Prière, penser positivement: Bénéfique? 1ere partie

D’emblée, je vous dirais OUI!

 

Cette semaine, j’étais en voiture sur la route, alors que j’étais de retour du travail par un beau mardi après-midi sous la neige et le froid. La radio était ouverte et l’émission radiophonique portait sur le sujet d’une étude scientifique.

Cette étude consistait à établir une corrélation entre le cerveau et la guérison physique. En effet, ceux et celles qui ont confiance en la médication qu’ils doivent prendre, sont ceux et celles qui ont le plus de chances de guérison, alors que l’autre groupe d’étude, lui, démontre de moins bons résultats à cause de sa méfiance du médicament.

Personnellement, j’ai toujours cru qu’il y avait une corrélation entre le fait de penser positivement et la guérison. La prière? Nous y reviendrons.

 

CONFIRMER SA MÉFIANCE

Pour illustrer ce principe, je vais le transposer dans les rapports relationnels, un sujet qui en intéressent plus d’un:

Imaginons ceci: une jeune femme qui a vécu de mauvaises expériences amoureuses et débute une nouvelle relation, mais sous le coup de la méfiance. Durant la relation, elle fait preuve de jalousie, épie son amoureux, fouille dans ses affaires, comme si elle cherchait à se réconforter dans sa pensée négative au sujet des hommes, que ce sont tous des infidèles.

 

Situation fictive, mais qui se produit régulièrement (un classique, quoi):

Et supposons ceci:  son amoureux a effectivement été infidèle.

Et voilà. ça confirme que tous les hommes sont des infidèles. Maintenant, la jeune femme confronte son amoureux et lui fait des reproches, lui disant qu’elle avait bien raison de ne pas lui faire confiance, que c’est justifié qu’elle l’épie, fouille dans ses affaires et cherche à contrôler ses allées et venues. Et plus que cela: elle le traite de menteur, d’hypocrite, de salaud et qu’il est bien comme tous les hommes qu’elle a connu et du genre masculin en général.

Cette jeune femme en discute avec ses amies et elle leur dresse un portrait de son amoureux, un autre salaud qui a profiter de sa naïveté et sa grande bonté de cœur. Ses amies, considérant le seul côté de la médaille de leur amie, confirme qu’elle a bien fait d’être suspicieuse et de mettre cette relation en veilleuse. Puis, quand une des amies croisent par hasard (ou non) le « parfait salaud » qui sert d’amoureux à leur amie sans reproche, elle le dévisage, faisant exprès pour faire ressentir à cet homme qu’il ne vaut rien.

Et voilà, la réputation de cet homme est terni auprès de tous ceux et celles qui sont proches de la jeune femme en question. Pendant ce temps, la jeune femme se demande pourquoi elle tombe toujours sur des salopards de ce genre. Ses amies lui suggèrent de se changer les idées, de rompre avec cet homme et de passer à autre chose et surtout, de penser à elle.

 

Le problème, ce ne sont pas les autres, mais soi-même

Or, dans la très grande majorité des cas, c’est justement ça le problème: elle a pensé seulement à elle et non à l’autre. À force d’insister sur le fait que son homme n’est qu’un menteur, un hypocrite, un potentiel salaud qui pourrait la tromper, elle l’a conditionné de manière négative, ce qui aura pour triste résultat de confirmer sa propre méfiance et de pousser son homme dans les bras d’une autre. Elle lui a rentré dans la tête tout au long de cette relation, qu’il n’était sûrement pas mieux que les autres. Elle l’a convaincu de force que c’était une précaution pour elle de fouiller dans ses affaires, de vérifier ses allées et venues et de le questionner de manière suspicieuse. Son amoureux est de moins en moins enclin à rentrer tôt à la maison, il sait qu’il doit passer aux douanes quand il rentre à la maison. Il préfère de plus en plus la compagnie de ses amis, de ses collègues de travail et trouve toutes sortes de prétextes pour justifier ses retours tardifs, ce qui nourrit davantage la méfiance de cette jeune femme.

 

Situation fictive, sans infidélité

Et dans les sorties avec les collègues et /ou amis, l’homme rencontre des femmes qui lui sourient, se montrent agréables, courtoises et le font sentir comme quelqu’un de bien. Et cela ne signifie aucunement que les deux parties se désirent mutuellement, il ne s’agit que de gens adultes qui se trouvent charmants, sans pour autant avoir un désir d’aller plus loin.

Cependant, cet homme est malheureux de ne pas avoir ce sentiment de bien-être quand il revient à la maison. Il angoisse juste à l’idée de terminer sa soirée pour tenter d’inventer une raison qui justifierait son retard. Il sait qu’il devra s’expliquer et possiblement avoir une querelle avec sa conjointe. Il se sent coupable, mais il n’a rien fait de répréhensible. Il sait qu’il ne peut lui dire la vérité, car il va perdre toutes ses énergies à expliquer la même chose toute la nuit, de manières diverses, et qu’il ne verra pas la lumière au bout du tunnel.

Il prend alors un raccourcis: il lui ment, lui dit que le client était en retard et que son patron lui a demandé de rester plus tard et il a manigancé avec des amis pour construire ce mensonge. Il n’aurait pas eu recours au mensonge si cette femme ne se montrait pas aussi fermée, suspicieuse et méfiante. Et lorsqu’elle fait son enquête, elle s’aperçoit qu’il lui a menti. Là, c’est la querelle. Elle veut le laisser tomber, car s’il a pu lui mentir sur ses prétendus surplus de travail le soir, c’est qu’il a quelque chose à cacher. Elle ne peut plus lui faire confiance. Mais ce qui est ironique, c’est qu’elle n’a jamais eu confiance et elle rejette la faute sur tous les hommes.

 

ANTICIPER LE NÉGATIF, ET IL VOUS ARRIVERA DU NÉGATIF

Le problème récurrent que l’on retrouve dans ce cas de figure (hommes ou femmes), c’est que la personne, comme la femme de la situation fictive ci-haut, s’entretient dans une pensée négative et alors, il lui arrive exactement ce qu’elle anticipait. Parce qu’elle était méfiante dès le départ dans ses relations, elle se réconforte dans le fait que elle, elle est bonne, et lui mauvais. Ses blessures peuvent remonter à sa relation avec son papa, qui l’a possiblement blessé et ça la réconforte de croire que ce n’est pas elle le problème, mais les hommes. Ainsi, elle prend sa propre façon de se guérir de ses blessures avec son papa, dont elle a probablement cru que c’était de sa faute à elle si elle a subi une forme de rejet de son paternel, puis, elle se réconcilie avec elle-même de la plus mauvaise façon en se prouvant que c’est la faute de tous les hommes. Même chose pour les hommes, alors qu’ils ont été blessés par leur maman. Ils répéteront alors sans cesse les mêmes schémas relationnels, tant et aussi longtemps qu’ils ne briseront pas la chaîne qui les tient captif dans de mauvais schémas de pensées.

 

CONCLUSION DE LA 1ERE PARTIE

Personnellement, je me suis retrouvé dans le 2e cas de figure lorsque j’étais jeune. J’étais en relation avec une fille, alors que j’avais 18 ans. Peu importe ce que je disais ou faisait, c’était moi le problème à son avis. Et je me suis aussi retrouvé blessé par ma mère quand j’étais enfant. J’ai eu des soucis avec les filles quand j’étais encore enfant et début d’adolescence. Toutefois, tout ça s’est réglé tôt dans ma vie (avant mes 18 ans): j’ai pardonné totalement à ma mère, ce qui m’a amené également à voir les femmes de manière positive.

Ce qui est triste, c’est de constater que plusieurs entretiennent ce genre de schémas de pensées négatives et s’entretiennent là-dedans. Le pire, c’est qu’ils ont raison de se croire victime, mais ils ont provoqué eux-mêmes cette situation et s’enferme dans un cercle vicieux d’auto-suggestion/confirmation de leurs mauvaises pensées. De même pour celui qui ne croit pas aux effets du médicament, il en sera de même pour celui qui pense que tout le monde est mauvais.

 

Nous verrons la suite au prochain article.

 

 

Patrick Galarneau

 

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Le catastrophisme

TERMINOLOGIE

Ce terme existe depuis un certain moment mais demeure tout de même récent. De plus en plus, ce terme est attribué aux évangéliques et autres sectes du christianisme dont leur existence repose essentiellement sur un retour de Jésus et une fin du monde. Ce qui défini le catastrophisme, c’est l’appréhension d’une fin imminente de ce monde, souhaité ou non. Mais la réalité, c’est que les sectes se servent de la peur viscérale des gens malléables et vulnérables face au stress, l’angoisse, le mal de vivre, la peur de ce monde et le trouble anxieux.

 

DÉLIRE RELIGIEUX

J’ai remarqué, tout au long de mes longues années d’expériences dans le monde évangélique et religieux élargit, le problème de maladie mentale bien présent à l’intérieur de leurs murs. Armés de leurs bibles et de leurs superstitions moyen-âgeuses, ces fous de Dieu se nourrissent des catastrophes et de l’instabilité politique pour recruter de nouveaux adeptes. Le monde va mal, alors, Jésus revient très bientôt. La fin est proche.

 

CONFUSION VOLONTAIREMENT CRÉÉE

Le catastrophisme, c’est se faire une image mentale de ce que devrait être, selon eux, des prophéties anciennes, afin qu’elles s’accomplissent en leurs temps ou très proches de leur époque. Le catastrophisme, c’est prendre des versets de la bible, comme des morceaux d’un casse-tête pêle-mêle dans une boîte, puis de jumeler les différents morceaux qui représentent des versets bibliques, avec d’autres morceaux d’un autre casse-tête, qui est celui de l’actualité internationale. On force les pièces à se coller ensemble, mais ils ne correspondent pas du tout à l’image finale que ces religieux tentent d’élaborer pour convaincre qui veut bien les écouter dans leur élucubrations. Et comme personne ne comprends l’image du casse-tête, que plusieurs dénoncent la supercherie de leur casse-tête qui donne une image de celui-ci de manière totalement confuse, les religieux disent que c’est normal, il faut avoir l’Esprit de Dieu pour comprendre l’image qui est donnée.

 

L’ESPRIT DE DIEU, UN FOURRE-TOUT QUI A LE DOS LARGE

Or, lorsque Jésus s’exprimait à l’aide d’images, ses auditeurs le comprenaient d’une manière limpide. Dans le cas que je viens d’évoquer, les religieux font porter l’odieux à l’Esprit de Dieu. C’est vague, évasif et un fourre-tout dans lequel les religieux n’ont ni à s’expliquer ni à argumenter de manière précise, solide et claire. Si vous ne comprenez pas ou n’acceptez pas leurs constructions de toutes pièces, ils vous disent que c’est parce que vous n’avez pas reçu l’Esprit, ou que l’Esprit ne s’est pas encore manifesté à vous pour vous éclairer sur ces prétendues vérités. Mais encore une fois, il s’agit d’une construction de pensée religieuse fondée sur la superstition, des croyances barbares antiques et l’argument d’autorité.

 

Ils sont capables de vous fabriquer des manifestations de l’Esprit. Enfin… ils disent que ça provient de l’Esprit de Dieu. Ils fabriquent ainsi le parler en langue, qui n’est rien d’autre en fait que du conditionnement pour mieux manipuler les gens naïfs et vulnérables. Ils se sont inventés des ministères en instrumentalisant les pratiques des barbares de l’antiquité, comme le ministère pastoral, prophétique, discernement des esprits et ainsi de suite. Mais tout ceci appartient aux superstitions de l’antiquité, repris avec vérité par Dieu pour son peuple jusqu’à l’accomplissement complet des prophéties messianiques. Mais c’est terminé.

 

UNE BARBARIE QUI NE VEUT PAS MOURIR 

Ces éléments barbares, comme l’éphod, les prédictions, les visions, les bergers et soudainement se mettre à parler d’autres langues ou la langue des anges, c’est terminé. Ces éléments n’étaient que pour adapter le message divin dans une culture déjà connue de ses destinataires directes. Aujourd’hui, ce genre de pratique est complètement débile et barbare. Aujourd’hui, Dieu n’utiliserait pas ce genre d’éléments pour adapter son message à l’humanité, il l’aurait adapté à notre connaissance actuelle.

 

CONCLUSION

Le catastrophisme, c’est de faire de l’actualité internationale, son gagne-pain, des adeptes, provoquer l’hystérie chez les plus vulnérables. Mais plus que cela: c’est une seconde autorité que l’on tente de mettre d’accord avec des versets bibliques pris ici et là sans égard pour le contexte historique de ces versets cités, sans égard pour l’intention des auteurs bibliques, et finalement, sans égard pour la personne de Dieu. Le catastrophisme, c’est un désir à peine voilé de se rassurer que Dieu existe vraiment et qu’il étend sa main puissante sur le monde. C’est vouloir des signes visibles de son existence. Car si tout est accompli, que reste-t-il aux faux croyants qui affirment avoir la foi invisible?

 

 

Patrick Galarneau

Jésus, roi des rois?

Sur une publication Facebook, plusieurs ont réagi à mon affirmation, soit, que Jésus n’est pas roi des rois. Du moins, pas au sens propre.

Le terme « ROI » est à proscrire de nos jours. En fait, dans nos sociétés occidentales je veux dire. Pourquoi? Ce terme renferme une connotation plutôt péjorative, dans le sens où le roi s’élève au-dessus des autres en soumettant des peuples, des populaces et des sujets à son service personnel et étatique. Je ne crois pas que Jésus soit ce type de Dieu (pas de controverse pour ma part en ce qui concerne la divinité de Jésus).

 

Prenez l’exemple d’Israël

En effet, il n’y eut pas de roi en Israël, Dieu étant le chef d’état. C’est suite au rejet de Dieu que le peuple d’Israël eut son roi et ce, afin de faire comme tous les peuples aux frontières limitrophes. Dieu a effectivement averti le peuple, affirmant que la fonction royale allait assujettir le peuple et en faire ce qu’il veut, imposer ses lois et ses exigences. Dieu allait se retirer partiellement des affaires législatives et étatiques. Était-ce de bon augure pour Israël? Sur la multitude de rois qui ont régné sur Israël, combien furent bons? On en dénombre environ quatre!! Et de ces quatre, David et Salomon ont gravement péché contre Dieu et le peuple. David a fait tué Urie pour cacher son adultère et fait condamner le peuple lors d’un autre épisode où David s’est mal conduit. Puis, Salomon a mal terminé sa vie royale en se vautrant dans la luxure et les idoles.

 

Israël s’est ensuite soumis à la royauté des différents peuples dominant, que ce soit les babyloniens, les perses et les mèdes, les grecs, puis les romains. Ces derniers ont d’ailleurs détruit toute la Judée, le Temple, pendu des milliers de juifs, violés des femmes, profané le lieu saint et dispersé les juifs à travers le monde. C’est ça, la domination royale. Le droit de vie ou de mort n’est plus du ressort divin, Dieu devenant le prétexte justifiant la peine capitale.

 

La formation des sociétés sédentaires s’est caractérisée et fondée sur deux vieux principes qui prévalent encore de nos jours:

  • les inégalités
  • un système de justice

La royauté représente tout ce qu’il y a de plus abjecte dans le rapport de force dominant/dominés. C’est le péché qui a conduit l’humanité dans cette construction sociétale. Sans péché, point de justice, point d’inégalité, point de roi. Sans péché, aucune domination/soumission. Sans péché, pas d’esclavage des hommes ni de distinction de rangs, de races, de couleur de peau, de classes hiérarchiques et plus encore, de soumission des femmes comme des êtres inférieurs à qui il faut exciser le clitoris et les contraindre à une vie misérable depuis la nuit des temps.

 

CHANGEMENT DE LANGAGE

Jésus affirmait lui-même qu’en lui, il n’y a plus ni homme ni femme, ni juif ni grec, ni gentil ni barbare. Christ est le roi… des rois! Or, ce langage ne tient plus aujourd’hui. S’il n’y a plus de rapport de force et d’inégalité, ni de distinction quelconque ni de justice à exercer, comment justifier la royauté terrestre et celle de Christ? Ne sommes-nous pas justement tous frères, co-héritiers avec Jésus de ce royaume céleste?

En réalité, ce qu’il faut saisir, c’est que le terme « ROI » est utilisé pour illustrer un propos, pas pour nous dire que Jésus est roi. De même, Jésus n’est pas un agneau. Il n’y aura pas de vraies noces. L’Église n’est pas une femme servant d’épouse. Ce sont des allégories, dans le seul et unique but de faire comprendre, de manière illustrée, des propos qui ne traduisent pas fidèlement un langage céleste en version terrestre. Autrement dit, Jésus s’est servi des notions connues de ses contemporains, afin d’illustrer des réalités célestes, qui échapperaient à ses contemporains si ces réalités célestes étaient expliquées de manière brute, sans aucune notion connue des contemporains.

À juste titre, Nicodème, un chef religieux respecté du peuple, n’arrivait pas à comprendre les propos célestes de Jésus lorsque ce dernier lui dit qu’il fallait naître de nouveau. Dans une compréhension humaine et naturelle, Nicodème se demandait s’il était possible d’entrer à nouveau dans le ventre de sa mère pour en ressortir, afin de réaliser physiquement ce que Jésus semblait lui prescrire. Or, c,est avec une image de la naissance d’un être humain, au sens physique, que Jésus a tenté de faire comprendre à Nicodème, une réalité spirituelle où, pour accéder au royaume de Dieu, il fallait que l’Esprit de Dieu démontre de manière évidente, que Jésus est le Christ, l’agneau immolé (un rappel épisodique de leur fuite d’Égypte), et qu’il correspond bien au profil messianique, selon les prophéties scripturaires, qu’il est le sauveur tant attendu.

 

Pour aller plus loin, la loi mosaïque n’était qu’une pâle imitation de ce que Jésus allait donner comme nouvelle alliance. La loi mosaïque est terrestre et s’applique de manière terrestre. La nouvelle alliance est céleste. La loi était un pédagogue, un enseignement, afin d’être en mesure de reconnaître les signes de la nouvelle alliance que Jésus allait proposer, par son sacrifice ultime, sa résurrection et son esprit au lieu d’un Temple. D’ailleurs, le Temple lui-même n’était qu’une pâle représentation du Temple du Saint-Esprit.

 

LANGAGE TRADUIT

Les traducteurs nous laissent encore l’impression que nous vivons dans l’antiquité ou le Moyen-Âge. Suzerain, souverain, roi, bénédiction, amen, Seigneur… tous ces termes n’ont rien à voir avec notre culture actuelle, mais avec celle de l’antiquité jusqu’au Moyen-Âge. Les peuples les plus rétrogrades continuent à fonctionner avec un roi à leur tête, bien qu’ils se font de plus en plus rares. Les femmes commencent à avoir des droits humains un peu partout sur la planète, ou à tout le moins, se battent et/ou réclament une égalité, afin d’être considérées de même valeur qu’un homme. Et pour cause!!!

Tous ces termes utilisés par les religions et les évangéliques, en particulier, nous ramène à des époques peu glorieuses pour les droits humains. La royauté, c’est une domination totale, arbitraire et sans droit de regard de quiconque. Est-ce là l’image d’un Dieu d’amour qui libère les hommes et les femmes de leurs jougs?

 

Ce terme n’était d’office que pour illustrer une réalité spirituelle, pas pour affirmer que Jésus est un roi. Il n’est pas non plus Seigneur, ni un suzerain. Ces termes ne sont plus d’actualité dans le monde séculier, seulement dans le religieux. Et ne vous demandez pas pourquoi les religions sont toujours en retard sur le reste du monde, ils se sont arrêtés au Moyen-Âge dans l’histoire humaine.

à ce compte-là, disons que Jésus est le premier ministre des premiers ministres, le président des présidents. Ce serait un peu plus représentatif de notre contexte 😉

 

 

Patrick Galarneau

Enquêtes journalistiques: peu de résultats concluants

D’entrée de jeu, je sais que certains affirmeront que je m’acharne sur les évangéliques. Que voulez-vous… je les connais depuis mon enfance. Je parle donc de ce que je connais, pas de ce que je ne connais pas.

 

SYNDROME DE STOCKHOLM

Ce que j’ai constaté depuis plus de 35 ans, c’est que les chrétiens évangéliques proviennent surtout de classe moyenne et aisée. Les pauvres sont souvent évacués de l’équation. Les chefs religieux ont souvent de belles maisons, voiture(s), des vacances tout l’été et un bon salaire et ce, au détriment de ceux et celles qui sont plus pauvres que les autres. Ceux et celles qui détiennent des positions intéressantes et/ou d’autorité, ont un train de vie plutôt aisé, contrairement à ceux et celles à qui ont demande de donner leur dîme et leur offrande. Le pire, c’est que ces pauvres ou ces familles qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts, vont défendre le ministère frauduleux de ceux qui les tiennent en otage par la forme d’abus spirituel la plus insidieuse et qui fait en sorte que les évangéliques passent sous le radar du sectarisme (quoique c’est de moins en moins le cas en ce moment): L’AUTORITÉ INCONTESTABLE DE LA BIBLE.

 

ABUS SPIRITUEL

Or, il ne s’agit même pas de l’autorité de la Bible, mais plutôt de l’interprétation que ces sbires évangéliques tendent à donner aux passages bibliques qu’ils instrumentalisent pour piéger les naïfs (désolé du terme, mais nous avons tous été naïfs un jour ou l’autre, si nous avons adhérer au mouvement évangélique). Dans l’article précédent, j’évoquais l’instrumentalisation des chefs religieux évangéliques du passage de Malachie ch.3. v.10, que ces fraudeurs spirituels aiment bien mettre en relief ce verset, afin de faire de l’ombre sur le reste du passage qui démontre que cela n’a strictement rien à voir avec notre contexte.

L’un des symptômes d’un esprit sectaire est justement la manipulation religieuse orchestrée par des adeptes et des chefs religieux pour contraindre le naïf de se soumettre aux exigences de la secte. Chez certains groupes religieux, il n’y a pas de nuance: on vous extorque au grand jour. C’est déjà plus honnête et le monde séculier peut facilement discerner qu’il s’agit d’une secte. Cependant, journalistes, policiers, juges, professeurs en études religieuses ou psychologues se spécialisant dans les phénomènes religieux, ne peuvent distinguer toutes les nuances et la subtilité de la manipulation évangélique. Il faut avoir une expertise des textes bibliques en dehors de tout domaine théologique; posséder la connaissance des différentes interprétations à la fois christologique, herméneutique et eschatologique, car aucun spécialiste des domaines séculiers ne peut discerner la manipulation spirituelle qui est perpétrée entre ses murs par les écritures bibliques.

 

ALLER À LA SOURCE DU PHÉNOMÈNE

Malgré les enquêtes journalistiques, les Témoins de Jéhovah exercent toujours leur manipulation sur les adeptes. Il n’y a pas moins d’adeptes depuis que les médias les ont exposé négativement sur la place publique. Chez Info-Secte, vous avez une multitude d’avertissements sur différents groupes religieux, dont les Témoins de Jéhovah. Mais ce site était tenu, jusqu’à récemment par des… évangéliques!!

Pour convaincre un adepte de religion qu’il est dans une secte, il faut bien davantage que des reportages sur sa secte. La raison est simple: le monde serait sous l’emprise de Satan. Selon une interprétation totalement erronée des prophéties anciennes, Satan, qui serait un réel personnage selon les différentes religions, et non une représentation symbolique du mal chez l’homme, entraînerait les non-croyants à attaquer le royaume de Dieu, qui sont les adeptes de leurs sectes respectives. Toutes les sectes, qu’elles soient mormones, TJ’s ou évangéliques, croient qu’elles sont la race élue supérieure, celle qui va triompher sur le méchant monde qui n’est pas de sa race d’élus de Dieu.

Ainsi, si les journalistes ont de bonnes raisons d’enquêter sur un groupe religieux ciblé ou élargit, les chefs religieux ont déjà prévu mettre en place un système de croyances que les adeptes reçoivent lors des prédications. En effet, la position eschatologique des différents regroupements religieux chrétiens et même musulmans, elle est « dispensationnaliste »: le Messie reviendra bientôt chercher les siens et entrera en guerre contre les opposants aux fils de Dieu que sont les adeptes de leur religion respectives. Il faut cependant que l’antéchrist vienne (ce mot n’existe pas dans le grec, mais le préfixe «anté» est pour signifier, chez les dispensationnalistes, que le démon précédera Jésus sur la Terre avant le jugement final de Dieu contre l’humanité). Or, comme dans Mt.24, il faut qu’il y ait plusieurs anti-christ (ça, c’est le vrai mot et seuls, les judéens de l’époque avant la chute du Temple, pouvaient se prévaloir de se terme).

Ainsi, si les journalistes exposent leur religion sur la place publique, cela signifie pour ces religieux que la fin est proche. Cela signifie que Dieu va bientôt châtier le monde, mais qu’il faut préalablement que le Diable attaque les élus de Dieu. Les journalistes, les policiers, les juges et tout autre domaine ayant un pouvoir de parole ou d’autorité législative, seront alors considérés comme les instruments du Diable pour attaquer les élus de Dieu.

Alors non, les enquêtes policières et journalistiques n’enrayeront pas le problème du sectarisme religieux. Pour faire avancer une vraie enquête, il faut alors avoir recours aux dissidents de ces religions, et pas n’importe lesquels: ils doivent posséder les attributs suivants:

  • avoir une connaissance vaste du milieux
  • avoir une vaste connaissance théologique, christologique, eschatologique et une maîtrise exemplaire de l’herméneutique et exégétique
  • n’être aucunement partisan d’une quelconque dénomination
  • LE PLUS IMPORTANT: discerner les erreurs de croyances issus du dispensationnalisme, dont l’émergence eut lieu avec John Darby et son fils spirituel, Schofield.

Ce dernier point est justement celui qui défait un à un tout le château de cartes habilement conçus et qui est la source principale de la prison religieuse dans laquelle se trouve les captifs, adeptes de ces religions.

 

CONCLUSION

Remarquez bien ceci: pour quelle raison certains groupes religieux ont-ils fait la manchette dans l’histoire moderne? Souvent pour des massacres de masses (Jim Jones, L’ordre du Temple Solaire, et bien d’autres). Et combien d’autres pour leurs débauches (Raëliens, entre autre), ou pour leur tentatives de meurtres et de terrorisme (secte japonaise et islamisme)? Ces sectes vous paraissent évidentes, bien entendu. Mais les autres ne sont pas en reste. J’ai abondamment évoqué les évangéliques. Les mormons croient que la fin du monde approche et toute leur théologie est fondée sur ce principe. Les Témoins de Jéhovah sont connus pour leurs prophéties sur les nombreuses dates de retour de Jésus et de fin du monde. C’est sans compter les nombreux prophètes du monde évangéliques actuels qui sévissent un peu partout dans le monde, affirmant que Jésus revient bientôt, mais qu’ils sont les prophètes que le monde doit suivre pour être sauvé.

Voyez-vous? Toutes ces sectes mentionnées ci-haut, que ce soit les évangéliques, L’ordre du Temple Solaire, les TJ’s, mormons, Raëliens ont un point en commun: leurs religions sont fondées sur la fausse croyance d’un Jésus qui reviendra pour chercher les siens très bientôt, et que le monde périra dans les feux de l’enfer éternel ou encore, que leur religion est la race élue par Elohim (raëliens, évangéliques, TJ’s). Les idéologues et philosophes nazis affirmaient des choses semblables. D’ailleurs, le 3e Reich devait régner 1 000 ans (selon une interprétation dispensationnaliste de l’eschatologie biblique). C’est ce qui explique, entre autre, la solution finale contre les Tziganes, les Roms mais surtout, les juifs, qui ont crucifié Jésus et dont le jugement est arrêté (élimination totale des juifs).

Cette doctrine de la dispensation rend le monde fou. Trump, sous l’influence de l’extrême droite religieuse évangélique américaine, a déclaré Jérusalem, capitale d’Israël, afin de forcer des prophéties à s’accomplir et provoquer la guerre d’Armageddon. C’est l’agenda des évangéliques et c’est documenté.

 

C’est sur ce point (dispensationnalisme) qu’il faut travailler, afin d’éliminer une à une leurs fausses croyances. Et ce ne sont pas les spécialistes du monde séculier qui y peuvent quoi que ce soit, pas même les spécialistes en études religieuses.

 

 

 

Patrick Galarneau

Le chrétien évangélique: un irresponsable qui délire!! L’église évangélique, une secte à fuir absolument!!

PRÉAMBULE

Je discutais avec ma femme hier soir sur une situation malheureuse qui s’est produite dimanche dernier (16 décembre 2018) à l’église Nouvelle Vie de Longueuil, en banlieue de Montréal. Une église d’environ 4 000 âmes. Cette situation impliquait ma belle-mère (la maman de ma femme), qui fréquente cette assemblée et y travaille comme employée. Elle fut invitée à prier sur l’estrade pour un jeune garçon. Puis, sans avertissement, une femme haïtienne s’est mise en transe et à faire le bacon. Cette femme s’est pratiquement lancée sur ma belle-mère, dont ses maigres 90 livres (je n’ai pas la conversion en kilo) furent projetés au sol. Comme ma femme l’expliquait à sa mère, c’est une agression physique. Ma belle-mère a eu peur, mais plus de peur que de mal finalement. Mais que voulez-vous, ce n’est pas la faute de cette femme un peu trop bien-portante, il paraît que c’est le Saint-Esprit qui l’a projeté. Mais comble de malheur, le Saint-Esprit n’a pas vu la trop mince silhouette de ma belle-maman. Il a dû avoir des remords 😉

 

L’ÉMOTIONNEL AVANT LE RATIONNEL

Ma femme me questionnait au sujet de la culture haïtienne et du Voodoo, puisque c’est une pratique répandue et culturelle. Est-ce que le Voodoo aurait eu quelque chose à voir avec la situation qui s’est produite à l’église Nouvelle Vie? Ma réponse fut simple: NON. L’émotionnel avant le rationnel, et voilà ce qui se produit dans ces sectes religieuses. D’ailleurs, lorsque ma belle-famille nous visite ou que nous nous rendions chez l’un des membres de ma belle-famille, nous évitons le sujet de l’église Nouvelle-Vie. Je suis un ennemi juré de cette assemblée, une calamité. Mais je suis le conjoint d’une des filles de la famille, alors, le respect est de mise de part et d’autre. D’ailleurs, je suis invité au mariage d’une de mes belles-sœurs l’été prochain, elle qui est aussi membre de Nouvelle-Vie. Vous comprendrez que je n’assisterai pas au mariage, mais je serai de la réception. Et non, ce n’est pas parce que je suis un pique-assiette 😉

Je dois mentionner cependant que je suis très apprécié par ma belle-famille, malgré nos différends. Ma belle-mère, elle est toujours la bienvenue à la maison et c’est même moi qui insiste pour que nous l’invitions. La même chose avec ses sœurs et leurs conjoints, dont l’un avec qui j’ai une bonne relation. Ce n’est toutefois pas de l’église Nouvelle Vie dont je voulais m’entretenir avec vous, mais de la discussion qui allait suivre, qui émanait de la situation qui s’y est produite dimanche dernier.

 

NE DONNEZ PAS AUX PAUVRES, L’ÉGLISE EN A PLUS DE BESOIN

Voyez-vous, mon questionnement était relatif à la fréquentation des églises évangéliques de la part des adeptes. Qu’est-ce qui motive une telle adhésion et fidélisation à une secte religieuse? D’autant plus que c’est un fait connu: l’église Nouvelle Vie insiste fortement sur la fidélité de ses membres à donner la dîme et l’offrande. Dois-je rappeler que la dîme signifie 10% de ses revenus avant impôt?! L’offrande? C’est le supplément à la dîme. Donc, une somme supplémentaire à la discrétion du donateur. Mais attention: l’église Nouvelle Vie n’est pas seule en ce domaine. Les églises évangéliques, bien qu’elles se targuent de n’imposer la dîme, agit avec toute son acuité d’abus spirituel pour vous convaincre que vous faites le bon choix devant Dieu de donner votre dîme et offrande. Personne ne vous tord un bras, mais à force de répéter ceci aux adeptes:

  • Malachie 3.10 Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, Afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison; Mettez-moi de la sorte à l’épreuve, Dit l’Éternel des armées. Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, Si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance.

Lorsque j’ai reçu le baptême par immersion dans l’église évangélique, on m’a demandé de me retirer dans une pièce, afin de déterminer en assemblée si l’on m’acceptait comme membre de la secte. Il s’agit en fait d’une simple formalité. C’est évident que j’allais être accepté, puisque le membre a une responsabilité de s’impliquer financièrement à la secte évangélique. Lorsque l’on m’a demandé de revenir en avant, l’assemblée a applaudi et m’a signifié que je faisais maintenant parti des leurs. C’était sensé être un jour de bonheur (il faut maintenant en rire, c’est tellement puéril 😉 )

Par la suite, l’assistant pasteur, un jeune de mon âge à qui il ne manquait que la Kippa pour être un excellent religieux juif pharisien, est venu chez moi, après qu’il m’ait demandé un rendez-vous. Il m’a cité le passage de Malachie ch.3, v.10, puis m’a dit que j’avais une responsabilité devant Dieu de donner. Que j’étais libre de donner ou pas (bien sûr lol), mais que le passage cité (sans contexte, évidemment), devait me convaincre que pour plaire à Dieu, je devais donner. Puis, pour motiver mon désir de donner, Dieu allait m’ouvrir les écluses des cieux et me donner encore davantage que ce que j’avais donner. On sait très bien que c’est de la foutaise, mais à ce moment-là, peu importe les bonnes choses qui allaient se produire dans ma vie, c’était parce que Dieu aurait récompensé ce que j’avais donner à l’église, qui est l’équivalent de donner à Dieu. Mais s’il m’arrivait malheur ou que j’étais malade, c’est fort possiblement parce que je lui avait désobéi ou pire: je n’avais pas donné de mon argent, ce qui fait en sorte que mon avarice serait puni. Voyez-vous la manipulation?

Dans un tel cas, j’étais responsable de mes actes ou de mes inactions. Dans le malheur, Dieu me puni, dans le bonheur, Dieu me récompense. Ainsi, j’étais pris au piège de la manipulation ecclésiastique. En sortir, c’était blasphémer contre le Saint-Esprit, comme enseigner dans l’église et répéter par mon père. Le blasphème contre le Saint-Esprit signifiait que j’avais rejeter une fois pour toute le salut de Dieu et que même si je voulais revenir, Dieu ne m’accepterait pas. Ainsi, je subissais l’enfer et je brûlerais éternellement, selon leur interprétation frauduleuse de Hé.10.25-39. Or, ce passage parlait des juifs de la génération de Jésus qui, ayant été témoins de sa révélation, se ses actions en concomitance avec les prophéties anciennes mais que les juifs rejetèrent en toute connaissance de cause, pour cette génération, il leur était impossible de revenir à Dieu pour le crucifier une seconde fois. En effet, une fois le Temple détruit (qui devait accueillir le Messie), les juifs ne purent que constater que Jésus fut bel et bien le Messie, mais qu’il était maintenant trop tard pour revenir en arrière, puisqu’il aura fallut le jugement final de Dieu pour les convaincre. Voici le passage en question:

  • 25 N’abandonnons pas notre assemblée (le mot en grec est ÉPISUNAGOGE et non EKKLÉSIA. Le mot traduit en français n’est donc pas ASSEMBLÉE), comme c’est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.

    26 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,

    27 mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.

    28 Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins;

    29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce?

    30 Car nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, à moi la rétribution! et encore: Le Seigneur jugera son peuple.

    31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant.

    32 Souvenez-vous de ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances,

    33 d’une part, exposés comme en spectacle aux opprobres et aux tribulations, et de l’autre, vous associant à ceux dont la position était la même.

    34 En effet, vous avez eu de la compassion pour les prisonniers, et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez des biens meilleurs et qui durent toujours.

    35 N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération.

    36 Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis.

    37 Encore un peu, un peu de temps: celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas.

    38 Et mon juste vivra par la foi; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.

    39 Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.

Les églises évangéliques, comme Nouvelle Vie, et les églises baptistes évangéliques où j’ai été fidèle ou pasteur, on enseignait qu’il ne fallait pas quitter notre église locale, sauf sous recommandation pastorale pour aller dans une autre église locale évangélique. Alors là, je pouvais affirmer que j’étais encore un vrai chrétien. On cite régulièrement ce passage pour contraindre les adeptes en leur faisant peur. On fait de Dieu un dieu sévère qui puni, une fois que vous êtes pris dans les griffes de la secte. Et comme c’est étrange qu’au début, on vous présente Dieu comme un sauveur du monde, qu’il va alléger vos fardeaux et qu’il sera votre rocher, votre soutient dans les moments difficiles. Mais si vous osez penser quitter la secte, on vous brandit un dieu sauvage, sanguinaire qui est sans pitié pour les dissidents. En réalité, perdre un membre, c’est perdre un revenu pour l’église.

 

Mais revenons à l’aspect financier et la manipulation par la torsion des passages bibliques

Les chrétiens évangéliques omettent bien de parler du contexte du passage de Malachie ch.3. On cite le verset 10 avec force, mais bon dieu qu’on ose pas parler du contexte du passage ni du contexte spécifique et historique. On a l’herméneutique muet dans de tels cas.

Voici donc les neuf premiers versets du chapitre que l’on ne mentionne pas:

  • Voici, j’enverrai mon messager; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; Et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, Dit l’Éternel des armées. Qui pourra soutenir le jour de sa venue? Qui restera debout quand il paraîtra? Car il sera comme le feu du fondeur, Comme la potasse des foulons. Il s’assiéra, fondra et purifiera l’argent; Il purifiera les fils de Lévi, Il les épurera comme on épure l’or et l’argent, Et ils présenteront à l’Éternel des offrandes avec justice. Alors l’offrande de Juda et de Jérusalem sera agréable à l’Éternel, Comme aux anciens jours, comme aux années d’autrefois. Je m’approcherai de vous pour le jugement, Et je me hâterai de témoigner contre les enchanteurs et les adultères, Contre ceux qui jurent faussement, Contre ceux qui retiennent le salaire du mercenaire, Qui oppriment la veuve et l’orphelin, Qui font tort à l’étranger, et ne me craignent pas, Dit l’Éternel des armées. Car je suis l’Éternel, je ne change pas; Et vous, enfants de Jacob, vous n’avez pas été consumés. Depuis le temps de vos pères, vous vous êtes écartés de mes ordonnances, Vous ne les avez point observées. Revenez à moi, et je reviendrai à vous, dit l’Éternel des armées. Et vous dites: En quoi devons-nous revenir? Un homme trompe-t-il Dieu? Car vous me trompez, Et vous dites: En quoi t’avons-nous trompé? Dans les dîmes et les offrandes. Vous êtes frappés par la malédiction, Et vous me trompez, La nation tout entière!

Le texte nous parle de celui qui sera le Messie: Jésus-Christ. Il fut promis à Israël. Il s’agit même prophétiquement de Jésus qui accuse les religieux juifs des différents maux que subissent les gens du peuple. Les pharisiens se vantaient de donner la dîme, plus que quiconque, mais leur cœur était loin de Dieu et de plus, ils opprimaient les gens du peuple en leur imposant de lourds fardeaux religieux. La dîme concernait le peuple d’Israël, particulièrement la tribu de Lévis, et cela devait servir un temps, jusqu’à la révélation du Dieu fait chair: Jésus-Christ.

Mais chez les évangéliques, on évite de parler du contexte. Si on le fait, les gens comprendront alors qu’il n’est pas nécessaire de donner ni sa dîme ni son offrande. Ils comprendront même que l’église en soit n’est non seulement nécessaire, mais totalement obsolète (cela devait servir le temps que les juifs de la diaspora soient tous avertis qu’un sauveur en Israël est venu et accompli toutes les prophéties anciennes; l’an 34 à 68, après vinrent les tribulations, grandes révoltes et le jugement final sur Israël entre l’an 70 et 73)

NOTES: DANS LE MONDE SÉCULIER, ON DISTINGUE DE MANIÈRE ERRONÉE LE SECTARISME DE LA SIMPLE RELIGION, À L’OBLIGATION DE DONNER DE SON ARGENT VERSUS LE VOLONTARIAT. OR, LA MANIPULATION AVEC LAQUELLE LES CHEFS RELIGIEUX USENT DE LEUR AUTORITÉ ECCLÉSIASTIQUE, AINSI QUE LEUR INFLUENCE DE PAR LEUR POSITION D’AUTORITÉ RELIGIEUSE, LE FIDÈLE EST CONTRAINT DE DONNER, MÊME SI LES APPARENCES SEMBLENT INDIQUER LE CONTRAIRE. LA MANIPULATION EST EXERCÉE DE MANIÈRE INSIDIEUSE, PAR UNE TORSION DES PASSAGES BIBLIQUES ET CE, AFIN DE SE SERVIR DE DIEU PAR PROCURATION POUR OBTENIR LE RÉSULTAT SOUHAITÉ PAR LE DIRIGEANT.

 

Une loi encore en vigueur dans notre législation au Québec, nous obligerait à donner la dîme à l’église Catholique si celle-ci l’exigeait. Bien entendu, l’église Catholique n’oserait jamais avoir recours à cette disposition législative, déjà qu’elle perd des plûmes depuis des décennies en cote de popularité et ce, au profit de l’athéisme, du paganisme et des différents courants évangéliques (et de ses sous-branches dénominationnelles, plus louches les unes que les autres). Néanmoins, cela nous ramène à la nécessité des églises évangéliques et des religions en général au Québec, aux dons de ses adeptes. Depuis une dizaine d’années, approximativement, les banques ne prêtent plus d’argent aux églises évangéliques. Je ne peux pas vous parler des autres religions, je n’en sais rien. Étant donné que j’ai œuvré au sein du pastorat évangélique, il y a bien des années, nous devions quémander auprès de riches donateurs canadiens et américains, afin de construire de nouveaux lieux de cultes. Et encore, le problème de zonage nous limitait dans l’érection de nouveaux lieux de cultes, d’autant plus que la diversité ethnico-cultuelle firent en sorte de partager le ratio des lieux de cultes avec les autres religions dans les différents zonages.

 

Mais si l’église Évangélique a besoin de l’argent de ses fidèles, c’est que l’argent demeure le nerf de la guerre. Il n’y a pas de dieu qui tienne ici. Ce n’est pas le Seigneur qui envoie une manne soudaine sur les églises évangéliques. En scrutant de près les états financiers des assemblées locales, comme je l’ai déjà fait (et j’ai les états financiers d’une association d’églises au Québec pour 2016-2017), pouvez-vous imaginer la répartition des dons dans les différentes sphères de viabilité d’une seule assemblée locale? La majeure partie des avoirs est soumise au bâtiment et tous les frais afférents, inhérents à l’entretient du bâtiment. On ne s’en rend pas compte au premier coup d’œil, mais les réfections, les travaux d’entretiens, l’électricité, le chauffage, les salaires pastoraux, les salaires d’employés de soutient, les différentes factures (que ce soit pour internet ou de sous-contractants), ect… toutes ces factures sont payées à même les contributions des adeptes. Sans ces dons, point de religion. Il n’y a pas de dieu dans un état financier, malgré tous ces beaux sparages sur l’estrade de ces conducteurs des croyants à vanter et promulguer l’intervention divine dans leurs activités. Le comptable, lui, voit des chiffres, pas la prétendue intervention divine dans les états financiers. Et rappelons que ce sont des êtres humains qui donnent de leur propre argent, parfois durement acquis de leur dur labeur, car point de pitance sans potence.

 

Or, cette manne sert aussi à octroyer un salaire pastoral, parfois de manière plutôt généreuse, sans que ce dernier n’ait à lui-même se rendre à la potence d’un dur labeur pour gagner sa pitance. Le pasteur ne partage pas la dureté du travail des uns, gagnant confortablement sa vie au dépend de ceux qu’il est sensé servir. En effet, la fonction pastorale, dans l’ancienne alliance ainsi que des premiers balbutiements de l’église primitive, a toujours signifié être serviteur des uns et des autres. Jésus en fut d’ailleurs l’archétype. Le pasteur, dans la période de transition entre l’ancienne et la nouvelle alliance (l’an 34 à l’an 73 de notre ère), gagnait sa pitance en mangeant chez les gens, et non en quémandant un salaire et ce, malgré l’interprétation frauduleuse que l’on retrouve dans les traductions bibliques dont les commanditaires sont partiaux et dénués de désintéressement. L’histoire prouve les faits.

 

Comment se fait-il que l’on retrouve autant de lieux de cultes? Il y a certes de l’argent à faire. C’est sans compter que les chefs religieux bénéficient d’avantages fiscaux intéressants et qui ne sont pas à la portée du simple travailleur et qui plus est, fréquente fidèlement un lieu de culte. Et que dire encore de la fonction pastorale, qui est un emprunt du judaïsme, lui-même un emprunt de la deuxième période intermédiaire de l’Égypte ancienne. Cette fonction n’a plus rien à voir avec le monde d’aujourd’hui: le pastorat de l’église apostolique était intimement lié à l’accomplissement prophétique sur Israël, Jérusalem et son Temple, ainsi qu’à la Judée du 1er siècle. Après la destruction du Temple, le pastorat, comme la prophétie, devint caduque et obsolète. Ces fonctions ne devaient durer que le court temps missionnaire des apôtres et disciples pour annoncer la bonne nouvelle aux juifs de la diaspora et ensuite, vint le jugement final sur Israël. Et c’est ce sujet final qui permit de fermer officiellement le canon biblique (officiellement fermé en l’an 395, après l’acceptation de l’épître aux hébreux, dernier livre admis). Il n’a jamais été question de poursuivre dans la lignée du christianisme antique.

 

DONNER DE VOTRE ARGENT, JE VOUS DONNERAI DE L’ESPOIR

La religion rapporte. On offre un second espoir en recrutant des individus sous le prétexte d’un retour de Jésus. Le mouvement évangélique repose sur cette fausse théorie d’un Jésus qui doit revenir (selon l’interprétation dispensationnaliste de 1.Thess.5 et Mt.24). On invite les gens à accepter Jésus dans leur coeur et ainsi, Jésus les délivrera de leur vie misérable, tout en promettant une vie éternelle. Ce décisionnalisme, autre colonne fondamentale du mouvement évangélique, est symptomatique d’une fraude intellectuelle et spirituelle qui veut que l’on tienne les captifs en otage et donc, que les paroles écrites dans le saint livre soient directement adressées de manière contemporaine aux auditeurs de ces églises. Les paroles écrites dans ce livre ont un contexte particulier et ne sont pas à transposer dans un contexte autre et ne sont pas non plus intemporelles, comme si ce livre devenait un grimoire dans les mains des magiciens.

Les dispensationnalistes sont ceux qui affirment que Jésus reviendra sur un nuage blanc au son du Shofar, par un ange, et à cet instant, les chrétiens morts reviendront à la vie (ce qui a inspiré les films de zombies) et sortiront de leurs tombes pour s’envoler dans les airs en premier, puis les chrétiens vivants seront transformés, vêtus de robes blanches, et s’envoleront dans les airs pour rejoindre Jésus sur le nuage blanc. Par la suite, et ça excite les esprits faibles en manque d’estime d’eux-mêmes et qui ont subi le rejet (ce qui explique leur adhésion à la secte religieuse), Jésus entrera en guerre contre le méchant monde. Ce sera un véritable carnage. Dieu fera baigner les armées du monde dans un bain de sang à Jérusalem, ces armées qui auront osé attaquer Israël. Jésus détruira les gens qui n’auront pas cru en lui et les fera tuer, selon leur triste interprétation complètement débile d’un livre aussi nuancé qu’allégorique de l’Apocalypse. Et pour rendre vrai leur délire, on atteste que le livre de l’Apocalypse fut rédigé en l’an 96. Soit, après que Jérusalem fut détruite. Ce qui signifierait que la destruction de Jérusalem et du Temple ne seraient pas le jugement final de Dieu, mais qu’il serait en des temps proches du nôtre. Ça, c’est vendeur! Et observer ce qui se vend le plus dans le monde: les livres et les films qui abordent l’apocalypse.

Or, ce livre raconte ce qui allait survenir lors de la destruction du Temple de Jérusalem en l’an 70, et fut rédigé au plus tard en l’an 67-68. Et possiblement même entre l’an 54 et 66. Il n’y existe aucun fondement historique à une date aussi tardive que l’an 96.

Les chrétiens évangéliques, eux, veulent un carnage! Ils veulent voir de leurs yeux un Jésus vengeur et qui va faire baigner les non-évangéliques dans un bain de sang. Oh, bien sûr, ces hypocrites vont aller vers vous avec le sourire, l’amour sur la main et en vous disant à quel point Jésus a transformé leur vie dans une vie d’amour et de piété, mais derrière votre dos, ils souhaitent votre destruction sans pitié si vous refusez de croire à leurs sornettes. Ce sont des chasseurs de sorcières. Ils accumulent des catastrophes naturelles et des catastrophes causées par l’homme afin de les faire coller à des prophéties bibliques et ce, afin de se donner l’espoir qu’ils verront de leurs yeux la fin de la vie humaine et eux, seront présentés sous les yeux jaloux et remplis de regrets des non-croyants, comme les élus que Dieu aime. N’est-ce pas un beau fantasme de délirants religieux? N’est-ce pas un beau souhait pour tous ces évangéliques dont l’estime personnel est basse? Et ceux qui ont une triste vie, c’est une véritable jouissance.

 

CONCLUSION

Parfois, j’ai plutôt l’impression que le christianisme est plutôt fondé sur la superstition, le mensonge, la torsion de la vérité que sur la vérité elle-même, qui émane des faits implacables. L’aspect scientifique et pragmatique sont trop souvent écartés au profit d’angélismes abstraits qui ne veulent rien dire concrètement. On a l’impression que, avec ces chrétiens de tout acabit, le saint livre dégage une aura de sainteté et qu’on a qu’à lire ou prononcer les paroles du saint livre et ça y est, quelque chose de magique transforme soudainement les individus en êtres angéliques qui acceptent Jésus dans leur coeur. C’est très puéril et ça fait un peu « compte pour enfants », ou les dessins animés « les Schtroumpfs », alors que le grand manitou du village (comme le pasteur d’une église), consulte son grimoire de recettes magiques et voilà, on peut transformer notre environnement et les individus.

 

 

 

Patrick Galarneau