Missionnaire pour Jésus, tué.

Un jeune missionnaire américain de 27 ans a été tué.

Le jeune Américain mort sous les flèches de la tribu d’une île indienne interdite d’accès souhaitait introduire le christianisme dans cette communauté coupée du monde moderne, selon ses derniers écrits révélés jeudi par des médias.

Source:

https://www.msn.com/fr-ca/actualites/monde/il-voulait-%C2%ABapporter-j%C3%A9sus%C2%BB-%C3%A0-la-tribu/ar-BBPZflt?ocid=ientp

John Chau a péri en tentant d'entrer en contact avec une tribu coupée du monde.

 

ÉVANGÉLISATION QUESTIONNABLE

Bien que la mort de ce jeune homme soit regrettable, il y a lieu de se questionner sur la pertinence de l’évangélisation. Une mauvaise interprétation implique ensuite une mauvaise application. Il s’agit d’une cause à effet.

Pas question ici de questionner les motifs et la bonne disposition de cœur du jeune homme. Je suis convaincu que les motifs étaient honorables. Cependant, lorsque des chrétiens affirment que Dieu suscite en leur cœur un désir de se rendre dans des contrées du monde afin de les évangéliser, je me dis que cela relève davantage d’un désir personnel dont Dieu est le prétexte par procuration.

 

La majorité des chrétiens justifient plusieurs de leurs réflexions et de leurs actions par un prétendu appel de Dieu qu’on ne peut prouver. Qui nous prouve que Dieu a parlé à ces personnes? Lorsque les résultats semblent positifs, les chrétiens disent que c’est Dieu qui a béni. Mais encore là, n’est-ce pas l’action humaine qui doit être mise en relief, dans ce que l’on tente de justifier par la main opérante de Dieu? Et lorsque les résultats sont négatifs, ont dit quoi alors? La mort par meurtre est-elle l’oeuvre de Dieu? Bien sûr, les chrétiens diront que c’est le Diable qui veut contrecarrer les plans de Dieu.

Ce qui est assez consternant, c’est cette capacité des chrétiens évangéliques d’avoir la tête dans les nuages et nous remplir de sornettes tout droit sorti du Patois de Canaan, un langage qui a pour but de remplir le vide de réponse claire, concise et précise. La logique perd sa place de choix dans le raisonnement évangélique, car la sagesse du monde est folie pour Dieu, disent-ils, fièrement… mais naïvement. Or, le défunt roi Salomon disait qu’un homme intelligent réfléchie et calcule longuement d’abord avant d’entamer un projet. C’est logique et dénué d’angélisme. Pourtant, c’est dans la même Bible que lisent les chrétiens évangéliques.

 

Pourquoi ce jeune homme s’est-il rendu dans un endroit dangereux, le sachant préalablement? N’y a-t-il pas en effet une sorte de roman à l’eau-de-rose qui enrobe le christianisme évangélique? Comme si le danger serait subitement écarté par la main puissante de Dieu et que la tribu serait soudainement transformée? Est-ce de la naïveté ou une belle candeur d’un jeune homme encore dans l’utopie caractérisant une jeunesse en manque d’idéaux?

 

LA NATURE FAUSSÉE DE L’ÉVANGÉLISME

Le catholicisme a été, jadis, prosélyte. Les protestants sont plutôt rigides et cristallisés dans l’histoire de la réforme. Le mouvement évangélique est né du protestantisme et s’en est détaché pour devenir un mouvement dynamisé par le prosélytisme des jeunes évangéliques, en particulier.

Mais évangéliser pourquoi? Dans le N-T, nous constatons en effet que les apôtres et disciples évangélisaient partout où ils passèrent. Mais quelle est dont la vocation réelle de l’évangélisation? La très grande majorité croit qu’il s’agit de faire entrer dans le royaume, tous ceux et celles que Dieu a prédestiné. D’autres croient qu’il s’agit de témoigner pour que les gens du monde fasse un choix éclairé entre la repentance ou la condamnation jusqu’à ce que Jésus revienne chercher les siens. Et pour que Jésus revienne, il faut que l’entièreté des élus soient entrés dans le christianisme évangélique. Après quoi viendra la fin. C’est du moins l’interprétation de la mouvance évangélique, puisque ce mouvement est issus du dispensationnalisme. Ainsi, nous serions dans le temps de la grâce, une grâce qui, selon les apôtres de la dispensation, serait sur le point de se terminer. La patience de Dieu s’effriterait contre le monde actuellement et c’est ce qui explique pourquoi les chrétiens évangéliques se préoccupent à ce point des catastrophes dans le monde, et simultanément, les évangéliques doivent avertir le monde sur la colère de Dieu, qu’il faut se repentir et croire en Jésus, afin d’éviter sa colère.

 

Le jeune homme qui a quitté l’Amérique pour une île perdue en bordure de l’Inde est décédé sous les flèches de la tribu indigène car on lui a enseigné ces sornettes évangéliques, tout droit sorti d’un conte pour enfants moyenâgeux. Cette croyance a des origines dans l’ignorance et la superstition des peuples européens du Moyen-Âge, un phénomène eurocentriste uniquement.

 

CE QU’EST L’ÉVANGÉLISATION EN RÉALITÉ

Les écrits des auteurs du N-T ne dépasse pas les années 70′. Du moins, les événements relatés par les auteurs ne dépassent pas l’an 70′. Les événements relatés sont au plus tardif en l’an 68′. Le Temple de Jérusalem était encore debout, bien que menacé de destruction Par Rome depuis les débuts de l’occupation romaine en Judée au 1er siècle avant J-C.

Lorsque Jésus a accompli la loi et les prophéties à son sujet, qu’il est mort et ressuscité et qu’eut lieu la pentecôte, les apôtres et disciples ont eu l’autorisation de quitter Jérusalem et la Judée afin d’annoncer la bonne nouvelle à tous les juifs hors-Judée et ce, afin qu’eux aussi entendent et constatent que les écritures furent accomplis. C’était ça l’évangélisation! Atteindre les juifs de toutes les contrées de la Terre connue, avant que ne vienne le jugement final sur Israël. Et ce jugement venait très bientôt. Même Jésus a dit que tous ne seront pas morts lors de son glorieux retour. Et en effet, son retour a bien eu lieu et il a jugé Israël par la main des romains. Mais avant cela, tous les juifs de par le monde connu devaient avoir reçu l’avertissement que le jugement final allait survenir très bientôt, mais surtout, que le Christ est bel et bien apparu en leur temps, ce qui mettait fin ainsi à la notion de prophétie, puisque tout est maintenant accompli.

 

La chute de Jérusalem et de son Temple est l’accomplissement de Da.9 à 12. Avec la destruction du second Temple, Dieu trace la fin de la prophétie, de l’Église, de la notion pastorale et de l’évangélisation, puisque Dieu a rendu son jugement final sur Israël, à qui fut promis le Christ.

 

CONCLUSION

Mais dans la fausseté de croyance dispensationnaliste, ces temps ne se sont pas produits. Ou pour les plus illuminés, ces temps sont arrivés, mais doivent se produire à nouveau, comme si on pouvait recoller la tête de Marie-Antoinette et la lui couper à nouveau. Comment cela se fait-il que l’auteur de l’épître aux hébreux, lui, semble démontrer que Jésus, lui, est moins généreux en refusant de se sacrifier une seconde fois pour s’assurer que tous entreront dans le royaume (Hé.10.25-39)? Pourquoi Jésus n’a t-il pas répéter l’histoire? Pourquoi les prophéties ne se sont jamais reproduites une seconde fois, mais que pour le jugement sur Israël, cela doit se faire une seconde fois?

La raison est simple: la vie chrétienne chez les évangéliques manque d’espoir. Sans prophétie à venir, pourquoi aller à l’église? Pourquoi espérer?

Or, un jeune homme est mort pour une fausse croyance, car lui aussi espérait en quelque chose que les évangéliques se font croire à eux-mêmes, afin de maintenir la flamme et la fibre religieuse, empreinte d’une foi à la fois édulcorée, et mal encadrée par la faute de ces fausses croyances. La vérité aurait libéré ce jeune homme des fantasmes d’un angélisme utopique frisant le délire religieux.

 

Paix à son âme, nous nous verrons une première fois et éternellement dans le royaume, mais dommage d’être mort pour une mauvaise cause…

 

 

 

Patrick Galarneau

Publicités

Brasser de la merde. Mais pourquoi donc?

J’ai connu beaucoup de gens dans le monde évangélique. À tel point que mes enfants en étaient agacés. Agacés car pas moyen d’avoir la sainte paix lorsque je visitais une église en leur compagnie. En effet, lorsque je passais dans une église, des gens venaient vers moi. Des gens que je ne connaissais même pas la plupart du temps. Et pourtant, je suis le type d’individu qui aimerait avoir un don bien particulier : pouvoir être invisible. J’ai toujours rêvé d’avoir ce pouvoir. Je suis très sérieux. Mais je sais aussi que ça n’arrivera jamais.

Si je vais dans une église de l’Association d’églises baptiste du Québec (AEBEQ), vous pouvez être certains qu’ils me connaissent et qu’il n’y a pas moyen que je passe incognito. Ils me connaissent si bien qu’ils ont toutes les raisons inimaginables pour se lever la nuit afin de me haïr. Même chose à « La Bible Parle », où des inconnus sont venus à ma rencontre pour me signifier leur mépris, mais aussi, pour me dire, parfois avec un ton menaçant:

  • « Toi, tu m’as fais chier sérieusement avec tes propos. Mais après réflexion, je trouvais que tu avais raison ».

 

Au MCI d’Alberto Carbone, il est plus facile de passer incognito, mais je ne suis pas le meilleur ami de monsieur Alberto « ShowMan et donnez-moi de l’argent » Carbone. Les Wilkie m’ont fui comme le choléra lorsqu’ils ont pris connaissance de mes activités de « chasseur d’arnaqueurs » (c’est du moins ce que l’on croit à mon sujet). Ces Wilkie qui vendent des produits dans leur église et vendent des bénédictions à 777$, qu’ils appellent « la bénédiction d’Abraham », avec leurs 32 dents bien affichés, on croirait que ce couple s’est fait faire une chirurgie plastique dans la figure pour conserver leur sourire en permanence. Il y a aussi les églises Nouvelle Vie, où je ne peux passer inaperçu, avec leurs gorilles qui m’attendaient par dizaine à la porte d’entrée. Et lorsque Shora Kuetu est venu vendre ses miracles et guérisons à Montréal, des gorilles ont été spécialement attitrés pour m’intercepter à la porte, afin que je ne puisse enquêter sur les supercheries qui s’opéraient à l’intérieur des murs de cet hôtel en 2015 et dont j’oublie le nom.

Étrangement (oui c’est étrange, car je ne suis qu’un quidam dans cet océan du christianisme), j’ai attiré l’attention de plusieurs personnalités du monde évangélique. Des pasteurs, des évangélistes bien connus, des docteurs en théologie qui me disaient « Hey, c’est loin d’être fou ce que tu proposes comme interprétation, je vais y réfléchir ». Il y a aussi une multitude de prophètes qui sont venus à ma rencontre (sur le net). Que ce soit sur facebook ou sur youtube, plusieurs d’entre eux ont envoyé leurs incantations maléfiques à mon endroit tout en faisant le bacon par terre (un taré délirant religieux ne peut faire autrement). Certains ont rédigé des articles ou faits des vidéos pour me traiter de tous les noms. Je pense à des gens comme Sébastien Payet, Kevin Gall, Mark Stoll ou des fanatiques de Shora Kuetu de Claude Ignerski, Henti Viaud-Murat, Dr. Pierre Gilbert, Mario Massicotte, ou de Claude Houde.

Sans compter la messagerie privée, les courriels et pourriels, soit pour me questionner sur tel sujet, besoin de relation d’aide ou pour m’invectiver. Surtout pour m’invectiver. J’ai dû brandir la menace de poursuite judiciaire contre plusieurs individus, car le harcèlement, l’intimidation et la diffamation étaient récurrents. On ne veut jamais se rendre jusque là, et je n’avais pas l’intention que ça aille plus loin, et fort heureusement, je n’ai pas eu à aller plus loin. Mais aussi, certains me contactaient pour me transmettre des informations privilégiées ( concernant Claude Ignerski de Belgique et du Bénin, Shora Kuetu de France et du Congo, entre autre) ou des documents confidentiels (affaire Claude Guillot du Québec et de l’AEBEQ du Québec, entre autre).

Au Québec, plusieurs ne me connaissent pas, mais plusieurs me connaissent aussi. Et ceux et celles qui me connaissent, et bien, ils me haïssent. J’ai travaillé sur des enquêtes (dont une criminelle) dont les lecteurs ici savent de quoi il s’agit. Mais aussi, on m’a souvent sollicité pour traiter d’affaires louches concernant des évangéliques ou dissidents évangéliques qui se sont pris pour la quatrième personne de la trinité un peu partout dans le monde. Mais aussi, des personnes qui m’ont fait cadeau de leurs bouquins. Je pense entre autre à Alain Rodrigue (Québec), ou Samuel Foucart (France), ou encore, De Morgan Priest (France; récipiendaire cinéaste à Cannes en 2009) qui m’a fait parvenir un T-shirt… et j’en oublie. Autant à Montréal qu’ailleurs, on m’a invité à enseigner, prêcher ou apporter une aide parmi leurs fidèles évangéliques. Depuis 2008, j’ai refusé toutes demandes, sans exception.

 

Dernièrement, je me suis dissocié d’un pasteur de Montréal, qui désirait que je prêche occasionnellement les dimanche matin (du moins, selon ce qu’il m’avait fait savoir) et avec qui nous montions un projet d’enseignements. Personnellement, j’aime les gens discrets, effacés et qui ne prennent pas le crédit de ce qu’ils font. Puisque le monsieur en question s’est arrangé pour se faire inviter en tournée dans des églises pour aller enseigner ce que nous préparions, je me suis aussitôt dissocié de lui. Je n’aime pas l’opportunisme et j’ai effacé tout ce que nous avions préparé ensemble. J’ai tiré un trait de manière aussi prompte que rapide. Ce qui est dommage, c’est que j’ai fais la promotion de son oeuvre via Infochrétienne (avant de le connaître). Ma réputation précédait l’article à leur sujet (l’église en question et ses dirigeants), et espéraient que je rédige un bon papier. Ce qui fut le cas, à leur grand étonnement. Je soutiens toujours que l’oeuvre est bonne, mais je n’aime pas l’opportunisme qui se dégageait du pasteur principal.

 

Parlant d’Infochrétienne, j’ai été approché par son directeur et fondateur, afin de devenir rédacteur pour ce média. J’ai longuement réfléchis. Plusieurs mois de réflexion. C’était quelque part en 2016 je crois. On avait relayé un de mes articles et une vidéo sur leur site quelques mois avant. J’ai finalement décliné l’offre, bien que le médias se targue d’être non-partisan pour une quelconque dénomination. Je voulais demeurer l’électron libre qui a débuté son projet il y a près de 5 ans maintenant. Si j’ai à travaillé pour un médias, celui-ci devra être non-confessionnel et totalement détaché d’une quelconque adhésion, de près ou de loin, à une religion ou expression de foi. Si d’un côté je suis limité dans l’audience, de l’autre côté ma limite se situerait sur l’opinion et les faits à rapporter. Je ne pouvais pas me permettre une plus grande audience au détriment de ma liberté de dire ce que je dois dire.

 

BRAVO CHAMPION, TU TE VANTES DE TES EXPLOITS

Évidemment, le monde francophone en est un d’autoflagellation et d’hypocrites jouant les victimes pour mieux s’intégrer à un groupe social. L’autodérision passe tellement mieux. Ça va vous rendre sympathique. Mieux vaut afficher sa pauvreté que sa richesse. On ne parle pas de ses avoirs au Québec ni en France ni ailleurs dans la francophonie. Héritage catholique.

Alors, comment puis-je oser étaler mes prétendus exploits (qui n’en sont pas du tout) et mon « name dropping » publiquement? C’est de la vantardise, de la vanité, un besoin d’attention. En réalité, je me moque de ce que c’est, et je me moque de ce que la majorité pense ou croit. On sait très bien que le QI collectif n’est pas très élevé en matière de discernement, mais très élevé dans la matière de « jugement des autres »

Ce n’est pas mon problème si cet « étalement » rend mal à l’aise les francophones ou n’importe quel individu. Mais la raison de cet étalement est au paragraphe suivant 😉

 

POURQUOI BRASSER DE LA MERDE? BESOIN D’ATTENTION? VENGEANCE?

Ce n’est pas de ma faute si TVA nouvelles a échappé la nouvelle sur un individu accusé de sévices physiques à l’endroit d’élèves d’une école biblique de Victoriaville. Il m’a fallu 5 petites minutes pour découvrir l’accusé et hop, les journalistes me contactent pour savoir comment je l’ai découvert.

Ce n’est pas de ma faute si les victimes de Claude Guillot m’ont contacté suite à mes articles. Ok, c’est de ma faute si j’écris, car mon bras n’a pas reçu une révélation divine pour le faire. Mais je n’ai pas cherché les victimes. Il m’a fait plaisir de travailler avec certaines d’entre elles cependant.

Je ne connaissais pas Claude Ignerski. Ce n’est pas moi qui s’est mis à fouiller le net pour faire la « chasse aux hurluberlus délirant religieux ». C’est un contact bien connu en France qui m’a interpellé à plusieurs reprises et comme par hasard, j’avais un bon lien avec la maison d’éditions où Claude Ignerski fut publié. Le lendemain suivant la conversation que j’ai eu avec le directeur de la maison d’éditions, les bouquins d’Ignerski ont été retiré de la maison d’éditions.

Et parlant de ce contact bien connu des français: ce n’est pas de ma faute s’il a vu de mes vidéos sur youtube et qu’il a voulu entrer en contact avec moi. Bien qu’il était connu pour ses apparitions au cinéma français, je ne le connaissais pas et je ne l’ai pas cherché.

Ce n’est pas de ma faute si on m’a transmis des informations sur Shora Kuetu ou Kacou Philippe. Je n’ai jamais cherché ces illuminés, mais oui, j’y ai travaillé suite à ces « magnifiques » trouvailles. C’est un pasteur du médias francophone évangélique le plus lu dans le monde qui m’a contacté, et probablement parce que je publiais régulièrement des commentaires sur ce médias.

Ce n’est pas de ma faute si un certain Patrick machin-chose, poursuivit en justice par d’ex-adeptes de son église à Montréal, se trouvait à être le beau-frère d’une connaissance à moi et sur qui j’ai écrit par rapport à la manipulation de ce prophète autoproclamé.

Je ne sais même pas comment je me suis retrouvé avec 5 000 contacts et plus de 2 500 suiveux facebook. Vraiment, je n’en sais rien. Strictement rien. Mais je ne les ai pas cherché. J’en ai éliminé au moins 1 500 parmi ces quelques 7 500.

Je ne contacte jamais les journalistes. Ce sont eux qui me trouvent. Et plus d’une fois. En fait, je ne sais plus combien de fois cela s’est produit. Souvent en tous les cas.

 

Enfin bref, je fais ma petite affaire de mon côté et je travaille seul. Si on me contacte, c’est probablement parce que j’ai la réputation de brasser de la merde. Mais pourquoi brasser de la merde? Parce que j’aime la vérité. Tout simplement. Quand vous dites la vérité, vous dérangez. Mais quand vous dites la vérité, vous attirez les regards, car la vérité est logique, implacable et ne laisse aucune place aux tergiversations ou extrapolations les plus farfelues. J’enseigne sur le net (ok, pas depuis quelques mois, avec la naissance du bébé, mais depuis 2014 jusqu’au printemps dernier).

Mes enseignements plaisent à certains et en font suer plus d’un dans le monde évangélique. J’ai visité beaucoup d’églises et plus d’une fois chacune. J’ai écris au sujet de mes visites… et pas toujours positivement. Un pasteur très connu au Québec et dans la francophonie s’est même permis de mettre en garde ses adeptes contre moi. Je ne le savais pas, c’est ma sœur qui, comme par hasard, allait dans l’église de ce pasteur qui m’a mise au courant. Je suis donc allé rencontrer ce pasteur personnellement. Non, ce ne fut pas une confrontation de Titans, ni une guerre épique digne des duels du Moyen-Âge. Ce fut même cordial.

Des pasteurs au Québec ont avertis leurs adeptes de ne pas me suivre sur les réseaux sociaux, que j’enseignais le mensonge et tout le tralala que peuvent vomir les manipulateurs religieux évangéliques. Bien entendu, quand on ne lèche pas le derrière des sbires bien-pensants de cette mouvance, vous êtes le démon. Et quand les médias commencent à s’intéresser à eux, ils disent à leurs adeptes que le Diable a débuté sa persécution contre l’Église de Dieu. Franchement.

Et non, je n’aime pas que l’attention soit dirigée vers moi. D’ailleurs, je la fuis régulièrement. Je ne répond même plus à mes courriels, messageries privées ou les commentaires sur youtube et peu de fois sur facebook. Je suis peut-être un solitaire qui aime l’anonymat, sans pour autant être misanthrope J’aime le genre humain, mais je méprise profondément la supercherie, la manipulation et ce désir qu’éprouvent plusieurs hurluberlus de vouloir être reconnus, et toujours être reconnus mieux que les autres, plus élevés que les autres, d’être populaires… Je méprise cela du fond du coeur.

 

Ces Claude Houde, Claude Ignerski, Shora Kuetu, Sébastien Payet, Kevin Gall, Pierre Gilbert, Mario Massicotte, Kacou Philippe et tous les imbéciles autoproclamés qui manipulent les gens, ces nombreux pasteurs en recherche de pouvoir avec la peur au ventre du vrai monde « pas manipulable » et qui ont peur de travailler pour vrai, dans le vrai monde… Oui, tous ces zigotos qui font de la religion un marché lucratif sur le dos des naïfs, me pue au nez.

 

Mais la principale raison de ce brassage de merde, c’est que je connais les rouages de la manipulation évangélique. Bien que je sois un très petit joueur sur la scène, je sais que ma contribution a permis à plusieurs personnes de ce défaire de l’esprit sectaire. J’ai débuté en 2005, sur le forum du TopC. À l’époque, une certaine Claire Poujol, psychothérapeute, était sur ce forum et nous échangions très souvent sur les shem de pensées des manipulateurs et des victimes dans le monde évangélique.

Les manipulateurs ne se présentent pas avec un air bête. Ils ne vous disent pas qu’ils sont manipulateurs. Ils sont même extrêmement sympathiques et ce sont les derniers que vous soupçonnez d’être un manipulateur, fourbe et menteur. Ils emprisonnent votre jugement et votre discernement par une attache émotionnelle et complice. Autrement dit, si vous avez du plaisir en leur compagnie, que vous riez ensemble, faites certaines activités ludiques, que le gars semble gentil, courtois, souriant… comment votre jugement peut-il croire que ce gars-là puisse vous manipuler et vous mentir?

À contrario, celui ou celle qui dénonce la fourberie du manipulateur, lui, il n’est pas sympathique et vous n’êtes pas attaché émotionnellement à lui. Puisqu’il a un rôle ingrat, le dénonciateur n’est pas cru par la masse naïve… sauf lorsqu’un des adeptes se rend compte qu’il a été floué. Malheureusement pour le manipulateur, il n’a pas commis « le crime parfait », il a laissé des indices de sa fourberie. C’est là que s’opère le brassage de merde. Dénoncer le super sympathique prophète ou pasteur, c’est blesser en plein coeur les manipulés dont le jugement n’est plus du tout objectif, à cause de l’attache émotionnelle qu’a provoqué le manipulateur pour s’assurer de passer sous le radar des soupçons à son endroit.

Vous devenez alors le mal incarné. Personne ne vous croit. Personne ne veut vous croire, malgré la petite voix intérieure que le manipulé veut étouffer, car émotionnellement, il est attaché au manipulateur dont il ignore (ou veut ignorer) le jeu de la manipulation de ce dernier.

 

CONCLUSION

Le brassage de merde est donc le résultat d’une découverte stupéfiante d’une personne suffisamment objective, mais dont la résistance se trouve sur son chemin par les manipulés. Et rarement ce sont les manipulateurs qui vont combattre au front. Ils laissent leurs adeptes le faire à leur place, afin d’esquiver les coups d’épée de la vérité du dénonciateur. Les manipulateur vont au front seulement dans une campagne de séduction, pas de confrontation.

 

Soyez donc vigilants et avertis.

 

 

 

Patrick Galarneau

Les chrétiens sont malheureux (4e et dernière partie)

Les règles internes définissent le cadre de comportements attendus au sein d’une famille, d’une entreprise… et d’une église.

Si l’église catholique a décidé d’imposer le célibat à ses prêtres, l’église évangélique n’est pas en reste. Il y a une multitude de règles internes plus ou moins claires au sein de ce mouvement. D’abord, vérifiez le crédo de votre église et/ou associations d’églises avant d’y mettre les pieds de manière permanente. Le crédo a pour objectif de définir le système de croyances dont s’est dotée l’église et/ou association d’églises à laquelle vous pensez appartenir. Il défini aussi le comportement attendu de ceux et celles qui sont sollicités ou expriment volontairement le désir d’en être membre à part entière. Les autres sont considérés comme des adhérents, mais pas comme membres. Lorsque vous embrasser le crédo, vous avez droit au baptême et à la sainte cène. C’est absurde, mais c’est ainsi que fonctionnent l’ensemble du christianisme élargit, qu’importe la dénomination chrétienne.

Notes: Simplement pour faire bref, le crédo diffère d’une dénomination à une autre, mais elles ont sensiblement les mêmes croyances.

 

Sans vous en rendre compte, plus vous vous incrustez dans l’église (ou la religion), plus on vous enferme dans un système de pensée, de croyances et comportemental qui ont pour effet de supprimer (ou plutôt : ranger dans un tiroir de votre subconscient), au fur et à mesure, tout ce que vous avez appris et reçu depuis votre enfance. Votre système de valeurs qui a forgé votre personnalité, sera remplacé par un système de valeurs hermétique, en accord avec le crédo de l’église ou de la dénomination. Les ex-témoins de Jéhovah ont eu beaucoup de mal à retrouver une vie normale après avoir quitté leur mouvement. C’est le cas pour toutes personnes qui quittent sa dénomination.

 

Plus vous progresser dans votre mouvement religieux, plus la pression coercitive se fait sentir. Cette pression peut être notoire comme elle peut être subtile. Mais la pression est bien présente. Elle a pour objectif de vous inciter à vous conformer au groupe social auquel vous voulez appartenir. Ainsi, l’étau se resserre autour de vous, mais de manière psychologique, émotionnel et social. Votre famille biologique, si elle ne fait pas partie du mouvement, deviendra votre seconde famille au lieu de demeurer la première, cette famille qui ne vous comprend plus. En effet, vous commencer à comprendre, dans une perspective négative de votre part (mais que vous percevez comme si Dieu vous avait spécialement choisi), que votre famille ne comprend rien, ni à votre démarche spirituelle ni au changement qui s’opère en vous (vous avez la fausse impression que Dieu vous transforme et, selon vous, Dieu est en train de vous éloigner de votre famille car elle représente un danger potentiel). La famille spirituelle devient donc votre vraie famille. Choisir votre famille biologique comme repère sécurisant pour votre vie, c’est l’équivalent de trahir Dieu, l’église et votre famille spirituelle.

Vous croyez que je rigole? Pas du tout. C’est exactement ce qui se produit dans toutes les religions, toutes les sectes et toutes les églises chrétiennes. C’est le début d’une vie malheureuse, mais la personne qui s’embarque dans son mouvement, elle, n’y voit que du feu. Elle est persuadée d’être remplie de bonheur, car Jésus l’a spécialement choisit et la distingue du reste du monde.

 

COMMENT SE MANIFESTE CES CHANGEMENTS

Certains chrétiens ne fêtent plus Noël, car c’est « païen », comme ils se plaisent à dirent. Or, j’aimerais rappeler que le terme « païen » signifie « tout ce qui est hors-juif ». Mais pour ces chrétiens, ce terme renferme une connotation négative à l’endroit de tous ceux et celles qui ne sont pas dans leur mouvement religieux.

D’autres refusent catégoriquement que leurs enfants passent l’Halloween. On suggère aux adeptes, afin de ne pas stigmatiser les enfants de l’église au sein de leurs écoles respectives, d’acheter des friandises d’Halloween pour les donner à leurs enfants, comme s’ils l’avaient passer. Pas de déguisement, pas de satanisme dans la famille chrétienne, comme le croient plusieurs évangéliques.

Les enfants reçoivent une éducation chrétienne à sauce évangélique dans ce qu’on appelle « l’école du dimanche », une sorte d’école à l’intérieur de toutes les églises évangéliques. Les parents sont invités à lire la Bible avec leurs enfants et leur enseigner les histoires à la manière évangélique.

 

Mais ça va beaucoup plus loin:

  • Ne pas fumer la cigarette: c’est un péché et comme le corps du chrétien est le « Temple du Saint-Esprit », il ne doit pas le souiller.
  • l’alcool pour certains pasteurs devrait être proscrit. Un vieux pasteur que j’ai connu était outré, lors d’un mariage, que les chrétiens invités buvaient de l’alcool. Dans ses sermons, il lui arrivait de faire dire à la Bible que Dieu réprimandait la consommation d’alcool. Mais ce que nous avons appris avec le temps, c’est que le père de ce vieux pasteur était un alcoolique et devenait violent. Voyez-vous le danger de ces pasteurs-rois dans une église? À cause de son vécu, il a transformé le message biblique en règles et en lois pour contraindre ses adeptes de ne jamais consommer d’alcool. Ceci engendre des adeptes remplis de scrupules sur tout et sur rien.
  • Les gens ne doivent pas aller en boîte de nuit (club). Satan y règne pour semer des tentations sexuelles.
  • Pour certains plus radicaux (et ils sont nombreux), les chrétiens ne devraient pas aller au cinéma, car certains films ne sont pas acceptables (Davinci Code, par exemple). J’ai entendu plusieurs pasteurs affirmer du haut de leur chair, que les chrétiens ne devraient pas aller voir tel film, car ils l’ont vu et n’est pas bibliquement acceptable. Ils ont dit à leurs adeptes de ne pas y aller, je l’ai entendu de mes oreilles en directe!
  • Plusieurs pasteurs cherchent à influencer leurs adeptes sur la politique. Ils leur disent pour qui voter et qui ne pas voter. Parfois c’est subtil, d’autres fois non.
  • On vous invite, par message subtil (ou non, dans bien des cas), à abandonner certaines pratiques, certaines croyances. Par exemple: on vous dit de ne plus fréquenter votre petite amie, car elle n’est pas chrétienne et que les relations sexuelles avant le mariage est un grave péché devant Dieu.
  • On vous dit que la masturbation est péché et que vous devriez vous abstenir. Or, les gens mariés ont le droit d’éprouver des désirs sexuels, mais pas le célibataire. En plus, le pasteur (dans 99% des cas marié), vous prêche avec sévérité que la masturbation est proscrite et prend le passage biblique, de manière totalement hors-contexte et erronée, de l’histoire d’Onan (à qui Dieu aurait demandé de donner une descendance à son frère décédé avec la femme du décédé. Mais « il se souilla par terre », comme le mentionne le texte, ce qui fait dire aux évangéliques que Dieu haït la masturbation, puisque Onan fut exterminé par Dieu à la suite de cette souillure).
  • On vous dit qu’il est temps que vous passiez dans les eaux du baptême, car ça fait un moment que vous venez à l’église.
  • On vous dit que la cigarette est un péché
  • On vous dit que Jésus va revenir bientôt sur un nuage blanc, au son de la trompette d’un ange. Vous allez alors subitement être transformés en une sorte d’ange vêtu de blanc et vous envoler dans les airs pour aller rencontrer Jésus sur son nuage, juste avant qu’il entre en guerre contre les méchants de ce monde, ce qui signifie, détruire tous ceux et celles qui ne croient pas aux inepties évangéliques.
  • On vous dit que les non-croyants sont, et je cite textuellement, des « perdus » et que Satan est leur père, qu’ils iront dans le lac de feu.
  • Les évangéliques jouent la victime éplorée et qui est triste pour ce monde perdu, mais parallèlement, ils affirment avoir hâte au retour de Jésus pour que Dieu entre en jugement contre les gens de la Terre.
  • On vous parle de Malachie ch.3, afin que vous donniez de votre argent, puisque Dieu va vous le rendre au centuple (ce texte s’adresse aux juifs de l’ancienne alliance et pour les réfections du Temple de Jérusalem)
  • On vous demande de donner pour telle cause, mais que ce soit une cause que l’église évangélique chapeaute. Et ce sont les trésoriers de l’église qui cumule les dons.
  • On vous dit que si vous êtes malade (pas tous, mais dans beaucoup de cas), que c’est parce que vous avez un péché dans votre vie, ce qui vous oblige à ressentir de la culpabilité et à une plus grande obéissance à Dieu, mais aussi, au pasteur de l’église, qui veille sur votre âme
  • On vous dit aussi que si vous quittez l’église, c’est soit parce que vous ne voulez pas que l’on voit vos péchés, soit parce que vous n’êtes pas vraiment chrétien (ces manipulateurs utilisent hors-contexte les passages de Hé.10)
  • On vous incite fortement à être fidèle à votre église, d’être présent tous les dimanches, car le Seigneur aime les gens fidèles et loyaux.
  • On vous culpabilise lorsque vous ne vous impliquez pas dans l’organigramme de l’église ou en dons en argent.
  • On vous invite fortement à obéir à la Bible, comme le disent les manipulateurs évangéliques, mais en réalité, ils veulent vous contraindre à être dociles et facilement malléables, en interprétant frauduleusement des propos adressés dans un contexte très particulier, à une génération spécifique de juifs. Bref, on utilise le N-T (aussi l’ancien), totalement hors-contexte et tortueux.
  • bref, on vous manipule sans cesse et on vous contraint aux désirs de ces manipulateurs, comme le proxénète qui prend dans ses griffes une jeune fille naïve et carencée.

Vous devenez donc un manipulateur religieux à votre tour, mais sans trop vous en rendre compte. Lorsqu’on vous questionne sur votre foi, le mécanisme de défense automatique est d’inventer des réponses lorsque vous n’avez pas appris les questions, et de formuler des réponses déjà préparées pour les questions qui reviennent régulièrement, comme une boîte vocale aux réponses automatiques.

 

CONCLUSION

Et là, vous êtes malheureux, mais vous vous faites croire être heureux, car Christ vous a donné la vie éternelle en vous choisissant spécialement plus que tous les autres. Vous écoutez les prophètes (la prophétie était dirigée pour Israël avant la destruction de Jérusalem et concernait le Christ. Après la destruction du Temple, la notion prophétique est officiellement terminée depuis l’an 70, lors de l’insurrection romaine en Judée), vous écoutez vos pasteurs, vous vous éloignez de vos vrais amis, des membres de votre famille, vous n’écoutez plus de musique autre que chrétienne évangélique, vous avez appris à mépriser les catholiques et les autres religions car on vous a inculqué que vous êtes les vrais élus de Dieu. Vous méprisez aussi les non-croyants (non-évangéliques), car ce sont des « perdus ».

Plus vous pensez comme eux, plus vous vous isolez du reste du monde. Et il se passe quoi lorsque vous vous apercevez que tout cela est mensonger?

 

La réponse est simple: que vous étiez malheureux sans le savoir. Et maintenant, vous savez que vous êtes malheureux, et encore davantage: vous savez que vous ne pouvez plus endosser leurs mensonges et leur manipulation. Vous voulez quitter, mais vous n’avez plus de repères. Vos amis ont compris que vous ne vouliez plus d’eux. Votre famille? Peut-être recevra-t-elle votre demande de pardon, peut-être pas, ça dépend de quelle famille vous êtes issus. Mais il vous faudra une grande dose d’humilité, car c’est humiliant de d’admettre que vous vous êtes fait avoir. Vous perdez tout. Le réseau social de l’église ne vous adresse plus la parole quand vous les quittez. Ils étaient amis avec vous par intérêt.

 

Pensez-y, avant de devenir malheureux 😉

 

 

 

Patrick Galarneau

Les chrétiens sont malheureux! (3e partie)

Au Québec, être heureux a signifié longtemps les victoires des Canadiens de Montréal, surtout dans les années 70′. En effet, le club de hockey Canadiens de Montréal aura été certainement la plus grande dynastie sportive, tout sports confondus, et pour cause! Cinq coupes Stanley d’affilée entre 1956 et 1960, six coupes Stanley en neuf ans (71′, 73′, 76′, 77′, 78′ et 79′) dont quatre d’affilée entre 1976 et 1979, puis 24 coupes Stanley dans toute leur histoire.

Pendant ces quatre années de leur domination totale sur le reste de la ligne nationale de hockey entre 76′ et 79′, les Canadiens de Montréal avaient cumulé une fiche impressionnante de 229 victoires, 46 défaites et 45 nuls en 320 parties. Pendant ces quatre années en séries de la Coupe Stanley (76′ à 79′), les Canadiens de Montréal on compilé une impressionnante fiche de 48 victoires et seulement 9 défaites pour remporter le précieux trophée à chacune de ces quatre années.

Au courant de la seule saison 76′-77′, les Canadiens de Montréal n’avaient subi que huit petites défaites sur 80 parties! Et selon les dires des anciens joueurs, lors de ces rares défaites, c’était un silence de mort qui régnait dans l’avion. Le peuple québécois était en colère. L’entraîneur punissait sévèrement ses joueurs. Et pourtant, le club aura été le meilleur de tous les temps! Nous ne reverrons pas de sitôt une telle domination. Même les Wayne Gretzky et Mario Lemieux de ce monde n’ont pu conduire leurs équipes respectives à une telle domination! Et pourtant, le Québec se flagellait et se frappait la poitrine lors des rares défaites de leur club favori!

Durant les années 70′, le Québec, et Montréal en particulier, était sur toutes les lèvres dans le monde. La frénésie du disco a vu le jour à Montréal (1973), avec son fameux club de la rue Crescent, le « Limeligth », qui accueillait les grandes vedettes internationales et qui permettait l’entrée de simples fans dans cette boîte de nuit prestigieuse. C’est à la suite de ce succès montréalais qu’est apparut le fameux club « Studio 54 » à New York, boîte de nuit copié sur celui du Limeligth de Montréal. Les jeux Olympiques de 1976 furent le point culminant pour Montréal et le Québec en entier. Les retombées économiques de cet événement ont grandement aidé l’économie local, sans compter la visibilité de Montréal à travers le monde pour attirer les touristes. Et malgré les crises pétrolières de 73′ et 79′, les québécois pouvaient boire leur essence tellement le prix du litre était dérisoire. Il n’y avait aucune crise économique en vue, il n’y avait pas assez d’individus pour le nombre d’emplois intéressants et disponibles, les gens étaient heureux! Et que dire de cette explosion d’églises évangéliques un peu partout au Québec! Plusieurs associations d’églises et d’écoles bibliques ont vu le jour dans les années 70′. Les chrétiens évangéliques se multiplièrent au même rythme que le pain et le poisson lors du miracle de Jésus à son époque. Rien ne laissa présager que le bonheur des gens allaient s’estomper.

 

Ce long préambule pour illustrer à quel point le bonheur des gens est aussi périlleux que le funambule sur sa corde raide les yeux bandés. Or, le divertissement est bien souvent un générateur de bonheur pour plusieurs d’entre nous.

 

L’ÉGLISE DIVERTISSEMENT

Et dans le domaine du divertissement chrétien, nous avons l’église locale, les rencontres de jeunes aux soirées de louange (prétexte pour chercher et espérer trouver le conjoint d’une vie). Bien que le sermon est loin de divertir, c’est le portrait en périphérie qui attire les foules. Car la foule attire la foule. Les gens se moquent un temps soi peu des sermons. Ils en retirent que bien peu de choses pratiques dans leur vie et c’est prouvé par des études en la matière.

Si l’église évangélique connaissait un essor plus qu’intéressant dans les années 70′, la nouveauté a fait place à une routine ennuyante avec le temps. La joie a donné sa place à l’indifférence. Il n’y a plus cet esprit communautaire et d’entraide du début. Les chrétiens évangéliques sont devenus ternes, individualistes, indifférents, repliés sur eux-mêmes dans leur religion. Le dimanche matin est une routine. « Viens tel que tu es » est relégué aux oubliettes: on vous dépose des fardeaux inutiles sur le dos. Par exemple, on incite les chrétiens à avoir une tenue vestimentaire exemplaires ou au moins, acceptable. Ce n’est plus « viens tel que tu es ». La zone de confort dans laquelle s’est enraciné le mouvement évangélique québécois, fait en sorte que ce n’est plus la joie, la délivrance, l’espoir qui rejaillit sur ces visages stoïques des chrétiens évangéliques. Ils sont enracinés dans des habitudes, des rituels, des méthodes. Mais ils n’expriment plus de joie. Même les chants dans les églises sont ennuyants. Ce sont les mêmes chants pourtant qui furent chantés avec joie et en s’époumonant. Aujourd’hui, on regarde l’écran et on répète les paroles en réfléchissant à autre chose. On se rassoit, puis on « entend » un sermon. Même le prédicateur semble blasé. il tente de mettre de l’émotion, mais la flamme du début n’y est plus. Après 25, 30 ou 40 ans de services dominicaux à dire les mêmes choses sans trop de variation, le cœur n’y est plus. Les adhérents des églises commencent à quitter depuis une vingtaine d’années. Les vieux grincheux, eux, demeurent dans ce qui est devenu de simples institutions ecclésiastiques, comme des arbres morts qui auraient dû être coupés depuis longtemps.

 

L’église divertissante dans les années 70′ est devenue aussi joyeuse qu’un cimetière. Les églises émergentes l’ont compris. Des églises comme Nouvelle Vie de Longueuil, qui compte 5 000 personnes, la Chapelle, succursale de Nouvelle Vie et située au coin de Fabre et Bellechasse à Montréal, ou encore, le Portail de Saint-Eustache en banlieue de Montréal, sont des églises sous le même format que ces églises mortes, si vivantes au début. Les gens recherchent du bonheur, de la joie. Alors, même au détriment de la vérité, les chrétiens évangéliques sont prêts à la troquer pour se divertir le dimanche matin et quelques fois dans le mois où la mégachurch organise des activités dans ses murs ou chapeaute une activité ailleurs. Car ces églises émergentes n’ont pas de contenu, mais seulement du divertissement. Il y a aussi une nouveauté, venue de l’autre côté de la frontière, et c’est « Axe 21 ». Il y en a dans la ville de Sherbrooke et j’en ai vu une à Magog, au Québec. Il y en a probablement à Montréal, mais je n’ai pas cherché. C’est le même type d’églises, cherchant les plus jeunes pour dynamiser leurs groupes et attirer encore plus de gens désillusionnés et malheureux.

 

Après une décennie de gloire (70′), la récession, crise économique, églises stagnantes, montée des prix sur les produits, majoration des taxes et des impôts, taxes vertigineuses sur les prix fluctuants de l’essence, explosion des prix sur les propriétés, montée des taux d’intérêts, pertes d’emplois, déménagement de sièges sociaux, les québécois en général sont cyniques et malheureux. Les chrétiens suivent la même tendance. D’ailleurs, on observe un taux de divorces anormalement élevés chez les évangéliques. Ce taux approche celui des non-évangéliques au courant des années 90′. Puis, dernièrement, le dépasse! Et n’allez pas croire que longévité en couple = bonheur. Oh que non! Il y a de très nombreux couples, surtout pastoraux, qui ne sont pas du tout heureux en couple. Ils maintiennent artificiellement l’image du couple heureux pour nombre d’entre eux. Question d’image, question de règles internes. On ne divorce pas, surtout chez les couples pastoraux. Si le pasteur quitte sa femme, il perd tout! Son poste rémunéré de pasteur et tout ce qui vient avec: maison à vendre, voitures, privilèges, compte de dépenses, ect… Et la femme du pasteur, elle, que fera-t-elle sans le soutient financier de son mari? Pour plusieurs, elles sont demeurées trop longtemps à la maison pour élever les enfants et privilégiés le ministère pastoral de leur mari. Leurs expériences de travail sont trop loin dans le temps pour être favorisées lors d’une entrevue d’embauche.

C’est sans compter le réseau social: divorcer, c’est perdre sa crédibilité, son image forte, ses ami(e)s qui deviennent des jugeurs, c’est le scandale! Plusieurs y perdront alors leur réseau social et se retrouveront seuls. Car oui, le mouvement évangélique est un monde de requins sanguinaires qui n’a aucune pitié pour ses divorcés, surtout s’ils sont pasteurs. Alors, pour préserver tous ces acquis si fragilisés, on préserve les apparences et on s’endure!

Les chrétiens sont-ils heureux? Il n’y a aucun doute: ils sont malheureux!

Parlons des règles et lois internes pour vrai cette fois-ci au prochain article.

 

 

 

Patrick Galarneau

Les chrétiens sont malheureux! (part two)

BONHEUR ARTIFICIEL

Je ne dis pas que les chrétiens évangéliques sont de mauvaises personnes (il y en a, mais il y en a dans toutes les sphères de la société), je dis qu’ils sont malheureux. Si le bonheur dépend des éléments environnementaux. Dans de tels cas, ces bonheurs sont superficiels. Autrement dit, si le bonheur des chrétiens repose sur des choses, disons, matérielles (emplois bien rémunérés, maison, voitures, couple, un peu ou beaucoup de luxe), ce bonheur est à la fois fragile et éphémère. C’est l’un des problèmes que l’on retrouve dans nos riches sociétés.

Ce qui est malheureux, c’est d’associer les chrétiens pauvres à la malédiction de Dieu, comme si la prospérité biblique était intimement liée à la richesse. Or, la prospérité, selon ce qui émane de la pensée des auteurs du N-T, c’est la vie en Christ, qui offre une paix en toutes circonstances, bonnes ou mauvaises. D’ailleurs, l’apôtre Paul a fait état de sa paix intérieur, expliquant à qui voulait bien l’écouter que, il se plaisait autant dans l’abondance que dans la disette. Ou si vous préférez: rien d’artificiel, d’éphémère, de fragile ou temporel n’a d’influence sur son bonheur en Christ, sa paix intérieure ou son équilibre psychologique et émotionnel. L’argent n’est pas le problème. C’est la signification qu’on donne à la notion de prospérité qui l’est.

Tout perdre, est-ce une perte ou un gain? Dans nos sociétés richissimes, la perte de revenus, de biens matériels ou même, d’un divorce sont perçus, autant par les jugeurs que par les personnes subissant ces pertes, comme étant le retrait de la bénédiction divine. Pire: certains y perçoivent une malédiction pour tel ou tel péché. Pourtant, l’apôtre Paul (encore lui), parle ouvertement à ses auditeurs comme étant plutôt un gain que ces pertes temporelles. Le divorce n’est certes pas inclus dans ce que l’apôtre faisait allusion, mais parfois, et au cas par cas, il s’agit bien d’un gain par la perte.

 

L’EXEMPLE DE JOB

Il n’est pas nécessaire de croire ou non à l’historicité de Job pour en retirer des enseignements pédagogiques dignes de mentions. Croyants ou non, nous avons tous entendu l’histoire de Job, qui perdit tout, même ses enfants. Qui ne serait pas tenté de crier son désarroi à Dieu dans de telles circonstances aussi dramatiques que pénibles? Une profonde dépression, des pensées morbides, un désir avoué de mourir et crier à l’injustice seraient le lot de pas mal d’entre nous, et pour cause! Néanmoins, Job demeura conscient, malgré ces terribles épreuves de la vie, que tout appartient à Dieu et qu’il est le dépositaire de toute sa création. La peine et le désespoir ne sont pas des péchés, soit dit en passant. Mais le bonheur et le malheur ne dépendent pas des circonstances, mais bien de notre disposition intérieur face à nous-mêmes d’abord, puis à ce qui nous est externe.

 

L’ÉPREUVE DU CARACTÈRE

Que dirions-nous alors de Jésus devant l’épreuve de la croix? N’avait-il pas pleinement et légitimement le droit de vivre l’angoisse? Est-ce que cela a affecté sa paix profonde? Si c’était le cas, il n’aurait certainement pas affirmé sur la croix « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Il n’y a rien sur cette Terre qui pourrait nous donner le vrai bonheur. Satan, dans le désert pour y tenter Jésus, a bien voulu se faire croire qu’il pouvait offrir du bonheur à Jésus, si seulement il se soumettait à lui. Prêt à offrir les royaumes de la Terre, la très grande majorité des hommes auraient succombé à cette tentation, et probablement tous à 100% après 40 jours sans manger ni boire. Et combien d’êtres humains auraient considéré Satan comme leur grand bienfaiteur pour les avoir fait passer d’une mort imminente à « roi de la Terre » ? Or, Jésus a rejeté du revers de la main ces choses éphémères, préférant demeurer dans sa misère du moment, mais conservant l’essentiel: son intégrité et sa paix profonde. Surtout, son bonheur qui ne se voit pas.

Cette épreuve du désert avait pour objectif de faire la démonstration que Jésus était bien le Christ, le Dieu incarné. Son caractère divin fut mis en relief par cette épreuve. Et qui plus est, cela démontrait que le vrai Christ ne cherchait pas à devenir le roi de tous les royaumes, supplantant enfin le grand royaume romain qui dominait en Judée, non. Jésus-Christ démontrait, dans cette épreuve soumise par Satan, que, contrairement à tous ces faux Messie qui se sont présentés en Judée depuis la conquête romaine afin de délivrer Israël du joug romain, Jésus était celui qui allait accomplir les prophéties anciennes au sujet du Messie. La vision globale de Jésus était bien plus élargie que celle de ces faux messie qui croyait être des répliques de Moïse en Égypte. Le bonheur de Jésus, c’était de délivrer le peuple de la loi, de la condamnation qui pesait sur lui, ainsi que de sa nature incapable de satisfaire aux exigences de la loi mosaïque. Le bonheur de Jésus résidait à mettre un terme aux sacrifices perpétuels, pour être lui-même l’ultime sacrifice une fois pour toute. Les juifs et faux messie juifs, eux, croyaient que le bonheur résidait dans l’expulsion des romains de la Judée. Un bonheur temporel, terrestre, nationaliste et sans profondeur.

Nous n’avons pas ici la même signification de ce qu’est « être heureux » selon les modalités spirituelles, versus ce qui est temporelles.

 

CONCLUSION

Nous avons le choix d’être négatif ou d’être positif. Il est faux de prétendre que Dieu va tout régler lui-même et tout seul dans notre être intérieur. Nous sommes des êtres de réflexions, de conscience et sommes en mesure de décider de nos propres dispositions.

Vous pouvez me croire sur paroles: loin de moi l’idée de faire des leçons de morales à qui que ce soit. Je serais certainement le premier à détester la vie si je perdais mes enfants (juste écrire cette phrase me donne des nausées). Je suis persuadé qu’il en est de même pour vous. D’ailleurs, le bonheur ne signifie aucunement le contraire de ressentir des sentiments comme la tristesse, le découragement ou le désespoir. Oui, cela semble étrange à dire, mais le bonheur, le vrai, réside dans quelque chose de bien plus profond. Bien que j’ai énormément de chemin à faire encore (je présume que nous sommes plusieurs), je crois que la paix intérieur que j’ai par la grâce de Dieu, me suffit. Je voudrais davantage, oui. Je voudrais avoir tout le bonheur superficiel, artificiel et temporel. Mais la grâce de Dieu est sensée me suffire, comme le rapporte l’apôtre Paul de la part de Dieu à son intention : « ma grâce te suffit ». L’apôtre Paul aurait supposément été heureux que Dieu lui ôte l’écharde dans la chair, mais Dieu lui répéta : « ma grâce te suffit ». C’est l’essence même d’être heureux en Christ

 

 

Patrick Galarneau