une école de pensée théologique réformant votre identité en Christ. Or, c’est un reflet d’eux-mêmes, car eux-mêmes sont communautaristes et soumis aux icônes de la réforme. Ainsi, leur construction de pensée est donc programmé à vous cataloguer dans une école de pensée dont le dépositaire et la figure emblématique est une icône de la réforme. Dernièrement, suite au dernier article, un commentateur s’est senti dans l’obligation de me cataloguer dans le modalisme christologique (très bizarre de le dire ainsi), simplement parce que j’ai affirmé que Jésus est Dieu et que Dieu est une seule et même personne. Pourtant, je ne suis ni modaliste ni trinitaire ni unitariste ou tri-unitariste. Voyez-vous, je réfléchi comme tout bon autodidacte mais encore, je crois que la personne de Dieu ne se limite pas à Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit, mais qu’il porte de multiples noms révélant tout autant les multiples facettes de sa personne. Dans un tel cas, comme les moutons humano-charnels ressentent l’urgent besoin de cataloguer, on croira, totalement à tort, que je prône ainsi le panthéisme. Or, rien ne serait plus faux qu’une telle affirmation, voir même, une telle accusation aussi abjecte.

Nous sommes à même de constater les nombreux noms de Dieu à travers toute la Bible, dont la révélation ultime s’est manifestée dans la personne de Jésus, le Christ annoncé par les prophètes. J’ai aussi exprimé en termes clairs: le Père, le Fils et le Saint-Esprit, mais j’en ai aussi donné la signification. Cependant, les humano-charnels ne saisissent pas l’explication, car ils débutent toute leur formulation et leur méthode relationnelle avec les autres par leurs théologies comme une déficience acquise. Ce n’est pas la manière dont il faut discerner ce qui vient de Dieu ou ce qui vient des hommes. Quoi qu’il en soit, je ne suis ni modaliste ni trinitaire, et je ne suis pas arminianiste et calviniste en ce qui concerne le salut. Franchement, je me moque non seulement de ces termes, mais je n’ai rien à faire de la réforme et de ses réformateurs. Que cela soit clair.

 

LE SALUT

Le salut n’est pas un choix et les campagnes d’évangélisations ne sont pas utiles pour cela. Autrement dit: parler et répandre la bonne nouvelle, c’est essentiel, mais pas dans le but de convertir les gens, mais pour que les gens soient saisit par Dieu. Nuance. On ne peut pas accepter Dieu dans notre vie, comme le clament haut et fort les différents évangélistes, dont certains sont de bons contacts à moi. On ne peut pas demander aux gens d’accepter Christ dans notre vie non plus, comme on le voit trop souvent dans ces campagnes d’évangélisations qui ressemblent davantage à du recrutement de nouveaux adeptes, que l’on pacte ensuite dans les assemblées locales pour qu’ils deviennent des passifs-auditifs-donneurs de dîmes et d’offrandes. On les maintiens ensuite dans une culpabilité crasse et ce, avec des passages comme Hé.10.25-39, de manière à ce qu’ils demeurent sous l’emprise de ces assemblées et pasteurs toxiques. Pour rajouter l’insulte à l’injure envers le seul dépositaire de la vérité et de la grâce, parmi eux, il y a de ces dirigeants ecclésiastiques qui osent affirmer qu’un jugement sévère et sans appel les guette, si seulement ces nouveaux convertis oseraient contester le pouvoir en place et ainsi, penser quitter l’église.

 

L’HÉRÉSIE ULTIME

Ces adeptes ne  se sentent-ils pas finalement pris au piège? Ce qui était une bonne nouvelle est devenue une charge lourde de culpabilité! C’est devenu une épée de Damoclès qui se dresse continuellement au-dessus de leur tête. Et par la pauvreté d’enseignement et de leaders honnêtes, transparents et remplis du Saint-Esprit (surtout), les adeptes se doivent d’être dociles et ne pas contester les dirigeants ecclésiastiques. Ils ont donc le devoir moral, mais pas nécessairement la motivation, de répéter les mêmes âneries que le pasteur s’ils veulent conserver leur salut. La marche en Christ devient donc un effort personnel. Le changement intérieur devient un effort personnel, de contre-façon, et un chemin de croix qui, pourtant, fut déjà accompli par celui qui est venu leur faire grâce et enlever tous leurs fardeaux, ainsi que la culpabilité, la honte, la condamnation, le jugement. Vous avez bien compris, je parle de ces apôtres de la perte du salut. Il n’y existe aucun mensonge pire que la perte du salut.

 

CONCLUSION

Il ne s’agit pas simplement de ce que je crois, mais d’une vérité dont le dépositaire n’est pas le pasteur de l’église évangélique du coin, ni de la sommité évangélique qui publie ses messages sur facebook et youtube et qui est très suivi par des adeptes en recherche d’icônes notoires, ni d’une dénomination et de ses fédérations et associations d’églises. Le seul et unique dépositaire de la grâce, le même qui en donne le moyen pour s’approcher de lui par la foi, le seul et unique Dieu, incarné dans la personne de Jésus, le Christ, et qui s’est aussi révélé de maintes façons aux hommes d’autrefois, le même qui est lent à la colère, rempli de bonté, prompt en amour, parfaitement juste, oui, mais parfaitement gracieux, dont l’avocat auprès du Père nous soustrait à tout jugement et condamnation éternel, car son salut est scellé et personne ne ravira ses enfants de sa main!

 

 

Patrick Galarneau

Ma confession de foi (1ère partie)

INTRODUCTION

Si je fais cet article (et les autres qui suivront), c’est dans l’objectif de poser les bases des éventuelles discussions sur les différents sujets abordés sur mon compte facebook qui font polémique. Toutefois, la polémique n’est pas l’objectif visé, bien au contraire. Cependant, la philosophie de « La foi sans religion », c’est de cibler les croyances consensuelles erronées ou qui sont généralement acceptées sans droit de regard, par l’entremise d’arguments d’autorités des masses et des grands prédicateurs de ce monde évangélique.

Bien que mon expression de foi s’apparente à la foi évangélique, il y a diverses positions théologiques avec lesquelles je ne suis pas à l’aise, sans toutefois imposer mes prises de positions à qui que ce soit. Quoi qu’il en soit, voici une première série de ma confession de foi:

 

TRINITÉ

Le Père, le fils et le Saint-Esprit. Vous remarquerez dans la 1ère épître de Jean, par exemple, que l’apôtre s’adresse à des hébreux ayant embrassé la foi en Christ, abandonnant ainsi le judaïsme. L’apôtre Jean s’exprime en ces termes:

1 Jean 2:22

« Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ? Celui-là est l’antichrist, qui nie le Père et le Fils ».

1 Jean 2:23

« Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père; quiconque confesse le Fils a aussi le Père ».

 

Dans la première formulation, l’antichrist nie le Père et le fils. Or, s’adressant aux croyants hébreux au sujet des hébreux demeurant dans le judaïsme, il serait faux de prétendre que ces judaïsants nient le Père, puisque pour être dans le judaïsme, c’est qu’il n’y a qu’un seul Dieu à qui rendre un culte et ce Dieu, qui est le Père, est l’objet du culte des juifs. Cependant, l’auteur fait remarquer que le judaïsant est un menteur, puisqu’il nie que Jésus sois le Christ, donc, celui qui est annoncé depuis Ge.3.15, et par les prophètes et les différents acteurs principaux de l’ancienne alliance. Ce Christ est celui tant attendu que les juifs ont renié, celui-là même qui leur fut révélé de manière sans équivoque comme celui qui a accompli la loi et les prophètes. Comment un juif peut-il cracher sur la révélation intentionnellement et se réclamer de Dieu? C’est ce qui explique qu’en niant le Christ en la personne de Jésus, le juif nie aussi le Père.

 

Dans la deuxième formulation, qui est le verset suivant, donc, l’apôtre poursuit son allocution: nier le fils c’est aussi nier le Père. Dans les deux cas, on ne parle pas de nier le Père pour nier le fils, mais bien nier le fils et qui a pour résultat de nier le Père. Voilà de quoi se sont rendus coupables les juifs de cette génération qui ont assisté à la révélation de l’incarnation de Dieu en la personne de Jésus, le Christ. L’auteur vise strictement la génération de juifs qui se sont rendus coupables et à qui il n’y a aucun autre sacrifice possible pour la rémission des péchés (Hé.10.25-39).

 

Ainsi, le judaïsant n’a jamais eu Dieu pour Père, mais le Diable, comme Jésus l’a fortement évoqué aux religieux contemporains:

Jean 8:44

Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge.

 

Le Père et le fils sont indissociables

Le fils est le reflet humain de la personne de Dieu:

Hé.1  

1 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, (1-2) Dieu,
2 dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde,
3 et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts,
4  devenu d’autant supérieur aux anges qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur.

 

Dans les cultures antiques, mais concentrons-nous sur Israël, le fils est égal au Père et possède la même autorité. Dans le cas du terme « fils », attribué à Christ, sa signification est la suivante : « chef suprême », puisque l’héritier hérite de tout ce que le patriarche possède. C’est ainsi qu’il en était dans la culture juive, et cette représentation terrestre fut reprise de manière spirituelle, afin d’illustrer la supériorité de Christ sur les sacrifices annuels, Moïse et la loi mosaïque, les anges, les hommes, les prophètes et tout ce qui est vivant. Dieu n’est pas le Père au sens littéral, le fils n’est pas le fils au sens littéral. Il s’agit d’une image pour illustrer la personne de Dieu qui s’est exprimée par la personne fait chair, Christ, Dieu fait chair.

 

CONCLUSION

Je pourrais rédiger un bouquin de plusieurs centaines de pages sur le sujet. Je le ferai peut-être un jour, mais pour le moment, je me contenterai de ces quelques lignes. Mais en terminant, je crois que Dieu est une seule personne, qui s’est manifesté par le Christ, Dieu fait chair et Seigneur sur toute vie, mais il s’est aussi manifesté de maintes façons depuis les débuts de l’humanité, à commencer par son souffle qui a créer à partir de rien, et dont Christ est l’initiateur, comme en fait foi les ch.1 de Genèse, de Jean et d’hébreux.

Vous remarquerez aussi que les auteurs, tels que Jean et celui de l’épître aux hébreux, font l’apologie de la main créatrice de Christ. Christ est Dieu, mais aussi Seigneur. Il a fallut que l’Esprit de Dieu, l’essence même de la personne de Dieu, révèle la personne de Dieu fait chair, afin que l’homme, au regard anthropocentrique, élève Christ (comme on le constate par l’auteur de l’épître aux hébreux), le reconnaisse comme le fils de l’homme, le fils de Dieu, le Christ, élevé au rang le plus élevé, puis reconnaisse, au final, que c’était Dieu en chair.

 

Voilà pourquoi je crois que la trinité n’est rien d’autre qu’un dogme humano-charnel. Il s’agit de la même personne, se manifestant de plusieurs manières, dont l’Esprit et le fils. Mais en réalité, il n’y a qu’une seule personne. Toutefois, les « nicodème de ce monde (analogie avec Jean ch.3), font les réflexions humano-charnelles suivantes:

  • alors, si c’est la même personne, comment Jésus peut-il se prier lui-même?
  • Si Jésus est la personne de Dieu, comment peut-il se sentir abandonné sur la croix par Dieu?
  • Mais Jésus a dit qu’il avait un père au ciel…

Les choses spirituelles sont représentées par des éléments terrestres, afin d’accommoder la compréhension obscurcit du peuple hébreux par des éléments qu’ils connaissent.

 

Mais le grec, lui, éprouve beaucoup de difficultés à sortir de sa culture pour s’imprégner de celle des autres, les hébreux dans ce cas-ci, ce qui a fait naître la TRINITÉ.

 

Je poursuivrai avec d’autre thèmes très bientôt.

 

 

Patrick Galarneau

Église Roi des rois: une rencontre, une relation.

Introduction

Ce matin, je me suis levé en retard. C’est ma femme qui s’est vu dans l’obligation de me réveiller. J’ai donc ouvert les yeux à 9:43 exactement. Ma première réaction fut d’être déçu de ne pas m’être levé plus tôt, car je tenais fermement à visiter cette assemblée, dont le pasteur est Michel Monette, cette église qui a défrayée les manchettes pour son… altruisme! Je n’ai fais ni une ni deux. Je me suis empressé à me vêtir et partir rapidement. Je suis arrivé à l’assemblée à 10:25. Mais c’est avec une grande joie que je vous partage cette agréable critique positive. Je n’ai rien de négatif à vous partager dans cet article. Je n’ai rien de spectaculaire non plus. Juste de la simplicité.

 

Une église chaleureuse

Lorsque je suis entré, j’ai eu l’impression d’interrompre une rencontre familiale en plein déjeuner. J’étais comme l’étranger qui entre par la porte d’entrée de la cuisine, mais qui était attendu de bon coeur. Il faut dire aussi que j’avais déjà préalablement averti monsieur Monette de ma visite de ce matin. Ça aide. La disposition de la salle de culte n’a rien à voir avec les églises conventionnelles. Plusieurs tables rondes, où chacun discute et déguste son petit déjeuner offert par la « maison », au modique coût d’un dollar. Et si vous êtes chanceux, vous aurez même droit à une deuxième assiette, sans même débourser à nouveau.

 

Le quartier

L’église roi des rois est située en plein coeur de Montréal, dans un des quartiers les plus pauvres de la ville. D’ailleurs, lorsque je suis sortie de la salle de culte, certains éléments du paysage m’ont frappé de plein fouet: il y a quatre commerces de prêteurs sur gage, d’un coin de rue à l’autre. Il y en a un directement en face de l’église, sur l’autre côté de la rue; il y en a un à gauche de l’église de l’autre côté de la rue, puis deux à droite de l’église, l’un en face de l’autre. Tout cela sur deux coins de rue entourant l’église. Les prêteurs sur gage sont le genre de commerces où, quand vous manquez de liquidité pour vous nourrir ou payer votre loyer, vous prêtre de l’argent avec intérêt, en échange d’appareils ou d’objets de valeurs. Ainsi, vous laissez vos bijoux, vos appareils électroniques ou autres biens, afin de retirer quelques dollars pour arrondir vos fins de mois difficiles, puis, vous reprenez vos objets de valeurs en remboursant le prêt, plus les intérêts élevés, faute de quoi, ils deviennent la propriété du commerce. On s’entend, il s’agit d’un quartier pauvre. Jamais dans toute ma vie je n’ai vu autant de prêteur sur gage, et encore moins sur un court tronçon de rue. J’en fus estomaqué! Pendant que l’église roi des rois cherche à venir en aide aux plus misérables de ce quartier, il y a ces commerces profiteurs de la misère humaine pour leur soutirer le peu qu’ils ont. Affligeant!

 

Le culte

Je dois vous l’admettre, je résiste rarement à l’envie de quitter en plein milieux d’un culte. C’est si soporifique, ennuyant et impersonnel, que je n’arrive pas à demeurer en place jusqu’à la fin. Il s’agit pour moi d’une véritable torture. Et c’est peu dire! Mais ce matin, il m’est arrivé de sourire, d’acquiescer, d’avoir eu envie de répondre « amen », et même de participer. Comme simple observateur, je me suis retenu et j’ai gardé mes distances. Mais j’ai aimé ma matinée. Je ne regrette pas d’y être allé. C’est convivial et chaleureux. Les gens présents, pour la plupart, ne seraient pas considérés dans les autres assemblées plus conventionnelles. Et encore moins sollicités pour participer et être actifs. Croyez-moi, je ne porte vraiment aucun jugement de valeur, au contraire. Mais en regardant l’apparence et le physique de plusieurs, il est certain qu’on ne ferais pas appel à leurs services dans une assemblée conventionnelle. Je sais que ce n’est pas bien vu de le dire, je comprend. Mais croyez-moi, ce n’est pas mon jugement à moi. Mais comme je suis issus de la mouvance évangélique et que je les connais depuis maintenant 33 ans, je sais quels sont les standards à acquérir minimalement pour être considérés, ne serait-ce qu’un tout petit peu. D’ailleurs, mon apparence actuelle ne me permettrait plus d’être pasteur de l’une de ces assemblées.

 

Relation, pas religion

J’ai été bien reçu. Personne ne m’a harcelé, personne ne m’a ignoré. On s’est présenté avec simplicité et sobriété, représentatif de cette communauté et du culte offert en cette journée. J’ai discuté avec monsieur Monette, pasteur de cette assemblée. Simple et sans superflu, on a simplement fait connaissance. Ni trop enthousiaste, ni trop flegme. Juste suffisant et équilibré. Il est vrai, nous partageons sensiblement la même philosophie du ministère. Nous partageons les mêmes points de vues. Nous sommes en phase sur les nombreux constats de l’Église actuelle. Il s’agit d’une église organique, communautariste, qui met l’accent sur l’aspect relationnel, élément de la plus grande importance qui fait tant défaut dans notre merveilleux christianisme. Si Dieu a créé l’homme, ce n’est pas pour le soumettre à une obéissance servile, mais bien pour être en relation avec lui. Si Dieu a créé la femme, ce n’est pas pour en faire un objet de soumission pour l’homme, mais bien pour que celui-ci ne soit pas seul, mais en relation avec elle, main dans la main. S’il y a bien un principe immuable qui est bafoué dans nos assemblée, c’est celui de « les uns les autres ». Autrement dit, la vraie communion, l’aspect relationnel, c’est chose secondaire dans ces assemblée trop cultuelles, trop ritualistes, trop dogmatiques.

 

Le message

Quand le pasteur invita le prédicateur à s’avancer pour prendre la parole, j’ai eu une certaine appréhension. Oui, j’ai eu une crainte. Alors que tout se déroulait de manière exemplaire, j’ai eu peur d’avoir à rédiger une critique négative à la fin. La prédication est souvent ce qui achoppe. C’est ce qui décrédibilise tout le reste. Qu’on le veuille ou non, la prédication est considérée comme le plat principal des assemblées. Je ne vous dis pas que je suis d’accord avec une telle façon de voir, je dis simplement que c’est ce qui fait la marque de commerce des assemblées évangéliques. Et Dieu sait à quel point j’ai été parfois déçu, parfois étonné par les inepties exprimées lors de prédications, et d’autres fois où je fus choqué de constater que le Jésus prêché est aux antipodes du Jésus présenté dans les évangiles.

 

Le prédicateur, bien qu’il ne fut pas présenté ainsi, est un haïtien au visage sympathique, simple, vêtu convenablement, ou si vous préférez: son apparence passe partout. Sa présence est rassurante, pas imbu de lui-même. Son message n’est pas extraordinaire. Son message est simple. Mais son message est clair, limpide, fluide, sans tomber dans l’élitisme de la grande théologie et l’exégèse biblique. Ce n’est d’ailleurs pas le lieu pour ça. Son message peut être compris et intéresser le néophyte comme le plus érudit. C’est la base même de l’évangile: rencontrer Christ, mais davantage: le connaître, être son ami bien plus qu’un serviteur. Être en relation avec Christ bien plus qu’un simple exécutant de sa loi ancien-testamentaire.

 

Son message n’est pas que limpide. Il est approprié pour l’auditoire. Parlant d’auditoire: je dois absolument mentionner que l’auditoire participe. En effet, le prédicateur fait participer son auditoire. Ça me rappelle quelqu’un que j’ai connu comme pasteur. Tellement que, lorsque je me regarde dans le miroir, je le reconnais. Effectivement, je suis un grand partisan de la prédication par interaction. Je dois admettre que c’est l’élément qui me manque le plus et ce, cruellement, car j’aime entrer en contact avec les gens dans l’enseignement. Étant donné que je le fais sur le net, la seule interaction que j’ai actuellement, c’est lorsque je publie mes enseignements sur facebook. Alors, je félicite ce prédicateur et cette assemblée de le faire, car c’est un autre élément extrêmement important de l’aspect relationnel: faire participer les gens. De cette manière, les gens se sentent, non seulement impliqués, mais de plus, ils apprennent davantage de cette manière car on les interpelle directement.

 

Conclusion

Convivialité, altruisme, compassion, ouverture sur leur quartier, prédication simple mais avec justesse, pas d’idée de grandeur, pas de harcèlement, de la simplicité, de la convivialité (je sais, je me répète, mais c’est voulu), de la bonne humeur, pas de religiosité, des gens simples et faciles à aborder, un pasteur tout aussi simple et sans superflu; une église qui vient en aide aux gens du quartier et ce, de manière concrète, et non en se faisant intrusif et cassant les oreilles des gens avec une évangélisation agressive. D’ailleurs, monsieur Monette me confiait qu’ils font de l’évangélisation par le mime. J’ai beaucoup ri, mais c’était un rire approbateur. Très intéressant.

 

Si je n’ai qu’une chose à vous dire, ce serait ceci: vous savez à quel point je suis très critique vis-à-vis les églises. Vous savez que je suis, pour certains, l’ennemi numéro un de certaines églises et associations d’églises évangéliques. Je crois avoir un sens aiguisé, pas seulement pour la polémique, mais pour l’analyse et un discernement juste des choses. Je vous recommande donc très fortement cette assemblée. Je souhaite de tout coeur que cette assemblée puissent fleurir dans ce quartier. Je souhaite aussi que son nombre soit grandissant et puisse avoir un impact grandiose dans ce quartier défavorisé. Ce quartier a grandement besoin de Christ, mais aussi de vous, de nous, de tous et chacun. Car voyez-vous, contrairement à bien des assemblées qui se cachent dans un beau quartier cossue de la ville pour fuir la « racaille » de la ville, cette assemblée se trouve en plein coeur de celle-ci. C’est là que Christ se trouverait, c’est là qu’il se trouve actuellement.

 

 

Patrick Galarneau