Pasteurs, docteurs, commentateurs bibliques: à doser avec discernement.

Il est toujours bon de sonder le plus grand nombre de gens possible, afin de se faire une meilleure idée sur une situation. Un avocat, par exemple, vous dira que la première chose qu’il apprend, c’est qu’il y a toujours deux versions à une histoire. Le mécanicien vérifiera le problème que vous avez relevé, de votre propre point de vue, mais il vérifiera l’ensemble générale de votre voiture, afin d’établir le diagnostique le plus juste, et pour s’assurer qu’il n’y ait pas une autre source au problème. La même chose s’applique avec la médecine. En apparence, tout va bien, mais le généraliste peut vous envoyer vers un spécialiste, juste pour s’assurer d’avoir un deuxième, parfois un troisième avis, même si le médecin généraliste n’a rien relevé d’inquiétant en soi. Un enquêteur ne va pas se contenter que du témoignage d’une seule personne dans son enquête. Il va tenter de reconstruire le casse-tête avec, si possible, tous les morceaux et ce, afin de mieux cibler ce qui s’est réellement produit.

 

Pourquoi les chrétiens ne sont pas aussi consciencieux envers Dieu, sa personne, et ce qu’il a vraiment voulu dire? Les chrétiens, en majorité, lisent noir sur blanc, sans se soucier du contexte dans lequel fut rédigé ce qu’ils lisent. Ils ne sont pas aussi assidus dans l’étude préliminaire des écritures, n’approfondissent pas leur « enquête » personnelle, et s’objectent facilement aux deuxièmes et troisièmes avis. Pour eux, la première chose qu’ils ont apprise est nécessairement la vérité. Cela ne s’applique pas qu’aux Témoins de Jehovah, aux musulmans, aux mormons, aux juifs ou aux catholiques, ça s’applique également aux évangéliques. Persuadés d’avoir raison, beaucoup d’évangéliques ne remettent jamais en question les premiers éléments qui ont bâtis leur identité chrétienne. Pourtant, le processus de sanctification, ainsi qu’une bonne progression saine de la foi, exige que l’on vérifie minutieusement si ce qu’on nous a dit est bel et bien exact (Ac.17.11).

 

Or, l’attachement émotionnel envers le pasteur qui nous a accueilli avec le sourire, semble mettre un gros nuage dans le ciel, mais devant le Soleil. En effet, cet attachement émotionnel envers celui ou celle envers qui nous offrons notre reconnaissance éternelle de nous avoir partagé la Parole de Dieu, fait ombrage à Dieu lui-même. Notre reconnaissance, pour en parler, devrait ultimement se limiter à Dieu, le seul qui puisse, à la fois offrir sa grâce, ainsi que le moyen de s’approcher de lui: la foi (Éph.2.8-9). Il est écrit nul part que nous devons être reconnaissant et rempli de loyauté envers le pasteur, l’église locale ou une tierce personne pour notre salut en Christ. La reconnaissance est pleinement en Christ. Notre connaissance, notre foi, notre dévotion, notre adoration, notre culte: à Dieu, par et en Christ uniquement.

 

CONCLUSION

Cela ne signifie pas de ne pas consulter, bien au contraire! Nous devons le faire, car comme l’enquêteur, le médecin, l’avocat ou le mécanicien, nous avons besoin de sonder l’ensemble du problème qui nous préoccupe. Le chrétien dénominationnel ne peut pas avoir une pleine interprétation juste, car il ne consulte pas l’ensemble du christianisme. Il se fie uniquement à ce qu’on lui dit. C’est non seulement l’erreur la plus répandue, mais c’est la pire des erreurs à faire, si l’on désire progresser dans sa foi. Toutefois, il est impératif et primordial de se faire, et construire son propre jugement. N’oublions pas que nous serons les premiers tenus responsables pour notre vie devant Dieu.

 

 

Patrick Galarneau

Garçons et filles, les différences.

AVANT-PROPOS

En lisant cet article, vous aurez l’impression que je tombe dans les clichés faciles. Pourtant, il y a des différences fondamentales entre les garçons et les filles. Je travaille avec des enfants de 4 à 12 ans. Je constate des différences qui se mesurent de manière progressive quand on augmente en âge. Les filles et les garçons de 4 ans ont sensiblement les mêmes intérêts et les différences ne sont pas si grandes. Avec l’âge, le fossé se creuse entre les deux genres.

 

DISTINCTIONS HOMMES-FEMMES

Dans le milieux scolaire, on remarque que les filles sont meilleures en français que les garçons. Vous remarquerez aussi qu’elles s’expriment davantage que ces derniers. Les garçons sont généralement meilleurs en mathématiques que les filles. Les garçons sont plutôt pragmatiques, cartésiens et dans la logique. Les filles sont plutôt dans les aspects relationnels, plus abstraites que les garçons et développent une plus grande sensibilité que ces derniers. La gente féminine, indépendamment de l’âge, se conforme davantage aux règles socialement établies. Elles performent mieux à l’école que les garçons et sont plus nombreuses à poursuivre des études supérieures. L’école, telle que nous la connaissons, est beaucoup mieux adaptée aux filles qu’aux garçons. Ces derniers préfèrent les métiers, alors que les filles préfèrent les arts, la littérature et les sciences humaines. Généralement, les filles se dirigent vers des professions qui font appel à leurs qualités intrinsèquement féminines. La santé et l’éducation sont très prisées par les filles. On a davantage d’infirmières que d’infirmiers. On a davantage d’enseignantes que d’enseignants, surtout à l’école primaire, et presque 100% à la maternelle. D’ailleurs, on appelle pas ça « paternelle », mais bien « maternelle ». Dans les garderies, ce sont à 99% des femmes (d’ailleurs, j’ai fais le test d’envoyer mon CV dans une garderie. J’ai aussi appeler dans une garderie qui demandait du remplacement et c’était urgent. Dans chaque cas, j’ai essuyé un refus qui se manifestait par un désintéressement de ma candidature, ne serait-ce que par le ton de la voix de la responsable de la garderie). Il y a davantage de psychologues féminins, d’éducatrices en service de garde ou d’éducatrices spécialisées, de psychoéducatrices, d’enseignantes en français au secondaire. Par contre, dans le milieux scolaire toujours, vous aurez essentiellement des hommes comme enseignants en éducation physique. Les hommes sont plus nombreux comme médecins spécialistes et généralistes (pas de source à l’appuie par contre). Il y a davantage de préposées aux bénéficiaires, de décoratrices d’intérieur, d’auxiliaires familiales (au féminin). Les garçons se dirigent en mécanique automobile, en architecture, peintre, conciergerie, construction, employé de la voirie, vente automobile, l’armée, police, pompier, machiniste, ingénieur du bâtiment, démolisseur, ect…

 

Toutes ces distinctions par métier sont représentatives de ce que sont les distinctions entre les hommes et les femmes. Or, tant à l’école que dans le reste de la société, on tente d’uniformiser les filles et les garçons. On manque cruellement de respect envers les garçons qui, eux, ne veulent pas être féminisés. Comme le milieux de l’éducation est prisé par les femmes, leurs méthodes éducationnelles et d’interventions sont, de l’avis de l’auteur de cet article, non-adaptées pour les garçons. Quand une jeune fille a un grief envers une autre jeune fille, il arrive régulièrement que celle-ci l’exprime à sa meilleure amie, puis la meilleure amie le dit à une autre, puis à une autre, et ça se termine en version téléroman. Lorsqu’un garçon a un grief contre un autre, ça se règle tout de suite à coups de poings sur la marboullette.  Ensuite, les femmes du milieu de l’éducation interviennent de la même manière avec les garçons qu’elles le font avec les filles. Elles ne se rendent pas compte qu’elles contribuent à rendre nos garçons comme de futures mauviettes qui ne savent pas se tenir debout. Dans le milieu de l’éducation, on oblige les garçons à faire part de leurs émotions en les précisant par des mots. Mais un garçon demeure un garçon. Ses qualités intrinsèques ne sont pas liées au langage ni à l’abstrait. Ses émotions se manifestent de manière différente. La jeune fille s’épanouie comme jeune fille dans le monde des émotions, des perceptions, de l’abstrait, l’expression corporelle et linguistique mais surtout, dans les relations qu’elle entretient avec les autres. Le garçon prend de plus en plus de distance de l’adulte. Le garçon devient de moins en moins dépendant de l’adulte. Il s’épanouie dans la construction de son microcosme social avec d’autres garçons. Il s’épanouie dans la compétition avec les autres. Pour un garçon, entrer en relation doit être intimement lié par un prétexte. Par exemple, le sport. Le garçon apprend à faire ses propres règles de discipline de jeux, afin d’encadrer le jeu. La fille n’agit pas ainsi, c’est propre aux garçons. Ne croyez pas que ça se limite aux enfants. C’est exactement la même chose dans le monde adulte.

 

CONCLUSION

Je m’intéresse depuis longtemps aux distinctions entre les hommes et les femmes, et je crois qu’il est temps de remettre les garçons et les filles à leur juste place. Il faut cesser de chercher l’uniformité entre hommes et femmes. Ils sont différents. Totalement différents. Et il faut respecter ces différences. En ce moment, ce sont les garçons qui payent le prix. Devenant adultes, les hommes ne savent plus qu’elle est leur identité.

 

C’est le sujet d’un livre que je suis en train de rédiger en ce moment.

 

 

Patrick Galarneau

Le pasteur Michel Monette,a choisi le bien-être des itinérants

D’abord, je vous suggère la lecture de l’article ci-bas:

https://www.infochretienne.com/quebec-pasteur-choisit-desobeissance-civile-autorisant-abris-a-dormir-eglise/

Pris de cet article-ci:

http://www.journaldemontreal.com/2017/01/10/une-autre-initiative-qui-fait-sourciller-le-protecteur-des-itinerants

 

Combien de fois ais-je dénoncé le manque de compassion des assemblées? Pas assez souvent, selon moi. Mais pour d’autres, je l’ai trop souvent fait. Pendant que des bureaucrates s’interrogent autour d’une table ronde à se goinfrer de beignes et de café, que nos politiciens ne considèrent pas qu’il fasse si froid que ça à -22 degré celcius, il y a un pasteur de Montréal qui, lui, a décidé de faire fi de tous ces penseurs payer pour penser mais ne rien faire.

 

Les mangeux de beignes eux, n’ont pas froid. Ils doivent même avoir monté le chauffage en entrant dans leur grande salle avec la table ovale en marbre, de peur d’avoir besoin d’une p’tite laine pour se réchauffer. Le sujet? Une table de concertation autour du problème lié à l’itinérance. Alors que l’on ferme des refuges, après que le gouvernement ait coupé dans les subventions, possiblement pour se donner une marge de manœuvre quand ils vont commander un traiteur pour leurs fêtes bien arrosées, ces itinérants se retrouvent à la rue. Et là, on se questionne sur la sécurité, la formation, les diplômes des intervenants dans cette église, leurs connaissances du milieux de l’itinérance, ect… mais au lieu de se questionner, ne serait-il pas préférable de les abriter par temps froid? Non. On se questionne. Les itinérants n’ont pas besoin de pseudo philosophes ou de bureaucrates grassement payés. Ils ont besoin de se réchauffer. Est-ce si compliqué???

 

On coupe dans les résidences pour personnes âgées, elles qui ont bâtit notre société en travaillant à la sueur de leur front, et nous, on leur sert des patates en poudre, un jello vert passé date (faut le faire, hein), un bain par semaine et finalement, on se rend compte que les repas des prisonniers sont loin de celui du légionnaire romain. En effet, on devrait mettre les personnes âgées en prison et les prisonniers en résidences, ce serait plus juste ainsi. Nos itinérants? Qu’ils errent ici et là, bon an mal an, à quoi bon s’en préoccuper… Nos pannes dans le métro, ce ne sont pas des bris mécaniques. Combien se sont précipités devant un wagon, afin de ne plus souffrir? Combien d’itinérants se sentent obligés de commettre un crime, afin d’être logés en prison. Ne leur fallait qu’un prétexte pour obliger un juge à les envoyer être logé et nourri aux frais de l’état.

 

BRAVO

Alors, pourquoi ce pasteur obéirait-il à des bureaucrates merdeux qui s’en contre-fichent de la misère humaine? Combien de fois ais-je mentionné dans mes nombreuses réflexions que, les églises ne doivent pas servir que pour y exercer l’obscurantisme religieux des adeptes 3 ou 4 heures par semaines, enlevant ainsi des terrains pour y ériger des logements sociaux? Bien sûr, l’église, elle, peut exercer sa religion. Mais le pauvre lui, non seulement n’est-il pas pris en charge par ces chrétiens tièdes, mais de plus, il n’a pas de place pour lui. Va jouer ailleurs avec ta misère crasseuse, lui diront ces chrétiens de nom et ces bureaucrates. Société pourrie! Diront encore les pauvres et les itinérants. Le faussé se creuse entre les pauvres et les riches. Nous le savons. La classe moyenne? Elle disparaît, car elle vit au-dessus de ses moyens et se retrouve à demander des paniers de Noël. Mais encore: nos taxes et nos impôts sont si élevés, qu’on se demande si notre employeur n’est pas plutôt le receveur général du Canada et du Québec!!

 

Alors oui, bravo à ce pasteur, bravo à cette église, et dans un tel cas, vaut-il mieux obéir à Dieu ou aux hommes? Lorsque Jésus a dit que c’est lui que l’on reçoit et que l’on prend soins lorsque nous aidons un pauvre, un démuni, en l’occurrence, nos itinérants, ne devrions-nous pas exercer une petite introspection personnelle et collective? Je dis BRAVO à cette action de compassion et de générosité.

 

CONCLUSION

Mais pas de félicitation aux chrétiens tièdes qui aiment leur beau confort de leur assemblée locale et qui, à la vue d’un itinérant, ils n’ont que ceci à lui dire: « Je vais prier pour toi », disent-ils, du bout des lèvres et en se tenant loin, afin de ne pas être imprégnés de leur odeur nauséabonde. Pas de félicitation non plus à non mangeux de beignes, qui préfèrent se gratter l’entre-fesses. Et oui, à force de rester assis sur leur derrière… Et ce n’est plus le temps des réflexions, des tables de concertations, des rencontres avec le ministre de ceci ou de cela. C’est le temps de passer à l’action. C’est ce qu’a fait en toute simplicité le pasteur Michel Monette.

 

Bravo!

 

 

Patrick Galarneau

La foi sans religion. Ou, la foi véritable qui n’a pas de règle

J’ai fais principalement mes études en théologie et ce, dans trois facultés différentes, donc, trois écoles de pensées différentes, pour un grand total de 15 années d’études dans ce domaine. Non, je ne suis pas devenu plus brillant, au contraire. Je crois plutôt que je suis tombé dans une certaine forme d’élitisme propre à l’obscurantisme religieux. Fort heureusement, j’en suis sorti. J’ai aussi fais l’équivalent d’un BACC en histoire, afin de bâtir solidement un roman en sept tomes après mes études en théologie et être sorti du ministère pastoral évangélique. J’ai entre autre étudié l’Islam, l’empire Ottoman et l’histoire des deux guerres mondiales. Bien avant tout cela, j’ai fais deux ans en politique internationale, car je songeais sérieusement à une carrière politique quand j’étais plus jeune, et ce désir m’a toujours suivi depuis. Mais dans la vie, il faut faire des choix correspondants à nos plus grands intérêts. C’est donc l’enseignement biblique qui l’emporte.

 

Ne vous laissez pas impressionner par mon bagage de connaissances. Tout cela ne veut rien dire, croyez-moi! J’étais loin de me douter, après toutes ces études, que j’étais encore aux embryons de la connaissance, la vraie, celle qui est en Dieu, notre Seigneur. En fait, je me suis rendu compte que je ne savais que bien peu de choses. Durant cette période, j’étais hautain, condescendant, élitiste, vantard, prétentieux et vaniteux. Le pire, c’est que je ne m’en rendais pas vraiment compte. Je croyais être simplement parvenu et alors, je devais sauver le monde de sa stupidité crasse, de sa méconnaissance de la personne de Dieu, puis amener tous ces ignorants dans nos belles églises baptistes évangéliques afin qu’ils grossissent nos rangs. Bien entendu, ce n’est pas ainsi que je me parlais à moi-même, puisque j’étais inconscient de ce que je faisais. J’étais de bonne foi, mais cela ne signifie pas que j’étais dans le vrai. Et je dois aussi vous admettre que je n’étais pas un bon élève. Mes notes étaient presque toujours en-deçà de la moyenne. Mon cerveau, et ce n’est pas une blague, fonctionne différemment de la majorité et je ne pouvais pas me conformer aux exigences d’une pensée unique imposée. Encore là, ce n’était pas conscient. Mais bref… je suis plutôt un autodidacte hyperactif qui accumule les informations, puis, les analyse sans gourou derrière pour me dire comment je dois réfléchir ou interpréter. Évidemment, ça m’a toujours procuré des problèmes, mais ce n’était pas par esprit de contrariété.

 

Encore aujourd’hui, je lutte bien souvent contre des idées préconçues de la religion « at large », qui semblent faire consensus dans nos milieux, mais contestées par une petite minorité de libre-penseurs. Nous sommes donc considérés comme des rebelles par l’élite bien-pensante autoproclamée. Je ne m’en formalise pas. Cependant, ce qui me dérange, c’est ce qu’ils véhiculent comme fausses croyances. J’ai donc eu à coeur un projet. Un vif désir que je ne pouvais refouler: La foi sans religion. Vivre par la foi, mais sans le joug écrasant de règles religieuses imposées par des élites qui se sont imposées comme des sommités religieuses, et qui ne peuvent s’empêcher d’être les voix de la majorité, car voyez-vous, il y aura toujours quelqu’un quelque part qui se proposera d’être le chef des autres. Ça, c’est la religion.

 

Dans notre société québécoise, quand on veut une opinion religieuse, on se réfère naturellement à une sommité de la religion catholique. Quand un membre d’une église locale veut vérifier l’interprétation biblique d’une tierce personne, il demande à son pasteur ou un pasteur de notoriété et met en doute l’interprétation biblique de celui ou celle qui semble se distinguer du consensus aveuglément accepté dans son milieux. On se demande pourquoi. Jésus a opéré des miracles et des délivrances le jour du sabbat. Les religieux le lui reprochèrent. Or, Jésus leur a dit que l’homme n’a pas été fait pour le sabbat, mais le sabbat pour l’homme. Doit-on obéir à des règles religieuses? Jésus n’y obéissait pas. Il n’a pas non plus passé par des écoles de théologie pour recevoir l’approbation du collège des anciens ni du Sanhédrin. Son enseignement se distingua de manière frappante de ce que les religieux contemporains de Jésus véhiculèrent de façon consensuelle. Jésus a lutté contre les fausses croyances véhiculées en Israël par ces religieux parvenus. Résultat: Jésus a été mis à mort.

 

En conclusion

Obéir à Dieu est l’anti-thèse de la foi. La religion est opposée à la foi, car l’une est fomentée par les hommes, l’autre est un don de Dieu.La religion prescrit, proscrit et restreint. La foi, elle, rend libre, brise les chaînes et reconstruit notre intelligence salie par toutes ces règles castratrices. La foi nous libère du désir de pécher, alors que la religion nous impose des limites à ne pas franchir. La foi nous justifie, la religion nous condamne. La foi ne nous empêche pas de pécher librement, elle nous libère de ce désir. La religion ne peut opérer un changement de coeur, alors, elle impose des règles restrictives pour que, en apparence, nous soyons trouvés sans tache.

 

 

Patrick Galarneau

Nos enfants, ces huitièmes merveilles du monde

Un jour, alors que mon fils devait avoir autour de quatre années de vie, j’étais assis sur le divan du salon à regarder la télévision nonchalamment, et ce dernier vint me voir pour me présenter, non pas sans fierté, son tout récent dessin qu’il a fait. J’ai regardé le dessin, et à mon grand désespoir, ses traits de crayons de couleurs dépassaient l’objet à dessiner sur sa feuille. En bon père que je suis, je le lui ai fait remarquer et, dans toute ma délicatesse masculine, je lui ai dit de recommencer. Mon garçon, loin d’être déçu ou abattu, se mit à courir vers sa chambre pour recommencer le même dessin, mais sur une feuille vierge, immaculée de ses taches de crayons comme les taches de sauce à spaghettis qu’il laissait allègrement dégouliner sur son chandail et autour de sa bouche, probablement afin qu’on en contemple ses belles couleurs orangées.

 

Fort heureusement pour moi, aucune femme ne traînait dans les parages de mon salon à ce moment-là, car j’aurais reçu à coup sûr, un cours accéléré remplis de reproches sur l’éducation des enfants en bas âge. Je ne suis pas un mauvais père, m’aurait-elle dit, mais elle, assurément une meilleure mère que moi je suis père. Après tout, ce sont les femmes qui portent nos enfants. Ce sont elles qui les allaitent et en prennent soin en début de vie. Avant de considérer le machisme rétrograde de mes propos, ceux et celles qui veulent contester le fait que ce sont les femmes qui prennent soin davantage des enfants en bas âge que les hommes, n’ont qu’à regarder qui demeurent à la maison; qui travaillent en garderie ou service de garde et encore, dans l’enseignement primaire. Vous constaterez que le travail en enfance a été envahi par les femmes. On se plaint même qu’il y a peu d’hommes, ou que les hommes finissent par fuir ces milieux.

 

Toutefois, on ne peut éduquer un garçon comme on éduque une fille. Encore un propos rempli de machisme, je sais, mais je m’en porte très bien. Ainsi, je fais donc une distinction entre mon garçon et ma fille? Et bien non: c’est la nature qui en fait une. Je n’ai pas choisi d’avoir un garçon, ni même ma fille. Je les ai pris comme ils sont venus, et je les ai aimé inconditionnellement et indépendamment de leur genre respectif. Là où je ne suis pas d’accord avec les femmes, c’est cette stérilisation contre les « bobos » émotionnels que l’on pourrait infliger à ces huitièmes merveilles du monde dont il faut les préserver de toutes égratignures à leur estime de soi. Et c’est là le problème: voir ses propres enfants comme étant le summum du genre humain.

 

Nos enfants grandissent dans cette bulle de protection « anti-critique constructive » à leur égard, car les femmes prennent trop de place, et les hommes, pas assez. Les femmes comblent-elles la place inoccupé par un mari absent? Ou encore, par un mari qui porte ses culottes aux genoux? En effet, combien de fois entendons-nous des femmes se plaignant, et souvent plus à raison qu’à tort, que leurs maris ne portent pas leurs culottes quand vient le temps de prendre des décisions et des mesures disciplinaires? Il y a le fait que les femmes ne peuvent s’empêcher d’être « contrôlantes » et de vouloir tout prendre en charge, ne laissant que peu d’espace aux hommes. Il y a un aspect positif à ce problème féminin: elles peuvent faire plusieurs choses à la fois et donc, mieux adaptées pour prendre soin des enfants au début de leurs vies. Ce n’est pas sans raison que ce sont elles qui les portent. Ça ne dispense pas pour autant les hommes de leurs responsabilités, surtout en ce qui concerne leurs garçons.

 

Oui, j’aurais dit la même chose à ma fille si c’était elle qui dépassait les lignes du dessin. Elle n’a pas pris de chance: elle s’est assurée d’avoir un talent exceptionnel en dessin. Je n’ai donc pas eu de raison de lui faire la même remarque qu’à mon fils. Il est vrai cependant que je suis bien plus physique avec mon garçon que ma fille. Lorsque je joue avec mon gars, c’est souvent physique. Ma fille, c’est en discutant et en câlins. Mon garçon n’est pas le plus habile en dessin. Sa soeur, par contre, a un talent exceptionnel. Mon garçon n’est pas le meilleur joueur de hockey et il le sait. Toutefois, sa place est clairement gardien de buts de hockey. Il a un talent naturel reconnu par tous, à mon grand désarroi. Voyez-vous, j’aurais voulu que mon garçon soit un attaquant, un marqueur de buts. Il a la vitesse, la hargne, l’intensité et possède déjà tout un corps d’athlète, malgré ses huit ans.

 

Mais il n’est pas la huitième merveille du monde. Je ne lui fait pas croire qu’il est ce qu’il n’est pas. Je ne lui ai pas fait croire que son dessin est beau alors qu’il n’est pas si beau que ça. En fait, c’est laid. J’aimerais qu’il soit comme son père au hockey, un joueur de finesse ayant le sens et le flair au hockey. Et bien lui, son talent n’est pas de marquer des buts, c’est de les arrêter. Mon fils rêve de faire la LNH un jour comme gardien de buts. Je ne lui fait pas croire qu’il sera un jour dans la LNH. Je veux d’abord qu’il s’amuse, car c’est ainsi qu’il apprendra le mieux à développer ses habiletés comme gardien de buts. Il veut être humoriste aussi. C’est vrai, il est très drôle et doté d’un deuxième degré, ma foi, hors du commun, mais il n’est pas toujours drôle, et on lui dit. Nous avons développé chez moi, le sens de la transparence dans notre droit très ouvert à s’exprimer. Il n’y a pas de cachette et de non-dit.

 

Conclusion

Vous voulez sans doute savoir si mon garçon a réussit son deuxième dessin? Et bien oui. Lorsque je lui ai recommandé d’en faire un deuxième, exempt de ces taches de traits de crayons qui dépassent, il est revenu avec le même sourire que la première fois. Son dessin était parfait. Doit-on chercher la perfection? Non. Mais en lui disant que son dessin est beau à chaque fois qu’il m’en présente un, c’est une manière de me désintéresser de lui et de ce qu’il est en mesure d’accomplir. C’est détruire son estime de soi sur une longue période, bien que ce ne soit pas l’intention au départ. Que feront nos enfants sur le marché du travail, alors qu’ils devront assumer certaines critiques, dont la plupart, constructives? Nous en ferons des mauviettes, à force de leur dire seulement des belles choses agréables à entendre. Ils vont développer des carences sociales et professionnelles, car trop susceptibles devant la critique. Ils feront soudainement face à une désillusion qu’ils n’avaient jamais envisagés auparavant.

 

Pour terminer, une enseignante m’a dit ceci: « Les femmes mettent les enfants au monde et les élèvent, mais ce sont les hommes qui en font des adultes ». Les hommes n’ont pas à demander la permission à leurs femmes dans l’éducation des enfants. Ils doivent s’imposer pour s’impliquer.