Le modèle d’église, selon Samuel Foucart

Source:  http://eglisesdemaison.over-blog.com/

« Le modèle du ciel pour l’église ce sont les rues, les prisons, les hôpitaux, les maisons effectivement ; nous nous sommes

installés dans une logique catholique de l’église qu’il faudra bien bouleverser un jour ou l’autre pour revenir à ce que Dieu

veut; l’église c’est la vie, c’est le quotidien des gens et ce n’est pas ce modèle catholique fait de cathédrale, à l’heure ou les

multinationales vendent leurs locaux ; et puis une fois qu’on a investit dans des mûrs on ne peut plus trop bouger; les

réunions de maison sont flexibles, mouvante au sans où il n’est pas question de rester là des années ; c’est le feu de

l’église dans les quartiers, les campagnes, les viles ; le diable ne peut rien contre ça ! et puis on se réunit ensemble pour

une célébration joyeuse une deux ou trois fois la semaine. Merci de ces pistes là.

Pasteur Samuel Foucart »

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Un coeur pur ne cherche aucune justification (1.Sam.12-13; 2.Sam.12)

J’ai profité de mon dernier message pour aborder une problématique qui nous concerne tous: l’auto-justification. À partir des exemples de Saül et de David, nous sommes en mesure de constater deux dispositions de coeur bien différentes l’une de l’autre. Si le premier cache un coeur qui n’est pas droit, peu de chrétiens s’en soucie réellement, puisque la justification de SaÇul semble tout à fait spirituelle et en accord avec les exigences du Seigneur à l’endroit de son peuple. Car en effet, tout croyant est appelé à se confier en l’Éternel et à lui soumettre sa situation entre ses mains. Dans le second cas, celui de David, on constate l’horreur de ses péchés qu’il a tenté de camoufler, mais qui n’a pris aucun détour pour admettre promptement ses fautes sans chercher la moindre excuse. Celui-ci, supposons-le, aurait subi nos jugements et nos condamnations ci ce dernier avait eu la malchance d’être un membre d’une de nos assemblées évangéliques. Pendant ce temps, nous aurions offert l’absolution complète à Saül devant le poids de ses justifications logiques. Néanmoins, le coeur le plus droit ne se trouve pas là où on le croit. Les apparences sont trompeuses, tant pour notre génération que pour les hommes du temps de Saül et David.

Je vous invite donc à visionner cet enseignement, qui parle de cette disposition de coeur et des différences entre ces deux exemples. Bon visionnement! 🙂

Ne vous faites pas justice vous–mêmes, bien–aimés, mais laissez place à la colère, car il est écrit : C’est moi qui fais justice ! C’est moi qui paierai de retour, dit le Seigneur.

Cette vidéo présente un thème sous-jacent, la justice, à celui de la vidéo précédente, le coeur pur du croyant. En réalité, il ne s’agit pas de « thèmes », mais plutôt de se qui se dégage du passage de 1.Sam.24, alors que l’on assiste à la bienveillance de David à l’endroit de son ennemi, Saül. Ce passage est le côté « pragmatique » des exhortations de l’apôtre Paul, que je considère comme « théorique ».

Au préalable, il était important pour moi de ne pas diriger le message en choisissant un thème. Je considère que la pertinence de l’enseignement réside dans l’exposition de texte, afin de laisser la Parole de Dieu diriger l’enseignement. Pour cela, il y a des principes à respecter:

– appliquer les règles de l’herméneutique

– connaître son texte par le contexte spécifique (interne) et le contexte historique (ou le contexte général)

– l’enseignant doit rendre le texte accessible à tous, de l’érudit au néophyte, en vulgarisant, mais sans tomber dans le populisme

– La forme de son enseignement passe par son don d’enseignant et non par les techniques d’homilétiques et de la rhétorique.

– l’enseignant laisse Dieu grandir à travers le texte et lui, il rapetisse, afin que ce ne soit pas lui qui enseigne et dirige, mais bien Dieu par sa parole efficace.

Comme mon père me l’a si bien dit, il y a bien des années de cela, « Ne soyons pas des beaux parleurs, mais soyons plutôt des Haut-parleurs de Dieu ». C’est ce à quoi je m’efforce de faire, car la gloire revient à Dieu et non à l’homme.

Être ou ne pas être Charlie: est-ce vraiment la question

CHARLIE HEBDO: deux clans bien distincts.

Dans le premier cas, plusieurs se sont identifiés aux caricaturistes de ce magazine satirique qui s’est moqué des croyances, tant des juifs, des chrétiens et des musulmans et ce, par solidarité. Le prétexte utilisé étant la liberté d’expression. Pendant que l’on pleure la mort de ces personnes bien connues, peu se sont préoccupés des autres victimes. Voici le totale des victimes des attentats du 7 et 8 janvier 2015:

Les 17 victimes des attentats perpétrés par trois djihadistes autoproclamés à Paris en janvier 2015. (AFP/SIPA/DR)

Je ne vous ai pas donné les noms des victimes, afin que l’on comprenne bien que, à nos yeux, tous devraient être considérés comme étant égaux. Un mort, c’est un mort de trop, qu’importe son nom. La valeur de la vie a-t-elle une signification à degré variable? Les charlots réduisent cet attentat au magazine et pour cause, les médias ne cessent de nous présenter les caricaturistes qui ont été tué lâchement par les frères Kouachi, qui se revendiquaient du groupe terroriste Al-Quaïda. Si les Djihadistes n’accordent aucune valeur à la vie humaine, il y a quand même lieu de se demander quelle valeur lui accorde-t-on, selon notre échelle d’importance accordée à chacune des victimes. Certaines parmi elles ne faisaient que leur devoir en tant que policier, alors que d’autres se sont retrouvés au mauvais endroit au mauvais moment en faisant simplement leur supermarché. Et puis, les orphelins et les veufs de ces victimes, ils en pensent quoi de cette médiatisation des caricaturistes dont la notoriété s’est construite sur la moquerie et la provocation? Qu’on me comprenne bien: je déplore la mort de chacun des caricaturistes. Leur sort a été de loin disproportionnel aux insultes qu’ils ont proféré par leur caricatures sur Mahomet. Mais les autres victimes sont tout simplement des dommages collatéraux qui n’avaient rien à voir avec ces caricatures. Nous n’avons qu’à penser à ce policier musulman qui fut abattu froidement alors qu’il était en service. Il avait des enfants. Maintenant, ils sont orphelins. Peut-on être Charlie quand on pense à ces orphelins? Je suis très mal à l’aise.

En réaction aux « Je suis Charlie », fait-on vraiment mieux? Je ne suis certainement pas Charlie, mais je ne m’identifie pas non plus aux « Je ne suis pas Charlie » et la raison est bien simple: Je ne désire pas tomber dans la provocation inverse en agissant en réaction face à ce mouvement populaire… ou populiste. Le choc fut brutal pour les français et même, pour tous les occidentaux. Pendant qu’on réagit aux charlots, a-t-on le temps de penser, de prier et de pleurer avec ceux et celles qui ont perdu un être cher? Je partage les points de vue des « Je ne suis pas Charlie » parmi mes amis évangéliques et du monde chrétien élargie, mais je ne suis pas en mode réactionnaire. De plus, cette réaction s’est faite en reprenant le slogan des charlots, ce qui est, pour moi, une autre forme de provocation. Le fait de réagir de la sorte devient une forme de pierre d’achoppement pour tous ceux et celles qui ne comprennent pas notre foi en Jésus-Christ. Nous sommes encore considérés comme les parasites religieux qui s’insurgent des mouvements populaires. Et je reprend cette exhortation de l’apôtre Paul qui a dit ceci aux croyants de Corinthe: 1 Corinthiens 10:32 « Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l’Eglise de Dieu », En tant qu’enfants de Dieu, nous ne sommes pas appelés à réagir en opposition aux mouvements populaires, mais à faire de ces tristes événements, des occasions pour démontrer notre solidarité envers ceux et celles qui sont éplorés par ce drame atroce et si cela est possible, de leur offrir ce salut qui donne la vie éternelle, en contraste avec la mort qui leur a enlevé des être aimés.

Je vous invite, vous, croyants nés de nouveau, à ne pas adhérer à un slogan, quel qu’il soit. Les « Je suis Charlie » et même, les « Je ne suis pas Charlie ». Cet événement n’est pas strictement l’affaire du Charlie Hebdo. Ces slogans sont très réducteurs du réel problème auquel nous sommes confrontés.

Je prône davantage la pensée biblique et voici le verset principal auquel je m’attache ardemment dans toutes situations:

Ro.12.18 « S’il est possible, pour autant que cela dépende de vous, soyez en paix avec tous« .
La provocation n’a pas sa place. Nous ne sommes pas de ce monde, mais nous y vivons et participons comme citoyens. Nous n’avons pas à adopter le mode de pensée de ce monde, mais à offrir l’exemple de Christ en étant des lumière du monde et le sel de la Terre. Soyons des témoignages vivants.

Voici le reste du passage que l’apôtre Paul rédigea depuis Corinthe, à l’intention des croyants de Rome qui, eux aussi, devaient vivre parmi leurs concitoyens avec respect et bienveillance envers ceux et celles à qui leur témoignage se devait d’être au-dessus de tout reproche:

Romains 12.17-21: « Ne rendez à personne le mal pour le mal. Efforcez–vous de faire ce qui est bien devant tous.
18 S’il est possible, pour autant que cela dépende de vous, soyez en paix avec tous.
19 Ne vous faites pas justice vous–mêmes, bien–aimés, mais laissez place à la colère, car il est écrit : C’est moi qui fais justice ! C’est moi qui paierai de retour, dit le Seigneur.
20 Mais si ton ennemi a faim, donne–lui à manger ; s’il a soif, donne–lui à boire ; car en agissant ainsi, ce sont des braises que tu amasseras sur sa tête.
21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien« .

N’entretenons pas de colère envers les méchants. Détestons le mal, attachons-nous au bien, mais soyons des artisans de paix et non de provocation, peu importe la forme de provocation. Laissons à Dieu faire justice mais surtout, prions pour nos ennemis, agissons avec un coeur pur et rempli de bienveillance envers eux, afin que, si cela est possible, leur conscience en soit fortement ébranler, au point où, une réelle repentance puisse être susciter de par nos témoignages irréprochables en Christ (Ro.12.20; 1 Sam.24.16-20).

De grâce, partagez. Ne le faites pas pour moi. Ce n’est même pas nécessaire que mon nom apparaisse sur vos partages. Le plus important, c’est le message.

Bonne journée à toutes et à tous.

Patrick Galarneau